Football Club de Limonest Dardilly Saint-Didier: Une Histoire de Passion et d'Ascension

Le Football Club de Limonest Dardilly Saint-Didier (FCLDSD) est un club de football français basé à Limonest. Son histoire est marquée par une progression constante, des moments forts en Coupe de France et une fusion stratégique avec l'AS Dardilly. Découvrons ensemble les étapes clés de ce club ambitieux.

Les Débuts et la Structuration du Club

Pendant longtemps concentré sur l’équipe fanion, le FC Limonest Saint-Didier s’est structuré ces dernières années depuis la base.

« Quinze ans avant, c’était tout pour l’équipe première. Puis en 2010, les catégories de jeunes ont été recréées. Pour la première fois, l’équipe des 18 ans est montée au niveau régional en 2019 », raconte Amaury Barlet, ancien joueur du club de 2009 à 2019 et entraîneur des 17 ans du prestigieux voisin de l’OL.

A l’image du recrutement, c’est toute la politique sportive qui s’est infléchie. « Le club avait une tradition de vieux briscards, avec une moyenne d’âge élevée. L’équipe a été nettement rajeunie, grâce à des jeunes à fort potentiel et toujours avec l’apport de deux ou trois anciens », ajoute Nicolas Pinard.

Moments Clés et Performances Sportives

Le club vit une de ses plus belles années : sous la direction de Jean-Michel Picollet, l’équipe fanion atteint le 7ᵉ tour de Coupe de France contre le FC Sochaux et parvient à monter en CFA 2 (équivalent de National 3) pour la première fois de son histoire !

Sous les ordres de Nicolas Pinard, le club atteint en 2019 les 32ᵉ de finale de Coupe de France contre le FC Sète.

Cette saison, les Rhodaniens sont classés quatrième du groupe M de National 3, avec un match en retard, et peuvent espérer poursuivre leur progression.

En 16es de finale, c’est face à une autre équipe de National 3, les Ardennais de Prix-lès-Mézières, qu’a été décrochée cette qualification historique pour un club qui n’avait jamais fait mieux qu’un 8e tour en 2012.

Auparavant, pour se hisser en 8es de finale de Coupe, les Rhodaniens avaient éliminé deux équipes de National : les voisins de Villefranche-sur-Saône au 8e tour, après prolongations, et le Puy-en-Velay en 32es de finale, après la séance de tirs au but.

Le 6 janvier, la diffusion de la réaction des joueurs à l’annonce du tirage au sort de cet adversaire avait d’ailleurs amusé par sa déception spontanée et expressive.

Notre équipe fanion a signé sa première victoire en National 2 à Andrézieux-Bouthéon (0-1), un moment symbolique pour tout le club.

Match après match, le groupe a grandi. Malgré la frustration des rencontres précédentes, les joueurs ont su transformer la déception en détermination. Ensemble, ils ont montré leur capacité à se dépasser, à se serrer les coudes, et à progresser pour, enfin, obtenir cette victoire tant attendue.

Bien que l’ensemble a été fort en émotions, quelques moments de la saison peuvent se démarquer.

  • D’abord, la victoire maîtrisée à Bourgoin-Jallieu en Septembre. Sûrement le premier gros succès de la saison, chez un concurrent direct et favori au titre, qui était leader à ce moment de la saison. C’est la confirmation que Romain Reynaud et son groupe ont les armes pour battre n’importe qui dans cette poule i. Un but de Ranneaud, un but de Belaroussi en première période, une seconde tout en maîtrise, le FCLDSD frappa un grand coup.
  • Ensuite, dans un contexte électrique, un temps difficile et un match à rebondissements, la victoire à Mâcon est un fantastique souvenir. Pendant un moment très difficile où Alexandre Carneiro a dû sortir des parades héroïques, Romain Reynaud opère a un double changement, Prince Sergio-Domingos et Bilel Guechi font leur entrée, deux minutes plus tard, Prince lance Bilel qui trompe le portier Mâconnais. Les supporters Limonois venus en nombre exultent, puis au coup de sifflet final, une magnifique communion avec le groupe s’en est suivie.
  • Enfin, la victoire dans le derby face à La Duchère, lors d’une rencontre qui ressemblait à une finale et à un dernier espoir pour les Duchérois.

Le Titre de Champion de National 3 et l'Accession en National 2

C’est officiel : le Football Club Limonest Dardilly Saint-Didier est champion de National 3 et jouera en National 2 la saison prochaine.

Cette montée récompense une saison exceptionnelle menée avec exigence, cohésion et passion.

Une saison pleine de maîtrise, avec 15 victoires et 5 matchs nuls en 24 rencontres, le FCLDSD a pu s’offrir le titre de champion de National 3 alors qu’il restera deux journées de championnat à jouer.

Le FCLDSD c’est avant tout un collectif soudé du premier au dernier jour, un collectif qui se sera battu et donné les moyens de vivre une saison historique.

