Football Club de Sochaux-Montbéliard: Histoire et Palmarès

Le Football Club Sochaux-Montbéliard (FCSM), fondé en 1928, est un club emblématique du football français, riche d'une histoire jalonnée de succès et de figures marquantes. Ce club est le premier de football français ouvertement professionnel.

Fondation et Premières Années

Le FC Sochaux est créé par Jean-Pierre Peugeot. Jean-Pierre Peugeot, patron des Automobiles Peugeot décide en 1928 de construire un club de haut niveau.

Un an plus tard, il recrute des "vedettes" françaises et étrangères qu'il avoue officiellement payer à l'heure où l'hypocrisie est encore de mise. Le Britannique Gibson devient l'entraîneur d'une équipe qui compte dans ses rangs Lozès, Mattler, Maschinot, Lehmann ou encore Boros, premières têtes d'affiche sochaliennes.

Après une fusion avec l'AS Montbéliard en 1930, le club devient FCSM et innove à nouveau en proposant aux meilleurs clubs nationaux une compétition préfigurant le championnat de France. L'épreuve, qui prend le nom de Coupe Peugeot est remportée par le club sochalien la première année.

Au terme de la seconde épreuve en 1932, la FFF décide d'officialiser le professionnalisme et de mettre en place un championnat unifié. Le FCSM entame la nouvelle compétition avec la ferme volonté d'y triompher.

Le FC Sochaux est l'un des 20 clubs à participer au premier championnat de France de football Division 1 (D1). Le 1er match de l'histoire du FC Sochaux en D1 se solde par une défaite contre le CA Paris (1-3). La 1ère victoire est obtenue lors de la 2ème journée contre le FC Metz (5-0). Le FC Sochaux termine 3ème du Groupe B.

L'Âge d'Or: Les Années 1930

La saison 1932/1933 est un galop d'essai et la suivante est manquée. Malgré la présence de grands noms, l'équipe manque de constance et Gibson en fait les frais. Il est remplacé en 1934 par Conrad Ross, un Uruguayen.

Avec Roger Courtois, arrivé un an plus tôt et André Abegglen, un international suisse, l'attaque est impressionnante.

Si la constellation de vedettes n'est que quatrième la saison suivante, elle se rattrape en emportant la Coupe de France en 1936/1937 contre le RC Strasbourg tout en terminant le championnat à la deuxième place. Rien ne semble arrêter une équipe qui ne compte dans leurs rangs que des internationaux tels Di Lorto, Duhart, Lauri, Courtois ou Mattler. Ce dernier, qui a joué trois coupes du Monde, devient même en 1938 le recordman du nombre de sélections.

En 1937/1938, le FCSM gagne son second championnat après une longue lutte avec l'OM. Au sommet de sa gloire, le club imagine une solution pour continuer à briller tout en évitant l'inflation galopante des salaires.

Les dirigeants recrutent de jeunes joueurs qu'ils souhaitent aguerrir au contact de grands joueurs.

Les Titres de Champion de France

  • 1935: Champion de France de D1. Les 20 joueurs alignés par l'entraîneur-joueur Conrad Ross (20m) sont: André Abegglen (28m/30b), Roger Courtois (27m/29b), Pedro Duhart (26m/12b), Jean Dumas (2m), Louis Finot (28m/9b), Jean Germain (3m), Albert Gougain (22m), Roger Hug (4m), André Jacquin (3m), Gabriel Lalloué (27m/1b), Maxime Lehmann (30m), Roger Magnin (2m), André Maschinot (17m/4b), Etienne Mattler (30m), Leslie Miller (16m/5b), Louis Saint-Maurice (2m), Jean Sarrieux (1m/1b), Janos Szabo (10m), Willy Wagner (30m), Bernard Williams (2m/1b).
  • 1938: Champion de France de D1.

Coupe de France

  • 1937: Victoire en finale de Coupe de France contre le RC Strasbourg (2-1).

Période de Transition et Formation des Jeunes (1940-1970)

Le club parvient à survivre à la seconde guerre mondiale. Pendant la guerre, le FCSM tente de survivre. Dessaisi de son statut pro, le football français est en hibernation.

En 1942, le FCSV participe à nouveau à un championnat de France. Le club croit revivre, mais est dépecé la saison suivante. A la Libération, le club redevient FCSM, donne à son stade le nom d'un martyr (lire Qui était Auguste Bonal ?) et retrouve la Division 1 en 1945/1946.

