Bourg-la-Reine, une ville en pleine transformation, a su allier le développement urbain à la promotion du sport, notamment le handball. Cet article explore l'histoire du handball dans la ville et les projets phares qui ont marqué son évolution récente.

Contre-allée Carnot après sa rénovation.
L'Histoire du Handball à Bourg-la-Reine
Pour comprendre l'importance du handball à Bourg-la-Reine, il est essentiel de se pencher sur les témoignages de ceux qui ont grandi avec ce sport.
Une jeune joueuse de 22 ans, avec dix-sept ans de pratique, témoigne : "C’est un sport que ta mère a pratiqué jusqu’à ta naissance. En ce qui concerne mon goût pour le sport, il me vient de ma famille : ma mère faisait du hand, mon père du rugby et il était important pour mes parents que mon grand frère et moi nous défoulions après l’école."
Elle a commencé le hand à 5 ans au Beaune HB en Bourgogne. "Il y avait d’abord un côté pratique puisque la salle de hand était à cinquante mètres de chez moi, ce qui fait que je pouvais y aller toute seule. Et puis il y avait aussi cette dimension de sport collectif avec les copains et les copines qui, je pense, a fait pencher mon choix en faveur de cette discipline quand il a fallu trancher entre hand, judo et athlé. J’aimais le fait de partager les émotions, qu’elles soient bonnes ou mauvaises, tout cela m’a fait grandir."
Pendant neuf ans au Beaune HB, elle était souvent surclassée. "Physiquement, j’ai toujours été très très en avance. Je courais tout le temps et là-dessus, il n’y avait pas grand-chose à dire. En ce qui concerne le niveau technique en revanche, il m’arrivait souvent, lorsque je jouais avec des garçons, de gagner et c’est pour ça que l’on m’incluait dans une catégorie supérieure."
Cette expérience lui a appris à s'adapter. "Oui bien sûr, parce qu’à chaque fois, il a fallu que je m’adapte, que je m’adapte en côtoyant des gens plus âgés, que je m’adapte à ce qu’ils disent, à ce qu’ils pensent, que je m’adapte à des physiques un peu plus grands que le mien. Pour ma part, j’ai toujours eu des facilités à m’intégrer et ça s’est fait naturellement à chaque fois."
Le fait d’être surclassée pendant toute ta progression dans les catégories jeunes, est-ce que ça a donné un côté « sérieux » à ta pratique et fait du handball très vite plus qu’un simple jeu ? "Oui, c’est sûr. J‘ai vite compris lorsque je suis arrivée dans les catégories d’âges - de 14 ans, - de 16 ans, que mon envie était toujours de gagner, que j’étais toujours la première à être sur le parquet."
En 2017, après presque une décennie à Beaune, elle s’engage avec Chevigny Saint Sauveur et intègre le Pôle Espoirs de Besançon. "On m’avait souvent dit de faire les tests en vue d’intégrer le pôle et j’avais très envie d’y aller. Mes parents m’ont suivie, nous sommes allés à Besançon et à Dijon pour faire des tests physiques, des tests handball… Tout s’est bien passé et j’ai pu choisir dans quel pôle je souhaitais continuer mon parcours. J’ai pris la décision d’aller à Besançon qui était peut-être plus loin de chez moi, mais aussi plus fort."
Ce déracinement était un sacrifice positif. "Il y avait des jours durant lesquels c’était très facile, d’autres plus difficiles parce ce que je suis très famille, très proche de mes parents et de mes grands-parents. Je n’ai jamais regretté mon choix même si j’étais loin d’eux, même si parfois je loupais des réunions de famille quand bien même je rentrais le week-end."
À cette époque, elle commence à évoluer en qualité de demi-centre. "Tout s’est fait plutôt facilement. Je jouais déjà un peu demi-centre avant ça et, peu à peu, on m’a dit que j’allais passer exclusivement à ce poste parce que les arrières sont souvent grandes et physiques alors que moi, je suis plutôt petite. Concrètement, la situation n’a pas beaucoup changé, en matière de mouvements notamment."
Trois ans après avoir rejoint Chevigny Saint Sauveur, elle met le cap sur Bourg-de-Péage et fait ses débuts en D1. "Quand on arrive à la fin du pôle espoir, on est généralement contactés par les centres de formation des équipes de D1. Normalement, tu passes deux ans en centre de formation et après, soit on te prolonge, soit tu es signé en professionnel, soit tu es lâché. Moi j’ai été contactée par plusieurs clubs mais Bourg-de-Péage m’a proposé de me prendre un an au centre de formation et de passer ensuite directement chez les pros."
