Les Golden State Warriors possèdent une histoire riche qui s’étend sur plus de sept décennies. L’histoire des Golden State Warriors débute sur la côte Est des États-Unis avant de s’écrire en Californie. Au fil des époques, la franchise est passée des débuts modestes aux heures de gloire d’une dynastie Warriors moderne emmenée par Stephen Curry.
Vainqueur des Celtics de Boston par 4 victoires à 2, la franchise de San Francisco est de retour au sommet de la Ligue nord-américaine. Grâce à Stephen Curry et à une défense intraitable, les Golden State Warriors ont coiffé leur quatrième couronne de champion NBA en six finales disputées ces huit dernières saisons, la septième de leur histoire, en s’imposant jeudi soir (103-90) chez les Celtics à Boston.
Les « Dubs » du coach Steve Kerr, qui remportent la série 4 à 2, ravivent de façon spectaculaire une dynastie commencée en 2015, avec un sacre obtenu cette année-là et deux autres couronnements en 2017 et 2018, tout en ayant perdu au stade ultime des éditions 2016 et 2019.
Après deux saisons sans Playoffs, Golden State a officiellement relancé sa dynastie en remportant son quatrième titre NBA de l’ère Stephen Curry. Quatre titres et six Finales en huit ans, il n’y en a pas beaucoup qui l’ont fait.
Stephen Curry, Klay Thompson et Draymond Green le répètent souvent : ils savourent beaucoup plus leur succès aujourd’hui après les difficultés rencontrées au cours des deux-trois dernières années.
Résumé complet du match Golden State Warriors contre Utah Jazz – 9 mars 2026 | Saison NBA
Les Débuts à Philadelphie et le Déménagement en Californie
La franchise voit le jour en 1946 à Philadelphie, sous le nom de Warriors de Philadelphie. Emmenés par la star Joe Fulks, les Warriors décrochent dès 1947 le tout premier titre de l’histoire de la BAA (ancêtre de la NBA). Ce titre inaugural est suivi d’une autre consécration en 1956, lorsque l’équipe remporte son deuxième championnat, portée par les légendes Paul Arizin, Tom Gola et Neil Johnston.
À la fin des années 1950, un phénomène du nom de Wilt Chamberlain rejoint l’équipe. Fort de ses performances hors normes, Wilt Chamberlain devient le visage de la franchise en ce tournant des années 1960. En 1962, la franchise déménage sur la côte Ouest et prend le nom de San Francisco Warriors. Wilt Chamberlain continue d’y affoler les compteurs jusqu’à son échange en 1965 vers Philadelphie. Le robuste Nate Thurmond émerge alors dans la raquette pour prendre le relais.
La même année 1965, les Warriors sélectionnent un jeune ailier surdoué : Rick Barry. Celui-ci remporte le titre de Rookie of the Year et mène dès 1967 l’équipe en Finale NBA (perdue contre les 76ers de Chamberlain). En 1971, lorsque la franchise a déménagé à Oakland, ses dirigeants ont choisi d’abandonner la dénomination San Francisco Warriors pour adopter « Golden State Warriors » afin de représenter toute la Californie.
En 1975, les Warriors, emmenés par Rick Barry, créent la surprise en remportant le titre face aux Bullets de Washington. Ce sacre inattendu - une victoire 4-0 en Finale contre une équipe ultra-favorite - est encore considéré comme l’une des plus grandes surprises de l’histoire de la NBA. Coachée par Al Attles et portée par un Rick Barry au sommet de son art (MVP des Finales), l’équipe décroche ainsi son troisième titre NBA, le premier sur la côte Ouest.
Après le titre de 1975, une longue période de disette sportive s’installe. Privés de leurs piliers (Rick Barry part en 1978, Jamaal Wilkes et Nate Thurmond aussi quittent la franchise), les Warriors entament la fin des années 1970 en perte de vitesse. Les années 1980 sont marquées par des saisons décevantes et une absence quasi-constante en playoffs.
Il faut attendre la fin de la décennie pour voir un frémissement : sous l’impulsion du coach Don Nelson, de jeunes stars émergent. Le trio flamboyant « Run TMC » - Tim Hardaway, Mitch Richmond, Chris Mullin - redonne des couleurs à Golden State au début des années 1990 en proposant un jeu spectaculaire.
