Le handball est un sport pratiqué dans le monde entier, dont les origines remontent au début du 20e siècle. Avant que le handball devienne le sport que l’on connaît, les jeux incluant un ballon joué à la main étaient courants.
Que ce soit dans l’Europe médiévale ou en Amérique du Sud, ou encore chez les Inuits, beaucoup d’activités ludiques étaient pratiquées avec un objet sphérique. En Tchécoslovaquie, un jeu nommé hazena (česká házená) ressemble fortement au handball et il est pratiqué vers 1905. En Allemagne, le Torball (à ne pas confondre avec le jeu actuel pour personnes malvoyantes) est un jeu aux règles proches du handball. Il sera d’ailleurs adapté et deviendra le handball joué à 11 en 1919. Cependant, c’est au Danemark que l’on attribue la plus grande similitude avec le handball moderne, avec un jeu qui s’appelait håndbold. La forme primitive appelée handbold est inventée en 1898 par Holger Nielsen, un Danois. En 1919, une compétition de handbold est jouée à Los Angeles, introduite par un irlandais nommé Casey.
A la même date, Carl Schellenz qui est professeur de sport en Allemagne, fait évoluer le Torball en un nouveau sport qui devient le handball à 11. C’est la naissance du handball, en 1926. Ensuite, le handball connaît un coup d’éclat aux Jeux Olympiques d’Amsterdam en 1928, en tant que sport de démonstration. S’ensuit la création de la Fédération Internationale de Handball Amateur. Le handball naît en France en 1932, en provenance des voisins allemands. Il est joué en Alsace et en Lorraine. Le handball est introduit pour la première fois en tant que sport olympique officiel, aux Jeux Olympiques d’été de Berlin en 1936.

Handball aux Jeux olympiques de 1936
Des français souhaitent créer une fédération nationale en France, mais ils n’obtiennent qu’une commission technique au sein de la fédération de basket-ball. C’est en 1941 que la Fédération Française de Handball est enfin officialisée, avec René Bouet à la présidence. En 1946, la Fédération Internationale de Handball (l’IHF) voit le jour à Copenhague. Elle regroupe les huit pays majeurs dont la France. A partir de 1950, le jeu à 7 devient majoritaire et le handball à 11 s’efface progressivement. Au mondial de Suède, c’est la formule à 7 qui est retenue. Le handball féminin est lui représenté pour la première fois en 1976 aux Jeux Olympiques de Montréal.
Le handball moderne
Le Handball moderne se pratique sur un terrain rectangulaire de 40x20 mètres divisé en deux. Chaque équipe est composée de 7 joueurs dont un gardien. La répartition classique d'une équipe comprend généralement deux ailiers, deux arrières, un demi-centre ainsi qu'un pivot. Le principe est de faire rentrer le ballon dans le but adverse et de marquer plus de points que l'adversaire avant la fin du temps imparti. Les joueurs peuvent manipuler la balle uniquement avec les mains et le joueur en possession du ballon peut avancer en dribblant ou faire la passe à ses coéquipiers.
Ainsi, il s'agit d'un sport où le jeu offensif est particulièrement encouragé, notamment avec les récentes règles permettant par exemple de remplacer le gardien par un joueur durant'attaque. D'autre part, pour marquer un but, les joueurs doivent tirer en dehors de la zone du gardien qui est délimitée par un demi-cercle d'un rayon de 6 mètres. Cela donne lieu a des tirs puissants, souvent en plein saut, et d'une précision spectaculaire, en particulier lorsque le sport est pratiqué à haut niveau.

Terrain de handball avec marquages
A partir de 1980, le handball de haut-niveau est disputé par les pays européens. Même si des équipes asiatiques ou américaines font des incursions. C’est le cas de l’équipe de handball féminine de Corée du Sud qui remporte les jeux olympiques de 1988. La France est l’un des meilleurs pays au monde en handball, avec de nombreuses victoires à son actif. Elle a notamment été championne du monde six fois, et championne d’Europe 3 fois. Le handball est un sport très populaire en France, avec plus de 700 000 licenciés. Il y a plusieurs compétitions de haut niveau, comme la Ligue Nationale de Handball (LNH) ou la Coupe de France. Le handball est un sport collectif qui se joue au masculin comme au féminin, et ce à tous les niveaux. C’est un sport complet qui demande beaucoup de vitesse, d’agilité et de coordination.
