L'histoire des confrontations entre la France et l'Ukraine au hockey sur glace est riche en événements, allant des matchs amicaux aux rencontres cruciales dans les championnats du monde et les tournois de qualification olympique.
À l'occasion du Tournoi des Trois Nations Top 20, les Spartiates de Marseille et la Fédération Française de Hockey sur Glace (FFHG) ont uni leurs efforts pour collecter des fonds au profit de la fédération ukrainienne de hockey. Depuis le début du conflit en Ukraine, la FFHG s'est activement impliquée en accueillant de jeunes hockeyeurs ukrainiens réfugiés en France et en leur offrant la possibilité de continuer à pratiquer leur sport dans les clubs français.
Une partie des bénéfices de ce tournoi a été reversée à la fondation www.saveukrainianhockeydream.org. Les frais engagés par les équipes de Pologne et d'Ukraine ont été entièrement pris en charge, grâce notamment à un partenariat avec le Club Top 20, composé d'entrepreneurs de la Métropole Aix-Marseille-Provence. Ces rencontres internationales ont également permis au club de hockey des Spartiates de Marseille de mettre en avant la discipline dans la ville et dans l'une des plus belles patinoires de France, capable d'accueillir jusqu'à 5 600 spectateurs.
En effet, les Spartiates ont enregistré une affluence moyenne de plus de 3 200 spectateurs par match, ce qui témoigne de leur engagement à populariser ce sport à Marseille.
Ce tournoi a revêtu une importance particulière en raison du contexte géopolitique, offrant une plateforme pour soutenir la communauté du hockey ukrainien et promouvoir la solidarité à travers le sport.
Dans ce contexte, un match amical supplémentaire a été organisé la veille du tournoi, se déroulant à huis clos et sans billetterie ouverte, afin de maximiser les opportunités de jeu pour les équipes participantes.
L'Ukraine avait comme échéance principale les Universiades 2023, qui se sont déroulées à Lake Placid. Comme la compétition étudiante n’est ouverte qu’à des joueurs de moins de 25 ans, les Ukrainiens n’ont pas appelé des vétérans comme leur capitaine Andriy Mikhnov. Ils ont rassemblé 19 joueurs de ce qui reste du championnat ukrainien à Kiev pendant cinq jours, puis sont partis en bus dans un lieu sûr à l’abri de la guerre, à Cracovie en Pologne, où les expatriés les a rejoints. C’est de là qu’ils ont pris l’avion pour Marseille.
Même si elle ne participe aux Universiades (où elle n’aurait pas tant de vrais étudiants), la France a elle aussi convoqué un effectif de moins de 25 ans. Pas moins de cinq joueurs connaissent ce soir leur première sélection, avec la particularité de ne pas sentir la pression du public : Yohan Coulaud, Téo Sarliève, Paul Joubert, Flavian Dair et Théo Gueurif. C’est pourtant bien Gueurif qui marque le but gagnant dans ce match joué sans grand entrain.
Absente des Jeux Olympiques depuis près d'un quart de siècle (2002 à Salt Lake City), l'équipe de France n'a pas manqué son entrée dans le TQO pour les Jeux de 2026 qui auront lieu à Milan et Cortina d'Ampezzo (Italie). Les Bleus, désormais entraînés par Yorick Treille, se sont largement imposés face à l'Ukraine (7-2), victorieuse cette saison du Mondial de Division 1B, jeudi à Riga (Lettonie).
Les premiers instants du match ont pourtant été laborieux, deux joueurs français écopant rapidement d'une suspension de deux minutes. Quentin Papillon, le meilleur gardien français au dernier Mondial en mai, et désigné n°1 depuis, a vite été mis sous pression, mais a été solide devant sa cage, tout au long de la rencontre d'ailleurs.
L'équipe de France a finalement ouvert le score au bout de huit minutes sur un tir lointain de Florian Chakiachvili le défenseur de Rouen, qui a surpris le gardien ukrainien.
Mais elle a été débordée en deuxième période, encaissant trois buts, par Bellemare (24e), qui détournait un tir de Yohann Auvitu, Sacha Treille (28e), qui faisait de même sur un shoot de Chakiachvili, et Pierrick Dubé (29e), passé par les Washington Capitals en NHL cette année (trois matches) - et revenu ensuite en AHL, la ligue filiale.
En troisième et dernière période, les Ukrainiens ont marqué deux fois, dont une en contre alors qu'ils étaient en infériorité numérique, dans les ultimes minutes de la partie. Les deux derniers buts français ont, eux, été inscrits par Jordann Perret (44e), auteur d'un beau travail individuel, et Charles Bertrand (49e), qui a marqué à bout portant après une belle action de Texier.
