Le hockey sur glace, communément appelé hockey, est un sport d'équipe dynamique qui se déroule sur une patinoire spécialement aménagée. Deux équipes de six joueurs s'affrontent, chacune essayant de marquer des buts en propulsant un palet dans le filet adverse. L'équipe qui marque le plus de buts remporte la partie.
Ce sport, originaire du Canada, a connu un essor considérable en Amérique du Nord au XIXe siècle, où se trouve le championnat le plus prestigieux. Bien que populaire dans de nombreux pays, le hockey sur glace est réputé pour être un sport relativement dangereux. Au fil du temps, des jeux similaires ont été adaptés pour être pratiqués sur glace, ce qui a entraîné une évolution significative des règles, notamment la réduction du nombre de joueurs de neuf à six et la modification de certains équipements.
Le hockey sur glace tel que nous le connaissons aujourd'hui est pratiqué dans de nombreux pays et donne lieu à de nombreuses compétitions.
REGLEMENT HOCKEY SUR GLACE (VERSION LHC)
Le Jeu et les Joueurs
Lors d'une partie de hockey sur glace, deux équipes de six joueurs tentent de marquer en envoyant le palet dans le but adverse. Une équipe peut sélectionner jusqu'à vingt joueurs, sauf dans la Ligue Nationale de Hockey (LNH) d'Amérique du Nord, où ce nombre est limité à dix-huit. Cependant, seuls six joueurs sont présents sur la glace à tout moment.
Parmi ces vingt joueurs, deux peuvent être gardiens de but, et l'un des vingt est désigné comme capitaine, étant le seul autorisé à discuter avec l'arbitre. L'équipe est généralement composée d'un gardien de but, de deux défenseurs et de trois attaquants, dont un centre et deux ailiers.
Une des particularités du hockey sur glace est que les changements de joueurs peuvent se faire à tout moment, et l'ensemble des joueurs peut être remplacé simultanément sans interrompre le jeu.
Composition d'une équipe de hockey sur glace :
- 1 gardien de but
- 2 défenseurs
- 3 attaquants (1 centre, 2 ailiers)
La Patinoire
Le hockey sur glace se joue sur une patinoire. En France, la surface de jeu mesure 60 x 30 mètres, ce qui représente une surface à la fois plus longue et plus large que les 40 x 20 mètres habituels d'un terrain de handball, basket-ball, etc. Les dimensions de la patinoire peuvent varier, mais elles doivent généralement avoir une longueur entre 56 et 61 mètres et une largeur entre 24 et 30 mètres.
La glace de la patinoire peut être naturelle, mais elle est généralement artificielle. Des lignes sont tracées sur la glace pour délimiter les zones défensives et offensives. Il y a également des zones d'engagement : une centrale et quatre dans chaque moitié de terrain (deux en zone neutre et deux en zone offensive/défensive).
Il existe également une zone réservée aux arbitres dans laquelle aucun joueur n'est autorisé à rentrer lorsque les arbitres se concertent pour prendre une décision. Cette zone se trouve devant la table de marque où les décisions se prennent. Une autre zone, de 1,80 mètre de rayon, est celle des gardiens de but, dans laquelle aucun attaquant n'a le droit de rentrer lorsqu'un but est inscrit.
Zones de la patinoire :
- Zone défensive
- Zone neutre
- Zone d'attaque

Équipement des Joueurs
Les joueurs de hockey sur glace sont généralement équipés d'un casque (avec une visière ou une grille) obligatoire depuis 1979, d'une crosse, de patins à glace et d'une tenue de protection. La crosse est aussi appelée le « bâton » et peut être recouvert d'une bande adhésive.
Un équipement spécifique est dédié aux gardiens qui sont plus exposés et donc mieux protégés (par des protections en mousses) que les joueurs. Leur casque est fermé et superpose un masque de protection. Les protections au corps sont plus complètes et empêchent le palet d'entrer en contact avec la peau.
Équipement de base d'un joueur de hockey :
- Casque (avec visière ou grille)
- Crosse
- Patins à glace
- Tenue de protection
Déroulement d'une Rencontre
Une rencontre est constituée de trois périodes de vingt minutes. Les engagements ont lieu en début de chaque période ou lorsqu'un arrêt de jeu a été sifflé.
