Le football semi-professionnel en France présente une réalité économique complexe, oscillant entre la passion du jeu et les contraintes financières. Cet article examine les différents aspects de la rémunération des joueurs semi-professionnels, ainsi que les comparaisons avec d'autres sports collectifs en France.

Les Contrats et les Salaires dans le Football Amateur
Au sein de cette hiérarchie très ordonnée regroupant des millions de joueurs, à quel niveau les footballeurs commencent-ils à percevoir de l’argent ? Doivent-ils absolument jouer pour un club professionnel ? Signer un contrat professionnel est le graal pour tout footballeur souhaitant toucher au haut niveau.
Les joueurs de l’équipe première sont des salariés, liés au club via la signature d’un contrat. Dans la grande majorité des cas, ce contrat est dit « professionnel ». Il est homologué par la Ligue de Football Professionnel (LFP) qui impose un minium salarial. Les joueurs expérimentés ou ayant possédé un contrat élite ou stagiaire en centre de formation bénéficient d’un minimum salarial supérieur.
En France, les footballeurs professionnels ne sont pas les seuls à pouvoir signer un contrat de travail leur assurant un minimum salarial. Reconnu en France par l’UNFP, le contrat fédéral n’est pas obligatoire. Que ce soit en National ou en Régional 1, les dirigeants des clubs amateurs peuvent le délivrer uniquement à certains de leurs joueurs, pendant que le reste de l’effectif ne dispose d’aucun contrat de travail.
D’après cette étude, on comptait lors de la saison 2020-2021 pas moins de 202 joueurs de National disposant d’un contrat fédéral au sein des quinze clubs amateurs de ce championnat. Soit la grande majorité des joueurs. En National 2, 436 contrats fédéraux étaient enregistrés parmi les 52 clubs amateurs, un chiffre descendant à 229 en National 3, malgré la présence de 114 clubs. Le règlement en Régional 1 diffère légèrement.
Tout comme le contrat professionnel, ces contrats fédéraux assurent un minimum salarial. Il correspond au SMIC pour un joueur de Régional 1 et s’élève à 1 943 € brut par mois en National. À noter que les footballeurs anciennement professionnels jouissent d’un traitement de faveur.
Les Primes et Avantages en Nature
Le sujet est tabou mais il est bien réel. Dans le monde du football amateur, afin d’attirer les meilleurs joueurs, certains clubs sont prêts à offrir une rémunération sans passer par le contrat fédéral. L’une des pratiques les plus courantes consiste à glisser un revenu mensuel dans le contrat amateur signé par le joueur. Des « fixes » tel qu’on le nomme dans ce milieu.
Aux côtés de ces « fixes » existe les primes, assez répandues dans le monde du football amateur. Prime de signature, de victoire, de but et même simplement de participation, tous les moyens sont bons pour les clubs d’attirer de bons joueurs en leur promettant une récompense financière. Selon le budget, ces primes peuvent être plus ou moins élevées.
Et quand il ne s’agit pas d’argent, certains clubs offrent des avantages en nature. Un rabais sur un logement ou encore un emploi dans une entreprise locale, si ce n’est directement celle du dirigeant du club. Dans ce milieu amateur, les joueurs ne sont pas logés à la même enseigne.
Salaires par Division
Voici un aperçu des salaires moyens par division :
- Ligue 1 (premier contrat): entre 2 800 € et 16 800 € bruts par mois
- Ligue 2 (premier contrat): entre 2 170 € et 12 880 € bruts par mois
- National (premier contrat): entre 1 680 € et 10 080 € bruts par mois
- Régional 1: SMIC (Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance)

Le Futsal en France
Le futsal se développe très bien en France. Alors que la Coupe du monde 2024 de futsal se déroule actuellement en Ouzbékistan, la discipline n'est pas encore totalement reconnue en France. Et les salaires ne sont pas si conséquents.
Il est coutume de dire (à juste titre) que le futsal et le football ne sont pas comparables techniquement et sportivement. C'est également le cas économiquement.
Si l'Ouzbékistan accueille actuellement la 10e édition de la Coupe du monde, la discipline peine encore à avoir un statut professionnel et offrir des revenus très élevés aux pratiquants en France.