Elle bénéficie rapidement d’un temps de jeu plus important qu’espéré. "Quand j’ai appris que ma coéquipière était blessée, ça a été beaucoup de stress car je savais que j’allais être titulaire et que désormais, il allait falloir tout donner. D’un autre côté, comme j’étais nouvelle, les gens ne savaient pas trop à quoi s’attendre et c’est ce qui m’a permis de marquer beaucoup de buts."
Elle signe son premier contrat pro avec le club drômois pour une durée de deux saisons. "Non, pas forcément, je savais où je voulais aller et dans quoi je souhaitais m’embarquer, à savoir : jouer dans les meilleurs clubs et être en équipe de France."
Elle remporte le bronze des Europe en catégorie moins de 20 ans en 2021. "Que ce soit en cadettes, juniors ou jeunes, j’ai toujours fait beaucoup de stages, puis il y a eu les compétitions. J‘ai gagné deux médailles de bronze aux Championnats d’Europe, l’or aux Jeux Olympiques des jeunes, j’ai eu un mondial COVID et une 13e place ensuite et j’ai été élue deux fois meilleure demi-centre. Ce parcours en équipe de France jeune a été incroyable. Ces sélections ont toujours été importantes pour moi."
En 2022, elle est transférée à Nantes. "Ça a été difficile dans le sens où, à 19 ans, il est peu commun de vivre un dépôt de bilan, mais il a fallu que ça m’arrive. Aller à Nantes a été assez logique car il y a eu une proposition de rachat de contrat entre les deux clubs. Moi, je voulais partir parce que Bourg-de-Péage n’avait malheureusement plus d’équipe, j’ai pris ça comme un nouveau défi même si j’étais très triste de quitter mon premier club pro et que j’aurais aimé l’emmener au plus haut niveau."
Elle est retenue pour disputer un match de préparation face à la Pologne. "C’était dingue parce que ça se passait à Nantes, que j’y jouais et qu’il y avait toute ma famille et tous mes potes dans les tribunes. C’était une première sélection rêvée parce qu’on sait que le public nantais est incroyable et que j’inscris, il me semble, mon premier but devant mes proches."
Elle participe aux Mondiaux de 2023 et marque les quatre derniers buts pour remporter la mise 31 à 28. "Pour ce Mondial, j’étais dans le groupe et j’avais joué tous les matches. J’étais seconde sur le poste d’arrière droite et cette finale a été un vrai révélateur. Je pense que je n’arriverai jamais à mettre des mots sur ce qui s’est passé au cours de ce match, c’est juste que j’ai vu des situations et je n’ai pas eu peur d’y aller."
À 20 ans, elle est championne du monde. "Oui, d’un certain côté, bien sûr."
Elle participe aux Jeux de Paris. "J’imaginais que ça devait être dingue comme expérience ! Avant 2022, je ne pensais pas qu’aller aux Jeux de Paris serait possible. J’en avais envie mais ça me paraissait impossible tout de suite."
Elle rebondit à Metz. "La première chose c’est que, en l’espace de deux semaines, on n’a pas vraiment le temps de choisir d’aller à l’étranger, c’est trop compliqué, il y a trop de paperasse et puis, je savais que Metz était le meilleur club de France. C’est un club familial, un club qui me correspond, je savais que j’y serais bien et que je serais, qui plus est, pas loin de mes proches."
Elle devient ambassadrice auprès de MGEN. "Le sport féminin est un domaine dans lequel il y a beaucoup de choses à faire. J’étais déjà bien engagée en ce qui concerne le sport amateur féminin avec mes anciens clubs. Je rends notamment souvent visite à Chevigny en ce moment, je trouve qu’il est important de leur rendre ce qu’ils m’ont donné. Être ambassadrice de la MGEN sur le sport féminin amateur avait du sens : je sais d’où je viens et ce que je dois à ces clubs, c’est donc une continuité pour moi."

Complexe sportif des Bas-Coquarts.
L'Évolution Urbaine de Bourg-la-Reine
En cinq ans, le visage de Bourg-la-Reine a considérablement évolué. De nouveaux espaces de vie, une végétalisation accrue et la rénovation de quartiers entiers ont transformé la ville. Ces transformations ont été guidées par une ambition claire : faire de Bourg-la-Reine un lieu plus agréable, plus vert et plus convivial.