La parenthèse Run TMC refermée, les Warriors retombent dans l’ombre au milieu des années 1990. La fin des années 1990 et le début des années 2000 constituent l’un des creux les plus profonds de l’histoire de la franchise.
Entre 1995 et 2006, les Golden State Warriors manquent les playoffs pendant 12 saisons consécutives. Une éclaircie survient en 2007 avec l’épopée « We Believe » : emmenés par Baron Davis et Stephen Jackson, les Warriors, derniers qualifiés (8ᵉ) de leur conférence, éliminent au premier tour des playoffs les Mavericks de Dallas, premiers de la saison régulière. L’Oracle Arena exulte devant cet exploit retentissant. Néanmoins, l’aventure s’arrête au tour suivant et l’équipe retombe rapidement dans ses travers.
L’arrivée de Stephen Curry en 2009 marque le début d’une renaissance pour Golden State. Le meneur, shooteur à trois points hors pair va peu à peu transformer le destin de la franchise. L’intérieur polyvalent Draymond Green vient compléter ce noyau en 2012. Avec ces jeunes talents, l’équipe retrouve progressivement le chemin de la compétitivité.
La saison 2013-2014 voit également les Warriors en playoffs (éliminés au premier tour), confirmant que l’équipe est sur la bonne voie.

L'ère Moderne et la Dynastie Stephen Curry
L’arrivée de l’entraîneur Steve Kerr pour la saison 2014-2015 propulse les Warriors vers de nouveaux sommets. Dès cette première saison sous Kerr, Golden State réalise un parcours exceptionnel et remporte le titre NBA 2015 en battant les Cavaliers de Cleveland en Finale. Stephen Curry, leader de l’équipe, est élu MVP de la saison régulière.
En 2016, Stephen Curry devient le premier joueur de l’histoire de la NBA à être élu MVP à l’unanimité, récoltant 131 voix sur 131. Cet échec retentissant va pousser l’équipe à se renforcer encore davantage. À l’été 2016, les Warriors frappent un grand coup sur le marché des transferts en faisant signer la superstar Kevin Durant.
Les Warriors de Golden State remportent coup sur coup le titre NBA en 2017 puis en 2018, à chaque fois en prenant le dessus sur Cleveland en Finale. La saison 2018-2019 prolonge la série de succès avec une cinquième participation consécutive aux Finales NBA - un exploit rare. Opposés aux Toronto Raptors, les Warriors doivent faire face à la malchance : Kevin Durant se blesse gravement (rupture du tendon d’Achille) et Klay Thompson se rompt les ligaments croisés. Diminuée, l’équipe s’incline en six matchs. Cette défaite marque la fin d’une ère dominante.
Après 2019, les Warriors traversent une courte période de reconstruction. Parallèlement, la franchise tourne définitivement la page d’Oakland en emménageant dans sa nouvelle salle high-tech, le Chase Center à San Francisco, inauguré en 2019.
Très vite, Golden State retrouve des couleurs. En 2021-2022, le trio Curry-Thompson-Green est de nouveau opérationnel (Klay Thompson fait son grand retour après deux ans d’absence). Les Warriors réalisent une saison remarquable et retrouvent les sommets de la NBA : ils remportent le championnat 2022 en battant les Boston Celtics en Finale. Stephen Curry signe l’un des plus grands matchs de sa carrière avec 43 points au TD Garden lors du match 4 des Finales NBA 2022.
Lors de notre passage au Chase Center peu après ce sacre de 2022, on a pu ressentir l’effervescence unique qui règne autour de cette équipe. Les soirs de match à San Francisco, l’arène ultra-moderne vibre au son des « Let’s go Warriors! ». Ils se classent d’ailleurs troisièmes en nombre de championnats remportés, derrière les Lakers de Los Angeles et les Celtics de Boston.

Aujourd’hui, le joueur le plus emblématique des Warriors est sans conteste Stephen Curry. Arrivé en 2009, Curry est le meilleur marqueur de l’histoire de la franchise et le leader de la dynastie récente des Warriors (quatre titres NBA remportés depuis 2015). Son impact sur le jeu, notamment avec son tir à trois points révolutionnaire, a fait de lui la figure de proue de Golden State.
