XV de France : Composition de l'équipe face à la Nouvelle-Zélande

L’encadrement tricolore a dévoilé la composition du XV de France qui affrontera la Nouvelle-Zélande le 12 juillet à Wellington. Fabien Galthié a procédé à dix changements par rapport à l’équipe qui s’est inclinée de justesse à Dunedin. Les Bleus seront emmenés par Gaëtan Barlot !

Au regard de la liste des Bleus, on retrouve évidemment bon nombre de nouveaux venus, 8 au total, encadrés par quelques cadres. Un joli bataillon de nouveaux venus dans la composition du XV de France pour son premier match de la tournée contre les All Blacks.

C'est une équipe de France avec neuf changements qui défiera les All Black, samedi, à Hamilton, pour le dernier test de cette tournée d'été 2025. « Nous avons composé la meilleure équipe possible en tenant compte des blessures », a expliqué Fabien Galthié en préambule de sa conférence de presse. Comme attendu, le capitaine de la tournée Gaël Fickou fait son retour au centre tout comme Rabah Slimani au poste de pilier.

Plusieurs joueurs du XV de France laissés au repos lors du deuxième test-match contre les All Blacks font leur retour pour le dernier affrontement samedi, comme le capitaine Gaël Fickou ou les avants Mickäel Guillard et Rabah Slimani, a annoncé le sélectionneur jeudi. Huit changements ont été opérés dans l’équipe de départ par Fabien Galthié en comparaison avec l’équipe qui a largement perdu à Wellington lors du deuxième test (43-17), après une première bataille accrochée à Dunedin (31-27).

Gaël Fickou retrouve sa place au centre en 12 et son statut de capitaine, tandis que le pack sera renforcé notamment par Mickaël Guillard, toujours comme troisième ligne centre, et par Rabah Slimani, en pilier droit. En plus de ces changements, le Toulousain Joshua Brennan est lui replacé de la deuxième à la troisième ligne.

Malgré la lourde défaite, le sélectionneur a maintenu sa confiance à plusieurs joueurs du deuxième test-match, comme l’arrière Léo Barré, le deuxième ligne Matthias Halagahu ou encore le centre Nicolas Depoortere. Nolann Le Garrec garde les clés du jeu français avec une troisième titularisation à la mêlée mais sera accompagné de l’ouvreur Antoine Hastoy, auteur d’une bonne rentrée à Wellington tandis que Joris Segonds ne figure pas dans les 23.

Voici la composition de l’équipe de France :

Barré - Attissogbe, Depoortère, Fickou (cap.), Villière - Hastoy (o), Le Garrec (m) - Brennan, Guillard, Fischer - Halagahu, Auradou - Slimani, Bourgarit, Erdocio.

Remplaçants : Barlot, Mallez, Bamba, Taofifénua, Tixeront, Bochaton, Duabagna, Gailleton.

Voici la composition possible de l'équipe :

Tiberghien - Attisogbe, Gailleton, Fickou (cap.), Villière - Segonds ou Hastoy (o), Le Garrec (m) - Tixeront, Guillard, Fischer - Duguid, Auradou - Slimani, Barlot, Erdocio.

Remplaçants : Bourgarit, Mallez, Montagne, Taofifenua, Woki, Van Tonder, Jauneau, Hastoy.

Coupe du monde de rugby : la composition probable du XV de France face aux All Blacks

Enjeux et contexte du match

Ce déplacement dans la capitale néo-zélandaise ne sera pas une mince affaire. La Nouvelle-Zélande y reste sur une large victoire contre l’Australie (33-13) en septembre dernier, et tentera de remporter deux matches de suite à Wellington pour la première fois depuis 2016. Surtout, les Bleus ne s’y sont jamais imposés en sept rencontres. Une dynamique que les Tricolores entendent bien renverser.

Samedi dernier, la France est passée tout près d’un nouvel exploit face aux All Blacks, après trois victoires consécutives contre eux. Si ce revers met fin à leur série face à la Nouvelle-Zélande, il confirme aussi la capacité à tenir tête aux nations de l’hémisphère sud. En effet, sur leurs quatre derniers duels face à ces équipes, les Français en ont remporté deux, et n’ont plus connu deux revers consécutifs face à ce type d’adversaire depuis 2018.

