Achraf Hakimi : Rôle et Responsabilités de Capitaine au PSG

Le défenseur marocain Achraf Hakimi, pilier du club parisien, s'apprête à vivre une saison hors norme, partagée entre la défense du titre européen avec le PSG et un immense défi national : mener le Maroc au sacre continental lors de la CAN organisée à domicile. À 25 ans, le latéral droit marocain fait désormais partie des joueurs les plus anciens de l’effectif parisien. Pour sa quatrième saison dans la capitale, il est bien décidé à prendre encore davantage de responsabilités.

Dépeindre le portrait d’Achraf Hakimi se révèle encore une mission à la fois périlleuse et complexe, alors qu’il fréquente la galaxie PSG depuis quatre saisons. Homme de peu de mots en public, souvent décrit comme étant quelqu’un de réservé, préférant rester à distance des médias, où ses prises de parole se font rares, le Marocain cultive depuis toujours son sens de la discrétion avec le grand public. Une forme de distance, entretenue par un entourage très resserré en quête de contrôle et qui s’est accentué après la mise en examen du joueur pour viol en mars 2023 (accusation qu’il conteste), ce qui n’empêche pourtant pas sa notoriété auprès des supporters marocains très attachés à l’un des symboles de réussite du pays.

Alors pour cerner un peu mieux la personnalité du défenseur parisien, il faut creuser du côté de son quotidien en club et en sélection. À 25 ans, Achraf Hakimi prend de l’épaisseur, gagne en assurance, s’émancipe et devient au fil du temps un homme plus sûr de lui dans la vie de groupe. On ne s'attendait pas à voir Achraf Hakimi aussi épanoui au Paris-Saint-Germain après le départ de son ami Kylian Mbappé, parti rejoindre le Real Madrid. La connexion et le temps passé ensemble ces dernières années étaient tellement importants que certaines rumeurs avaient même annoncé un départ du Marocain, également à Madrid, en compagnie du coéquipier avec lequel il a plus évolué depuis le début de sa carrière (109 matches). Il n'en a rien été. Hakimi est même devenu vice-capitaine cette saison.

L’international marocain s’apprête à vivre une saison hors norme, partagée entre la défense du titre européen avec le PSG et un immense défi national : mener le Maroc au sacre continental lors de la CAN organisée à domicile. Près d’un demi-siècle après leur dernier sacre continental en 1976, les Lions de l’Atlas auront la lourde tâche de briller devant leur public. « J’essaie simplement de faire de mon mieux pour ressentir l'amour et le soutien de tout le peuple marocain, car cela me donne beaucoup de force, et j'essaie de canaliser cette force qui m'est donnée sur le terrain.

Depuis l’exercice 2024-2025, le Lion parisien a franchi un véritable palier dans sa carrière. Le numéro 2 du PSG est devenu bien plus qu’un simple latéral droit.

Fort de son statut de champion d’Europe, le Paris Saint-Germain aborde cette nouvelle saison avec l’étiquette de favori à sa propre succession en Ligue des Champions. Le club de la capitale a d’ailleurs parfaitement lancé sa campagne européenne, enchaînant trois victoires et s’installant en tête de la phase de championnat.

Le Paris Saint-Germain aborde le barrage retour de Ligue des champions contre Monaco avec Achraf Hakimi, 27 ans, latéral droit, toujours au cœur de l’actualité extra-sportive. « Le renvoi en procès pour viol ne change rien sportivement pour Achraf Hakimi. Il sera, selon toutes vraisemblances, titulaire ce mercredi soir en barrage retour de la Ligue des champions contre Monaco. Comme il était présent au coup d’envoi, samedi soir, lors de PSG-Metz. Il était même le capitaine, en l’absence de Marquinhos, remplaçant ce soir-là.

Le PSG n’entend rien bouleverser quant à son latéral encore sous contrat jusqu’au 30 juin 2029 parce que le Marocain conteste les faits qui lui sont reprochés et qu’il est présumé innocent. En privé, le club affirme rester au soutien d’Achraf Hakimi et entend le protéger pour qu’il continue de travailler sereinement. L’idée centrale, côté PSG, tient en une ligne : continuité sportive et prudence institutionnelle. Concrètement, cela se traduirait par une gestion inchangée dans la hiérarchie : présence régulière dans le onze, et rôle de cadre maintenu, comme l’a illustré son brassard porté face à Metz en l’absence de Marquinhos.