Facile vainqueur de l'Ukraine (11-2), jeudi matin à Belfast, l'équipe de France de hockey sur gazon se qualifie pour les demi-finales de la World League 2. Elle rencontrera l'Écosse qui s'est, elle, défait de l'Autriche aux pénaltys shoot-out (2-2 ; 4-2).
La différence de niveau était trop importante. Face à l’Ukraine, 24e nation mondiale, les hockeyeurs français n’ont pas eu besoin de s’employer pour l’emporter. «Nous avons connu quelques sautes de concentration mais dans l’ensemble nous avons eu le contrôle et la maîtrise du match», résume Gael Foulard, l’entraineur français.
Quelques minutes plus tard, c’est au tour de Guillaume Deront, le latéral droit tricolore, de s’offrir un but le jour de son 25ème anniversaire. La suite n’est qu’une longue séquence d’attaque défense durant laquelle les Français vont assiéger le but du gardien ukrainien Iurii Perepeltsya (5-0 à la pause).
Assurés d’être qualifiés pour les demi-finales, les Bleus lèvent le pied. L’Ukraine en profite pour marquer par deux fois (6-1 puis 8-2). Les Français répondent du tac au tac. Charles Masson, Etienne Tynevez et Blaise Rogeau réalisent respectivement un doublé pour porter le score à 11-2.
Pour un coup de coude, Varlamov, qui connaît le chemin, part en prison, et Meunier fusille alors Karpenko. Surpris par la puissance du slap, le gardien relâche le palet qui retombe entre ses jambes et achève sa trajectoire dans les filets.
L'équipe la plus pénalisée du championnat jusqu'ici aide une dernière fois l'équipe de France quand Savitsky est sanctionné à son tour pour une charge dans le dos. Mais cette supériorité numérique sera vaine, et Lytvynenko s'échappera même dans les dernières secondes de la pénalité, mais perdra son duel avec Huet.
Les Français mettent la pression, mais manquent d'efficacité, à l'image de Treille, tout près de Karpenko, qui tarde trop à tirer. Même avec la sortie du gardien, les Bleus sont trop maladroits en fin de partie pour espérer égaliser.
En 1998, avec un nouveau sélectionneur et un seul match de préparation, l'équipe de France abordait une échéance capitale avec peu de repères, d'autant plus que l'Ukraine était un adversaire inconnu. L'entraîneur des Bleus avait désigné cette rencontre comme le match-clé, et le résultat du premier match Slovénie-Allemagne renforçait ce sentiment.
La France entrait bien dans son match et dominait, construisant du jeu offensif. Néanmoins, des pénalités ont perturbé le rythme de l'équipe. L'équipe de France s'est installée devant la cage du gardien ukrainien, mais Anthony Mortas a intercepté une mauvaise relance et a égalisé. Cependant, l'Ukraine s'est détachée en exploitant les erreurs tricolores, démontrant son efficacité.
En 2019, reléguée en Division 1A après avoir touché du doigt l’élite mondiale, l’équipe de France U18 retrouvait un niveau auquel elle était plus habituée. Mais c’est par une rencontre face au promu, l’Ukraine que les Bleus U18 débutent. À domicile, les Ukrainiens avaient coiffé sur le fil l’Autriche malgré une défaite inaugurale face à au Japon, obtenant ainsi la promotion en Division 1A.
L’équipe de France met la pression d’entrée. Le gardien ukrainien, Dmytro Serdyuk, doit déjà réaliser 3 arrêts au cours des 2 premières minutes. Un 2 contre 1 français emmené par Pierrick Dubé est conclu par un tir non cadré de Quentin Tomasino. Mais quelques instants plus tard, les Ukrainiens sous tout près de marquer par Dmytro Poperezhai et Yevhenii Abadzhian sur une action confuse devant le slot.
Les Français ont un peu de mal à installer le jeu de puissance. Ils le font dans les vingt dernières secondes, mais cela ne débouche que sur des tirs déviés par la défense ukrainienne qui se jette sur tous les palets. L’Ukraine n’arrive pas à s’installer en zone offensive et les deux équipes reviennent à cinq contre cinq.
Les Ukrainiens se déploient rapidement en contre-attaque mais Valentin Duquenne fait l’arrêt sans rebond. Dmytro Serdyuk s’illustre à son tour devant la cage ukrainienne avec un gros arrêt sur une bonne combinaison offensive tricolore. Tomasino fait mal à la défense ukrainienne par ses accélérations mais ne cadre pas ses tirs. Les Français mettent plus de vitesse dans le jeu mais ils butent un gardien intraitable.
