Le handball à Bogny-sur-Meuse a une histoire riche et complexe, marquée par des moments de gloire, des difficultés financières et des individualités passionnées. Cet article explore les différentes facettes de cette histoire, des premières années du club aux défis contemporains.
Bogny Sur Meuse, Bogny Sur Meuse Canton, Charleville Mezieres, Ardenne
Les Premières Années du Club de Villeneuve l'Archevêque
Le club de handball de Villeneuve l'Archevêque a été créé en 1972. La section Handball faisait partie du club omnisports de l'ASVA. Au début, la saison 1972-73 fut une année extrêmement encourageante pour un club qui démarrait son parcours avec une équipe senior inscrite dans le championnat de deuxième division seniors de Bourgogne et une équipe cadet inscrite dans le championnat de l’Yonne.
L’équipe seniors termina 5ème du championnat et atteignit même la demi-finale de la coupe de l’Yonne, éliminée par le Sens Olympique Club. L’équipe cadet, réplique exacte de l’équipe ASSU du collège de Villeneuve l’Archevêque, accomplit des merveilles dès la première saison. L'ASVA sera championne de l’Yonne devant des équipes comme Sens, Saint-Valérien, St- Florentin et la MJC Auxerre. Notre équipe va également gagner la Coupe de l’Yonne en battant Sens 14 buts à 12 en finale, dans la toute nouvelle salle omnisports de Sens, de la rue René Binet.
L’équipe de l’ASVA était composée ainsi : Michel Szelag (gardien), Olivier Vincent (capitaine), Herman Meurs, Henri Perrigault, Bastien Devos, Pierre Devos (minime), Jacques Fischer, Philippe Jomas, Marc Puzzio, Patrick Castanier (minime), Thierry Baldran (minime). Plusieurs joueurs ont été sélectionnés en équipe de l’Yonne pour rencontrer la Nièvre lors de cette saison 1972-73: SZELAG (gardien), VINCENT, MEURS, PUZZIO en équipe A (NIEVRE-YONNE : 14-10) et DEVOS et PERRIGAULT en équipe B.
L'ASVA handball n’existe plus en tant que tel puisque le club a pris une autre orientation à l’issue de la saison 1986-87, avec un statut différent et même une autre dénomination en faisant le choix de quitter la Ligue de Bourgogne pour s'inscrire en Ligue de Champagne et repartir au plus bas de l'échelle dans le Championnat de l’Aube sous le nom de Club Sportif de la Vallée de la Vanne où encore récemment elle côtoya des clubs comme Bogny sur Meuse HB, l’AS Saint Brice, le HBC Savino - Chapelain, l’ETAC Troyes, le CO Saint-Dizier, le HBC Charleville - Mezières, le RC Epernay, le HSA Sedan, le Romilly HBC, le Reims CH ou Revin.
Ce club a été créé par trois enseignants : André Keller, Michel Grossier et Michel Rébéquet. Ce n’est guère surprenant pour ce sport classé n°1 dans les écoles. C’est sur ces jeunes que Villeneuve va bâtir son projet sportif.

Un terrain de handball standard
Le Phénix Face à Bogny-sur-Meuse
Le Phénix a croisé Bogny-sur-Meuse durant la saison 15/16, saison qui s'est terminée par une descente pour les Bognysiens et un maintien pour le Team Phénix. Le "nouveau" Bogny Hautes Rivières est remonté au niveau National, pour la 4e fois de son histoire, en juin 19, venant de Saint Brice (N2) depuis plusieurs années, ainsi que 2 espoirs mutés de Sedan. Actuellement, Bogny occupe une belle 4e place avec 5 victoires pour 3 défaites (concédées à l'extérieur).
Dans une première période intense et globalement maitrisée, les Pat's boys faisaient preuve d'application et parvenaient à faire "déjouer" leurs adversaires, en augmentant leur avance progressivement. Malgré les nombreuses tentatives de HADDAD F et de BERTHOLET, les locaux pouvaient compter sur un excellent KEVIN dans ses buts pour ralentir la progression adverse.
Après un week-end OFF, la Team Phénix reprend son Road Trip vers les Ardennes pour y affronter le Bogny HR VPA. Les Bognysiens, eux aussi concernés dans la lutte pour se maintenir, sont depuis 2023, sur une mauvaise pente, n'ayant "arraché" des points que contre Asnières et Amnéville. C'est sur un bon rythme que démarre la rencontre et c'est une entame équilibrée que nous propose les 2 effectifs.
A chaque avantage pris (maxi 2) les protagonistes se répondent et enchainent les parités. Une accélération des locaux leur permet de faire un break de 3 longueurs qui montera à 4 mais réduit à 3 jusqu'au coup de sifflet de la pause. Le retour du capitaine a galvanisé la troupe Bognysienne, répondu par Darine et Jrm. Dès le retour des vestiaires les locaux repartent sur la même partition offensive et nous mettent à mal. Le jeu du Phénix n'est plus au point et même en supériorités numériques ils ne comblent pas leur retard et subissent encore. Les 2 mêmes buteurs cités ci-dessus ont tenu leur équipe à flot en seconde période alors que pour notre Team la rentrée de Martin a été accompagnée de réalisations à son compteur.

