Le Football Féminin Nîmes Métropole Gard se prépare à vivre une saison historique après son accession en Division 1. Promu pour la première fois de son histoire en D1, le club nîmois ne révolutionne pas tout pour autant et aborde cette nouvelle étape avec ambition et réalisme.
Découvrons ensemble l'histoire du club, son effectif, ses ambitions et les défis qui l'attendent.

Histoire et Parcours du Club
Le Football Féminin Nîmes Métropole Gard est issu de l'ancienne section féminine du FC Jonquierois (1995-2002). En 2002, le club avait notamment disputé un barrage pour l'accession en Division 3, mais avait été vaincu par Rodez AF.
Le club franchit un nouveau palier en s'installant au niveau régional sur la commune de Redessan, avant de rejoindre la D3 en 2006 puis la D2 en 2010. Après avoir flirté avec la relégation en 2012-2013 (10e), Nîmes a franchi un nouveau cap il y a deux saisons en renforçant considérablement son effectif.
La saison dernière, le club a finalement décroché la première place avec un parcours marqué par 17 victoires, 2 nuls pour 3 défaites (OM, Toulouse, Marseille FAMF) et cinq points d'avance sur son principal rival phocéen. Au final une deuxième place et de nouvelles ambitions comme la saison dernière à l'aube de leur cinquième saison en D2.
Episode#65 - L'entraînement des féminines en préparation physique
Préparation et Continuité
"On n'a rien changé par rapport à notre préparation de l'année dernière. La préparation de l'année dernière avait été très bonne et nous a d'ailleurs permis d'accéder à la D1 cette année.
Le club nîmois a conservé son groupe malgré quelques arrêts comme ceux de Mélanie Bussi, Stéphanie Richy (maternité) ou encore Laura Debaty avec une blessure récurrente au genou. Quant à Laëtitia Massies, elle a préféré rejoindre l'US Villeneuve pour mieux se consacrer à ces études.
Recrues et Renforts
Côté recrues, deux joueuses issues du championnat de D2 rejoignent l'effectif gardois avec l'arrière droit Audrey Gaillardet et la milieu offensive Laurie Saulnier.
Mais si les nouvelles signatures ne sont pas plus nombreuses, trois autres joueuses sont considérées comme des recrues par l'entraîneur nîmois : "On peut s'étonner que l'on est que deux recrues cette année. Mais quelque part, je récupère Ludivine Diguelman qui a fait quatre matchs l'année dernière (blessée au genou), pour moi c'est une recrue. J'ai ma gardienne (Delphine Saez) qui sur un plan professionnel s'est rapprochée de Nîmes (mutée à Uzès), je la considère comme une recrue aussi. J'ai Maëli Roux qui était en école de gendarmerie qui avait très peu joué et qui vient d'être mutée dans le Gard, c'est ma troisième recrue. Quelque part je n'avais pas besoin d'aller chercher ailleurs puisque j'avais tout à l'intérieur sauf que la distance faisait qu'elles s'entrainaient peu ou jouaient peu.
Le club nîmois espère encore enrôler une ou deux joueuses pour compléter l'effectif : "Je suis à la recherche d'une défenseure centrale et d'une joueuse polyvalente au milieu de terrain".

Budget et Infrastructures
Il faut cependant faire avec les moyens limités. "Même si on a augmenté notre budget, on ne l'a pas doublé. L'objectif était de faire un budget de 200 à 250 000. Mais on l'a revu à la baisse car même si les collectivités nous ont beaucoup aidé, ce n'est pas à la hauteur de ce que l'on espérait".
Depuis le 20 juillet, Nîmes se prépare en tout cas à vivre une saison historique. Le club peut compter sur une convention avec Nîmes Olympique pour apporter du confort dans les conditions de travail.
Bénéficiant déjà des installations d'entraînement de la Bastide à Nîmes, Gilles Agniel et Emmanuel Gros vont accroître la charge de travail : "On va partir entre trois à quatre séances par semaine avec des joueuses qui ne sont pas du tout professionnelles. On a que des filles qui travaillent, qui sont étudiantes ou qui en recherche de travail. Ce qui va changer par rapport à l'année dernière, c'est qu'on aura une séance basée sur la force le mercredi parce que l'on a un peu accès aux infrastructures de Nîmes Olympique.
Nouveau Stade et Partenariats
Nîmes change aussi de stade. Fini le stade du Mas Praden à Marguerittes, place aux Costières avec son annexe et son stade principal : "Ce qui est convenu, c'est de jouer sur l'annexe des Costières. Lors des matchs de gala, on jouera aux Costières comme Montpellier où l'on aura le bonheur ou le malheur, je ne sais pas comment appeler ça d'être télévisé sur Eurosport.
Les liens sont également de plus en plus proche avec les Crocodiles nîmois avec les installations et l'apport du staff médical : "Une convention de "fiançailles" nous lie étroitement. Mais avec les petits soucis qu'a rencontré Nîmes la saison dernière, c'était compliqué de fusionner". Le club masculin qui devait dans un premier temps être relégué de Ligue 2 a finalement obtenu son maintien mais a été pénalisé de points au classement.
Alors pour le moment, chacun est encore autonome : "On a pris le parti de régler chacun nos soucis et puis on pourra se marier l'année prochaine. Il y a une très bonne complicité entre les deux entités.
Tableau Récapitulatif du Club
| Information | Détail |
|---|---|
| Nom du club | Football Féminin Nîmes Métropole Gard |
| Division actuelle | Division 1 |
| Ancien stade | Stade du Mas Praden à Marguerittes |
| Nouveau stade | Costieres et son annexe |
| Budget | Entre 200 000 et 250 000 euros |