France - Danemark : Les Bleues en route vers les demi-finales du Mondial de Handball Féminin

L'équipe de France féminine de handball a réalisé une performance impressionnante en battant le Danemark (31-26) en quarts de finale du Mondial de handball 2025 à Rotterdam. Après avoir subi leur première défaite du tournoi face aux Pays-Bas (26-23), les championnes du monde en titre ont su se ressaisir et montrer leur détermination.

Ce mercredi, deux jours après leur défaite face aux Pays-Bas pour clore la phase principale de la Coupe du monde de handball, l’équipe de France a retrouvé son meilleur niveau pour faire tomber le Danemark (31-26). Un succès loin d’être acquis d’avance face aux médaillées de bronze des deux dernières éditions, mais qui ne souffre d’aucune contestation.

Les Bleues, championnes du monde en titre, se sont présentées face aux Danoises en position de challenger. L'équipe de France féminine de handball, épatante en défense, a pris une éclatante revanche sur le Danemark (31-26), son bourreau à l'Euro-2024, pour atteindre mercredi à Rotterdam les demi-finales du Mondial, où elles ont rendez-vous avec l'Allemagne vendredi.

Mal embarquée, l'équipe de France féminine de handball a renversé les Danoises 23-22 ce vendredi 17 décembre.

Les Françaises ont aussi été parfaitement lancées par Clarisse Mairot (6/7), qui a réussi ses quatre premiers tirs (8-4, 11e) alors que la menace de loin était essentielle dans un futur succès. L'arrière gauche de Brest a aussi été précieuse en inscrivant deux buts coup sur coup en seconde période alors que les Danoises, menées de cinq longueurs à la mi-temps (17-12), étaient revenues à deux unités (19-17, 39e).

Pour relancer la machine, les parades d'Hatadou Sako ont également compté, notamment celle devant Elma Halilcevic, fructifiée par deux buts de Sarah Bouktit derrière (22-17, 45e). Un autre arrêt et, quelques minutes plus tard, Lucie Granier pliait le match (28-21, 52e). Bouktit (8/8), élue joueuse du match, illustre les choix payants effectués par Gardillou: le sélectionneur a fait démarrer la pivot de Metz en attaque (Oriane Ondono étant utilisée en défense), et placé au poste d'arrière droite l'habituelle pivot Pauletta Foppa. Elle a complètement éteint en défense Anne Mette Hansen tout en apportant son écot en attaque.

Gardillou a également rapidement fait entrer Léna Grandveau comme demi-centre (son poste de prédilection). Dans la foulée, la Bourguignonne a délivré une merveille de passe décisive pour Lucie Granier (11-8). Comme Grandveau, Méline Nocandy (2/2) a été décisive juste après son entrée en jeu (12-8, 20e) et avoir manqué les trois précédents matches, blessée à une cheville. Comme ses équipières, elle a encore deux matches devant elle.

Les Bleues savent se sublimer au moment idéal.

Après quatre minutes, un premier écart était créé (0-3), il était encore plus conséquent à la 10e (3-7). La preuve d’une efficacité offensive et d’une solidité défensive qui se sont confirmées jusqu’à la pause (12-17).

Portées par Sarah Bouktit (8 buts), élue meilleure joueuse du match, et une Hatadou Sako survoltée, les Bleues ont poursuivi leur domination en deuxième mi-temps, conservant toujours un matelas d’avance confortable. Une belle manière de s’offrir une fin de match sereine et d’inspirer une certaine crainte dans les camps des Pays-Bas, de la Norvège et de l’Allemagne, les dernières candidates au titre.

« On a bien préparé le match et on s’est dit que dans le comportement, il fallait changer quelque chose, précisait Bouktit au micro de BeIN Sports après la rencontre. Il fallait qu’on montre qu’on a du coeur et que ça vient des tripes. On ne parle plus de handball, si on est ici c’est qu’on a le niveau. Ce sont celles qui auront le plus la dalle, qui ont le plus envie (qui gagneront). Il fallait les enterrer dès le début du match et ne leur laisser aucune occasion d’espérer quoi que ce soit. C’est ce qu’on a fait. »

Dans le dernier carré, les Bleues affronteront vendredi les Allemandes, qui ont battu le Brésil ce mardi (30-23). Les récents affrontements entre les deux équipes sont des bons souvenirs pour l’équipe de France puisqu’elle s’était imposée en amical au mois de mars (28-25 et 30-29).