Projets Phares
- La contre-allée Carnot : une trame verte en cœur de ville
Autrefois très bitumée, la contre-allée de l’avenue Carnot a connu une transformation verte depuis 2021. En lieu et place du bitume et des stationnements en enfilade, les riverains profitent désormais d’un cheminement piéton bordé d’arbustes et de bancs. Ce réaménagement illustre la volonté municipale de lutter contre les îlots de chaleur et de rendre l’espace public plus accueillant, créant ainsi un cadre de vie apaisé pour les habitants et favorisant la biodiversité. Le prolongement de ce cheminement est prévu pour 2026 ! - Les Bas-Coquarts : une identité préservée, un quartier réinventé
Les résidences "Normandie" du quartier des Bas-Coquarts ont été rénovées. La rénovation des résidences Lafayette sera lancée prochainement. Les immeubles ont été isolés thermiquement, les espaces extérieurs réaménagés et les circulations piétonnes sécurisées. Des aires de jeux et des plantations ont été intégrées pour favoriser le lien social et le bien-vivre ensemble. Le gymnase des Bas-Coquarts, récemment modernisé, complète ces aménagements, offrant aux habitants un espace de pratique sportive de qualité, ouvert aussi bien aux scolaires qu’aux associations locales. Cette requalification s’est faite en concertation avec les habitants. - Complexe sportif des Bas-Coquarts
Le Complexe sportif des Bas-Coquarts est désormais doté de 3 dojos, 2 salles multisports, 1 salle d’escrime (20 pistes de haut niveau), 1 salle de boxe, et bien plus. L'inauguration du Gymnase des Bas-Coquarts est prévue en mai 2025. - L’îlot des Rosiers : un nouveau souffle pour le centre-ville
Situé près de l'espace Joséphine Baker, cet ancien terrain de basket a été transformé en un îlot de fraîcheur en plein cœur de ville, favorisant la biodiversité et la détente. On y trouve ainsi une grande diversité d'arbres et de plantes, dont des espèces adaptées aux évolutions climatiques, ainsi que des installations écologiques comme des nichoirs à oiseaux, des hôtels à insectes et des abris à chauves-souris. L'espace comprend également des aménagements pédagogiques et ludiques, comme une cabane d'observation et un pont de singe pour les enfants. Cette opération d’aménagement, s’est achevée par son inauguration le mardi 20 mai 2025. - Une maison de santé pour tous
Une maison de santé pluriprofessionnelle, dont la livraison est prévue en janvier 2026, verra le jour dans l’ancien Ehpad Castel Regina. Ce nouvel équipement regroupera médecins, infirmiers, kinésithérapeutes et psychologues entre autres, facilitant l’accès aux soins pour tous. Le projet s’inscrit dans la réhabilitation du site, qui accueillera également une résidence étudiante de 101 studios. - Place Condorcet : un nouveau look pour une nouvelle vie
Autrefois considérée comme un simple carrefour, la place Condorcet sera bientôt un véritable lieu de vie plus commerçant. La place Condorcet fera la part belle à la végétation, avec la plantation de 32 arbres, en complément de ceux existants. Le réaménagement de la place sera terminé fin 2026. - La Faïencerie : un nom, trois usages, une mémoire vivante
Lieu emblématique du patrimoine réginaburgien, La Faïencerie perpétue aujourd’hui l’histoire d’un quartier ancré dans la tradition céramiste. L’éco quartier abrite aujourd’hui la nouvelle école maternelle et élémentaire publique La Faïencerie, située au 20 rue Jean-Roger Thorelle, qui accueille les enfants du secteur dans des locaux rénovés et modernisés. Un peu plus haut dans la rue, le gymnase de La Faïencerie, au n°30, permettra en 2026 la pratique de nombreuses activités sportives, du handball à la gymnastique, pour les élèves comme pour les associations locales. Le projet s’achèvera en 2026.

Îlot des Rosiers, un espace de fraîcheur en centre-ville.
Tableau Récapitulatif des Projets Urbains
| Projet | Description | Date de Fin Prévisionnelle |
|---|---|---|
| Contre-allée Carnot | Trame verte en cœur de ville | 2026 (prolongement) |
| Bas-Coquarts | Rénovation des résidences et aménagements extérieurs | En cours |
| Complexe sportif des Bas-Coquarts | Modernisation des équipements sportifs | Mai 2025 (Gymnase) |
| Îlot des Rosiers | Création d'un îlot de fraîcheur | 20 Mai 2025 |
| Maison de santé | Regroupement de professionnels de santé | Janvier 2026 |
| Place Condorcet | Réaménagement et végétalisation | Fin 2026 |
| La Faïencerie | Éco-quartier avec école et gymnase | 2026 |
Ces projets témoignent d'une volonté de créer un environnement urbain harmonieux et adapté aux besoins des habitants, tout en valorisant le patrimoine et l'histoire de Bourg-la-Reine.