Avec seulement 17 buts encaissés, les Limonois sont très largement la meilleure défense de la poule.

Avec 36 buts marqués, le FCLDSD est également une force offensive, qui a trouvé le chemin des filets lors de 20 matchs sur 24 et aura battu 11 des 13 adversaires qu’elle a rencontré en championnat cette saison.

Ce groupe, c’est aussi un groupe de caractère qui a montré que malgré les moments difficiles, il avait les armes pour répondre.

Cette réussite est aussi celle du coach, de Romain Reynaud, qui a su fédérer le groupe, faire progresser ses joueurs, et maintenir une dynamique positive du début à la fin.

Au-delà des résultats, cette saison restera gravée pour les émotions qu’elle a fait vivre à tout le club.

Bravo aux joueurs qui ont été fantastiques sur et en dehors du terrain.

Par son coaching, le groupe a gagné en maturité, en confiance, et a répondu présent dans tous les moments clés.

Avec un jeu cohérent, une défense solide et des performances régulières, l’équipe a mérité son titre, sur le terrain comme en dehors.

Un cap franchi, une nouvelle page à écrire, Cette montée en National 2 représente une étape importante dans l’histoire du club.

Félicitations aux dirigeants… mais aussi à tous les bénévoles, partenaires et supporters qui ont contribué à cette réussite.

Au-delà du terrain, c’est tout un club qui avance, structuré et uni, avec l’envie de continuer à grandir dans un nouvel environnement plus exigeant.

L’histoire continue, et ce n’est qu’un début.

La Fusion avec l'AS Dardilly

Les présidents du FC Limonest Saint-Didier et de l’AS Dardilly ont officialisé leur fusion en ce début de semaine. Un tournant « historique » pour les deux clubs du Rhône.

Les dirigeants et bénévoles du FC Limonest St-Didier et de l’AS Dardilly ont décidé d’une fusion pleine de bon sens.

Le projet de fusion entre le FC Limonest Saint-Didier et l’AS Dardilly a été officialisé en conférence de presse ce mardi 4 mai.

Après plusieurs mois de discussion, les deux clubs voisins vont s’associer pour ne faire qu’un.

Le tout nouveau FC Limonest Dardilly Saint-Didier sera présidé par Nicolas Barbosa, Cécile Bulin et Alexandre Vainchtock.

L’été dernier, les deux clubs s’étaient déjà rapprochés pour permettre aux U15 et U18 féminines et au groupe N3 limonois de s’entraîner sur les terrains de l’AS Dardilly. C’est en continuant sur cette lancée que les deux clubs ont décidé de s’associer intégralement.

Cela permet de voir plus grand pour les présidents du FCLDSD.

Les présidents du FC Limonest Saint-Didier et de l'AS Dardilly officialisent leur fusion.

Un Projet Ambitieux

Le FC Limonest Dardilly Saint-Didier: un projet ambitieux.

C’est en s’appuyant sur de nouvelle base que le club pourra attirer des sponsors et ainsi recruter de nouveaux joueurs, en leur proposant des structures et un développement de qualité.

Le FCLDSD pourra accueillir des joueurs de tout âge, en mettant en place plusieurs équipes dans chaque catégorie. L’objectif est de garder les valeurs des clubs tout en améliorant les aspects sportif et économique.

A court terme, le club veut monter en N2 avec l’équipe sénior et sur le long terme, créer une académie de football.

« Aujourd’hui, la N3 est une division qui est trop compliquée parce que ça coûte de l’argent et les matchs ne sont pas forcément plaisants à regarder. Aussi, attirer des joueurs n’est pas facile donc je pense que très vite il faut qu’on monte en N2. Avec cette fusion, on va avoir les capacités structurelles et financières pour le faire », affirme Nicolas Barbosa.

« Aujourd’hui, la N3 est une division qui est trop compliquée parce que ça coûte de l’argent et les matchs ne sont pas forcément plaisants à regarder. Aussi, attirer des joueurs n’est pas facile donc je pense que très vite il faut qu’on monte en N2.

L'Impact de la Crise Sanitaire

Nous vivons une année particulière avec le covid-19. Les joueurs amateurs ainsi que les joueuses de D2 ont vu leur championnat s’arrêter définitivement cette saison. C’est la Fédération qui a pris cette décision pour éviter la propagation du virus.

Un réel coup dur pour tout le monde, mais les présidents du FC Limonest St-Didier et de l’AS Dardilly en ont profité pour faire accélérer les choses.

C’est ce que confirme Alexandre Vainchtock. « On avait plus à s’occuper de la coupe de France et du championnat. On a eu le temps de se poser un petit peu, d’échanger, de se rencontrer et on s’est dit que c’était mieux de le faire maintenant.

