Football Club de Cailloux-sur-Fontaines: Histoire et Héritage

L'histoire du football à Cailloux-sur-Fontaines est intimement liée à la vie locale et aux figures emblématiques qui ont marqué la région. Un nom qui résonne particulièrement est celui de Bernard Lacombe, dont le décès a suscité une vive émotion à Lyon, dépassant même son passé de joueur international et de dirigeant majeur.

Ce qui s'est éteint avec lui, peut-être, est la manière de vivre le football de très haut niveau dans sa ville, de continuer à l'incarner et à l'habiter, quand le football moderne sépare les mondes.

Stéphane Benas, le patron du musée de l'OL, qui fait le lien avec les anciens joueurs et qui a accompagné Lacombe partout, tout le temps, ces dernières années, souligne : « Tout le monde, à Lyon, a croisé au moins une fois Bernard Lacombe. Tout le monde a une histoire, ou un lien avec lui. »

Un jour qu'un ami lui faisait remarquer qu'il avait joué avec Michel Platini et les plus grands, Bernard Lacombe, disparu lundi à l'âge de 72 ans, avait répondu que oui, bien sûr, mais qu'il aurait fallu voir, aussi, la frappe de son ami Nanou au tournoi de sixte de Cailloux-sur-Fontaines, dans leurs jeunes années.

L'homme qui versait une larme quand il remontait de vacances par l'autoroute du soleil et qu'il voyait les projecteurs de Gerland de l'autre côté du Rhône, a passé une vie à déjeuner au restaurant en ville, chaque midi, avec les flics et les anciens bandits, avec ses amis d'enfance de Fontaines ou les vainqueurs de la Gambardella 1971, avec les anciens coéquipiers qui venaient de loin et exprès pour lui, avec tous ceux avec lesquels il avait créé un lien, parce que l'autre versant de sa rancune éternelle était une fidélité absolue et un goût de rendre service.

Depuis lundi, les anecdotes reviennent à la surface dans nos messageries, les aphorismes que l'on avait oubliés, comme sur ce milieu de terrain qu'il goûtait peu (« Il a récupéré beaucoup de ballons, oui, ceux qu'il a perdus »), ou sur un ailier dont on avait osé lui dire qu'il était brillant : « Tu lui donnes un ballon, il te rend une balle de ping-pong. » Ou encore, sur cette manière de se soigner, digne d'un fils de boucher des Cordeliers : « Pour un hématome sur le pied, c'est une escalope fine. »

Pour un gars qui disait avoir joué à l'OL avec « des défenseurs qui opéraient sans anesthésie », le conseil médical était précieux.

Gerland, Fourvière, et les tables lyonnaises : dans sa ville, Lacombe se sera rarement trompé de monument. Quand il est revenu à Lyon, à la fin des années 80, il a commencé de se rendre régulièrement à la messe du dimanche à 7 heures, à la cathédrale de Fourvière, où le public n'était pas exactement le même que la veille au soir, à Gerland. Il a très vite connu le reste de l'assistance, là-haut, les anciennes et les anciens, a entretenu le lien dominical, et il est allé à tous les enterrements. Avec cet homme dont la poignée de main pouvait être longue et douloureuse si on ne le regardait pas exactement dans les yeux en lui disant bonjour, il suffisait de passer le filtre.

Quand on l'appelait, il allait souvent à un enterrement ou alors il en revenait, il était en train de marcher au parc de Lacroix-Laval ou alors il s'y rendait, il allait passer à l'hôpital pour l'association « Docteur clown » ou pour voir un enfant dont il avait croisé le père une semaine plus tôt, ou alors il était en train de déjeuner et il nous passait quelqu'un. Les messages reçus depuis sa disparition offrent une prescription à certaines histoires, comme celle de ce joueur arrêté par les gendarmes, sortant de sa voiture en disant qu'il connaissait Lacombe qui allait les mettre à la circulation, mais oubliant que Lacombe était au Brésil, ce jour-là, et finissant au poste, donc.

Les supporters lyonnais ont été nombreux mercredi à rendre hommage à Bernard Lacombe.

Les supporters lyonnais rendent hommage à Bernard Lacombe

Anecdote de Benas : « Le soir de France-Allemagne (0-2), il y a un an, au Groupama, quelqu'un lui a demandé de faire une photo. Puis il lui a dit qu'il avait joué contre lui en 1974 en Coupe de France, et cela a tout changé. Bernard lui a donné son numéro : ils avaient joué l'un contre l'autre, c'était bon. »

Les supporters lui rendront hommage jeudi soir

Le Football Club Franc Lyonnais (FCFL)

Après un travail de longue haleine et une implication sans faille de tous les membres du Football club Franc Lyonnais (FCFL), c’est avec une immense fierté que le club cailloutain a tenu à annoncer la nouvelle : la Fédération Française de Football (FFF) vient de lui décerner le “Label Jeunes FFF” niveau Espoir et le “Label École Féminine de Football” niveau Bronze pour la période 2021-2024.

Deux récompenses qui, pour le club « viennent attester de la structuration du FCFL et de la qualité de formation qu’il enseigne. »

Jusqu’à présent, le club avait seulement...

Football

Le samedi soir à Gerland, le dimanche matin à la cathédrale de Fourvière

Hommage : Les meilleures punchlines de Bernard Lacombe sur OLTV

tags: #football #club #de #cailloux #sur #fontaines