Parcours de l'Équipe de France Féminine
L'équipe de France féminine de handball a connu une trajectoire remarquable sur la scène internationale.
- Championnat du Monde B 1989 au Danemark: Les Bleues terminent à la 9e place après une victoire aux tirs au but contre la Tchécoslovaquie.
- Championnat du Monde 1990 en Corée du Sud: L'équipe de France se classe à la 14e place.
- Championnat du Monde 1999 au Danemark et en Norvège: L'équipe de France termine deuxième de la poule B au tour préliminaire et élimine l'Ukraine.
- Jeux Olympiques d'été de 2000 à Sydney (Australie): C'est la première participation de l'équipe de France féminine aux Jeux olympiques d'été où les Bleues font bonne figure et terminent troisièmes de la poule A au tour préliminaire.
- Championnat d'Europe 2000 en Roumanie: L'équipe de France termine à la 5e place après une belle victoire sur la Norvège (23-19).
- Championnat du Monde 2003 en Croatie: L'équipe de France devient championne du monde pour la première fois de son histoire.
- Jeux olympiques d'été de 2004 à Athènes (Grèce): L'équipe de France échoue dans la quête d'une médaille olympique où elle est battue de justesse par la Corée du Sud en demi-finale (31-32) et par l'Ukraine lors de la petite finale pour la médaille de bronze (18-21).
- Championnat du Monde 2007 en France: Malgré le soutien du public, les Bleues échouent contre la Roumanie en quart de finale après prolongations (31-34 a.p.).
- Jeux olympiques d'été de 2008 à Pékin (Chine): Les Bleues s'inclinent injustement après deux prolongations (31-32 a.2p.) contre la Russie en quart de finale.
- Championnat du Monde 2009 en Chine: L'équipe de France retrouve son statut en finissant deuxième de la poule A au tour préliminaire.
- Championnat d'Europe 2010 au Danemark et en Norvège: L'équipe de France finit difficilement troisième de la poule D au tour préliminaire (une victoire et deux défaites).
- Championnat du Monde 2011 au Brésil: Les Bleues réalisent un superbe exploit en quart de finale en éliminant le triple tenant du titre mondial, la Russie (25-23).
- Jeux olympiques d'été de 2012 à Londres (Royaume-Uni): Lors de cette compétition, l'équipe de France termine 1re et invaincue d'une très difficile poule B au tour préliminaire.
- Championnat d'Europe 2016: Grâce à la médaille de bronze remportée, la France est directement qualifiée pour le Championnat du monde 2017 en Allemagne.
L'Équipe de Corée Unifiée au Championnat du Monde
Lors du championnat du monde, une initiative particulière a été mise en place : la création d'une équipe unifiée de Corée, regroupant des joueurs de Corée du Sud et de Corée du Nord. Cette démarche symbolique visait à promouvoir la paix et la réconciliation entre les deux pays, toujours divisés politiquement.
La Fédération internationale de handball (IHF) a autorisé cette équipe à aligner 20 joueurs, au lieu de 16 pour les autres nations participantes. L'équipe unifiée a été placée dans un groupe difficile, aux côtés de la France, de l'Allemagne, de la Russie, de la Serbie et du Brésil. Malgré les défis sportifs, l'objectif principal était de montrer un esprit d'équipe unifiée au monde entier et de véhiculer un message de paix. Au lieu des hymnes nationaux, le chant folklorique traditionnel coréen, Arirang, a été joué lors des matchs.
Cette initiative s'inscrit dans une volonté plus large de mondialisation du handball, en particulier en Asie. Le Comité international olympique (CIO) a salué cette démarche, soulignant le rôle du sport dans la construction de ponts et l'ouverture de portes entre les nations.

Drapeau utilisé pour représenter l'équipe unifiée de Corée
En regroupant les athlètes des deux pays dans une seule et même équipe nationale par exemple. À Berlin, encouragés par la Fédération internationale (IHF) et le Comité olympique (CIO), ce sont les handballeurs qui montrent l'exemple.Bien que la plus grande discrétion entoure cette sélection, la cohabitation semble en bonne voie.
