L’équipe de France féminine de volley-ball s’est inclinée 3-0 en quarts de finale du Mondial face au Brésil. La marche était trop haute face aux dernières finalistes du Mondial. Battues sèchement trois manches à zéro (27-25, 33-31, 25-19) à Bangkok (Thaïlande) en quarts de finale du Mondial, les Bleues quittent la compétition avec un sentiment de fierté.
Pour leur première participation au Mondial depuis plus de cinquante ans, les joueuses de Cesar Hernandez n'ont pas réussi à renverser le Brésil et s'arrêtent donc en quarts de finale malgré une belle résistance (27-25, 33-31, 25-19) et au terme d'un parcours historique. Les Bleues n’ont pas déméritées, mais sont tombés face à plus fortes.
Les Françaises avaient frôlé l'exploit en phase de groupes face aux Brésiliennes, qui les avaient déjà battues au tie-break lors de leur précédent affrontement, cet été en Ligue des nations. Cette fois, elles n'ont pas réussi à pousser les vice-championnes du monde en titre au cinquième set mais les coéquipières d'Héléna Cazaute (20 points) ont montré un beau visage, surtout dans les deux premiers sets.

La star brésilienne du volley Gabi au service, le 22 août 2025.
Un Match Intense et Disputé
Les deux équipes se rendent coup pour coup.
Rapidement menées de cinq points dans la première manche (5-10), les Bleues ont rattrapé leur retard avant de revenir à hauteur des Brésiliennes (16-16) grâce à deux blocks successifs d'Amélie Rotar (10 points) et de Cazaute, sa capitaine. Les deux équipes ont alors offert au public une fin de set haletante où aucune n'a pris plus d'un point d'avance jusqu'à 25-25. Après avoir sauvé deux balles de set, l'équipe de France a finalement craqué sur la troisième, avec une faute de filet qui offrait la manche au Brésil.
Pas abattues, les Bleues ont réussi leur entame de deuxième manche (9-6) et maintenu cette avance, bien aidées par les fautes brésiliennes au service, jusqu'à mener 19-15. Mais face à une nation doublement titrée aux Jeux Olympiques (2008, 2012), le moindre relâchement peut être fatal et les Françaises ont vu leurs adversaires revenir à 19-19 et entraîner une nouvelle fin de set sous tension.
Elles ont sauvé une première balle de set à 24-23 pour le Brésil, après un gros moment de flottement causé par le double changement côté français et les entrées d'Enora Danard Selosse et Lucille Gicquel. Sur le point suivant, un block de cette dernière, qui avait déjà inscrit le point de la délivrance en huitièmes de finale face à la Chine, a même permis à l'équipe de France de s'offrir une nouvelle occasion de revenir à un set partout. Les Bleues y ont cru sur un ballon trop long des Brésiliennes, malheureusement touché du bout des doigts par le block français.
À 29-29, la chance a basculé du côté tricolore quand la balle a rebondi sur le visage d'Iman Ndiaye (15 points) pour retomber dans le camp brésilien, mais la bonne étoile n'a pas duré longtemps. Après avoir sauvé quatre balles de deux sets à zéro, les Françaises ont fini par céder sur une attaque de la star brésilienne Gabi (13 points), deuxième meilleure marqueuse de son équipe ce jeudi derrière Julia Bergmann (17 points).
Trois ans après leur défaite en finale contre la Serbie, les Brésiliennes ont ensuite pris l'avantage à 11-11 dans le troisième set et ne l'ont plus jamais lâché pour s'offrir une nouvelle qualification dans le dernier carré. Elles y retrouveront en demi-finales l'Italie, qui a dominé la Pologne (3-0) en quarts.

Iman Ndiaye (équipe de France féminine de volley).
Réactions et Analyse du Match
Héléna Cazaute pousse les Brésiliennes à la faute après un smash.
Il n'a pas manqué grand-chose aux Bleues, ce jeudi à Bangkok (Thaïlande). Juste un peu de réalisme en fin de sets dans les deux premières manches.
Les Bleues pourront aussi maudire les quatre points d'avance envolés dans cette deuxième manche cruciale, où elles menaient 19 à 15 avant d'encaisser un 0-4, notamment après une mauvaise réception et une rare attaque dehors de Cazaute.
Dans la première manche, qu'elles ont mal entamée (5-10), peut-être un peu stressées, avant de se rétablir (16-16 après deux contres gagnants d'Amélie Rotar puis Cazaute), elles ont cédé un peu auparavant (21-20 à 22-23).
Malgré un mauvais départ, les Françaises ne se sont pas désunies et sont revenues à hauteur dans le premier set, égalisant puis passant devant un court instant (21-20) à la faveur d’un ballon poussé malicieusement dans la diagonale par Iman Ndiaye. Mais, après avoir sauvé deux balles de set, l’équipe de France a finalement craqué sur la troisième, quand une faute de filet a offert la manche au Brésil.
