La question d'un nouveau stade pour le Paris Saint-Germain (PSG) agite la région Ile-de-France. Suite aux désaccords entre le club et la mairie de Paris concernant l'acquisition du Parc des Princes, l'idée d'une nouvelle enceinte en dehors de la capitale prend de l'ampleur.

La région Ile-de-France entre en jeu
Valérie Pécresse, la présidente de la région Ile-de-France, a rapidement réagi aux déclarations de Nasser al-Khelaïfi, annonçant la volonté du PSG de quitter le Parc des Princes. Dès le lendemain, elle confirmait son intention de contacter les maires franciliens (des communes de plus de 10 000 habitants) afin d'identifier les villes intéressées par l'accueil d'un nouveau stade appartenant au club de la capitale.
Les critères pour l'implantation de ce nouveau stade sont précis : un site de 50 hectares, proche des transports routiers et collectifs, capable d'accueillir un stade ainsi qu'une infrastructure hôtelière. Valérie Pécresse a fixé une date limite aux maires intéressés disposant de réserves foncières ou de friches constructibles suffisantes : le 16 mars.
Réactions mitigées des élus locaux
Les réactions des maires concernés sont partagées. Jacques Myard, le maire de Maisons-Laffitte, a déjà indiqué qu'un autre projet était envisagé pour son hippodrome. Arnaud Pericard, le maire de Saint-Germain-en-Laye, considère quant à lui qu'il s'agit d'un "sujet éminemment sensible", compte tenu du déménagement du centre d'entraînement historique du camp des Loges vers Poissy et son nouveau Campus PSG.
De son côté, Emmanuel Grégoire, le premier adjoint à la mairie de Paris, a saisi l'occasion pour défendre la cause de la capitale : "Chère Valérie, nous avons un stade porte de Saint-Cloud qui est prêt à être rénové. Si tu crois que le PSG doit rester au Parc, tu peux nous aider plutôt que nous tirer dans le dos".
La passe d'armes s'est poursuivie avec la réponse de Valérie Pécresse : "J'ai poussé pour le Parc et refusé d'envisager toute autre solution depuis des mois, je ne suis pas responsable de vos relations avec le club". Ultime réplique d'Emmanuel Grégoire : "Sortir dans la presse, sans même nous prévenir sur ce sujet, c'est contestable...".
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Les Ultras du PSG : Une passion démesurée
Être ultra du Paris SG, c'est "un CDI en plus du taf". Anwar, membre du groupe Liberté pour les abonnés (LPA), composante du Collectif Ultras Paris (CUP), illustre cet engagement. Le CUP, fort de ses 3 000 membres, a négocié son retour au stade en 2016.
Au-delà des soirs de matches et des déplacements à préparer, les ultras sont impliqués dans la préparation des tifos et la diffusion de beaux posts sur Instagram. James, un vétéran des tribunes parisiennes, définit la "mentalité ultra" comme "une passion démesurée, à vivre en groupe, et encourager non stop et partout".
Un engagement social et solidaire
Mika, le leader du groupe LPA, insiste sur l'absence de clivages politiques ou religieux au sein du groupe, où seul compte l'engagement au quotidien. La solidarité est une valeur fondamentale, et l'amour du PSG, voire de Paris, est un impératif. Le CUP organise chaque jeudi une maraude pour apporter de la nourriture aux démunis.
Anwar reconnaît une forme de "schizophrénie, de bipolarité" du supporter, transformé pendant les matches, parfois au point de commettre quelques "bêtises" comme craquer des fumigènes, malgré l'interdiction de la LFP.

Les critères pour un nouveau stade du PSG
Voici un récapitulatif des critères essentiels pour l'implantation d'un nouveau stade du PSG, tels que définis par la région Ile-de-France :
| Critère | Description |
|---|---|
| Superficie du site | 50 hectares |
| Accessibilité | Proximité des transports routiers et collectifs |
| Infrastructures | Capacité d'accueil d'un stade et d'une infrastructure hôtelière |
| Disponibilité | Réserves foncières ou friches constructibles suffisantes |