La Corée du Sud et celle du Nord tentent le rapprochement grâce au sport, et plus précisément grâce au handball. Une équipe de «Corée unifiée» affronte la France aujourd'hui. Quatre joueurs nord-coréens vont se joindre aux seize sud-coréens retenus dans la sélection qui va affronter l'Allemagne jeudi à Berlin avec pour espoir de faire mieux que les joueuses coréennes de hockey qui avaient terminé à la dernière place après avoir perdu tous leurs matches aux Jeux de Pyeongchang.
Les Coréens ont reçu une autorisation spéciale de la Fédération internationale de handball (IHF) pour aligner 20 joueurs, quatre de plus que leurs rivaux. Au moins un joueur nord-coréen sera aligné lors de chacun des cinq matches de groupe. L'équipe est dans le groupe A avec, outre l'Allemagne, d'autres équipes de premier rang comme la France, championne en titre, la Russie et la Serbie. Elle jouera avec un drapeau "unifié" bleu et blanc et son potentiel reste un mystère.
Les spectateurs du match Corée du Sud - France assisteront à des scènes inhabituelles, ce vendredi à Trondheim : un sélectionneur s'adressant en anglais à ses joueuses, et à ses côtés un traducteur qui relaie son message en coréen. La plus grande nation du handball asiatique a entamé une véritable révolution culturelle depuis le printemps 2022 en faisant appel à des entraîneurs étrangers, le Danois Kim Rasmussen puis depuis le printemps dernier le Suédois Henrik Signell.
Le changement est considérable pour une sélection qui tirait une fierté légitime de son école du jeu. Aiguillonnée par l'organisation des JO de Séoul en 1988, la Corée du Sud a atteint huit fois de suite le dernier carré des Jeux entre 1984 et 2012 (6 médailles dont 2 d'or, en 1988 et 1992) et décroché le titre mondial en 1995. Mais ses résultats ont décliné depuis, à mesure que les Européennes s'adaptaient à son jeu atypique et à sa fameuse défense « 3-3 » (avec trois joueuses avancées).
Interrogée sur le sujet en conférence de presse à Stavanger, la capitaine et ailière gauche Shin Eun-joo a pris le temps de réfléchir et d'exposer sa vision : « L'entraîneur essaie d'assembler le jeu coréen et le style européen pour améliorer l'équipe. Notre force, c'est le jeu rapide et il veut nous aider à y ajouter plus de calme, de décontraction. »
Le choc culturel reste considérable, d'abord dans la communication, dans un pays où peu de gens parlent anglais. « C'est assez difficile, il faut transmettre des messages courts et directs, car tu n'as pas le temps de dire trop de mots, dit l'ancien sélectionneur de la Suède (2016-2020). Mais j'essaie d'apprendre le coréen et on est ensemble presque tous les jours depuis le mois de mai, ça va de mieux en mieux. »
Signell est auprès de son équipe quasiment en permanence depuis le mois de mai. Il rentrera chez lui après le Mondial, quand reprendra le Championnat local, condensé sur la période de janvier à mai, avant de retrouver ses joueuses pour la préparation des JO de Paris.
« La culture et la mentalité sont très différentes, reconnaît le technicien. Pour certaines choses, c'est intéressant, mais parfois il faut respecter les différences et faire des compromis. Les Coréens aiment s'entraîner dur, nous aussi, mais pas plus que ce dont les joueuses sont capables. »
Le handball, qui rêve toujours de devenir un sport universel, organise ce week-end ses tournois de qualification olympique. 49 ans après son entrée aux Jeux Olympiques, à Munich en 1972, le handball (prononcez hand - balle en raison de ses origines allemandes) reste un sport profondément européen.
Un seul pays au monde réussit de temps en temps à briser cette hégémonie, la Corée du Sud. Et encore depuis 2012 les podiums des JO chez les hommes comme chez les femmes sont redevenus 100% européen. Seul changement en un demi-siècle, la domination des pays d'Europe de l'Est a laissé place à celle des latins, français et espagnols, et des pays nordiques, Norvège et Danemark en tête. Bref, pour ce qui est de la mondialisation, le hand n’a pas beaucoup avancé et c’est pour lui un vrai problème.