Dans un match qu’elles ont su prendre par le bon bout, les handballeuses françaises ont dominé les Danoises (31-26), mercredi 10 décembre, en quarts de finale des championnats du monde qui se disputent jusqu’au 14 décembre en Allemagne et aux Pays-Bas. Après leur défaite (23-26), lundi, en match de poules, leur première du tournoi, les Bleues ont redressé la barre avec brio à l’Ahoy Arena de Rotterdam, devant un public très clairsemé. Menant au score de bout en bout, les Tricolores ont aussi pris leur revanche sur une formation scandinave qui les avait battues (22-24) il y a un an en demi-finales de l’Euro 2024.

« C’était une grosse équipe du Danemark en face de nous. On est à notre place et je suis très fier de mes joueuses. Je suis satisfait de la rencontre sur le plan tactique. On a été très efficients en attaque. La France est une équipe diesel. On a retenu les leçons du match contre les Pays-bas », a déclaré le sélectionneur Sebastien Gardillou après la rencontre, au micro de BeIN Sports.

Grâce à leur agressivité retrouvée, les Bleues ont battu les Danoises (31-26), mercredi à Rotterdam. Elles affronteront vendredi les Allemandes pour une place en finale, tandis que les Néerlandaises se mesureront aux Norvégiennes, l’épouvantail du tournoi.

Ne nous laissons pas tromper par ce chiffre de 26, qui est celui du nombre de buts encaissés par les Bleues dans ce quart de finale du Mondial de handball remporté (31-26) contre le Danemark. En première lecture, on pourrait croire que le match s’est gagné offensivement. En réalité, c’est en défense que les Bleues sont allées chercher leur 3ème demi-finale consécutive, la 4ème en cinq éditions. Cette défense, qui a parfois été le point d’interrogation de cette équipe de France depuis le début du mondial, a su répondre présent au meilleur des moments et face à un des favoris de ce mondial.

« On a été des mortes de faim, on a défendu toutes ensemble », confie Clarisse Mairot, au micro de beIN SPORTS, dans la foulée de son match. En une phrase, l’arrière brestoise a résumé la prestation des Bleues, qui ont livré une prestation d’une constance défensive qui a frôlé la perfection. Que ce soit aux postes 1, 2 ou 3, tout le monde a livré une grande partie. Des arrières et pivots qui ont su fermer les espaces, provoquant quantité de passages en force du côté du Danemark. Dans le premier acte, on a senti une équipe danoise totalement perdue, qui s’en est remise à Kristina Jorgensen (7 des 12 buts de son équipe).

Les stats marquantes des Bleues après 6 matchs au Mondial féminin de handball:

Les Bleues ont sans doute un peu tremblé après un peu moins de dix minutes dans le second acte, lorsque le Danemark est revenu à deux buts (19-17, 39ème). Cinq buts encaissés en moins de neuf minutes et deux petits buts inscrits. On a senti des Danoises qui ont trouvé plus de solutions. Des buts marqués plus facilement, avec des temps de possession plus longs et dans le secteur central. Le sélectionneur, qui peut prendre sa part dans ce beau succès avec quelques bons choix, a resserré son équipe dans l’axe. Tout en propulsant Léna Grandveau dans une sorte de position libre. Dans un système qui n’était pas totalement une « 1-5 », mais pas totalement une « 6-0 ». La Messine se chargeant de monter au bon moment pour perturber les demi-centres adverses. Pendant six minutes, les Françaises n’encaisseront pas de but. Elles reprennent cinq longueurs d’avance (22-17, 45ème).

Au cœur du second acte, alors que les Bleues avaient repris une certaine marge au score (lire ci-dessus), le Danemark a basculé sur un jeu à 7. Qui a un temps fonctionné, avec des attaques victorieuses. Là encore, il a fallu cinq minutes d’adaptation aux Bleues, qui ont fini par trouver des solutions. Des solutions traduites en ballons récupérés et en shoots sur un but vide. Deux réalisations signées Suzanne Wajoka (50ème) et Lucie Granier (53ème). Les Bleues prennent alors sept buts d’avance, le plus gros écart de ce quart de finale. Le Danemark est assommé et ne se relèvera plus.