Facteurs clés et stratégies potentielles

L’attaque tricolore a pu s’appuyer sur Théo Attissogbe, véritable dynamiteur depuis le début de l’année. Avec 1,67 franchissement par match, il fait partie des meilleurs perforateurs du Tier 1. Le match s’annonce aussi très tactique dans les zones de marque. La France affiche la meilleure efficacité du Tier 1 en 2024 avec 3,2 points par entrée dans les 22 mètres adverses. Mais en face, la Nouvelle-Zélande est la deuxième équipe la plus hermétique dans ses 22 mètres (2,08 points concédés par entrée). Une opposition de styles qui pourrait bien faire basculer la rencontre.

Autre facteur clé : la capacité à jouer après contact, marque de fabrique des All Blacks, qui tournent à 10,7 passes après contact par match depuis début 2024.

Pour le premier test de la tournée estivale en Nouvelle-Zélande samedi à Dunedin (9h05, heure française), Fabien Galthié aligne une équipe rajeunie, avec huit novices dans le groupe et cinq dans le quinze de départ. Segonds, 28 ans, dont le jeu au pied est un des principaux points forts, est l’un des cinq joueurs sans aucune sélection titulaire pour affronter les All Blacks, à Dunedin, pour le premier des trois test-matches prévus. Nolann Le Garrec, 10 sélections et qui vient de quitter le Racing 92 pour La Rochelle, sera quant à lui chargé d’animer le jeu français samedi, comme contre l’Angleterre remaniée lors de la victoire 26-24 à Londres le 21 juin. Il s’agit de sa troisième titularisation.

Outre Segonds, les avants Giorgi Beria, Tyler Duguid, Alexandre Fischer ainsi que l’ailier Tom Spring connaîtront leur première cape internationale au coup d’envoi (09H05 à Paris). Sur les 23 joueurs inscrits sur la feuille de match samedi, seuls deux, Mickaël Guillard et Hugo Auradou, étaient présents contre l’Irlande lors de la retentissante victoire des Bleus à Dublin 42-27.

La charnière, quant à elle, devrait être formée par le duo Le Garrec - Segonds même si Hastoy n'est pas encore éliminé : une paire taillée pour la dépossession, moins à la mode qu'à une époque, mais dont les qualités sol-air pourraient s'avérer utiles pour repousser les Néo-Zélandais loin des zones de danger.

Il faudra encore attendre la validation du staff pour en être sûr mais, derrière, l'expérience augmente un peu. Son essence repose en grande partie sur les épaules de Gaël Fickou et ses 94 sélections, qui finiront bien par faire 100 dans un avenir proche. Il est l'un des rares premium à ne rien avoir à se faire « nettoyer » cet été, signe qu'on peut aussi vieillir en bonne santé. Au centre, il devrait démarrer au côté d'Émilien Gailleton, tandis que Théo Attissogbe et Gabin Villière occuperaient les ailes. Le numéro 15 reviendrait au Bayonnais Cheikh Tiberghien, pour un baptême du feu qui aurait le mérite de se dérouler sous le toit du Forsyth Barr Stadium de Dunedin. Pas de vent ni de pluie : en voilà une bonne nouvelle quand on doit évoluer à l'arrière face aux frères Barrett et leur orchestre.

Depuis sa prise de fonction à la tête du XV de France, Fabien Galthié n’a pas pour habitude de jouer au chat et à la souris avec les journalistes concernant ses compositions d’équipe. Mieux, grâce aux numéros affichés sur les chasubles, il les expose tôt dans la semaine lors des différentes séances. Mardi matin, il était donc déjà entendu qu’il y aurait de très nombreux changements, par rapport à la formation qui s’est inclinée de quatre petits points lors du premier tes-match à Dunedin samedi dernier, pour défier de nouveau les All Blacks ce samedi (19h05 heure locale ; 9h05 en France), à Wellington.