La date n'est pas encore connue. Mais dans quelques semaines, sans doute après la construction définitive de l'effectif, Luis Enrique, fidèle à sa méthodologie, organisera le vote du capitaine. « Pour moi, c'est très simple : je ne le choisis pas. Ce sont les joueurs qui choisissent. En tant qu'entraîneur, mon expérience me dit que ce n'est pas mon travail. Ce serait sinon le capitaine de l'entraîneur. Et je veux un capitaine des joueurs », expliquait-il, quelques semaines après son arrivée à l'été 2023.

Depuis le départ de Thiago Silva en 2020, Marquinhos (31 ans) a endossé cette responsabilité. À l'issue du vote l'an dernier, le Brésilien avait été désigné avec, comme vice-capitaines, Presnel Kimpembe, Achraf Hakimi et Gianluigi Donnarumma. La saison, ponctuée du titre européen et d'une influence palpable du défenseur central sur la vie du groupe, a pleinement validé ce choix. Marquinhos, à moins d'une surprise, étirera son mandat de capitaine dans quelques semaines. Dans les mêmes conditions ? Pas tout à fait. Car le paysage parisien a évolué ces dernières semaines et derniers mois.

« Marqui », qui a choisi de rester une saison de plus à Paris, sait qu'il devra composer désormais à son poste avec la concurrence de l'Ukrainien Illia Zabarnyi. Avec un temps de jeu sans doute moins conséquent ? C'est possible. Dans ce contexte, la question de l'identité des vice-capitaines apparaît centrale. A fortiori alors que deux de ceux élus l'an dernier - Kimpembe et Donnarumma - sont amenés à partir dans les semaines à venir. Le gardien, apprécié dans l'effectif, avait pris une place très importante dans le vestiaire parisien.

Hakimi (26 ans), déjà vice-capitaine l'an dernier, aura un rôle central. Le Marocain, comme il l'a fait l'an dernier, entend prendre des responsabilités. Derrière, une réorganisation du leadership s'annonce. Tour à tour, des joueurs comme Warren Zaïre-Emery, Vitinha ou Fabian Ruiz ont porté le brassard ces derniers mois. Le milieu portugais (25 ans), par son rôle sur le terrain, a pris une réelle dimension. Il est un relais précieux de Luis Enrique. On est loin de la jeune recrue, tancée à l'époque par les stars comme Lionel Messi. Le voir endosser un rôle plus officiel de leader ne serait pas une surprise.

Le discret Ruiz (29 ans), par son expérience, aura un rôle à jouer. Avec son professionnalisme hors terrain, l'Espagnol est considéré comme un exemple par le staff. Lucas Hernandez (29 ans), déjà écouté en dépit de son faible temps de jeu, pourrait voir son influence encore grandir si son statut évolue. Et Ousmane Dembélé ? L'attaquant, bien au-delà de ses performances sur le terrain, a été lui aussi perçu, par son sens du sacrifice et sa générosité, comme un modèle. À 28 ans, il n'est pas un adepte des grands discours et privilégie des apartés, notamment avec ses jeunes coéquipiers. Son influence, sur la fin de la campagne européenne, n'a pas été négligeable.

À 26 ans, le latéral s'apprête à prolonger son contrat, malgré une information judiciaire toujours en cours (*). Au club, on explique que « tout est ficelé dans les négociations » d'un bail qui devrait s'étendre jusqu'en 2029, mais que « l'annonce officielle ne devrait pas intervenir à très court terme ». (*) Hakimi a été mis en examen pour viol en mars 2023. L'information judiciaire est toujours en cours. Depuis le début de l'affaire, le joueur conteste les faits.

Une aventure commune débutée en 2021. Hakimi était alors tout proche de s'engager avec Chelsea avant de décider de rejoindre la capitale française. Trois ans plus tard, il fait partie des cadres de ce jeune groupe, aux côtés d'un Marquinhos qui va égaler le record de rencontres disputées avec le Marocain, mercredi soir contre l'Atlético de Madrid. Sans Mbappé, ni Danilo Pereira (parti à Al-Ittihad en Arabie saoudite), le polyglotte (français, arabe, espagnol, anglais) Hakimi souhaite assumer son nouveau rôle.