Les Bleues n’ont concédé que 38 tirs dans la rencontre. Un véritable exploit au plus haut niveau. C’est le meilleur total des Bleues dans ce mondial, avec la première rencontre contre la Tunisie et la 4ème contre l’Autriche. Hatadou Sako a réalisé les parades qu’il fallait, mais la gardienne tricolore n’a pas été sursollicitée, comme ce fut le cas contre les Pays-Bas, match dans lequel elle avait livré une grande partie. Une rencontre dans laquelle les Françaises avaient concédé 47 tirs.

Les championnes du monde tricolores entament leur tournoi avec une rencontre abordable contre la Tunisie, vendredi 28 novembre.

L'équipe de France a enregistré son premier revers contre les Néerlandaises, dans ce Mondial, lundi.

Qualifiée avant son dernier match de Tour Principal qu’elle a perdu contre les Pays-Bas (26-23) lundi soir, l’équipe de France féminine est opposée au Danemark ce mercredi en quart de finale du Mondial de handball 2025.

L’équipe de France affronte ce mercredi 10 décembre le Danemark en quart de finale du Mondial féminin de handball 2025 à Rotterdam (Pays-Bas).

Peu importe les absences de cinq joueuses majeures, en congé maternité (Estelle Nze Minko, Chloé Valentini, Laura Flippes) ou blessées (Laura Glauser et Grâce Zaadi), les Bleues, jamais inquiétées, ont retrouvé la cohésion collective de leurs plus grandes conquêtes.

Celles-ci ont toujours été assises sur une défense de fer. Le sélectionneur Sébastien Gardillou, qui avait demandé mardi qu'elle soit « excellente » et pas seulement bonne, a été entendu. Concernées individuellement et collectivement, les Bleues ont parfaitement gêné la circulation de balle des Danoises et fait résonner leur hargne, dès le début de match (3-0), dans une Ahoy Arena aux trois-quarts vide. Après avoir fait le plein juste avant pour la qualification des Néerlandaises face aux Hongroises (28-23).

Le sélectionneur, qui peut prendre sa part dans ce beau succès avec quelques bons choix, a resserré son équipe dans l’axe.

« On a été des mortes de faim, on a défendu toutes ensemble », confie Clarisse Mairot, au micro de beIN SPORTS, dans la foulée de son match.

En première lecture, on pourrait croire que le match s’est gagné offensivement. En réalité, c’est en défense que les Bleues sont allées chercher leur 3ème demi-finale consécutive, la 4ème en cinq éditions.

Françaises et Danoises vont se croiser pour la 69e fois. Elles devront toutefois prendre très au sérieux les Danoises, finalistes de l'Euro il y a deux ans.

Les regards se tournent vers l’arrière gauche Orlane Kanor, l’une des seules tireuses longue distance de la France et en échec depuis le début du tournoi.

Il appelle son équipe rajeunie à faire preuve de davantage de dureté en défense. « On a toujours eu des résultats en privilégiant la défense. On est bon mais on ne peut pas se permettre de ne pas être excellent », affirme Gardillou, pour qui la capacité des Bleues à gêner la « qualité de transmission » danoise sera le principal « enjeu ».

Les Bleues devront aussi perdre moins de ballons que lundi. Il leur faudra également enfin régler la mire de loin, pour faire gonfler la marque.

« N’oubliez pas qu’il manque quand même 900 sélections », développe le sélectionneur, en référence aux absences d’Estelle Nze Minko, Chloé Valentini, Laura Flippes (en congé maternité), Laura Glauser et Grâce Zaadi (blessées). Auxquelles il convient d’ajouter celle, depuis le troisième match, de Méline Nocandy, qui pourrait revenir face aux Danoises.

« Tout nous anime aujourd’hui. On a envie de faire mieux, d’avoir une bonne image de nous sur le terrain et surtout de ne pas finir » par une nouvelle défaite qui serait synonyme d’échec, un an après la quatrième place de l’Euro.

« Une revanche, non : si on joue avec trop d’émotion comme ça, ça peut nous perdre », objecte Lucie Granier, estimant que « si on fait les mêmes erreurs que lundi, ça ne passera pas ».

« Je ne crois pas qu’on puisse prendre les athlètes, les tremper dans le haut niveau, les faire sécher et qu’elles soient capables de gérer toutes les situations », souligne Gardillou.

Danemark-France : l'analyse

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