Le FC Limonest et l'Olympique Lyonnais

A la recherche d’un stade homologué pour son 8e de finale, le petit poucet a trouvé une solution dans le cadre d’un partenariat avec son puissant voisin lyonnais : la rencontre se jouera sur le terrain d’honneur (environ 2 800 places) du centre d’entraînement de l’OL, qui abrite en temps normal les championnes d’Europe lyonnaises.

Dans le sillage de l’OL, septuple champion de France dans les années 2000 et reconnu pour la qualité de son centre de formation, les clubs amateurs du département ne cessent de progresser.

Amaury Barlet, qui contribue à la formation des jeunes footballeurs lyonnais depuis 2011, dont Rayan Cherki (16 ans) et Maxence Caqueret (19 ans) en train d’émerger cette saison avec les professionnels, se félicite des liens étroits avec les voisins amateurs : « Enormément d’éducateurs des clubs voisins viennent suivre des formations chez nous. Et cela concerne aussi des salariés dans les domaines de la communication ou du sponsoring. »

Un avis que partage le coach Nicolas Pinard, qui a passé presque vingt ans sur le banc de DOMTAC, un autre club rhodanien ( à Dommartin), avant de rejoindre Limonest Saint-Didier il y a six mois : « L’OL a vraiment évolué et changé son mode de fonctionnement. Il y a un vrai travail de coopération. Cela bonifie tout le bassin footballistique lyonnais dont beaucoup de clubs sont très bien structurés. »

En cas d’exploit contre Dijon couplé à une qualification de Lyon à Nice, les joueurs des Monts-d’Or auraient une chance de rencontrer le grand frère lyonnais. Un quart de finale unique dans l’histoire de la Coupe de France.

Sidney Govou et le FC Limonest Saint-Didier

Lorsque les commentateurs d’Eurosport conteront, mardi 28 janvier en direct (18 h 30), la performance du petit poucet de la compétition, le FC Limonest Saint-Didier, ils seraient bien avisés de ne pas escamoter le nom du club rhodanien qui reçoit Dijon en 8es de finale de la Coupe de France de football.

Dans le cas contraire, ils risquent de heurter les sensibilités locales, dont celles de Sidney Govou, ex-international français aux 49 sélections, vice-champion du monde en 2006.

Conseiller du président et toujours licencié au sein de ce club de National 3 (6e échelon), même s’il n’a disputé aucune rencontre cette saison à cause notamment de son activité de consultant pour la chaîne Canal+, l’ancien attaquant de l’Olympique lyonnais se charge de planter le décor.

« Les gens pensent que c’est juste Limonest (3 600 habitants), mais c’est bien Limonest Saint-Didier. Moi je vis à Saint-Didier-au-mont-d’Or (6 700 habitants) depuis 2006, insiste-t-il. Quand mon fils a commencé le football, je l’ai inscrit ici. J’ai alors rencontré le directeur sportif qui m’a proposé de les rejoindre. L’équipe première évoluait au niveau régional. Dès la première saison, nous sommes montés en championnat de France amateur. C’est un club sain qui travaille bien. »

« Les amateurs ont toujours envie de se mesurer aux professionnels. C’est une question d’ego, pour se prouver qu’ils sont capables d’évoluer plus haut », explique Sidney Govou.

« Derrière l’Ile-de-France, la région lyonnaise représente le deuxième vivier de footballeurs. Avant, ils partaient s’expatrier à droite et à gauche car tout le monde ne peut pas réussir à l’OL. Petit à petit, les joueurs du cru reviennent et ça fait de beaux clubs », analyse Sidney Govou.

Anecdote: Le Championnat Mondial Non-Officiel des Clubs

Et voilà qu’après s’être perdu dans les divisions départementales et régionales de l’Hérault, le témoin refait surface… à Limonest (National 3, 5e division) !

Déjà auteurs d’une saison exceptionnelle, ponctuée par un 8e de finale de Coupe de France disputé mardi face à Dijon au moment de notre bouclage, les Limonois sont entrés en possession du prix face au Puy début janvier et l’ont gardé face à Prix-lès-Mézières et Montluçon.

Des passionnés ont, en effet, proposé de créer, bien des années plus tard, un championnat mondial non-officiel des clubs de football.

Le principe est simple : le vainqueur de cette toute première rencontre officielle aurait emporté avec lui un trophée virtuel, remis en jeu au match suivant, et ainsi de suite.

En 1958, on apprend ainsi que le trophée quitte le territoire de la perfide Albion pour rejoindre l’Allemagne, après un match de coupe d’Europe entre Wolverhampton et Schalke.

Il faut attendre 1964 pour le voir arriver en France, et précisément le 6 décembre pour voir l’OL s’en emparer… le temps de deux petits matches et une défaite à Toulouse.

Départ pour la Yougoslavie, puis la Suisse, retour en Allemagne, le trophée reprend son improbable voyage et retombe dans l’escarcelle lyonnaise en 1990 puis en 1991. Peine perdue, l’OL ne gardera jamais le témoin plus de quelques matches.

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