Les Français poussent mais ça ne rentre pas à l’image d’un tir non cadré de Louis Cirgues. Dans la dernière minute du tiers, Volodymyr Ostapiuk est sanctionné. Sur la supériorité numérique, Dubé tente sa chance mais son lancer est bloqué par le gardien ukrainien.
Mais il ne faudra pas longtemps aux Bleus pour concrétiser leur supériorité numérique en début de deuxième tiers : Dubé passe en retrait à Samuel Guer qui arrive face à la cage et marque à bout portant (1-0, 20’26).
Cette ouverture du score fait du bien aux Bleus alors que les charges se font de plus en plus rudes à l’image de celle de Jules Boscq sur Yaroslav Panchenko qui reste groggy au sol pendant quelques instants. Au fil des minutes, le jeu s’équilibre et l’Ukraine devient plus dangereuse. Duquenne doit s’employer à plusieurs reprises alors que Daniil Duiun rate la cage en bonne position.
Les Ukrainiens multiplient les bons mouvements en zone offensive. Le tir de Artem Tselohorodtsev est repoussé par Duquenne, soumis à une pression ukrainienne plus forte. Mykhailo Chikantsev tente sa chance à son tour et Duquenne doit multiplier les arrêts. Après s’être laissée endormir dans ce deuxième tiers, la France réagit enfin avec une bonne pression autour de la cage ukrainienne.
La fin de tiers est plus calme avec les deux équipes qui se neutralisent en zone neutre. En début de troisième tiers, un gros lancer de Schmittt est repoussé difficilement par Serdyuk mais personne n’arrive à se saisir du rebond. Tomasino accélère sur l’aile droite mais son lancer est repoussé in extremis par Serdyuk. Les Français essaient de jouer sur la vitesse mais le palet ne rentre pas.
Mathias Thomas est sanctionné, mais les Ukrainiens ont encore du mal à installer leur jeu de puissance. De retour à cinq contre cinq, les Français accélèrent avec une grosse occasion de Dair, dont le tir est repoussé par le gardien. Proux est présent au rebond mais Serdyuk repousse de nouveau. Puis c’est Quattrone qui arrive à se démarquer seul sur l’aile gauche pour se présenter seul face au gardien.
Le momentum grenoblois est de nouveau interrompu par une pénalité, de Jules Boscq cette fois qui déséquilibre Chikantsev le long de la bande. Ce sera la pénalité de trop car suite à un lancer de Ratushnyi, le rebond laissé par Duquenne est repris par Panchenko à bout portant (1-1, 52’02). Coup dur pour l’équipe de France qui a une opportunité de se reprendre avec une pénalité causée par un dégagement directement au-dessus du plexiglas de d’Ostapiuk.
Les Bleus s’installent mais la transmission de palet manque de précision et les Ukrainiens arrivent régulièrement à se dégager. Après seulement une minute de jeu en prolongation, Serednytsky commet une faute sur Dair devant le slot au moment où celui-ci recevait une passe de Quattrone. Les Bleus obtiennent une grosse opportunité de clore le score avec cette supériorité numérique.
Les Bleus s’imposent logiquement mais non sans mal dans le premier match de « leur » championnat du monde. Ils ont dominé grâce à leur vitesse notamment mais ils ont manqué de précision au moment de conclure leurs actions face à un bon gardien et une défense bien regroupée.
Parmi les satisfactions, un power-play efficace, à l’origine de deux buts ce soir. L’indiscipline au troisième tiers-temps a en revanche été préjudiciable puisqu’elle a permis à l’Ukraine d’égaliser et de prendre un point dans cette rencontre. Un point qui aurait été bien utile aux Bleus et qu’ils pourraient regretter par la suite.
En conclusion, les rencontres entre la France et l'Ukraine au hockey sur glace ont été marquées par des moments de tension, de solidarité et de compétition acharnée, reflétant l'évolution du sport et les enjeux qui l'entourent.

Tableau des confrontations clés:
| Date | Événement | Score | Notes |
|---|---|---|---|
| Jeudi 5 novembre 1998 | Match à Ljubljana | Ukraine 3 - France 1 | Qualification pour les championnats du monde |
| Dimanche 7 mai 2000 | Match à Saint-Pétersbourg | Ukraine 3 - France 2 | Championnat du monde |
| Mercredi 14 décembre 2022 | Match à Marseille | France - Ukraine | Tournoi amical |
| Jeudi (date non spécifiée) | Match à Riga | France 7 - Ukraine 2 | TQO pour les Jeux de 2026 |
| Jeudi (date non spécifiée) | Match à Belfast | France 11 - Ukraine 2 | World League 2 (hockey sur gazon) |