Le club revit, mais ne peut compter que sur ses anciennes vedettes (dont Courtois, qui jouera jusqu'en 1951) pour entourer de jeunes pousses. Le recrutement qui suit la relégation, avec les Tchécoslovaques Humpal et Dupal, est à la hauteur.

Le FCSM domine totalement son sujet, est champion de Division 2 et retrouve l'élite en 1947.

1949, le président Chabrier décide de passer à la vitesse supérieure concernant les jeunes joueurs. Alimentée en jeunes joueurs de grande qualité, l'équipe première dirigée pendant près de huit ans par Gaby Dormois est toujours placée (vice-championne de France en 1953) et atteint en 1959 la deuxième finale de la Coupe de France.

La partie contre le Havre AC est tout aussi indécise qu'en 1937 face au RC Strasbourg et les équipes se séparent une première fois sur un score de parité (2-2) même si le FCSM inscrit un but une seconde après que l'arbitre eut sifflé. Le FCSM réalise en 1959/1960 un exercice poussif qui mène le club en Division 2.

La remontée sous les ordres de Louis Dupal est immédiate, mais le club manque de joueurs expérimentés et ne se maintient pas. La saison suivante, en 1968, le FCSM accroche une troisième place et confirme son renouveau. La qualification européenne devait être une récompense. Elle sera un calvaire.

Les dirigeants sochaliens ouvrent une école de football en 1974. Ouvert en 1974 sous les ordres de Pierre Tournier, le centre de formation sochalienne accueille dès les premières années une génération qui fera les beaux jours du club.

L'Époque Moderne (1970-2000)

Dans le même temps, le club se restructure avec à sa tête Jacques Thouzery. Patiemment, le FCSM construit une équipe compétitive, et après une nouvelle campagne européenne en 1975, est vice-champion de France en 1980. Sochaux élimine, lors de la Coupe UEFA 1980/1981, le Servette de Genève, Boavista Porto, l'Eintracht Francfort et le Grasshopper Club Zurich avant d'échouer de peu en demi-finale face aux Néerlandais d'AZ'67.

Malheureusement, le groupe jeune et talentueux va être pillé en quelques années. En 1983, le club rejoue la Coupe UEFA avec un groupe très renouvelé et est éliminé dès le premier tour. Le club a perdu de sa superbe et peine à jouer les premiers rôles en championnat. Au point de terminer barragiste en 1987 face à l'AS Cannes qui l'emporte chez elle (2-0) après avoir perdu d'un rien (1-0) à l'aller.

Sylvester Takac, qui avait déjà été entraîneur en 1983/1984, revient aux affaires et le club recrute deux internationaux yougoslaves pour entourer des jeunes pousses qui ont pour noms Paille, Rousset, Sauzée ou Silvestre. L'équipe écrase son groupe de D2, atomisant le favori lyonnais 7-1 à Gerland et ne perdant qu'à deux reprises.

En plus de l'accès à l'élite, le FCSM réalise un superbe parcours en Coupe de France et dispute la finale face au FC Metz. Les Lionceaux s'inclinent aux tirs aux buts à la suite d'un match haletant. Mickaël Madar, cinquième tireur, manque alors son tir au but. Le FCSM regoûte à la Coupe d'Europe et, après un premier tour facile, tombe face à la Fiorentina sans perdre (0-0 en Italie et 1-1 au Stade Bonal).

En 1991, le FCSM peine et les jeunes joueurs lancés dans le grand bain sont moins performants qu'auparavant. La relégation est évitée de justesse comme c'est le cas pendant quatre saisons. En 1994, le club recrute avec ambition, mais la mayonnaise ne prend pas et c'est en crise qu'il aborde son 500e match de championnat, victorieux face à l'AS Cannes.

Le Renouveau et la Coupe de France 2007

Après avoir peiné en Division 2, le FCSM retrouve l'élite en 2001. Commence en 1995 l'une des périodes les plus difficiles du FC Sochaux-Montbéliard en terme de résultats, alors que ses installations ne répondent plus aux normes en vigueur. Pendant deux saisons, le club végète avant de retrouver un peu de sa superbe en 1997/1998 quand, dans un même temps, le président Gilles Daget obtient les financements pour la rénovation complète du Stade Bonal et le déménagement du centre de formation.

Après une seule saison en Division 1, le FCSM est pourtant relégué. Le club dirigé à partir de décembre 1999 par le président Plessis peut se construire sur de nouvelles fondations solides.