Pour remporter une rencontre, une équipe doit marquer plus de buts que son adversaire au cours du temps réglementaire ou après les prolongations. En cas d'égalité après trois périodes, le gagnant doit être décidé en prolongation (durée différente selon les règles du tournoi). Le premier but décide du match. En cas de prolongation, chaque équipe joue avec quatre joueurs de champ et un gardien de but. En cas de match nul après prolongation (sans but), le match est décidé par une séance de tirs au but (trois tirs par équipe). Le vainqueur d'un match reçoit normalement 3 points, mais seulement 2 points si le match est décidé en prolongation ou aux tirs au but.
Une rencontre est généralement dirigée par un ou deux arbitres principaux et deux juges de lignes présents sur la glace. Quatre arbitres veillent au bon déroulement d’une rencontre. Deux arbitres principaux (Head) sifflent les fautes.
Règles Spécifiques
Il existe une règle dite du « dégagement interdit » interdisant à l’équipe qui attaque de passer le palet en zone d’attaque, mais seulement si le joueur faisant le dégagement se trouve derrière la ligne rouge centrale. Si cette règle n’est pas respectée, le palet est rendu à l’équipe adverse et l’équipe fautive ne peut pas faire de changements sur cet arrêt de jeu. Si une équipe joue en infériorité numérique, cette règle n’est plus valable.
La règle du hors-jeu désigne le fait que le palet ne peut pas passer en zone d’attaque si un joueur de l’équipe qui mène l’offensive se trouve dans cette zone. Les joueurs peuvent se faire des passes avec leurs crosses ou avec leurs patins mais pas avec leurs mains.
Les joueurs peuvent pousser du pied le palet, par contre il est interdit de marquer un but de cette manière.
Fautes et Pénalités
Au hockey sur glace, beaucoup de coups sont autorisés et font d’ailleurs partie du jeu et de la stratégie mise en place. Les coups servent à déstabiliser, fatiguer, contrer les adversaires et portent le nom de « mise en échec ». Ces mises en échec sont toutefois très surveillées. Il est fréquent que deux joueurs se battent sur le terrain, ce qui est plus ou moins autorisé selon les ligues.
Pour gêner l’adversaire, les hockeyeurs ont le droit de rentrer en contact pour se déstabiliser et récupérer le palet. Charges avec la crosse, contre la bande, visant la tête, charges dans le dos, charges incorrectes, dureté (faute entraînant blessure), etc…… sont sanctionnées par des pénalités. Le joueur quitte donc la glace pour le banc des pénalités pour une durée minimum de 2 minutes.
Une pénalité au hockey sur glace est une sanction donnée par l’arbitre à un joueur ou un officiel d’équipe. Il existe plusieurs types de pénalité :
- Pénalité mineure : 2 minutes -> Le joueur va au banc de pénalités.
- Pénalité majeure : 5 minutes -> Le joueur va au banc de pénalités et peut engendrer une expulsion.
- Pénalité de méconduite : 10 minutes -> Le joueur va au banc de pénalités mais il n’y a pas d’infériorité numérique pour son équipe, l’équipe reste à 5.
- Pénalité de méconduite de match : 20 minutes -> Assortie d’une expulsion mais pas d’infériorité pour l’équipe.
- Pénalité de match : 25 minutes -> Assortie d’une expulsion et une suspension d’un match minimum. L’équipe sera en infériorité pendant 5 minutes.
Nous allons parler en détail des pénalités les plus récurrentes au hockey sur glace:
- Obstruction : pénalité sifflée lorsqu'un joueur met en échec un adversaire n'ayant pas la possession du palet.
- Charge contre la bande : pénalité sifflée lors d'une mise en échec contre la bande jugée trop violente par les arbitres.
- Charge dans le dos : pénalité sifflée lorsque la mise en échec est réalisée sur un joueur étant de dos, donc inapte à se défendre. Si ce dernier se met intentionnellement de dos à l'adversaire, aucune pénalité n'est sifflée.
- Retenir : pénalité sifflée lorsqu'un joueur se sert de son corps ou d sa crosse pour empêcher la progression d'un adversaire.
- Cinglage : pénalité sifflée lorsqu'un joueur met un coup de crosse à un de ses adversaires. Un coup de crosse non agressif porté à la culotte ou aux jambières d'un joueur n'est pas répréhensible d'une pénalité.
- Faire trébucher : pénalité sifflée lorsqu'un joueur fait tomber un adversaire avec n'importe quelle partie de son corps, ou avec sa crosse.
- Attitude anti-sportive : pénalité sifflée lorsqu'un joueur commet des actes qui ne sont pas dignes d'un sportif, qui sont contre l'esprit du sport tels que: insultes, manque de respect envers l'arbitre, simulation de chute, etc…