« Cette année, je suis l'un des vice-capitaines de l'équipe, j'ai plus de responsabilités, disait-il en conférence de presse, le 30 septembre, à la veille du déplacement à Arsenal (0-2). Je suis l'un des joueurs avec le plus d'expérience au sein de l'effectif. J'ai un rôle important à jouer, sur et en dehors. C'est une responsabilité agréable à assumer. » Ses prises de parole sont plus nombreuses devant la presse avant et après les matches, mais aussi auprès de ses coéquipiers.

Luis Enrique, entraîneur du PSG, a noté cette nouvelle dimension. « Je n'ai jamais rencontré un meilleur latéral droit que lui, mais je répète qu'il a une énorme marge de progression, expliquait l'Espagnol avant la réception de Lens (1-0, samedi). Il se découvre en tant que joueur et en tant qu'homme. Malgré sa jeunesse, il a beaucoup d'expérience, et il doit être une référence sur et en dehors du terrain. Pour ça, il ne faut pas que des mots, mais tu dois le démontrer par les actes et il est dans cet aspect-là. Je le sens mieux par rapport à l'an dernier. »

Regragui a une idée précise de la progression de son joueur par l'exemple. « J'ai senti un changement chez lui à l'entraînement ces derniers mois, détaille-t-il. Il est plus concentré, il montre l'exemple, il est à 200 %. Puis il a absolument voulu faire les JO cet été (médaille de bronze) et a réussi à convaincre son club. C'est un signe important pour un leader. »

Hakimi est très investi dans la vie de sa sélection. Ce qu'il fait de plus en plus au PSG. Avec le Maroc, il participe aux prises de décisions jusqu'à l'organisation des rassemblements. Une tâche destinée à Marquinhos au PSG pour faire remonter les demandes ou problèmes à Luis Enrique. À 30 ans, le Brésilien ne sera pas éternel à Paris, et l'Arabie saoudite continue de pousser pour arriver à arracher sa signature la saison prochaine.

Achraf Hakimi retient cette information principale même si la prestation des siens fut loin d’être parfaite. «On n’a pas eu peur. On savait qu’on allait souffrir et on a souffert à cause de nous mais on est content d’avoir préservé la qualification. Le latéral droit valide aussi les propos d’Ousmane Dembélé, pas content après le coup de sifflet final du relâchement coupable de son équipe, alors qu’elle avait deux buts d’avance après la première demi-heure de jeu. «Je suis d’accord avec Ousmane. Ce n’est pas possible de commencer la 2e mi-temps avec deux buts comme ça, une équipe qui veut gagner la Ligue des champions ne peut pas faire ça. Il faut prendre nos responsabilités. Il faut améliorer ça, on va en parler après.

Malgré le départ de son grand ami Kylian Mbappé, Achraf Hakimi s'impose comme l'un des nouveaux leaders du PSG. Arrivé dans la capitale il y a quatre ans, le latéral droit marocain est aujourd'hui l'un des plus anciens de l'effectif parisien, ce qui lui confère un statut particulier dans un vestiaire en pleine mutation. Souvent perçu comme réservé et peu loquace, Hakimi préfère la discrétion, se tenant à l'écart des médias et des projecteurs. Cette distance avec le grand public contraste avec l'attachement profond que lui portent les supporters marocains, pour qui il reste un symbole de réussite nationale. Hakimi veut rester au club!

En club, Achraf Hakimi prend de plus en plus d'assurance et de responsabilités comme le révèle Le Parisien. Sa progression est évidente, tant sur le terrain qu'en dehors, où il devient une voix écoutée dans un PSG à la recherche de nouveaux leaders. Ancien joueur du Real Madrid et déjà capitaine avec l'équipe nationale marocaine, il est prêt à endosser un rôle majeur au sein du club parisien, avec la perspective de devenir l'un des vice-capitaines. Le latéral droit se démarque par sa capacité à fédérer et à guider les plus jeunes, s'imposant ainsi comme un pilier du nouveau projet du PSG.