La tendance s’est clairement confirmée ce mercredi matin, lors d’un autre entraînement au Jerry Collins Stadium, situé à vingt minutes de route de l’hôtel des Bleus. En effet, seuls le talonneur Gaëtan Barlot, la charnière composée de Nolann Le Garrec et Joris Segonds, ainsi que les Palois Émilien Gailleton et Théo Attissogbe, enchaîneraient une deuxième titularisation d’affilée dans cette tournée. Et encore, les deux derniers nommés devraient évoluer dans leur positionnement et être replacés aux ailes. Gailleton jouait deuxième centre à Dunedin, quand Attissogbe avait été exemplaire en numéro 15. À l’arrière justement, Léo Barré, qui avait manqué le match amical remporté en Angleterre il y a deux semaines et demi en raison d’une béquille, va effectuer son retour à la compétition et apporter sa petite expérience internationale.

Les cinq finalistes appelés seraient d’ailleurs sur la feuille de match puisque Joshua Brennan devrait débuter en deuxième ligne, aux côtés de Matthias Halagahu, comme Pierre Bochaton en troisième ligne avec Jacobus Van Tonder et Esteban Abadie, qui serait repositionné en numéro 8. Un poste qu’il a rarement occupé dans sa carrière. Mais, très en vue lors de l’opposition contre une équipe de l’académie d’Otago vendredi dernier pour les joueurs « hors groupe » à Dunedin, le Toulonnais semble avoir des fourmis dans les jambes. Enfin, en première ligne, Gaëtan Barlot (unique joueur à conserver sa place dans le paquet d’avants tricolore) serait entouré de Baptsite Erdocio à gauche, et de George-Henri Colombe à droite.

Sur le banc, six des huit « finisseurs » de samedi dernier devraient conserver leur rôle : Pierre Bourgarit, Paul Mallez, Régis Montagne, Romain Taofifenua, Cameron Woki et Antoine Hastoy. Ils seraient accompagnés par Bastien Vergnes-Taillefer (le cinquième finaliste) et Thibault Daubagna, lequel bénéficierait sûrement de l’entrée contrastée de Baptiste Jauneau. À noter tout de même que Cameron Woki a écourté la fin de la séance ce mercredi, en raison d’une douleur au tendon d’Achille. Une petite alerte qui n’entraînait pas de grande inquiétude pour autant. Enfin, en ce qui concerne le capitanat, celui-ci devrait logiquement revenir à Gaëtan Barlot ou à Nolann Le Garrec.

Préparation et ambiance de l'équipe

Pour le point météo, référez-vous aux jours précédents : ici, rien ne change, sinon le programme des activités de la troupe à Galthié. Une montée en gamme et en intensité - sous la pluie, donc - ce samedi matin, une semaine pile avant le premier test-match de la tournée face à la Nouvelle-Zélande, le 5 juillet à Dunedin. Rendez-vous était donné au King's College d'Auckland, cadre élégant d'un système éducatif privé de type anglo-chic, devenu camp de base sportif des Bleus pour cette première semaine. De la verdure et des édifices en pierre rouge, comme cette chapelle gothique classée, donnent un cachet certain à l'endroit.

Les Bleus ont commencé par une séance de muscu et de cardio par groupes différenciés. La salle, fonctionnelle mais intimiste, jouissait de tout le confort. Et pour cause : ici, on élève à l'année des champions. L'école repose sur un épais palmarès de 16 titres de Championnat scolaire. Juste à côté de la salle de torture des Français, le futur du rugby local répétait les gestes de base sous un préau bien utile à ce moment-là.

L'équipe de France dans son ensemble a ensuite bifurqué vers le terrain de rugby principal, d'abord pour une répétition de lancements de jeu en tout genre, avant un « ball in play » qui semblait déjà dessiner une première compo pour le choc face aux All Blacks.

Le Pack : Un défi d'expérience

Le pack _ composé d'Erdocio, Barlot et Slimani en première ligne, Auradou et Duguid en deuxième ligne, et Fischer, Guillard et Tixeront en troisième ligne _ recenserait 82 sélections au total, soit une moyenne de 10,25. Ce qui n'est quand même pas beaucoup quand on vient pour jouer au rugby dans ces contrées... Mais vous savez ce qu'on dit des voyages et de la jeunesse.

