Football Club Féminin Juvisy Essonne : Un Palmarès Historique et une Nouvelle Ère

Le Football Club Féminin (FCF) Juvisy Essonne a marqué l'histoire du football féminin français. Aux côtés de Lyon, du PSG et de Montpellier, Juvisy a régulièrement occupé l'une des premières places du championnat. Cependant, contrairement à ses adversaires, le club s'est inscrit dans une démarche différente pour y parvenir.

Dès la saison 2017/2018, le Paris FC et le FCF Juvisy ne feront qu’un ! En discussion depuis plusieurs mois, le FCF Juvisy a confirmé par un communiqué que la fusion entre le club essonnien et le club parisien de National, a bien eu lieu.

Le 6 juillet 2017 restera dans les mémoires comme une date importante de l’Histoire du football féminin en France. Ce jour-là, après des semaines de rumeurs et de tractations, Juvisy-sur-Orge disait au revoir à ses footballeuses pionnières, dont le club fusionnait avec “l’autre” club de la capitale.

Lors d’une assemblée générale exceptionnelle, le 22 juin, les dirigeants du club essonnien ont en effet voté la cession des droits au Paris FC, qui a été validée deux jours plus tard par le Comité exécutif de la Fédération française de football (FFF).

LA DRÔLE D'HISTOIRE DU PARIS FC

Un Club Amateur aux Ambitions Européennes

Malgré son statut amateur, Juvisy a su proposer des conditions de haut niveau à ses joueuses, tant sur le plan sportif que médical. La Présidente de Juvisy, Marie-Christine Terroni, ne compte pas son temps à Juvisy. La Juv'91 est passée depuis quelques saisons dans une autre dimension. Pas celle d'un club professionnel, mais celle des équipes qui pensent à un double-projet pour ses joueuses : "La priorité était de garder notre double projet. Aujourd'hui, on a la chance que tout le monde le fait avancer. Les joueuses ont besoin d'être à l'école ou de travailler pour leur équilibre. Tout le monde n'a pas encore envie d'être professionnelle, en tout cas à Juvisy non".

Cette saison, la Présidente veut voir son équipe jouer les places européennes et y parvenir : "Il faut une place en Champions League, on ne va pas échouer à chaque fois. A un moment donné, l'investissement humain doit être récompenser. Il faut qu'elles montrent quelque chose cette année. Il le faut".

En effet, ce projet a pour objectif de rivaliser avec les autres clubs afin de retrouver la Ligue des Championnes, compétition que Juvisy n'a plus disputé depuis la saison 2012/2013.

Le statut amateur de Juvisy ne lui permet plus aujourd’hui de rivaliser avec les clubs professionnels qui se développent à grande vitesse. Afin de grandir face à ces clubs, rester compétitif et retrouver l’UEFA Women’s Champions League, obtenir le statut professionnel est une nécessité. L’expertise du haut niveau masculin et le professionnalisme du Paris FC favorisera la structuration du club et son développement.

Première recrue annoncée par Juvisy, Makanza compte 15 sélections en A. Mais sa progression a été perturbée par les blessures. Après deux passages par l'Allemagne, dans sa carrière, passée par Montpellier et Nîmes en deuxième partie de saison, elle a été convaincue par le projet du club. Championne d'Europe cet été avec les U19, tout comme Estelle Cascarino, elle arrive de La Roche sur Yon où a découvert la D1 la saison écoulée. Elle vient poursuivre en parallèle ses études d'ingénierie des matériaux. Joueuse à vocation offensive, elle dispose des qualités pour s'imposer. La présidente déclare à son sujet : "C'est une très bonne joueuse qui peut faire l'avenir de l'équipe de France. La défenseure formée à l'OL a rejoint Juvisy en signant un contrat de deux saisons. Championne du Monde U17, Declercq, après avoir été perturbé par les blessures, a joué quelques matchs avec le PSG la saison dernière.

Tout en restant amateur, Juvisy propose des conditions de haut niveau à ses joueuses tant sur le plan sportif que médical.

En signant au club, elles ne doivent pas l'oublier rappelle Marie-Christine Terroni : "C'est un critère de recrutement. Aujourd'hui, une joueuse qui veut être entièrement professionnelle, ce n'est pas la peine qu'elle vienne chez nous. Elle n'y trouvera pas son équilibre et nous non plus".