Ainsi, dans cette division, dominée par l'Etoile Lavalloise depuis deux saisons maintenant, se côtoient des amateurs, semi-professionnels et professionnels.
Le SALAIRE des footballeurs ! PRO/AMATEUR
Rémunération Minimale en Futsal
La rémunération minimale brute annuelle d’un joueur au statut fédéral est, selon la Fédération française de football, «égale à 13 fois le Salaire Minimum Conventionnel mentionné au chapitre 9 de la CCNS hors avantage en nature.»
Si on se réfère donc à la Convention collective nationale du sport, cela peut aller de 23.000 à 36.000 euros en moyenne.
Comparaison avec d'Autres Sports Collectifs
Après les déclarations du président de l'OM, Pablo Longoria, sur l'arbitrage dans le football français, qui lui ont valu une suspension de 15 matches, nous avons voulu comparer l'organisation de l'arbitrage dans d'autres sports collectifs. Bilan : le professionnalisme du football est encore loin.
Les arbitres des sports collectifs en France ne disposent pas tous du même statut.
Rugby
La Fédération Française de Rugby (FFR) compte deux arbitres professionnels à plein temps : Pierre Brousset (Top 14 et international) et Aurélie Groizeleau (ProD2 et Féminines), ainsi que deux arbitres semi-professionnels (2,5 jours de leur semaine consacrés à l'arbitrage) Ludovic Cayre et Tual Trainini (Top 14 et Coupe des champions) et 27 arbitres semi-professionnels (1,5 jour par semaine) pour le Top 14 et la ProD2. Tous sous contrat de prestation de service, pendant un an, renouvelable.
Depuis 2024, l'arbitrage du rugby professionnel français est géré par la Cellule de Haute Performance mise en place par la FFR et la Ligue Nationale de Rugby (LNR), sous la responsabilité de Mathieu Raynal et de Romain Poite, cadres techniques (et anciens arbitres internationaux).
Les arbitres professionnels gagnent 6 000 euros brut mensuel, 3 000 euros brut mensuel pour un arbitre semi-professionnel (2,5 jours) et 1 800 euros brut mensuel pour les arbitres à 1,5 jour par semaine. Ils perçoivent en plus une indemnité de match : 1 200 euros brut pour un match de Top 14 et 700 euros brut pour un match de ProD2 ainsi que des frais de déplacement (transport, repas, hôtel).
Handball
L'une des promesses de la campagne 2020 pour la présidence de la Fédération française de Philippe Bana (toujours en poste) de professionnaliser l'arbitrage a été abandonnée. Les 21 binômes officiant dans le secteur professionnel français ont donc un statut amateur.
Un arbitre sifflant dans l'élite nationale professionnelle de handball perçoit une indemnité par match : 750 euros pour le secteur masculin et 450 euros pour le féminin.
Basket
Cette saison, 33 arbitres (3 par match), dont une seule femme, composent le groupe Betclic Elite (33 dans le groupe Pro B). Tous peuvent officier dans La Boulangère Wonderligue, la ligue féminine d'élite, avec des renforts venant du groupe de la Nationale 1 masculine.
Non professionnels, les arbitres du secteur pro touchent une indemnité de 660 euros par match en Betclic Elite, 440 en Pro B et 130 en Ligue féminine, financés par les droits d'engagement des clubs, en plus des défraiements.
Volley
Il n'existe pas de statut professionnel ou semi-professionnel en France. Environ 70 arbitres officient en LNV (Ligue nationale de volley), soit pour la Première Division masculine et féminine et Deuxième Division masculine.
L'indemnité est de 130 euros pour un match de Marmara SpikeLigue, 110 euros pour la Ligue A féminine et Ligue B masculine (les frais de déplacement - train, avion - ou de logement sont également remboursés, en plus d'un barème kilométrique).
Hockey sur Glace
Il y a 206 arbitres de hockey sur glace en France. Parmi eux, 110 sont des arbitres nationaux et une quinzaine arbitre lors d'événements internationaux. Aucun n'est professionnel.
En Ligue Magnus, un arbitre principal (deux par match) recevra 575 euros et un juge de ligne (deux également), 450.