Histoire et Résultats du Graulhet Rugby: Un Club Centenaire

Le Sporting Club Graulhétois (SCG), enraciné dans la commune rurale de Graulhet, au cœur du Castrais, est un club de rugby avec une histoire riche et passionnante. Fondé en 1910, le club a traversé des époques de gloire et de défis, reflétant souvent les fortunes de sa ville natale.

Les Débuts du Rugby à Graulhet

Le rugby à Graulhet a officiellement pris racine en 1910, devenant membre de l'Union des Sociétés Française des Sports Athlétiques. Cependant, il était pratiqué bien avant sur les prés de Sirou, de St Charles ou du Loubat, quand ce sport s'imposait dans un Sud-Ouest, terreau de chaudes luttes partisanes.

La question de la fondation du S.C. Graulhétois reste débattue : est-il né de la fusion du Sporting Club et de l'Union Sportive, ou est-il le descendant du Sporting Club de Football Rugby et de Courses Pédestres, marié à l'Union Sportive Graulhétoise ?

En 1910, Joseph Tignol devint le premier président du Sporting. En 1920, furent déposés les premiers statuts officiels, stipulant que la société avait pour but de développer la force physique et morale des jeunes gens par l'éducation physique, le football, le tir, les sports et la préparation militaire.

Ascension et Premiers Succès

Après un premier titre national de 4e série, les rouges et noirs furent exclus de toute compétition. Ainsi furent créés les Arlequins, qui ouvrirent pour deux saisons, la parenthèse du rugby local. Un homme, André Pauthe s'imposait comme le capitaine emblématique d'une équipe qui allait prestement gravir les échelons qui mènent au plus haut niveau. En 1936, Graulhet battait Saint Claude pour le titre de champion de France de Promotion.

L'Âge d'Or et les Demi-Finales

Le SC Graulhet a rapidement acquis une réputation de dur à cuir. Des décennies plus tard, le club connait ses heures de gloire avec pas moins de 4 demi-finales du championnat de France. Gérard « Dule » Durand joua ce match aux côtés de fameux joueurs : Spanghero, Revallier, Sanz, Abadie et Guy Laporte, ainsi qu’un petit jeunot : Vincent Moscato.

« La dernière demi-finale de 86 perdue face au Stade Toulousain restera comme le dernier témoin de plusieurs décennies de présence de Graulhet au haut-niveau. Elle faisait suite à un 8ème aller-retour gagné face à Narbonne dans des conditions météo très difficiles. Et surtout un quart de finale gagné face à Montferrand à Aurillac avec toute la ville qui s’était déplacée en train spécialement affrété, en bus et en voitures. Malheureusement, si Graulhet comptait dans ses rangs des joueurs de haut niveau (Laporte, Sanz, Revailler) les toulousains ont joué sur la fraîcheur alors que nous nous étions cuits. J’ai joué tout le match à droite. »

Moments Clés des Années 80

  • 1986: Demi-finale contre le Stade Toulousain.
  • 1987: Quart de finale contre le Stade Toulousain.

Une demie en 1986, un quart en 1987. Graulhet tenait encore le haut du pavé dans les années 80 avec les Laporte, Revallier, Sanz et ... Moscato.

Ce passage de témoin entre générations n’eut pas pour théâtre un match amical d’avant saison, mais bien un quart de finale du championnat entre Graulhet et le Stade Toulousain en 1987. Un père et son fils qui jouent de concert au plus haut niveau, la scène ne s’est jamais reproduite, et à notre connaissance, elle n’avait jamais eu lieu auparavant mais les supporteurs graulhétois y étaient presque habitués, ils les avaient déjà vus jouer une dizaine de fois ensemble.

Avec quarante clubs dans l’élite, les petites cités étaient encore reines et Graulhet, 13 000 habitants, tenait parfaitement son rang.

Ce quart de finale fut finalement perdu 20 à 9, sur une interception assassine de l’ailier toulousain Jean-Michel Rancoule. Mais Graulhet n’avait pas démérité.

À Graulhet, les gens vous parleront plutôt du quart de finale, 15-12 face à Clermont à Aurillac, avec un gros engouement avec un train spécial de supporteurs.

À reparler des combats du passé, on avoue un faible pour le huitième aller-retour face à Narbonne, toujours en 1986, victoire 15-12 à l’aller, défaite 9-10 au retour, amateurs de duels serrés, bonsoir !

Guy Laporte était alors le Graulhétois le plus connu. Pour le grand public, Graulhet, c’était lui car il avait été le grand artilleur du Grand Chelem de 1981, avec comme spécialité les drops lointains qui claquaient impeccablement.

Contre Clermont en 86 par exemple, on avait su se montrer efficaces à défaut d’être spectaculaires. Je ne vais pas vous dire qu’on jouait toujours très bien, mais notre demi d’ouverture Guy Laporte savait taper de bonnes chandelles.