Le FCSM est alors de retour parmi l'élite avec l'ambition et la volonté de produire un jeu attrayant, de se stabiliser parmi l'élite et de progresser chaque saison. Après une huitième place en 2002, synonyme de qualification en Coupe Intertoto, l'équipe est placée sous le commandement de Guy Lacombe et termine deux fois cinquième. Dans les années 2000, le club renoue également avec la Coupe UEFA.

La première saison, le FCSM élimine le Borussia Dortmund avant de chuter avec les honneurs face à l'Inter Milan. Les Sochaliens écrivent en quelques saisons les plus belles pages de l'histoire du club après-guerre.

Comme un symbole, soixante-dix ans après son unique succès dans la compétition, le FCSM remporte en 2007 la Coupe de France sous la férule d'Alain Perrin. En s'imposant 2-1 dans les dernières minutes face au RC Strasbourg, le FCSM remporte la Coupe de France.

Coupe de la Ligue

  • 2004: Nantes - Sochaux (1-1, 4-5 t.a.b), 17 avril 2004 : un an après la défaite face à Monaco, Sochaux remporte enfin la Coupe de la Ligue. Landreau, le gardien nantais, manquera sa panenka face à Teddy Richert pour ce qui restera l’image marquante de cette finale.

Coupe de France

  • 2007: Victoire en finale de Coupe de France contre l'Olympique Marseille (2-2 (5-4 tab)).

coupe de france 2007 FCSM

Des Joueurs Emblématiques

De nombreux joueurs ont marqué l'histoire du FCSM, contribuant à ses succès et laissant une empreinte indélébile dans le cœur des supporters. Parmi eux, on peut citer :