Très attaché au club, Hakimi a rassuré la direction sur son avenir, affirmant son désir de continuer à porter les couleurs parisiennes. Avec son engagement et son charisme discret, il est en passe de devenir une figure centrale du vestiaire parisien, à la fois sur le terrain et dans la dynamique de groupe. Une évolution comme on aime les voir!

En sélection du Maroc, Achraf Hakimi s’affirme de plus en plus. Il est l’un des artisans du parcours historique et exceptionnel des Lionceaux de l’Atlas aux Jeux Olympiques (J.O.) de Paris. En août, l’équipe olympique marocaine a largement battu l’Égypte (6-0) pour décrocher sa première médaille de bronze aux J.O., au stade de la Beaujoire à Nantes. « Il a rempli amplement cette fonction, confirme Amine El Amri, journaliste pour Le Matin. C’est le joueur qui emmenait tout le monde avec lui. Il portait le groupe et il a pris plaisir à le faire. »

Chez les A, il joue ce même rôle fédérateur au point d’être considéré par une partie des supporters marocains comme le vrai patron de l’effectif. « Vendredi dernier (6 septembre 2024), le Maroc était en difficulté contre le Gabon. C’est Hakimi qui a réuni ses troupes à la mi-temps et qui a tenu le speech, relate El Amri. Il est moins introverti que Ziyech, donc il prend naturellement la parole devant le groupe, il va défendre ses coéquipiers, il ne se dérobe pas. » Et de compléter : « Ce rôle de leader lui sied très bien. Il parle avec tout le monde. D’habitude, lors des toros, les groupes se font en fonction de l’expérience des joueurs, mais Hakimi, lui, se mélange avec tout le monde. Il veut faire le lien avec les générations.

Parmi les artisans de cette victoire, Achraf Hakimi a une fois de plus démontré qu'il est bien plus qu'un simple latéral droit.

Si le titre de meilleur joueur africain de l'année lui a échappé de peu lundi dernier à Marrakech, Achraf Hakimi n'en demeure pas moins une figure incontournable du football continental. Le latéral droit du Paris Saint-Germain, Achraf Hakimi, pourrait bien quitter le club de la capitale française plus tôt que prévu.

En résumé, Achraf Hakimi prend de plus en plus d'assurance et de responsabilités au PSG, avec en ligne de mire, un rôle de vice-capitaine. "Cette année je suis l'un des capitaines de l'équipe et je suis l'un des joueurs les plus expérimentés de l'équipe et je sais que j'ai un rôle important à jouer sur le terrain et en-dehors. C'est une grande responsabilité que j'accepte volontiers," a souligné le Macorain en conférence de presse.

Tout en ayant également un mot sur l'intensité au quotidien du haut niveau : "Il y a beaucoup de matchs tout au long de la saison mais il faut donner son maximum à chaque match. Au fil des ans, Achraf Hakimi est devenu un joueur clé du PSG et de l’équipe du Maroc. Il est important pour le club parisien mais aussi pour les Lions de l’Atlas. Le troisième joueur le plus ancien de l’effectif du club parisien derrière Marquinhos et Presnel Kimpembe aime prendre des responsabilités.

À l’heure où le PSG est « en pleine reconstruction, en recherche active de nouveaux leaders et de voix émergentes, l’ancien joueur du Real Madrid s’impose maintenant comme l’un des cadres influents de ce nouveau vestiaire plus jeune et moins expérimenté », fait remarquer Le Parisien.

« Je n'y pense pas tout le temps, mais maintenant qu'il y a une chance de le remporter, c'est devenu un de mes rêves. J'ai beaucoup travaillé pour pouvoir gagner des titres collectifs et individuels, et maintenant je fais partie des joueurs présélectionnés pour le remporter, Dieu merci. Je pense que je suis l'un des joueurs qui le mérite après la saison que j'ai réalisée, et je suis heureux d'être l'un des favoris. Cela me motive également à continuer à faire des efforts pour, je l'espère, figurer à nouveau sur la liste l'année prochaine.

Pourquoi Achraf Hakimi est le SAUVEUR du PSG

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