Frédéric Soyez, une figure emblématique du hockey français, a marqué le paysage sportif par son engagement et sa vision. Son parcours, jalonné de défis et de succès, témoigne d'une passion indéfectible pour le hockey et d'une volonté constante de faire progresser l'équipe de France.

Frédéric Soyez, lors de France-Belgique, en mai 2022. (DR)
Préparation de la Coupe du Monde et Adaptation aux Conditions en Inde
Les Bleus du hockey sur gazon, sous la direction de Frédéric Soyez, sont arrivés en Inde pour participer à la Coupe du Monde. Le temps était venu de s'acclimater aux conditions météo, fraîches le matin et le soir, mais lourdes en journée avec des températures entre 28 et 30 degrés. La compétition a démarré face à l'Australie, classée au sommet de la hiérarchie mondiale.
Après deux matches test face à la Corée du Sud et au Japon pour « peaufiner les réglages et les systèmes de jeu », le moral était au beau fixe et aucun blessé n'était à déplorer, ce qui n'a pas toujours été le cas dans un passé récent.
Frédéric Soyez a exprimé sa préférence de jouer contre l'Australie en premier, soulignant que cela met l'équipe directement dans le tournoi. Il a insisté sur le fait que l'équipe n'est pas favorite et n'a donc rien à perdre, mais tout à gagner. Des systèmes un peu différents de ce qu'ils font d'habitude ont été mis en place pour préparer ce match.
HT Interview Frederic Soyez
Retour sur la Nation Cup et les Défis Rencontrés
L'équipe restait sur une contre-performance en Nation Cup en Afrique du Sud. Frédéric Soyez a relativisé cette contre-performance, expliquant qu'ils n'étaient pas dans un moment optimum de préparation et qu'ils ont dû gérer un nombre de blessures incroyable. Il a souligné que c'était la première fois en 15 ans de carrière qu'il vivait une telle situation, avec six blessés indisponibles pendant le tournoi.
Au hockey, on joue normalement à 18. Ils ont joué leurs matches avec trois remplaçants puisqu'ils ont eu six blessés indisponibles pendant le tournoi. À ce niveau-là, c'est quasiment impossible. En plus, ils jouaient à Potchefstroom, à 1 000 mètres d'altitude, il faisait entre 30 et 35 degrés, avec une préparation minimum, des joueurs qui venaient de jouer cinq mois quasiment sans arrêt, avec pas mal lassitude physique et mentale.
Les conditions n'étaient pas réunies pour faire le meilleur tournoi possible. C'était vraiment atypique, très spécial et ça a eu un impact direct sur les résultats, notamment lors de ces deux matches de poule qu'ils ont perdus, mais d'un but malgré tout.
Préparation Mentale et Stratégique pour les Matchs à Venir
Un stage avec un tournoi amical à Cadix a regonflé le moral des troupes. L'équipe a gagné contre l'Allemagne et l'Espagne qui sont des équipes du top sept mondial. Ce tournoi a redonné confiance. L'accent a été mis sur l'état d'esprit dans le sens où face à l'Australie, le travail défensif va être primordial. L'équipe a travaillé sur sa capacité à garder la tête froide et à bien défendre, surtout dans les derniers mètres.
Concernant les matchs contre l'Afrique du Sud et l'Argentine, Frédéric Soyez a souligné que l'Argentine est une équipe du top six mondial, très difficile à jouer, très physique, mais qu'ils peuvent battre si on joue à leur meilleur niveau. Quant à l'Afrique du Sud, c'est une équipe contre laquelle ils partent un petit peu favoris. En tout cas, ils savent ce qu'ils doivent faire pour gagner et aussi ce qu'ils ne doivent pas faire car ils l'ont fait en Nation Cup. Frédéric Soyez a affirmé qu'ils sont aujourd'hui à un autre niveau qu'il y a un mois et demi.
Rajeunissement de l'Effectif et Préparation des Jeux Olympiques de 2024
Frédéric Soyez a évoqué le rajeunissement de l'effectif, soulignant que ce n'était pas une envie spéciale mais que ça s'est fait un peu naturellement avec un renouvellement de génération. Il a mis en avant le potentiel du groupe de jeunes joueurs qui a fait un résultat lors de la dernière Coupe du monde juniors (médaille de bronze en 2021). D'un autre côté, on manque un petit peu d'expérience par rapport aux autres nations. C'est un paramètre qu'il va falloir bien gérer au sein du staff. Il est important de penser au futur, de préparer ces Jeux et l'après-Jeux, avec de jeunes joueurs.