Le club propose aussi une reconversion à l'image de ce qu'ont pu connaître Pichon... c'est désormais Guilbert, après 18 ans au service du club comme joueuse au club, va continuer dans une autre fonction managériale : "On ne peut pas passer de ces joueuses-là. Il n'y en a pas beaucoup, on essaye de leur trouver une place. Leur expérience est importante pour les jeunes".

Emmanuel Beauchet avait déjà ressenti cette évolution positive en fin de saison : "Il y a une progression positive. C’est un groupe qui a la capacité, les qualités, à l’écoute et qui à cœur de bien faire les choses pour le club".

Même si le PSG et Lyon se sont imposés la saison dernière face à Juvisy, l'équipe juvisienne a su leur poser des problèmes et la Présidente espère bien réitérer : "On peut bousculer des équipes comme le PSG et Lyon".

L'entraîneur veut en tout cas continuer à s'appuyer sur cette gestion de groupe qui tire tout le monde vers le haut : "Ca donne encore plus envie de travailler les unes pour les autres toutes les semaines".

Fusion avec le Paris FC : Une Nouvelle Ère

Plus de six mois après avoir annoncé leur rapprochement, le FCF Juvisy Essonne et le Paris FC ont officialisé leur fusion dans un communiqué publié ce jeudi soir. C’est une page du sport essonnien qui se tourne. Créé en 1971, le FCF Juvisy Essonne a vécu sa dernière saison sous son nom originel à la suite de sa fusion avec le Paris FC.

Fort d’environ 1100 licenciés, dont 400 féminines, ce nouveau club aura la plus grande section féminine de France avec l’ambition de redevenir un club de tout premier comme l’a été Juvisy par le passé (six titres de champion de France, quatre participations à la Ligue des champions dont une demi-finale en 2013).

Si le nom de « Juvisy Essonne » va disparaître du prochain championnat de D1 féminine, il sera encore présent sur les tenues officielles du club, ainsi que sur les supports de communication. Et comme annoncé lors de la conférence de presse du 31 mars dernier, l’élite du football féminin restera en Essonne. L’équipe fanion féminine continuera de jouer ses rencontres au stade Robert-Bobin de Bondoufle.

Le FCF Juvisy vient d'officialiser la cessation de ses droits au Paris FC dans un communiqué. Le feuilleton qui a débuté cette saison a eu quelques accrocs mais le dénouement est aujourd'hui arrivé à sa fin. Dans un communiqué paru ce jeudi, le club de Juvisy a annoncé la cession des droits au Paris FC.

Néanmoins, la section féminine jouera ses matchs au Stade Robert Bobin de Bondoufle, mais le communiqué évoque également la possibilité de voir quelques rencontres se jouer au Stade Charléty.

Ainsi, le Paris FC et le FCF Juvisy Essonne vont unir leurs forces dans un projet commun.

Comme annoncé lors de la conférence de presse du 31 mars 2017, l’élite du football féminin restera en Essonne. L’équipe fanion féminine continuera ainsi de jouer ses rencontres au stade Robert Bobin de Bondoufle, un stade, un territoire, chère au club et aux collectivités locales.

Le Paris FC est très attaché à la conservation des racines afin que l’aspect social et sociétal ne changent pas. Les jeunes évoluant cette saison au club de Juvisy continueront de s’entraîner dans l’Essonne, et les jeunes du Paris FC ne quitteront pas le 20ème arrondissement. La représentation des régions existera toujours et les structures existantes seront toujours exploitées.

Le site officiel du FCF Juvisy Essonne sera migré vers celui du Paris FC au cours du mois de juillet, pour n’en former plus qu’un seul. Ce rapprochement est l’un des axes du développement du projet du Paris FC dont l’ambition demeure de devenir le club du Grand Paris. Le lien entre Paris et le département de l’Essonne se trouve ainsi renforcé, et le territoire du Paris FC étendu.

Palmarès du FCF Juvisy Essonne

Avec 6 titres de championne de France, 1 coupe de France, 4 participations à la Ligue des champions, Juvisy qui a fini 3e la saison dernière, possède l’un des plus beaux palmarès du football féminin français.