  • Laurent di Lorto (1936-1940): Acheté à l’Olympique de Marseille en 1936, il formait avec sa défense tant au FCSM qu’en EDF la « ligne Maginot » entre 1937 et 1938, réputée invincible.
  • Etienne Mattler (1929-1947): le « Lion de Belfort ». Un surnom qui résume l’homme, membre de la fameuse « ligne Maginot » du FCSM et en EDF. Ce joueur connu les débuts du club de Jean-Pierre Peugeot en championnat, mais aussi la gloire avec les J&B.
  • Franck Silvestre (1985-1993): cousin germain de Mickael Silvestre, il fut, contrairement à ce dernier une référence en défense centrale. Formé au FCSM, il fut international français sous les ordres de Michel Pizzaiolo Platini. Au FCSM il fut malheureux tant en Coupe de France (finaliste en 1988) qu’en championnat (Vice-champion de D2 en 1988). Parti en Bourgogne, sa période auxerroise fut une réussite, alors que sa période en Bleu à cette époque fut stoppée nette.
  • Faruk Hadzibegic (1987-1994): Recruté avec son compatriote Bazdarevic juste après la descente de 1987, il ne tarda pas s’imposer en défense. Fidèle parmi les fidèles, il y resta sept ans, avant de revenir en tant qu’entraîneur, sans pour autant connaitre la même réussite.
  • Bernard Genghini (1976-1982): Formé au FCSM, ce tireur de coup-franc hors-pair (le meilleur après Platoche himself) était reconnaissable par sa moustache hitlérienne. Membre du fameux « carré magique » avec Giresse Platini et Tigana il remporta l’euro 84 en France. Il quitta sochaux pour sainté en 82 dans le but de remplacer le plus italien des français parti faire le gigolo à Turin. Nous le retrouvons aujourd’hui du côté de Bonal, puisqu’il s’occupe de la cellule de recrutement sochalienne.
  • Franck Sauzée (1983-1988): Formé au FCSM, international français à 39 reprises, il avait un sens du jeu et une frappe de balle qui faisait de lui un des meilleurs de sa génération qui remporta l’euro espoir en 1988. Transféré chez les sardines en 1988, il y resta 5 années, le temps pour lui de remporter la Ligue des Champions et de quitter l’OM suite à « l’Affaire ».
  • Mecha Bazdarevic (1987-1996): Non vous ne rêvez pas ! L’actuel entraineur du FCSM avec le succès que l’on connait en ce moment, fut avant tout LE milieu de terrain en cette fin des années 80. Successeur attendu de Genghini, il remplit parfaitement ce rôle en tant que meneur du jeu sochalien. Milieu de terrain complet, capable de porter le jeu vers l’avant mais aussi de défendre si le besoin s’en faisait sentir, sa qualité de balle resta a jamais gravée dans le cœur des supporters du FCSM.
  • Pierre-Alain Frau (1998-2004): « PAF » fut le dernier grand buteur du FCSM avec ses 75 buts. Formé à Sochaux, ce belfortains au nez douteux alliait vitesse, technique et frappe de balle. Sa carrière se brisa au mois d’août 2004 lorsqu’il rejoignit l’OL de Jean-Mimi. Il formait avec son compère Santos la dernière grande paire d’attaquants que connu le club franc-comtois, avec comme apothéose 31 buts à eux 2 lors de la saison 2003-2004 en L1. Il resta dans les annales du Parc des Princes pour avoir cassé Stéphane Noro en 2 un soir de 9ème journée en 2006-2007.
  • Roger Courtois (1933-1952): Mesurant 1,60m il enfila les buts pendant sa longue carrière professionnelle principalement faite à Sochaux. 192 buts en Championnat avec Sochaux, 237 buts en matchs officiels avec le club franc-comtois, il reste à ce jour le meilleur buteur du club. Même à 40 ans il faisait trembler les défenses adverses, ce qui montre son talent, malheureusement pas assez reconnu en EDF (22 sélections pour 10 buts, la plupart en tant que remplaçant).
  • Teddy Richert (2002- ??) : On ne le présente plus. Arrivé au club lors du mercato d’hiver 2002 en tant que doublure de Vincent Fernandez, il profita des méformes de ce dernier pour s’imposer dans les cages sochaliennes. Et pour y rester depuis. « Saint Teddy » pour bon nombre supporters du FCSM, notre gardien préfère la simplicité et met plus en avant le collectif que sa performance. Point fort : lorsqu’on évoque son nom, on pense de suite aux pénaltys.
  • Maxence Flachez (1996-2004): Formé à l’OL, Maxence connu l’essentiel de sa carrière à Bonal.
  • Jérémie Bréchet (2006-2008, 2009- ???): Formé à Lyon, il atterri à Sochaux au moment où sa carrière s’enfonçait. Relancé par Alain Perrin et le FCSM, il remporta la Coupe de France en 2007 avant de tenter une expérience chez les mangeurs de Gouda, et pour rejouer en C1 accessoirement. Pour des raisons familiales (précurseur du syndrome El-Arabi mais effet l’inverse) il revint au FCSM en 2009 à la grande surprise de l’Equipe, ce qui leur valut une explication de la part de notre défenseur. « Sauf votre respect, j’en ai rien à foutre (rires). À Eindhoven, avec ma famille, on n’était pas bien, même si au niveau sportif ça s’est bien passé. Mais je suis un homme avant tout, pas seulement un footballeur. Et comme je ne suis pas un mercenaire, je ne me voyais pas revenir en France ailleurs qu’à Sochaux. ». Nominé au Ballon d’Eau Fraîche 2010, il aurait mérité cette récompense, si le vert de terre Janot n’était pas passé par là.
  • Omar Daf (1998-2009): International sénégalais formé au FCSM (comme un symbole de la rencontre du Lion de la Téranga et du Lionceaux), un des meilleurs à son poste, il fut malheureusement miné par les blessures, son tibia étant composé d’un alliage de verre et d’os. Un titre de champion de France de D2 en 2001, une Coupe de la Ligue en 2004 et une Coupe de France en 2007 (sans jouer), il gagna le respect des supporters sochaliens par son professionnalisme, sur et en dehors du terrain. Surnommé « le Sage » par certain, Bernard l’appelle affectueusement« le Grand Omar » symbole de la classe incarnée chez ce joueur.
  • Benoît Pedretti (2000-2004): Ce joueur marqua le FCSM. Benoît, Benoît, Benoît, tes passes de 40 mètres nous manque, tes coups de pieds arrêtés aussi, mais la pleureuse que tu es non. Cet audincourtois de souche (cela se ressent au niveau de l’accent) fut LE meilleur milieu de terrain sochalien de ces 10 dernières années. Sélectionné par Jacques « poisson lune » Santini, il ne retourna plus en EDF, au moment où il signa à l’OM. Sa carrière fut en dent de scie, incapable de s’imposer chez les gros, il se relança à l’AJA avant de partir au Nord pour y vraisemblablement terminer sa « grande » carrière.
  • Michaël Isabey (1997-2009): Ancien joueur de national qui n’est pas passé par la case centre de formation, il est néanmoins repéré par les recruteurs sochaliens. Ce petit gabarit (1,69m) s’imposa peu à peu dans l’équipe pour en devenir le capitaine à partir de 2004. Joueur très technique, rapide, il était capable de mettre à mal les latéraux d’en face. Sa puissante frappe de balle mis à rude épreuve les gardiens adverses, comme en témoigne le ¼ de final de Coupe de France contre le PSG, en décrochant une reprise dans la lucarne de Landreau. Malheureusement pour nous, il ne joua pas la grande finale contre l’OM en 2007 (nous nous rappelleront de tes larmes Micha), à la surprise générale, mis sur la touche par Alain « DSK » Perrin.
  • Jean-Christophe Thomas (1982-1992): Milieu de terrain polyvalent, ce joueur formé au club était à l’aise techniquement et disposait d’une belle frappe de balle. Il quitta le club doubiste pour la Canebière et devint champion d’Europe avec l’OM.
  • Francileudo Santos (2000-2005 puis 2008-2009): Le plus brésilien des tunisiens, fut rapatrié par Jean Fernandez son ancien coach à l’Etoile Sportive du Sahel. Dès sa première saison, il dynamita les défenses de D2, avec 21 buts en 29 matchs. « Ce diable de Santos » connu la gloire en 2003-2004 avec son compère PAF, en marquant 14 buts malgré sa participation à la CAN 2004 avec la sélection tunisienne.
  • Conrad Voss (1934-1939): Cet uruguayen arriva au club pour remplacer l’anglais Victor Gibson limogé par manque de résultats. Il donna au FCSM ses lettres de noblesse par deux titres de Champion de France, en 1935 et 1938 et une Coupe de France en 1937, mais aussi le plus beau en France voir en Europe.
  • Sylvester Takac (1984-1985 puis 1987-1994): Comme beaucoup de ses compatriotes yougoslaves ayant opté l’exil franc-comtois, il atterri au club comme entraineur, au moment où le FCSM descendit en D2. Ce grand tacticien, et servit par une génération dorée, permis au FCSM de remonter en D1 la saison suivante, en terminant premier de son groupe et vice-champion de France de D2. Son nom fait encore trembler l’OL, puisque c’est sous ses ordres que les J&B infligèrent une cuisante défaite 7-1 à Gerland (rien qu’en regardant les vidéos, c’est l’orgasme footballistique). Finaliste de la Coupe de France, perdu aux tirs au but face à Metz, il découvrit l’UEFA avec Sochaux et de belles places avec en championnat avec les J&B. Beaucoup de joueurs formés au club ainsi qu’une importante colonie yougoslave, ont marqué la mémoire des supporters sochaliens.

