Le volley-ball féminin connaît une popularité grandissante, tant en France qu'aux États-Unis, avec des records d'affluence et des performances olympiques qui témoignent de son essor.

Records d'Affluence Historiques aux États-Unis
Aux États-Unis, le volley-ball féminin universitaire connaît une popularité grandissante, avec des records d'affluence historiques en 2024.
Le match a été organisé dans le Memorial Stadium de Lincoln, au Nebraska.
Avec plus de 92.000 spectateurs réunis pour un match de volley aux États-Unis, le record d'affluence pour un événement sportif féminin a été battu mercredi soir.
92.003. C'est le nouveau record d'affluence pour un événement sportif féminin.
Il a été battu mercredi lors d'un match du championnat féminin universitaire de volley-ball dans un stade de l'Université du Nebraska, aux États-Unis.
Il opposait les Huskers à Omaha, au Memorial Stadium de Lincoln, qui accueille habituellement l'équipe de football américain du Nebraska.
Le précédent record datait du 22 avril 2022 quand 91.648 personnes avaient assisté à la demi-finale aller de la Ligue des champions féminine de football entre Barcelone et Wolfsburg au Camp Nou.
Trois semaines avant, 91.553 spectateurs avaient regardé le quart de finale retour de la compétition entre le Barça et le Real Madrid, là aussi au Camp Nou.
Cependant, selon l'agence de presse AP, au moins un match de la Coupe du monde non officielle de 1971 au Mexique avait réuni plus de 110.000 personnes.
Contacté par AP, Guinness World Records n'a pour le moment pas répondu aux sollicitions.
Les responsables du service des sports du Nebraska avaient le record du monde en tête lorsqu'ils ont annoncé, en février, la tenue d'une "Journée du volley-ball".
"J'espère que le nombre de participants sera suffisamment important pour que personne n'ose s'attaquer à notre record", avait déclaré Trev Alberts, directeur sportif de l'université.
Le match a été remporté par les Huskers, qui ont balayé Omaha 25-14, 25-14, 25-13, dans le cadre du championnat féminin universitaire de volley-ball de la National Collegiate Athletic Association (NCAA).
À titre de comparaison, le précédent record établi pour une telle rencontre s'élevait à 18.755 personnes, à Columbus en 2021, lors d'un match entre le Wisconsin et le Nebraska.
Enfin, le précédent record pour un événement féminin aux États-Unis remontait au 10 juillet 1999. Ce jour-là, 90.185 personnes avaient assisté à la finale de la Coupe du monde féminine de football entre les États-Unis et la Chine au Rose Bowl de Pasadena, en Californie.
Des équipes comme Nebraska, Wisconsin et Texas ont attiré des milliers de spectateurs, créant une ambiance électrique dans les salles et confirmant l’engouement pour ce sport.
Ces chiffres impressionnants rivalisent désormais avec d’autres sports universitaires majeurs, soulignant l’attractivité du volley-ball féminin.
Cet essor témoigne de l’importance croissante du volley universitaire dans le paysage sportif américain.
AVOIR DES BOURSES SPORTIVES | Bourses d'Etudes Aux Etats Unis
Le Volley-Ball Universitaire aux États-Unis: Un Tremplin pour les Athlètes
Le volleyball aux États-Unis est en pleine expansion, attirant chaque année des milliers d’athlètes du monde entier.
Les universités américaines offrent un cadre exceptionnel pour allier sport et études grâce à des infrastructures de haut niveau, un encadrement professionnel et un championnat ultra-compétitif.
Avec la possibilité d’obtenir des bourses sportives et académiques, les joueurs et joueuses peuvent évoluer dans des divisions prestigieuses comme la NCAA, la NAIA ou les Junior Colleges, tout en préparant leur avenir.
Expériences d'athlètes français aux États-Unis
Chloé Melis, une athlète française, témoigne de son expérience enrichissante aux États-Unis :
En 2019, Chloé Melis quitte la France pour les États-Unis et commence son parcours au College of Central Florida.
Après la fermeture des programmes sportifs de l’école, elle rejoint Hillsborough Community College, à Tampa, où elle obtient son Associate Degree in Art avec honors.
Elle poursuit ensuite ses études à Fresno Pacific University, en Californie (NCAA D2, PacWest Conference), où elle obtient en mai 2023 un Bachelor en Business Administration.
