Le rugby universitaire, un sport ancré dans les traditions académiques, continue de captiver les foules et de révéler les talents de demain. Cet article explore l'histoire et l'importance de cette discipline, en particulier dans le contexte du traditionnel duel entre la France et l'Angleterre.

Un Duel Historique : France Universitaire vs Angleterre Universitaire
Le traditionnel duel annuel entre France Universitaires et les étudiants anglais a été remporté par les Tricolores pour la deuxième fois consécutive, samedi 24 mai à Terrasson (Dordogne). Ce match, disputé dans une ambiance festive et devant un public nombreux, a mis en lumière le talent et la passion des jeunes rugbymen.
Un "Crunch" inoubliable pour les plus jeunes supporters qui ont vu les Bleus s'imposer 41-32. Alors que de nombreux fans de rugby étaient devant la télévision pour regarder la victoire de l'Union Bordeaux-Bègles en Champions Cup, plus de 1 200 supporters de Terrasson, de la Dordogne et même d'Angleterre, se sont retrouvés autour de la pelouse de stade Beaudry à Terrasson pour le "Crunch" entre la France Universitaire et l'Angleterre Universitaire.
Les équipes sont composées uniquement de jeunes joueurs de rugby étant encore à l'université ou en étude supérieure."C'est comme à la télé avec Antoine Dupont face à Owen Farrell ou Marcus Smith", lâche Sandrine, une habitante de Terrasson venue voir le match pour l'occasion. À côté d'elle, Laurine, elle aussi est sous le charme de l'Équipe de France Universitaire. "C'est très sympa à voir. Le niveau de jeu est bon et puis voir les Bleus gagner, c'est toujours particulier", souligne la Périgourdine, drapeau de la France dans une main, feutre noir dans l'autre pour récolter des autographes.
"On ne va pas perdre face aux Rosbeefs", lance discrètement l'un des espoirs de l'équipe de rugby terrassonnaise. Célian, 11 ans, se précipite sur la pelouse dès la fin du match pour obtenir des photos et des souvenirs des joueurs. "Je viens de récupérer le short du talonneur", dit-il avec un large sourire. "On est à côté des joueurs au moment de la victoire et ça me donne encore plus envie de devenir rugbyman pro", conclu Célian. Lui comme les 1 200 supporters ont assisté à un match disputé, offensif où l'Équipe de France Universitaire s'est imposée 41-32 face aux Anglais.
Des Anglais, il y en avait aussi autour du terrain et en tribune. Kevin est venu en famille de Londres pour supporter l'un de ses fils sélectionné pour la rencontre. "C'est un très beau match, un beau duel entre les deux équipes. C'est vraiment super", évoque le Britannique avant de chanter et célébrer un essai du XV de la Rose.
Réunis seulement trois jours avant la rencontre, les Français ont su provoquer des enchaînements qui, dans le désordre, ont gêné l’arrière-garde anglaise. De l’autre côté, les Anglais ont voulu s’appuyer sur leur puissance. Dominateurs en mêlée et en touche, ils ont inscrit trois essais d’avants, ne permettant pas aux Tricolores de prendre le large au tableau d’affichage. Mais puisque l’adage « no scrum, no win » devait se vérifier, ce sont les avants français qui ont emporté le pack de la Rose sur la dernière mêlée, s’offrant un avantage définitif.
Parfait pour faire perdurer l’esprit estudiantin de la soirée.
Détails du Match du 24 Mai à Terrasson
Voici un aperçu des détails clés du match :
- Lieu : Terrasson (stade André-Beaudry)
- Spectateurs : 12 500 environ
- Arbitre : M. Fernandez Diaz (Espagne)
- Mi-temps : 22-17
France U :
- Cinq essais de Courthaliac (14e), Trézières (20e), Bakour (37e, 51e), de pénalité (67e)
- Trois transformations de Guillaud (14e, 37e, 51e)
- Trois pénalités de Guillaud (31e), Brune (60e, 80e+ 6)
L’équipe : Chaffiotte - Trézières, Bakour, Claux, Couthaliac - (o) Guillaud, (m) Labarbe - Bouthier, Agostini, Tonin - Rinardo, Trémoulet - Tafili, Elgoyhen, Petit.