Équipe de France U21 garçons
Amélioration de l'Efficacité sur Petit Corner
D'un point de vue plus technique, Frédéric Soyez a noté un petit manque d'efficacité sur petit corner en Nation Cup, mais a assuré qu'ils sont dans les clous et qu'ils ont même progressé dans ce secteur. Il a expliqué que si on est entre 20 et 25 % (de réussite) on est dans la moyenne haute. On espère être performants dans les deux domaines parce qu'on voit aujourd'hui que c'est une des clés du succès dans le hockey moderne.
Soutien Financier et Pression sur le Sélectionneur
Frédéric Soyez a reconnu que le fait que le hockey ait bénéficié du soutien de l'Agence Nationale du Sport met plus de pression sur un sélectionneur. Il a souligné qu'ils sont limités par leurs ressources économiques et qu'ils sont vraiment le petit Poucet de cette Coupe du monde. Il faut qu'ils arrivent à trouver des ressources extérieures, autres que les aides de l'État, pour pouvoir se préparer plus et mieux. Ils jouent contre des équipes qui ont des budgets quasiment dix fois supérieurs au leur.
La Gantoise : Pépinière de Talents et Tremplin pour les Espoirs Tricolores
La Gantoise est bien plus qu'un simple club de hockey sur gazon. C'est une pépinière de talents, un lieu où se forgent les espoirs de demain et où l'ambition se conjugue avec l'histoire. Le club permet à certains joueurs d'allier leur vie professionnelle et le sport de haut niveau.
Étienne Tynevez : Un Espoir Tricolore à la Gantoise
Étienne Tynevez, à seulement 19 ans, est l'un des plus grands espoirs du hockey sur gazon tricolore. Sa passion, née d'un héritage familial et local, ainsi que d'un pied droit capricieux, l'a mené à intégrer la Gantoise. Il a eu la chance que sa croissance suive et a pu jouer avec des gens qui avaient deux ans de plus que lui, sans que cela le gêne. Il a toujours envie d'aller plus haut, d'aller plus loin. Chaque fois qu'il passe une étape, il veut en passer une autre. Il doit encore gagner en expérience et progresser dans certains domaines.
Il admet que le plus difficile à gérer dans sa jeune carrière ce sont « les études ». Il a pleinement conscience de l'importance de la reconversion dans une carrière. Il fait un BTS MUC à l'INSEP. Un enjeu d'autant plus important que le hockey sur gazon ne permet pas, dans l'immense majorité des cas, de tenir ad vitam æternam sur la seule source de revenus sportifs.
Son objectif est Paris 2024. Il aura 25 ans à ce moment-là, ce qui correspond au meilleur âge dans la discipline. Faire les JO chez soi, devant son public, il ne doit y avoir rien de plus beau. Au niveau des émotions, ça doit être énorme. C'est la compétition que rêvent de disputer tous les hockeyeurs.
Timothée Clément : Meilleur Espoir Mondial et Joueur de la Gantoise
Timothée Clément, a été désigné meilleur espoir mondial de la saison par la FIH. La récompense de ce ticket gagnant est cependant assez modeste. Timothée Clément mène de front sa carrière de joueur professionnel et ses études. Il joue pour La Gantoise, où il peut mener de front sa carrière de joueur et ses études.
Doté d'un gabarit remarquable (1,93 m), Timothée Clément se distingue aussi par une habileté rare, qui lui permet de marquer régulièrement des buts spectaculaires. Il a vraiment l'instinct du buteur aussi. Comme il a joué longtemps au tennis, il sait très bien se placer. Il est venu me voir à l'Insep, alors qu'il était encore en moins de 18 ans. Il a eu l'intelligence de décider ça. Les joueurs importants, souvent ils décident...
Le capitaine de la sélection française a révélé des qualités de leader, dans un contexte compliqué par une préparation réduite en raison de l'épidémie de Covid. Pouvoir faire des Jeux Olympiques devant ses amis, sa famille, c'est le Graal pour tout athlète, rappelle Timothée Clément. Ça va être fou.
Le Hockey sur Gazon en France : Défis et Perspectives
Il existe 150 clubs de hockey-sur-gazon en France pour 12000 licenciés. Un sport qui est encore amateur en France, ce qui contraint la plupart des membres de l'équipe de France à s'exiler à l'étranger. Pour préparer au mieux les Jeux, la joueuse de l'équipe de France a pu bénéficier d'aides et d'un aménagement de son temps de travail au sein de son entreprise.
Afin de préparer au mieux les Jeux, la joueuse de l'équipe de France a pu bénéficier d'aides et d'un aménagement de son temps de travail au sein de son entreprise. Les aides, c'est aussi ce qui a permis à Corentin Sellier, 22 ans et encore étudiant, de rester jouer en France, une exception à son niveau, licencié dans son club de toujours, à Montrouge, dans les Hauts-de-Seine.