« Étudier et jouer au volley aux États-Unis est très différent de la France. Tout d’abord, sur le campus, tout est centralisé: les cours, le logement, le sport, la restauration… C’est extrêmement pratique!
Le sport occupe une place importante dans la vie universitaire. En tant que sportif, on est vraiment valorisé, et les infrastructures sont impressionnantes. Tout est vraiment plus grand ici.
L’organisation des cours est également différente. Les examens sont principalement sous forme de QCM, ce qui est souvent plus simple que le système français.
« Le volley ici est assez différent du volley européen, que ce soit en termes de système de jeu ou de certaines règles (comme les changements illimités et le fait que le ballon puisse toucher le plafond). Les semaines sont rythmées par les entrainements, les séances de musculation et les séances de kiné.
Nous avons deux heures d’entrainement par jour, quatre heures de muscu par semaine, et pour ma part, je vois le kiné 3 à 4 fois par semaine pour être physiquement prêt pour le début de la saison.
Ici, tout est grand : les maisons, les voitures, c’est comme dans les films américains. On voit le américain partout. Les cours sont plutôt intéressants, même si au début, c’était difficile de rester concentré pendant trois heures s.
Les Américains sont très accueillants et adorent les étrangers, surtout les Français!
"Tout est en version XL aux Etats-Unis: voitures, campus, bâtiments.
Sur l’équipe ? Le travail est sérieux, avec des séances vidéo fréquentes, des entrainements de 3 heures tous les jours, de la musculation, une bonne équipe.
"Le volley aux États-Unis est très différent de celui en France.
Il y aura peut-étre un temps d'adaptation en arrivant, ce qui peut rendre les premières semaines un peu compliquées, mais on s'y fait rapidement.
Les filles sont très gentilles et toujours prétes à aider.
Un des avantages du volley, c'est qu'il permet de beaucoup voyager.
"Cela fait maintenant 1 mois que je suis ici. En ce qui concerne le volley, l'équipe est très compétitive cette année et projette de belles ambitions.
L'Équipe de France Féminine: Progression et Défis

En France, d'après nos recherches, le dernier record a été établi en mai 2022 lors de la demi-finale de Ligue des champions entre le PSG et l’OL au Parc des Princes, avec 43.254 spectateurs.
Pour leur première participation aux Jeux, les Bleues n’ont pas réussi à remporter le moindre set en trois matchs, mais elles n’ont pas démérité face aux meilleures nations mondiales.
Après trois défaites par trois sets à zéro en phase de poules, les volleyeuses françaises sont éliminées du tournoi olympique.
Dimanche 4 août, malgré le soutien bruyant et joyeux des 12 000 spectateurs du hall 1 de l’Arena Paris Sud, les Tricolores n’ont rien pu faire face aux Américaines (29-27, 29-27, 25-20).
A priori, le bilan de l’équipe de France féminine de volley-ball n’a rien de glorieux.
Pourtant, les Bleues ont plutôt fait bonne figure pour leur première participation aux Jeux, une compétition d’une densité sans équivalent qui rassemble les douze meilleures équipes du monde.
Qualifiée en tant que pays hôte, la France a eu la malchance de tomber dans le « groupe de la mort » avec la Serbie, double championne du monde et troisième aux JO de Tokyo en 2021, la Chine, médaille d’or à Rio en 2016 et les Etats-Unis, les tenants du titre.
Face à une telle adversité, les Françaises n’ont pas démérité, mais l’écart était trop grand.
« J’aime le visage que nous avons montré. On ne lâche rien. Il faut vraiment qu’on continue dans cette voie, fait valoir Héléna Cazaute, la capitaine des Bleues.
Mais cela fait longtemps que ces équipes font partie du gratin mondial. La route est encore longue pour parvenir à rivaliser avec elles. »
« C’est une équipe qui grandit. Il faut qu’on progresse dans tous les secteurs de jeu, surtout en réception et en attaque, affirme la joueuse. On a besoin d’accumuler de l’expérience face aux équipes du top dix mondial. On n’a pas envie de s’arrêter là. »
Autre motif de satisfaction, un groupe est né, ce qui est prometteur pour la suite.