La plus grande rivalité récente des Warriors est celle qui les a opposés aux Cleveland Cavaliers. Les deux équipes se sont affrontées en Finale NBA quatre années de suite (de 2015 à 2018), donnant lieu à une série de duels épiques entre Stephen Curry et LeBron James. Ces confrontations au sommet ont forgé une rivalité intense entre Golden State et Cleveland.
Pour voir un match des Warriors à San Francisco, il faut se rendre au Chase Center. C’est la salle omnisports ultramoderne où évoluent les Golden State Warriors depuis 2019, située dans le quartier de Mission Bay. Le Chase Center accueille tous les matchs à domicile de l’équipe.
Les Finales NBA de l'ère Stephen Curry
Les Golden State Warriors disputeront, dans la nuit de jeudi à vendredi, le premier match de leur cinquième finale NBA consécutive face à Toronto. Une performance historique puisque seuls les Boston Celtics des années 1960 ont montré une telle constance dans l'histoire de la NBA avec 10 finales de suite entre 1957 et 1966. Retour sur les quatre premières finales des Californiens.
2015 : Iguodala, le facteur XVictoire 4-2 contre Cleveland
- Match 1 : GSW-CLE, 108-100 (a.p.) (1-0)
- Match 2 : GSW-CLE 93-95 (a.p.) (1-1)
- Match 3 : CLE-GSW, 96-91 (2-1)
- Match 4 : CLE-GSW, 82-103 (2-2)
- Match 5 : GSW-CLE, 104-91 (3-2)
- Match 6 : CLE-GSW, 97-105 (4-2)
La première saison de l'ère Steve Kerr est un succès pour les Warriors qui terminent la phase régulière avec le meilleur bilan de la ligue (67-15) et parviennent sans frissonner (4-0 contre la Nouvelle-Orléans ; 4-2 contre Memphis ; 4-1 contre Houston) en finale. Ils y croisent les Cleveland Cavaliers emmenés par LeBron James. Le match 1 est marqué par la sortie pendant la prolongation du meneur de Cleveland, Kyrie Irving, blessé (genou) et indisponible pour le reste de la série.
LeBron James entame alors un cavalier seul et permet à son équipe d'empocher les matches 2 et 3 grâce à des performances offensives dantesques (39 et 40 pts). Mais les Warriors trouvent la clé, après que Steve Kerr a intégré Andre Iguodala dans le cinq de départ pour défendre sur James. Ils gagnent largement le match 4 dans l'Ohio (avec James limité à 20 pts) et ne lâcheront plus. Ils s'imposent 4-2. Iguodala est élu MVP (16,3 pts de moyenne). Les Warriors remportent leur premier titre depuis 1975.
2016 : un retournement historiqueDéfaite 4-3 contre Cleveland
- Match 1 : GSW-CLE, 104-89 (1-0)
- Match 2 : GSW-CLE, 110-77 (2-0)
- Match 3 : CLE-GSW, 120-90 (2-1)
- Match 4 : CLE-GSW, 97-108 (3-1)
- Match 5 : GSW-CLE, 97-112 (3-2)
- Match 6 : CLE-GSW, 115-101 (3-3)
- Match 7 : GSW-CLE, 89-93 (3-4)
Les Warriors semblent intouchables. Ils ont signé une saison régulière historique durant laquelle ils ont fait tomber le record de victoires (73 contre 72 pour les Chicago Bulls en 1996). Ils retrouvent les Cavaliers en finale, après s'être fait peur contre le Oklahoma City de Kevin Durant en finale de Conférence (4-3). Ils écrasent les deux premiers matches à Oakland et, après une réaction de Cleveland sur le match 3 (+30 pts), semblent prendre un avantage décisif dans l'Ohio.