Le handball - Karambolage - ARTE
Car parmi les critères retenus par le CIO pour choisir les sports olympiques , figure l’universalité. Or parmi les nations majeurs du hand on ne trouve ni la Chine, ni les Etats Unis, les deux premières puissances mondiales, pas même le Royaume Uni ou le Japon, aucun pays d’Océanie, aucun pays américain. Le handball court après sa mondialisation
Premier chantier les Etats-Unis, principal marché du sport mondial. A la fin des années 2000, la Ligue de handball française organise son final à 4 de la Coupe de la Ligue à Miami dans l’American Airlines Arena, 18 000 places. Résultat 2000 personnes à peine dans les gradins. Le fiasco restera sans lendemain. 10 ans après, la sélection nationale américaine reste très faible. Pour lui permettre de progresser, la fédération internationale l’a invité au mois de janvier aux championnats du monde en Egypte. Pas besoin d'en passer par les qualifications. Pas de chance, les américains ont attrapé le Covid pendant leur préparation, retour à la maison.
Pour étendre son horizon, le handball a aussi regardé vers le Moyen-Orient. En 2015, le Qatar organise les championnats du monde et, profitant d’un règlement très souple, construit une équipe nationale à coup de naturalisation : ses joueurs sont français, croates, cubains, égyptiens. Le pays parvient en finale. Aujourd’hui il n’en reste pas grand-chose, la sélection du Qatar n’ira même pas à Tokyo.
Le hand a aussi tenté de surfer sur la mode des sports de plage en poussant le Beach handball comme sport olympique à Paris en 2024. Là encore échec. Mais il y a des raisons d'espérer et on les trouve à Montpellier. La capitale du handball en France accueille ce week-end l'un des 3 tournois de qualification olympique. Au côté de la France et de la Croatie, deux nations historiques, deux pays émergents vont tenter de créer la surprise.
Le Portugal qui en 10 ans a comblé son retard et éliminé la France de l’Euro l’an dernier. Les grands clubs du pays, Porto et Benfica, en tête ont investi, recruté des entraineurs étrangers et fait monter le niveau. Et puis il y a la Tunisie où le handball est désormais le deuxième sport du pays derrière le foot, très populaire dans les villes côtières du Nord. L’Etat a joué un rôle dans ce décollage en construisant des centres de formation, ce qui a fait progresser l’équipe nationale.
France - Croatie - Tunisie - Portugal seuls deux iront au Japon cet été : un peu de sang neuf ne nuirait pas à l’avenir olympique du handball. Le handball compte parmi les sports collectifs que l'on retrouve aux JO de Paris 2024. On vous dévoile tout ce qu'il faut savoir sur cette discipline : Ses règles, son histoire, les favoris pour cette année, le programme, voici de quoi devenir incollable sur le Handball à l'approche des Jeux Olympiques de Paris !
Pour les Jeux Olympiques de Paris, les matchs du tournoi de Handball se déroulent du 25 juillet au 11 août 2024. 12 équipes féminines et 12 équipes masculines s'opposeront lors de ces épreuves. Les nations européennes se distinguent particulièrement au Handball : elles dominent le palmarès olympiques de ce sport. Parmi les nations particulièrement redoutées pour les JO de Paris 2024, on retrouve côté masculin la France, le Danemark, la Suède ou l'Islande.
Après ses deux victoires pour débuter le Mondial, l’équipe de France masculine de handball affronte une équipe de Corée mêlant seize joueurs du Sud et quatre du Nord. Après avoir pris le meilleur sur le Brésil et la Serbie, l’équipe de France masculine de handball est confrontée, lundi 14 janvier, à un adversaire inédit pour son troisième match du Mondial. A Berlin, une équipe composée de joueurs de Corée du Sud et de Corée du Nord se présente sur sa route.
A l’instar des Jeux olympiques de Pyeongchang l’an passé, où une unique équipe féminine de hockey coréenne avait disputé le tournoi, la Fédération internationale de handball (IHF) a choisi d’inviter une « Corée unifiée » à disputer la compétition. Et, pour l’occasion, elle a choisi de faire une exception. Cette équipe symbole pancoréenne n’est pas contrainte aux mêmes règles que les 23 autres participants au Mondial : là où chaque nation doit composer avec un groupe de seize joueurs (et trois changements possibles en cours de compétition), la Corée unie a le droit d’aligner vingt joueurs sur la feuille de match.
Quatre Nord-Coréens ont donc incorporé l’équipe sud-coréenne initiale. « Nous n’avions aucune information sur les joueurs de la Corée du Nord avant qu’ils nous rejoignent », a admis John Yoon, membre de la Fédération sud-coréenne de handball. Ce sont des « joueurs soldats », détaille l’entraîneur Cho Young-shin, qui a qualifié la Corée (du Sud) pour son premier Mondial depuis 2013.