Dernier acte à Hamilton : Relever la pente

Après deux tests au bout du monde, huit membres sur les quarante-deux du corps expéditionnaire n'ont pas encore pu tamponner leur certificat « a joué contre les All Blacks en Nouvelle-Zélande ». Il s'agit de Demba Bamba, Guillaume Marchand, Théo William (qui traîne une gêne au mollet depuis un moment), Léo Berdeu, Léon Darricarrère, Alivereti Duguivalu, Théo Millet et le dernier arrivé suite au forfait de Cheikh Tiberghien, Marius Domon.

Délestées des inénarrables matches de semaine, les tournées du quinze de France ramènent toujours au pays des âmes plus en peine, faute d'avoir pu se mettre la moindre minute de jeu sous la dent. C'est arrivé par le passé à Joris Segonds ou Romain Buros et cette série de tests en Nouvelle-Zélande ne dérogera pas à la règle. Car rien ne dit que Fabien Galthié piochera dans cette main d'oeuvre au moment de composer l'équipe qui devra remonter la pente après la défaite plombante de Wellington samedi dernier (43-17). C'est plutôt à un remix entre Dunedin (défaite plus qu'honorable 31-27) et Wellington qu'il faut s'attendre.

Si le 29-3 encaissé à la mi-temps à Wellington doit laisser des traces (Colombe ? Barré ? Segonds ?), des éclaboussures pourraient toucher la troisième-ligne Jacobus Van Tonder - Esteban Abadie - Pierre Bochaton. Les Bleus ont besoin de moins subir physiquement à Hamilton et donc de réinjecter de la puissance. Prévisibles avant Wellington, les retours de Mickaël Guillard en numéro 8 et d'Alexandre Fischer en 6 devraient couler de source.

La charnière Nolann Le Garrec - Joris Segonds fut l'unique élément de stabilité entre le premier test de Dunedin et le second de Wellington. Son objet était assez clair avec la titularisation du Bayonnais à l'ouverture : exploiter sa longueur de jeu au pied pour renvoyer les All Blacks très loin et sortir de son camp facilement. Mission pas franchement accomplie et le destin du duo est un peu moins certain pour le dernier acte d'Hamilton et son enjeu de sauver l'honneur ou d'au moins limiter la casse.

Il est aussi le buteur depuis le début de la tournée et appartient à l'antichambre des premiums quand Antoine Dupont ou Maxime Lucu sont blessés. Pour le fauteuil de dix, le débat est ouvert, notamment après la bonne entrée d'Antoine Hastoy en seconde période à Wellington. Un deuxième acte où les Français font jeu égal avec les All Blacks (14-14) et bénéficierait donc au Rochelais.

Sur les dernières tournées d'été, Fabien Galthié a toujours conservé son numéro 9 (Baptiste Couilloud en Australie 2021, Lucu au Japon 2022, Baptiste Serin en Argentine 2024), il a en revanche changé son ouvreur passant de Louis Carbonel à Hastoy.

L'embarras du choix chez les trois-quarts

Par intermittence et sur les deux tests, la ligne de trois-quarts fut séduisante. Le remixage possible pour l'ultime sortie d'Hamilton ne tombera pas sous le sens sinon pour le retour de Gaël Fickou, désigné capitaine de cette tournée et principal source d'expérience de ce quinze de France (95 sélections). Reste à savoir qui l'accompagnera.

Ce staff n'a jamais eu de problème à emmener avec lui des joueurs qui n'auront pas une minute de temps de jeu officiel, ce qui semble se profiler pour certains. L'arbitrage principal devrait concerner l'autre poste de centre, à trancher entre Pierre-Louis Barassi et Nicolas Depoortère, avec un petit avantage au Toulousain, à bien tendre l'oreille quand l'encadrement s'exprime. Gaël Fickou et Mickaël Guillard devraient être titulaires pour le dernier test contre les All Blacks.

Comme il l'a prouvé à Dunedin, la combativité de Gabin Villière est franchement intéressante dans son couloir. Il resterait alors deux places à se disputer entre Théo Attissogbe, Émilien Gailleton et Léo Barré. Le premier est pour l'heure l'une des satisfactions de la tournée. Il peut occuper l'arrière ou l'aile en fonction de la décision prise pour Barré, lequel s'est lui-même crédité d'un match raté le week-end dernier. De là à l'éliminer totalement, c'est une autre histoire, d'autant que son jeu au pied reste précieux et qu'il a lui aussi montré quelques fulgurances offensives.

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