L'Histoire du Football à Neuville-en-Ferrain : Un Siècle de Passion et de Succès

Le football à Neuville-en-Ferrain a une histoire riche et passionnante, marquée par des clubs emblématiques et des figures qui ont façonné le paysage sportif local. Cet article explore l'histoire du football dans cette ville, en mettant en lumière l'US Saint-Pol et l'héritage de personnalités telles que Gérard Top.

L'US Saint-Pol : Un Club Centenaire en Pleine Forme

Après un siècle d’existence, l’US Saint-Pol est plus en forme que jamais. Le club compte quinze équipes et une école de foot. « Nous avons 408 licenciés, alors que nous n’étions qu’environ 250 voici cinq ou six ans. Aucune équipe n’a déclaré un forfait général cette saison, ce qui n’était pas simple après la crise sanitaire et d’autres clubs n’ont pas réussi à rebondir. C’était la première saison pleine depuis deux ans et on a bien senti que ça avait été éprouvant », confessait le président Gérald Delforge lors de l’assemblée générale du club.

Pour les trois équipes, l’objectif était de terminer dans le tiercé de tête : nous l’avons largement rempli. Elles sont toutes les trois montées, maintenant le plus dur arrive.

La plus belle réussite est évidemment à mettre au crédit de l’équipe première qui a décroché le titre de champion de sa poule de Régional 3 et évoluera donc l’an prochain en R2. Invaincu jusqu’à son sacre, à trois journées de la fin du championnat, le groupe entraîné par Romain Frelier a totalisé quatorze victoires (dont douze consécutives), quatre nuls et deux défaites. La saison laissera de beaux souvenirs aux joueurs, au staff et aux supporteurs.

Gérald Delforge a mentionné quelques matchs marquants comme à Mons-en-Barœul, Arras ou Neuville-en-Ferrain, mais a surtout souligné l’attitude des joueurs : « On avait peut-être les dieux du stade avec nous, mais la chance se provoque aussi. Les joueurs ont toujours été exemplaires, même quand tous les éléments étaient contre nous. L’humilité doit être la première des valeurs. Si on gagne un match 3-0 mais qu’on laisse une mauvaise image, ce n’est pas bon pour la vitrine du club. Bien accueillir les autres équipes, c’est aussi respecter l’adversaire. C’est important d’exporter une bonne image pour être attractif, attirer de nouveaux joueurs, développer des partenariats », insistait le président de l’USSP.

L’enjeu la saison prochaine pour l’équipe première sera avant tout de se maintenir en R2, avec l’objectif de jouer le haut du tableau, voire d’aller « chatouiller le tiercé de tête ». Un objectif partagé par l’équipe B qui a terminé à la deuxième place de son championnat et a gagné sa place en District 1 : « C’est une excellente nouvelle puisque ça évite de creuser l’écart avec l’équipe première. »

La troisième équipe senior n’est pas en reste puisqu’elle a également terminé deuxième de sa poule et monte en D5 : « C’est la seule équipe a avoir battu le champion, Cauchy. Espérons qu’elle conclura la saison de la meilleure des manières en gagnant la finale de la coupe du Ternois contre Boubers.

La relève est par ailleurs assurée puisque le club compte des équipes engagées dans toutes les classes d’âge. « Chez les U17, nous avons détecté des joueurs qui seront très intéressants dans un avenir très proche », soulignait le président, ravi également de voir les joueurs s’investir dans l’encadrement des plus jeunes, à l’image de Gabin Monty qui, dans le cadre de ses études, a monté un projet pour proposer la création d’une section “baby-foot”, ouverte aux enfants de trois à cinq ans : une première séance prometteuse s’est tenue cette semaine.

Gérald Delforge a également salué le travail des bénévoles qui ont préparé les festivités du centenaire du club : « Ça a été une réussite, nous avons réuni tout le monde, des plus jeunes aux très anciens. Nous avons vraiment innové, par exemple avec l’exposition au musée Danvin : un club de football qui s’installe dans un musée, c’est une nouveauté. » Par ailleurs, la saine situation financière du club permet d’aborder l’avenir avec sérénité.

Reste un sujet récurrent : l’installation d’un terrain synthétique. Président d’honneur de l’USSP et adjoint aux sports, Marc Ricart n’a pas éludé le sujet : « On en parle depuis trente ans, on va encore en parler. Nous sommes allés voir des terrains hybrides pour nous renseigner.

Un stade de football typique.

Hommage à Gérard Top : Une Figure Marquante du Football Tourquennois

Gérard Top est décédé le 1er février dernier. Ses obsèques ont eu lieu dans le sud de la France mais ses cendres seront déposées au cimetière de Neuville-en-Ferrain samedi.

Si depuis quelques mois, il avait rejoint ses enfants dans le sud de la France, Gérard Top a marqué l’histoire sportive de Tourcoing. C’est en 1984 qu’il en reprend la présidence.

« C’est un homme qui a su s’entourer d’hommes de qualité, qui ont exercé leurs talents au LOSC, Jean Michel Vandamme (directeur du centre de formation du LOSC) Francis Dubreucq, Jean-Pierre Lauricella, Roland Deraedt », indique Thierry Vanelslandre, adjoint aux sports à Neuville.

« Fait remarquable : cinq années de suite, la Saint-Michel a connu cinq accessions passant du district Flandre à la porte de la régionale. Côté professionnel, Gérard Top sillonnait la région en tant que VRP en imprimerie et a fondé dans les années 90 la société SDI, de service diffusion imprimerie, sise à l’époque, rue Maréchal-Leclercq à Neuville.

Un dernier hommage lui sera rendu par ses amis du football, samedi 10 mars après la cérémonie, autour de la famille, au foyer, au stade Vandeveegaete. Une minute de silence sera aussi observée lors de la rencontre de Nationale 3, opposant UST/ Grande-Synthe/Tourcoing

Neuilly-le-Réal, la Sologne bourbonnaise

Focus sur un Ancien Talent : International Français

Formé au CO Roubaix, il se révèle sous les couleurs de l'UA Sedan-Torcy, l'ancêtre du CSSA. Le club ardennais possédait un sacré vivier dans les années 60, terminant à la 3ème place du championnat de première division en 1963.

Appelé en équipe de France, ce joueur intelligent dans son placement dispute cinq rencontres d'affilées en défense centrale aux côtés du monégasque Marcel Artelesa. C'est l'échec 3 buts à 1 contre la Hongrie en quart de finale aller de l'Euro 1964 qui scelle définitivement son destin. Remplacé dans la foulée par le nîmois Daniel Charles-Alfred pour le match retour (une nouvelle défaite 2 buts à 1), il ne sera plus jamais convoqué chez les Tricolores.

Un joueur de football.

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