Le Rugby Universitaire : Un Tremplin pour l'Élite
RUGBY universitaire : l'expression frise le pléonasme tant les liens sont naturels entre ce sport et l'Université. C'est par les public schools britanniques que le rubgy est sorti de sa préhistoire à la fin du siècle dernier. Des intellectuels ont peu à peu policé ce jeu violent et paysan jusqu'à en faire un art de vivre partagé par de nombreuses minorités dans le monde.
Dans les nations et les anciennes colonies britanniques, le ballon ovale sort le plus souvent du moule universitaire. Ailleurs aussi, si l'on en croit Jean-Pierre Bodis, auteur d'une monumentale Histoire mondiale du rugby (1) : " Pour les autres rugbymen, il apparait prétentieux de vouloir dégager des traits communs, écrit-il. Pourtant, Argentins, Italiens, Allemands, Roumains, Japonais, voire Fidjiens et Tongiens témoignent que le rugby illustre une élite sociale et la réussite intellectuelle parce que le sport s'apprend d'abord au lycée. "
Aujourd'hui, en Irlande, l'équipe universitaire est le point de passage obligé pour accéder à l'équipe nationale. En Nouvelle-Zélande, on nait rugbyman et l'on pratique, filles comme garçons, dès l'école primaire ; néanmoins, la sélection universitaire est une antichambre pour les meilleurs espoirs. Ainsi, dans l'équipe universitaire néo-zélandaise en tournée en France, il y a quatre ans, figuraient plusieurs futurs All Blacks, dont David Kirk, le capitaine de l'équipe championne du monde en 1987.
En France, les passerelles parfois fragiles entre le rugby et l'Université n'ont cessé de se renforcer depuis la naissance, en 1965, de la première équipe de France universitaire. En moins d'un quart de siècle, elle est devenue l'un des principaux réservoirs de l'équipe A. Des hommes comme Pierre Villepreux, Daniel Herrero, Jean-Pierre Rives y ont fait leurs premières armes.
L'an dernier, sur les terrains de la Coupe du monde, les lignes arrière du Quinze tricolore étaient exclusivement composées d'anciens internationaux universitaires : Serge Blanco, Didier Cambérabéro, Patrice Lagisquet, Franck Mesnel, Jean-Baptiste Lafond, Denis Charvet, Rodolphe Modin.
« Les relations avec la Fédération française de rugby ont énormément évolué depuis que Jacques Fouroux a assisté, il y trois ou quatre ans, à un match entre universitaires français et gallois à Cardiff », explique Michel Bonfils, directeur adjoint de la FNSU et créateur de la Coupe du monde universitaire. Ce jour-là, le sélectionneur national a constaté que le niveau du jeu valait bien celui des confrontations entre équipes B. Depuis, à la veille des matches du Tournoi des Cinq Nations, Jacques Fouroux a coutume de suivre les péripéties du tournoi universitaire. Pendant ce mois d'août, il ne perdra pas une miette du spectacle offert par la compétition estudiantine.
Coupe du Monde Universitaire de Rugby
La première Coupe du monde universitaire de rubgy aura lieu dans le Roussillon et sur la côte basque du 6 au 28 août. Organisée à l'initiative de la Fédération nationale du sport universitaire (FNSU), cette compétition rassemble la Nouvelle-Zélande, l'Ecosse, l'Angleterre, l'URSS, l'Italie, le Pays de Galles, les Fidji, l'Argentine, la Roumanie et la France.
Phénomène exceptionnel pour une épreuve universitaire, cinq rencontres seront télévisées, dont quatre en direct, par Antenne 2. Un tel intérêt témoigne du niveau de la compétition : ces étudiants rugbymen sont l'élite mondiale de demain.
Tous les essais d’un Crunch renversant | Angleterre XV – France A
"On essaie de proposer de l'animation dans notre commune, de dynamiser le territoire avec des événements comme celui-ci. Ça fonctionne et en plus, on ne perd pas tellement d'argent dans l'histoire", précise le président de l'USCT. C'est la deuxième fois que Terrasson reçoit un match de l'Équipe de France Universitaire. "On verra pour une troisième fois pourquoi pas". avec leurs maires, leurs communes.

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