Au moins un Nord-Coréen aligné à chaque match Quand il ne dirige pas l’escouade nationale, le coach coréen mène l’équipe du Korea Armed Forces Athletic Corps, un corps d’élite d’athlètes soldats surnommé « Sangmu » en Corée. Si neuf de ses membres ont pris part - dans différents sports - aux Jeux olympiques de Pyeongchang, aucun joueur de « Sangmu » ne fait partie de l’équipe emmenée au Mondial de handball.
Rassemblée le 22 décembre, l’équipe de la péninsule coréenne - laquelle est représentée sur le drapeau choisi pour symboliser l’équipe - n’a eu que deux semaines de préparation pour assimiler les quatre recrues du nord. « Ça a suffi pour qu’on identifie les forces et les faiblesses de chaque joueur, a assuré l’entraîneur Cho Young-shin, qui s’est engagé à ce qu’au moins un Nord-Coréen dispute chaque rencontre. Nous nous sommes rapprochés à chaque soirée passée ensemble, chaque entraînement, chaque repas, et désormais nous avons une connexion amicale. »
« Il n’y a que quatre Nord-Coréens ? C’est symbolique, quoi, constate le Français Nedim Remili, admettant avoir été surpris par l’annonce de cette équipe unifiée. Mais si c’est très important pour la Corée - les Corées ? je ne sais pas comment on dit -, ça ne changera rien pour nous, parce qu’on va jouer notre handball. »
Volonté d’internationalisation
« Cette initiative d’unir les deux Corées s’inscrit dans la volonté de mondialiser notre sport, assumait le président de la Fédération française de handball (FFHB), Joël Delplanque, avant l’entame du Mondial. L’Asie est un enjeu très important, et dans cette optique, la Corée aussi. »
Tout élément allant dans le sens d’un développement de la « balle pégueuse » dans le monde est accueilli favorablement par l’IHF. Le président du CIO, Thomas Bach, déjà à la manœuvre dans le rapprochement des deux Corées aux JO d’hiver en 2018, s’est félicité de l’initiative de l’IHF. Présent à Berlin pour le match inaugural, l’ancien champion olympique allemand de fleuret (1976) a salué la « poursuite de l’initiative lancée par le CIO à l’occasion de Pyeongchang ».
« Le sport ne doit pas faire de la politique, mais il peut construire des ponts et ouvrir des portes », a poursuivi M. Bach dans l’ancienne ville divisée par une mur. Une candidature commune des deux pays, officiellement toujours en guerre, aux JO 2032, est à l’étude.
Pas d’hymne, mais un chant folklorique traditionnel
Dans sa communication, la Fédération internationale ne fait guère de mystère sur l’ambition d’une telle équipe. « Plus que du sport, l’histoire en marche », claironne son site Internet. Tombée dans le groupe - outre des ogres français - de l’hôte allemand, de la Russie, de la Serbie et du Brésil, tout autre résultat qu’une élimination au tour préliminaire serait un exploit pour la Corée unie.
« Nous sommes dans le groupe de la mort », a constaté l’entraîneur sud-coréen Cho Young-shin, et les deux premières défaites de ses hommes ont confirmé ses dires. « Notre objectif ultime n’est pas le résultat, mais de montrer notre esprit d’équipe unifiée au monde entier, énonce John Yoon dans un communiqué. Notre victoire sera d’émouvoir tous les fans de handball et de permettre à ce sport de véhiculer le message de paix venu de notre péninsule. »
Au lieu de l’hymne national de l’un ou l’autre pays, le chant folklorique traditionnel coréen Arirang va retentir après La Marseillaise. Ensuite, place au jeu.
Pour des Bleus visant une troisième couronne mondiale d’affilée (après celles de 2015 et 2017), la Corée n’est certes qu’une étape, mais elle n’est pas à prendre à la légère. « Il ne faudra pas avoir un excès de confiance et livrer un match sérieux », avertit l’entraîneur français, Didier Dinart. « La meilleure manière de respecter cette équipe et ce symbole est de jouer à fond, conclut Nedim Remili. En espérant que cette unification trouve écho dans d’autres sports. »