Un match de handball
Les Défis Financiers et la Disparition du Club de Revin
Revin avait une belle équipe de handball à l’époque où le travail était là. Vitrine de cette discipline dans les Ardennes avec Sedan et Bogny-sur-Meuse, le club revinois a été « disloqué pour raisons financières ». Au grand dam de Yohan, son « club de cœur » ne pouvant plus jouer son rôle de dénicheur de pépites. « On peut passer à côté de talents mésestimés, d’autant qu’avec les performances de l’équipe de France (masculine et, dans une moindre mesure, féminine) on peut attirer de nouveaux joueurs.
Yohan Herbulot : Un Parcours Inspirant
Yohan Herbulot, 25 ans, a démarré ce sport à l’âge de 10 ans, à l’Alpe. Si le jeune homme a autant confiance en ce sport, c’est que lui-même en est ressorti encore plus fort mentalement. Il avait d’ailleurs déclaré que « ces épreuves (il a perdu sa mère très jeune et son père a des ennuis de santé) ont fait de moi la personne que je suis. Ça n’a pas été facile, et le handball a un peu été ma thérapie. Ça m’a aidé à me relever, à me vider la tête. »
Avec la réussite qu’on lui connaît : sélectionné au niveau départemental, puis régional et national, avant de rejoindre les équipes de France jeunes et juniors. Yohan démarre notamment à Bogny-sur-Meuse, et part à Saint-Raphaël (Var) où il devient professionnel dans un club qui dispute la 1ère division. Avant de rejoindre Massy (Essonne), en 2e division, puis d’atterrir à Sélestat (Bas-Rhin), en 2017 où il compte ne pas faire de figuration. « Ce club a une très grosse histoire en première division, il a de bonnes ambitions, de bonnes structures et veut retrouver rapidement cette division. »
Une envie dévorante, à peine freinée par sa rupture des ligaments croisées aux deux genoux. Soit 19 mois éloigné des terrains. « Sans l’entraînement deux fois par jour, c’est forcément frustrant de ne rien pouvoir faire. Mais je crois encore à l’équipe de France », souffle Yohan. Ce dernier rêve, ce solide gaillard de 2,07m pour 100 kilos l’a en tête depuis des années. Situé au poste d’arrière-gauche -« Je fais des tirs de loin et me concentre aussi sur la défense centrale »- Sa combativité sportive, le Revinois la transpose dans sa ville natale.
« J’aimerais bien que les Ardennes aient une autre image, pas celle d’un département un peu pauvre, victime de la désindustrialisation. Pour les jeunes, je préfère les voir sur un terrain de sport plutôt que traîner dans la rue », décrit-il, lui qui souhaite développer les matchs amicaux de handball dans le secteur. Ou encore parler handball devant des enfants. « J’aimerais servir de petit propulseur et présenter mon sport dans les écoles primaires de Revin. Cela demande de l’anticipation. Ce qui est dommage, comme il n’y a plus de club de handball, c’est qu’il n’y ait pas d’intermédiaire... »Yohan transmettrait ainsi sa philosophie de vie de « croire en ses rêves ».

L'équipe de France de handball, une source d'inspiration pour les jeunes joueurs