Gérard Durand est peut-être un peu trop modeste, même si c’est vrai, le Sporting ne pratiquait pas le rugby fandango. « À Graulhet, on était besogneux, on le savait. Quand il venait nous parler, Marcel Batigne nous rappelait à nos devoirs vis-à-vis de ceux qui venaient nous voir jouer, un public d’ouvriers évidemment. Ils voulaient nous voir gagner, c’est tout, peu importe la manière. Mais ils savaient fêter nos victoires. »

Guy Laporte venait de Rieumes (Haute-Garonne) et Henri Sanz du TOEC. Henri Sanz, c’est un nom qui ne dit plus grand-chose aux plus jeunes générations… Il s’agissait d’un demi de mêlée au profil de neuvième avant qui serait plus tard sélectionné à onze reprises chez les Bleus dont une fois comme capitaine. Pour les joueurs graulhétois, c’était un phénomène.

Déclin Industriel et Adaptation du Club

« Le déclin de l’industrie locale allant de pair avec son club de rugby, c’est en Groupe B que Graulhet décrochait son dernier titre national face à Rumilly en 1991.

Mais ces années dorées 86-87 ressemblaient à un chant du cygne et pour le club et pour la ville. La prospérité de l’un allait de pair avec celle de l’autre on s’en doute.

Dans notre esprit, Graulhet, c’était d’abord un dirigeant hors norme, Marcel Batigne, très proche de Ferrasse, président pendant deux ans de la FFR. Une vraie statue du commandeur.

Dans les années 60, le SCG de Batigne était alors le club le plus puissant de Midi-Pyrénées, un club riche d’une économie, celle des mégissiers, florissante. Bien plus puissant alors que le Stade Toulousain ou le Castres Olympique.

Le président des années 80, c’était Roger Bousquet. Comme Batigne, il était mégissier, c’est-à-dire qu’il travaillait le cuir, une matière première dont Graulhet s’enorgueillissait d’être la capitale mondiale.

Le SC Graulhet fut l’un des derniers petits bastions à fréquenter le dernier carré du championnat. Il avait trouvé son équilibre entre formation et recrutement raisonné.

Puis un jour, les pays du tiers-monde ont acquis le savoir-faire des Graulhétois, ils ont donc franchi un cran dans le processus industriel. Et la cité du Tarn a perdu son avantage.

Le marteau de cordonnier a disparu du logo du club (c’est Batigne qui l’y avait mis), il subsiste sur celui de la ville, comme symbole d’une prospérité déchue.

Graulhet a résisté vaillamment, fort de son poids historique et de ses réseaux. Pendant quelques années, les jeunes espoirs de la région viendraient se frotter aux joutes de l’élite avec la certitude d’avoir du temps de jeu. Ce fut encore le cas d’un certain… Fabien Pelous, entre 1991 et 1995 ou encore de Yannick Jauzion entre 1995 et 2000.

En 1990-1991, le Sporting manqua le coche dans un championnat à 80 clubs (celui qui sacrerait Vincent Moscato passé sous les couleurs de Bègles-Bordeaux). Après une première phase loupée dans une poule de cinq. Il fut exclu du groupe A : « On était tellement vexés qu’on a été champions du Groupe B face à Rumilly.

Résultats Récents et Défis Actuels

Après une défaite et un nul sur leurs terres, les Graulhétois se devaient de réagir contre Tyrosse ce samedi 25 octobre. Les Tarnais imposent leur rythme rapidement et acculent les visiteurs dans leur camp.

Cette supériorité se voit également par une conquête solide du SCG, entre touches et mêlées chipées. Tout sourit aux Rouge et Noir.

Pourtant à deux de moins au retour des vestiaires, les Tarnais bousculent Tyrosse. En infériorité numérique, ils retournent la situation en collant un 10-0 aux visiteurs, réduits à 14 de leur côté (16-10).

Tyrosse déjoue, multiplie les fautes et erreurs de main, se heurtant à un impressionnant pressing défensif des Rouge et Noir. Graulhet tient enfin son premier succès et peut souffler. "On la mérite, celle-là", souffle l’entraîneur Vincent Clément, soulagé.

En ce début de saison, l'équipe est à la peine. Le début face à Tarbes n'a pas été facile.

En Fédérale 1, une poule régionale avec de nombreux derbys attend l'équipe.

En ces temps compliqués, le sporting peut toujours compter sur ses partenaires.

Figures Emblématiques

Portrait de Daniel HERRERO Archive du Rugby RCT - Toulon - champion de france

Daniel Revallier dit "Sam", est un ancien international français également deuxième ligne du SC Graulhet et UA Gaillac. Il a partagé son expérience dans l'émission "Comme à confesse".

Ancien trois-quarts centre international depuis la fin de sa carrière professionnelle en 2013, Yannick Jauzion s’est lancé, avec "jardins d’occitanie", dans la production de ginseng. Yannick vient parfois accompagner Lilian à la Jonquière pour les entraînements.

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