Les Défis Récentes

Après plusieurs saisons de lutte pour le maintien, le FCSM finit par quitter l'élite en 2014. Non sans s'être offert sous la conduite d'Hervé Renard une magnifique fin de saison...

Relégué en Ligue 2, le FC Sochaux-Montbéliard a dû digérer une nouvelle réalité sportive, mais aussi la vente par son actionnaire historique. Un an après sa relégation, le FCSM est racheté le 17 juillet 2015 par le groupe Tech Pro, devenant le premier club de football européen à passer sous pavillon chinois.

L'équipe première peine à se mêler à la course à la montée que ce soit avec Olivier Echouafni, Albert Cartier et Peter Zeidler malgré parfois de belles promesses et de belles carrières en coupes nationales. En coulisse, la gestion du Club par Tech Pro est particulièrement sujette à caution avant d’être confiée aux Basques du groupe Baskonia en 2018/2019.

Après une saison 2019/2020 tronquée par la crise sanitaire liée au Covid-19, le FC Sochaux-Montbéliard a sous la conduite d'Omar Daf terminé au 7e rang en juin 2021 et au 5e l'année suivante. Un classement, le meilleur depuis sa relégation, qui a ouvert la porte de play-offs malheureusement conclus par une élimination à Auxerre aux tirs au but.

La saison qui a suivi a été marquée par les grands moyens mise à disposition d'une équipe longtemps en course pour la montée avant de s'écrouler... et de voir son actionnaire de pas pouvoir lui permettre de conserver administrativement sa place en Ligue 2 BKT.

Palmarès Détaillé

Voici un récapitulatif des principaux titres et moments marquants du FC Sochaux-Montbéliard :

Compétition Titre(s) Année(s)
Championnat de France de D1 2 1935, 1938
Coupe de France 2 1937, 2007
Coupe de la Ligue 1 2004
Championnat de France de D2 2 1947, 2001
Vice-Champion de France de D1 3 1953, 1980, 1988

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