« On est une bande de copines, témoigne Lucille Gicquel, la pointue de l’équipe de France. Cette aventure nous a fait grandir, on a appris énormément de choses. On s’est liées d’amitié, c’est le plus beau dans cette histoire ! »
Classée 56e au niveau mondial en 2018, la France fait désormais partie du top 20.
Cette progression est le fruit du programme France Avenir 2024, lancé en 2017 par la Fédération française de volley en partenariat avec la Ligue nationale de volley, qui chapeaute les clubs.
Matchs Récents et Performances
Les Bleues, vainqueures des Pays-Bas vendredi puis de la Serbie samedi, ont cédé de peu face aux États-Unis dimanche (2-3 ; 22-25, 24-26, 25-20, 25-21, 13-15).
Elles montent en puissance.
Après deux belles victoires face aux Pays-Bas vendredi soir (3-0) et la Serbie double championne du monde (2018, 2022) samedi soir (3-2), les Françaises ont encore montré un joli visage dimanche, à Belgrade, face aux États-Unis mais ont fini par céder au bout du bout du cinquième set (3-2 ; 25-22, 26-24, 20-25, 21-25, 15-13).
Les Bleues, qui n'ont jamais mené dans la dernière manche et ont même compté jusqu'à trois points de retard (8-11), se sont accrochés pour passer à 13-12 avant de craquer sur une dernière attaque petite diagonale de la pointue américaine.
Elles étaient menées deux sets à zéro, avec des regrets dans des manches où elles ont à chaque fois compté jusqu'à quatre points d'avance, pour mener 12-8 dans la première puis 14-10 dans la seconde.
Les coéquipières d'Héléna Cazaute n'ont en revanche pas gâché un début de troisième set canon pour mener 8-0 puis ont renversé le quatrième où elles sont passées d'un 13-18 à un 21-18 en leur faveur.
Le duo Héléna Cazaute - Iman Ndiaye a été étincelant en attaque, inscrivant la bagatelle de 56 points (28 chacune) tandis que Juliette Gelin au poste de libéro et la passeuse de Mulhouse Enora Danard-Selosse ont impressionné par leur sang-froid et leur justesse technique.
Onzièmes au classement de la Ligue des nations avec trois victoires et cinq défaites, les Bleues ont désormais rendez-vous avec le Japon, le 9 juillet prochain.
Elles affronteront ensuite le Brésil le 10, la Bulgarie le 11 et la Corée du Sud le 13.
Tous ces matches se joueront à Chiba, au Japon.
Les États-Unis : Une Puissance du Volley-Ball Féminin

Les Etats-Unis peuvent remercier Karch Kiraly, double champion olympique (1984, 1988) et désigné meilleur joueur de l'histoire par la Fédération internationale (FIVB), qui leur amène ce premier titre deux ans après avoir pris la place de sélectionneur.
Les Américaines avait été médaillées d'argent par deux fois, en 1967 et 2002. Elles avaient réussi l'exploit samedi de battre le Brésil, N.1 mondial, qui a pris la médaille de bronze en dominant l'Italie (3-2).
Les Etats-Unis sont revenus de derrière pour s'offrir le premier set en faisant la différence au bloc.
Le même scénario s'est répété dans la deuxième manche.
Surveillée de très près, la jeune pointue chinoise Ting Zhu (19 ans), auteur de 32 points la veille contre l'Italie (3-1), a fait défaut à ses coéquipières (15 pts), et les Américaines ont gagné ce deuxième set.
Les Chinoises se sont rebellées dans le troisième set, avec la bonne entrée de Xiaotong Liu à la place de Zhu, et la régularité de Chunlei Zeng (20 pts).
Dans le même temps, le bloc américain a baissé d'un cran.
Les Américaines ont repris le contrôle du match dans le quatrième set, jusqu'à mener 19-15.
Mais les Chinoises ont répliqué avec un 7-0.
Tableau Comparatif: France vs. États-Unis
| Caractéristique | France | États-Unis |
|---|---|---|
| Classement Mondial (2024) | Top 20 | Top 5 |
| Programme de Développement | France Avenir 2024 | NCAA, NAIA, Junior Colleges |
| Participation aux Jeux Olympiques | Première participation | Multiples médailles |
| Record d'Affluence National | 43.254 (mai 2022) | 92.003 (août 2023) |