Tableau des Scores Clés
| Set | France | Brésil |
|---|---|---|
| 1 | 25 | 27 |
| 2 | 31 | 33 |
| 3 | 19 | 25 |
Un Bilan Positif Malgré la Défaite
Le surprenant et historique parcours de l'équipe de France féminine pour son premier Mondial de volley-ball depuis 51 ans s'est arrêté en quarts de finale, jeudi à Bangkok face au Brésil (3-0: 25-27, 31-33, 19-25), mais est porteur de belles promesses pour la suite.
C’est la première apparition des Bleues dans le top 8 mondial.
Les Bleues, qui disputaient le premier quart de finale de Coupe du monde de leur histoire, ne sont pas parvenues à rééditer leur exploit du tour précédent, où elles avaient éliminé (3-1) la Chine, alors quatrième mondiale. Ni à pousser dans leurs ultimes retranchements les Brésiliennes (2e), troisièmes des JO 2024 et vice-championnes du monde en titre, comme lors de la Ligue mondiale en juillet et en poules lors de ce Mondial.
Les Bleues, qui disputaient leur premier Mondial depuis 1974, est largement positif. Lors de cette compétition, elles ont battu Porto Rico (19e mondial), la Grèce (29e) en phase de poule et, surtout, la Chine (7e) en huitièmes de finale.
L’Espagnol César Hernandez, qui a pris en décembre la succession du Belge Emile Rousseaux à la tête de la sélection, a atteint l’objectif assigné par la Fédération française de volley, atteindre la phase finale.
Les Françaises ont affiché de nets progrès par rapport à leurs prestations des Jeux olympiques de Paris en 2024 (aucun set gagné en trois matchs contre la Serbie, la Chine et les Etats-Unis). Pour une sélection classée au 55e rang mondial en 2016 et qui végétait encore en deuxième division mondiale il y a deux ans, la progression est fulgurante.
Moins, en tout cas en ce qui concerne le résultat final, les supporters d’une équipe de France qui peut cependant être particulièrement fière de son parcours historique en Thaïlande, elle qui n'a cessé de progresser au fil des années.
Cette place finale dans le top 8 mondial récompense des étés - et ce premier sous la houlette de son nouvel entraîneur espagnol - de travail et augure de lendemains qui chantent.
Brazil 🇧🇷 vs. France 🇫🇷 - Quarter Final | Highlights | Women's World Championships 2025
Cesar Hernandez, entraîneur de l'équipe de France
"Nous sommes un peu déçus, parce que nous avons répondu présent, nous avons eu des opportunités de gagner les deux premiers sets. Maintenant, le Brésil a été très solide en attaque, ça a été difficile pour nous de trouver des solutions pour les stopper, des petits détails ont fait la différence, elles ont été capables à certains moments-clés de mieux contrôler le match que nous. Je suis très fier et très content des joueuses, je ne peux que les remercier pour tous les efforts qu'elles ont consentis et tout l'été que nous avons passé ensemble. Nous avons fait de bonnes choses et nous devons continuer à croire que nous pouvons jouer à ce niveau, nous pouvons devenir encore plus forts et un jour battre une équipe comme le Brésil, c'est un bon exemple pour nous. Le projet en est à son début, nous avons franchi les premières marches, dans un an, nous devrons continuer à progresser."
Héléna Cazaute, réceptionneuse/attaquante et capitaine de l'équipe de France
"Les sentiments sont mélangés. Il y a évidemment de la déception, parce que l'aventure est terminée pour nous, mais on peut être fières du parcours qu'on a accompli. Gagner un huitième de finale contre la Chine, ce n'était pas écrit et on l'a fait, on a écrit l'histoire. On aurait aimé qu'elle continue, mais je suis super fière de l'équipe et de l'été qu'on a fait, et honnêtement, j'ai déjà hâte de retrouver cette équipe l'année prochaine. Le deuxième set, c'était chaud, on a su inverser la tendance à un moment donné, elles sont repassées devant, ça s'est joué à deux-trois petits détails, c'est dommage car on aurait pu revenir à un set partout, mais ça reste le Brésil, une équipe d'expérience, je suis sûre qu'on apprendra de cette défaite. Tout l'été nous a beaucoup appris, jouer la VNL avec de gros calibres en face nous a fait évoluer, maintenant, on sait qu'il nous manque de l'expérience, c'est en rejouant plusieurs fois des nations comme le Brésil qu'on arrivera à les titiller. On fait un gros hold-up contre la Chine, c'est positif, mais on sait qu'il y a encore du taf."
Nina Stojiljkovic, passeuse de l'équipe de France
"Je suis vraiment fière de notre équipe, du parcours qu'on a eu, on progresse chaque année. Ça fait maintenant dix ans que je suis en équipe nationale et depuis le début, on espérait atteindre ce niveau, maintenant, on y est et on arrive à accrocher de grosses équipes. Il y a aussi forcément de la frustration par rapport aux deux premiers sets, c'est difficile à avaler, mais il faut continuer à jouer des matchs comme ça et à s'entraîner encore plus et on arrivera à les battre un jour. Ces deux premiers sets étaient assez serrés, avec différents scénarios ; dans le deuxième, on mène de quelques points, elles nous rattrapent en mettant un rythme intense, on commet des petites fautes, mais on y croit, on revient, et au final, elles font parler l'expérience, mais on a vraiment donné tout ce qu'on pouvait.