Aucune équipe menant 3-1 n'a jamais perdu une finale NBA. Et pourtant... Dans le sillage du duo LeBron James-Kyrie Irving, auteurs de 41 pts chacun en l'absence de Draymond Green (suspendu après une altercation lors du match 4), les Cavaliers gagnent le match 5 à l'Oracle Arena (112 - 97) et égalisent à la maison sans trembler. Match 7 étouffant à Oakland, un contre énorme de King James sur Iguodala, un 3 points létal de Irving au nez de Stephen Curry : Cleveland est sacré et LeBron James élu MVP avec des moyennes de 29,9 points, 11,3 rebonds et 8,9 passes décisives par match et un triple double (27 points, 11 rebonds et 11 passes décisives) lors du match 7.
2017 : le sacre de DurantVictoire 4-1 contre Cleveland
- Match 1 : GSW-CLE, 113-91 (1-0)
- Match 2 : GSW-CLE, 132-113 (2-0)
- Match 3 : CLE-GSW, 113-118 (3-0)
- Match 4 : CLE-GSW, 137-113 (3-1)
- Match 5 : GSW-CLE, 129-120 (4-1)
Un an après la défaite historique de 2016, les Warriors retrouvent une nouvelle fois les Cavaliers en finale. Ils n'ont pas perdu un match en play-offs (face à Portland, Utah et San Antonio). Ils ont reçu le renfort de Kevin Durant, arrivé à l'intersaison. Ils roulent sur Cleveland à domicile et Durant empoche le match 3 en rentrant un tir à 3 points décisif.
Le match 4 voit les Cavaliers produire la première mi-temps la plus prolifique offensivement de l'histoire (86 pts inscrits), ce qui leur permet de s'imposer finalement 137 à 116. Ce n'est qu'un sursis. Contrairement à l'année précédente, les Warriors terminent la série sur leur parquet lors du match 5. Exécuteur en chef (meilleur marqueur des Warriors sur les cinq matches), Kevin Durant est élu MVP au terme d'une série durant laquelle il affiche des moyennes de 35,8 points et 8,4 rebonds par match.
2018 : les Warriors en roue libreVictoire 4-0 contre Cleveland
- Match 1 : GSW-CLE, 124-114 (a.p.) (1-0)
- Match 2 : GSW-CLE, 122-103 (2-0)
- Match 3 : CLE-GSW 102-113 (3-0)
- Match 4 : CLE-GSW, 85-108 (4-0)
Golden State et Cleveland. Le duel tourne à l'obsession. Les deux équipes se retrouvent pour une quatrième finale d'affilée, une première dans l'histoire. Tout se joue sur le match 1. Dernières secondes, à 107 partout, George Hill, meneur des Cavaliers, manque son deuxième lancer-franc, son coéquipier JR Smith s'empare du rebond offensif et, pensant que son équipe mène, laisse s'écouler le chronomètre.
Une bévue dont Cleveland, battu en prolongation, ne se remettra jamais. Golden State déroule son basket durant les trois matches suivants et ne laisse aucune chance à des Cavaliers bien trop justes derrière son King, Irving ayant déserté à Boston à l'intersaison.
Les Titres NBA des Golden State Warriors
Les Golden State Warriors ont remporté 7 titres NBA dans leur histoire :
- 1947 (sous le nom de Philadelphia Warriors)
- 1956 (sous le nom de Philadelphia Warriors)
- 1975
- 2015
- 2017
- 2018
- 2022
Le nom « Golden State Warriors » fait référence au surnom de l’État de Californie, « The Golden State » (l’État doré). En 1971, lorsque la franchise a déménagé à Oakland, ses dirigeants ont choisi d’abandonner la dénomination San Francisco Warriors pour adopter « Golden State Warriors » afin de représenter toute la Californie.
Voici un tableau récapitulatif des titres NBA remportés par les Golden State Warriors :
| Année | Nom de l'équipe | Adversaire en finale | Résultat |
|---|---|---|---|
| 1947 | Philadelphia Warriors | Chicago Stags | 4-1 |
| 1956 | Philadelphia Warriors | Fort Wayne Pistons | 4-1 |
| 1975 | Golden State Warriors | Washington Bullets | 4-0 |
| 2015 | Golden State Warriors | Cleveland Cavaliers | 4-2 |
| 2017 | Golden State Warriors | Cleveland Cavaliers | 4-1 |
| 2018 | Golden State Warriors | Cleveland Cavaliers | 4-0 |
| 2022 | Golden State Warriors | Boston Celtics | 4-2 |