Créé en 1971, le Football Club Féminin Juvisy Essonne évolue en D1 féminine depuis 1987 et se présente comme l’un des meilleurs clubs français, comptant par ailleurs plusieurs joueuses internationales. Avec 6 titres de champion de France, 4 participations à l’UEFA Women’s Champions League dont une demi-finale en 2013, le FCF Juvisy Essonne possède un palmarès conséquent.

Juvisy fait aujourd’hui figure d’exception en D1 féminine en réalisant de très bonnes performances tout en ayant un statut amateur.

Comparaison Budgétaire : Juvisy vs PSG

Le PSG reçoit Juvisy ce samedi soir à Charléty (20h50). Respectivement deuxième et troisième, les deux clubs offrent des profils extrêmement différents dans leur politique sportive et leur fonctionnement.

Si aucun des deux clubs ne communique officiellement sur son budget, celui de Juvisy avoisinerait les 900 000 euros quand celui du PSG dépasserait les 5 millions d'euros.

Avec les arrivées d’Aude Moreau (Saint-Étienne), Romane Bruneau ( La Roche-sur-Yon) et de la jeune Thea Greboval, Juvisy a fait dans le recrutement franco-français. «La meilleure des arrivées, c’est d’avoir gardé mon groupe», précise toutefois Marie-Christine Terroni, la présidente essonnienne. En revanche, avec Ann-Katrin Berger (Potsdam), Caroline Seger (Tyresö), Josephine Henning (Wolfsburg) et Fatmire Alushi (Francfort), on parie sur de l'étranger et surtout du galactique pour le PSG.

A Juvisy, l’ancien conseiller technique départemental de l'Essonne, Pascal Gouzenes, a succédé à Sandrine Mativet la saison dernière. Il s’agit de sa première expérience au haut niveau et avec des filles. Son homologue parisien, Farid Benstiti est l’ancien coach de l'OL avec qui il a remporté 4 titres de champion de France et disputé une finale de Ligue des champions. Il a également entraîné le FC Rossiyanka (Russie) et a été le sélectionneur de la Russie avant de rejoindre le PSG en 2012.

À Juvisy depuis 2008, Gaëtane Thiney - bientôt 29 ans - est la tête de gondole du football féminin français. Capitaine cette saison après la retraite de l’emblématique Sandrine Soubeyrand, elle a toujours souhaité conserver une activité professionnelle à côté du foot. Très présente sur les réseaux sociaux, la parisienne Laure Boulleau - 28 ans dans quelques jours - a été élue sportive numérique de l'année en 2013. Consultante sur beIn Sports, elle est très populaire auprès des fans du PSG et de l’équipe de France.

Sans statut professionnel, toutes les joueuses de D1 évoluent sous licence amateur. Juvisy compte cinq contrats fédéraux à mi-temps dans ses rangs (environ 900 euros par mois, minimum). Le club a mis en place un projet : foot et emploi (ou foot et études pour les plus jeunes). Plusieurs joueuses travaillent également au sein d’entreprises partenaires. Les joueuses du PSG qui - pour la majorité - n’ont pas d’activité autre que le foot, sont sous contrat fédéral. Les montants varient de 1 500 à 3 000 euros par mois. Mais les joueuses les plus expérimentées ont négocié des contrats plus importants.

Juvisy a ouvert l'an passé une nouvelle ère. Les entraînements ont par exemple été avancés à 17h30 pour raccourcir les journées des joueuses et favoriser la récupération. «La Juv» a mis en place la cryothérapie, s’est dotée d’une salle de musculation et évolue désormais au stade Robert-Bobin de Bondoufle (20 000 places). Après deux années à tenter de concurrencer l'OL sans succès, Paris a frappé fort cette année en recrutant des joueuses expérimentées. «L'objectif était de mettre en place rapidement une équipe compétitive en France et en Europe, explique Farid Benstiti, le coach parisien. On a plus de moyens pour mettre en place cette structuration, ça va plus vite chez nous. Juvisy a moins de moyens, mais je crois qu’ils se complaisent dans cet état-là. C’est une forme de motivation supplémentaire pour elles de savoir qu’elles sont semi-pros. Moi, je suis très motivé par le fait qu’on soit professionnels».

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