La formation des hockeyeurs français étant défaillante, la FFHG a décidé de se mobiliser et changer de politique. Le constat de cette carence française dans la formation est sans appel. La mobilisation générale concerne d’abord le retour aux Jeux olympiques d’hiver organisés à Milan en Italie au mois de février où il faudra au moins « sauver la face », sans être trop prétentieux, puisqu’on va jouer d’entrée contre trois adversaires très redoutables : la Suisse, la République tchèque et le Canada.
Pour mettre en pratique et orchestrer les différentes mesures que nécessite cet « état d’urgence » le ministère des sports et le président de la FFHG, se sont entendus à la fin du mois de juin dernier pour nommer un nouveau Directeur Technique National « par intérim long » qui s’appelle Antoine François.
Antoine François, qui hérite d’un défi vital, compte bien faire son possible pour performer dans notre discipline grâce à sa grande détermination. Sur le site internet de la Fédération Française Hockey sur Gazon, on peut lire au sujet de notre nouveau DTN : « Il y a beaucoup de choses dans la tête d'Antoine François. Homme à tout faire de l'équipe de France A hommes, l'amiénois de naissance s'occupait de l'organisation des voyages, du suivi budgétaire ou encore du suivi socio-professionnel des joueurs. En d’autres termes, c’était le « couteau suisse ».
Avec cette version repensée, le Plan National de Détection (PND) vient bousculer cette logique. L’idée est désormais de détecter les jeunes talents en prenant en compte à la fois leurs performances actuelles mais aussi leur potentiel à moyen terme. Le nouveau DTN Antoine François précise le but de son mandat par « intérim long » qui doit donc durer au moins jusqu’aux prochaines élections fédérales en juin 2026, mais peut-être bien au-delà : « La première préconisation, c’est d’avoir, dès le mois de mai prochain, un outil pour les entraîneurs sous la forme d’un « guide national ». Cela se fait déjà à l’étranger, mais au lieu de tenter de copier d’autres pays, nous voulons mettre en place un projet spécifique à la France.
Par ailleurs, il y avait avant une sélection dans l’instant T dans le hockey sur glace. Désormais, ce sera une détection beaucoup plus structurée avec une détection en continu des potentiels. Le but in fine de ce comité fédéral sera la formation de la première équipe de France U16 au mois de mai 2026. Mais la direction technique nationale a aussi d’autres projets en cours donc deux sont également importants. C’est apporter d’abord une aide matérielle directement aux clubs.
La question essentielle qui se pose, c’est pourquoi au bout de trois ans plus de 70 % des jeunes qui ont entre sept et huit ans abandonnent le hockey ? Comment éviter cette hémorragie ? Comment arriver à les garder et à les fidéliser ?
Histoire Générale du Club AA La Gantoise
Si l’AA La Gantoise est une des fondatrices de l’UBSSA (qui comprend 9 sports, dont le football) en 1895, le ballon rond n’est pas encore utilisé au sein du club, qui existe depuis une trentaine d’années et qui privilégie d’autres sports (tennis, escrime, hockey, cyclisme, athlétisme, etc…).
L’année suivante, l’AA La Gantoise crée à son tour une section football à la demande d’étudiants de la ville de Melle, limitrophe de Gand.
Au milieu des années 1970, alors que le football belge découvre le professionnalisme, La Gantoise plonge en D3. Revenue en D2, elle est présidée par Albert De Meester, un milliardaire qui ne connait rien au football.
Après être passé très proche du titre en 1991 (le club terminera finalement 3ème), le KAAG vit quatre saisons compliquées (3 fois 14ème, 1 fois 15ème) avant de s’enfoncer dans une grave crise financière malgré de meilleures résultats sportifs : en 1998, l’entraîneur Johan Boskamp dénonce le montant des dettes.
Sur le terrain, les années 2000 sont une vraie réussite : le club commence la décennie avec une 3ème place et la termine avec une 2ème place et une victoire en Coupe de Belgique.
Après une piteuse 12ème place en 2012-2013 puis une décevante 7ème place en 2013-2014, La Gantoise souhaite retrouver les PO1 en 2015 et engage Hein Vanhaezebrouck comme entraîneur.
Convaincante dans le jeu mais avec quelques coups de mou réguliers (à la trêve, les Buffalos sont 5èmes avec 9 victoires, 7 nuls et 5 défaites), La Gantoise va profiter de ses arrivées hivernales, et particulièrement de celle de Moses Simon (AS Trencin, Slovaquie), pour se relancer.
Tout le collectif gantois va se sublimer au fil des semaines. Dans les buts, Matz Sels enchaine les bonnes prestations.
Tableau des Joueurs Clés de la Gantoise et Leur Rôle
| Joueur | Âge | Rôle | Points Forts |
|---|---|---|---|
| Étienne Tynevez | 19 | Espoir Tricolore | Passion, ambition, potentiel élevé |
| Timothée Clément | 22 | Meilleur Espoir Mondial | Habilité, instinct du buteur, leadership |