L'Épopée des Buffalo Bills : Histoire, Identité et Quête du Super Bowl

Les Buffalo Bills, une franchise emblématique du football américain, incarnent à la fois l'espoir et la désillusion. Bien qu'ils n'aient jamais remporté le Super Bowl, ils ont marqué l'histoire de la NFL par leur domination dans les années 1990 et leur capacité à se renouveler au fil des décennies.

TDActu vous propose de (re)découvrir l’histoire de chaque franchise sous l’angle du branding et de l’image de marque.

Les Origines et la Naissance d'une Franchise

Les Bills n’étaient pas la première équipe à jouer à Buffalo. En 1918, les Buffalo Niagaras ont été créés, puis ont joué sous divers noms comme les All-Americans entre 1920 et 1923. Cette équipe a rejoint la NFL en 1920, avant de terminer première l’année suivante. En 1940 et 1941, une autre équipe (les Indians, puis les Tigers) a évolué en AFL 3ème génération avant de stopper ses activités à cause de la Seconde Guerre Mondiale. À la fin du conflit, l’All-America Football Conference (AAFC) a été formée et Buffalo a de nouveau monté une équipe.

En 1946, la franchise était alors connue sous le nom des Buffalo Bisons. Un nom commun et traditionnel à toutes les équipes sportives de la ville de Buffalo à l’époque (hockey, baseball). Voulant certainement se démarquer des autres équipes sportives de la ville, James Breuil, le propriétaire, organise un concours début 1947 pour rebaptiser sa franchise. Plus de 4500 personnes se sont manifestées et « Bills » a devancé des propositions comme Bullets, Nickels ou encore Blue Devils.

La paternité du nom de l’équipe n’est pas très difficile à deviner étant donné la popularité de son possesseur : un certain William Frederick Cody, dit Buffalo Bill. Ce dernier est une figure mythique de la conquête de l’Ouest qui tient son nom de sa fonction : chasseur de bisons (buffalo en anglais) pour le prestige, artiste ambulant pour ses spectacles, mais également commerçant en viande de bison pour la société de chemins de fer Kansas Pacific Railway. On estime qu’il a tué 4280 bisons en 18 mois de travail sur la route.

Comme le propriétaire travaillait pour la Frontier Oil Company, le vainqueur a proposé que l’équipe soit soutenue par cette entreprise car elle « ouvrait une nouvelle frontière dans le sport à l’Ouest de New York ». Le nom de Buffalo Bill est aussi là pour marquer la sensation de frontière et d’esprit pionnier qui existe dans la ville. En effet, Buffalo n’est distante que d’une centaine de kilomètres à vol d’oiseau de la frontière canadienne.

L'Évolution du Logo et de l'Uniforme

Jusqu’en 1970, l’équipe de Buffalo n’avait pas vraiment de logo simple, mais plus une illustration. En regardant la première mouture de 1961, on ne trouve guère de similitude avec l’emblème actuel. Elle représentait un ballon de football bleu, servant de fond à un troupeau de buffles et deux joueurs de l’équipe en tenue. Au-dessus d’eux se trouvait le mot-symbole « Buffalo Bills » en blanc, dans une typo Sans-Serif. Cette version n’a été utilisée que pendant 1 an.

Ayant conservé la forme originale du ballon et la métaphore visuelle de base, les concepteurs ont modifié tout le reste. Le dessin ne représentait plus qu’un buffle brun en sépia granuleux, et un joueur de football portant l’uniforme bleu, floqué du numéro 31, avec un casque blanc floqué d’une image de buffle rouge sur le côté. Le mot-symbole « Buffalo Bills » a disparu, seule la tenue distinctive marquait l’appartenance à la franchise.

En 1970, un tout nouveau logo a été adopté, plus simple et plus clair que son prédécesseur. Le seul héros de l’histoire était un bison rouge avec un œil blanc, une granularité faible et sans contours. Probablement le plus minimaliste de tous les symboles de l’équipe.

L’emblème actuel a été créé par un designer aérospatial et illustrateur commercial, Stevens Wright. Sa femme Jere Wright était directrice de production pour NFL Properties, groupe s’occupant de toutes les licences et de la marque de la ligue. Jere a fait connaître les talents de son mari à David Boss, qui était à l’époque directeur de la division des services créatifs de la firme. Boss a rapidement confié à Stevens une mission de premier ordre : la création d’un nouveau logo pour les Bills.

Stevens Wright a soumis plusieurs dessins aux Bills au cours de l’été 1973. Le directeur général de l’équipe, Robert Lustig, a répondu par une lettre dans laquelle il exprimait une forte préférence pour le design qui allait devenir le visage de la franchise que nous connaissons tous aujourd’hui.

Il représentait le bison bleu aussi schématique et minimaliste que dans la version de 1970, mais plus énergique et dynamique. Il est désormais en pleine charge, avec une bande rouge oblique jaillissant de sa corne blanche qui souligne le mouvement. Les trois couleurs figurant sur le logo sont les teintes officielles de l’équipe, également présentent sur les tenues : bleu royal, rouge et blanc. En outre, la palette officielle comprend également un bleu marine, bien qu’il ne soit pas présent sur le logo.

En 2002, le directeur général de l’époque Tom Donahoe a décidé de changer l’uniforme et le logo de la franchise. Il a alors proposé une ébauche avec un « B » stylisé dans le coin inférieur gauche, composé d’une balle rouge et une autre bleue, avec un bison qui charge au-dessus.

On ne peut pas faire plus classique pour le logo Wordmark, resté sensiblement le même depuis 1974. Le terme « Bills » étant écrit en bleu ou rouge, dans une police de caractères Solid Serif majuscules personnalisée. Il n’y a eu qu’une très légère modification dans la typo en 2010.

Au niveau alternatif, quatre versions ont été proposées. Entre 1962 et 1969, c’était une vue latérale d’un buffle rouge qui allait devenir en 1970 le logo principal. Entre 1965 et 1969, deux interprétations ont vu le jour. Dans la première, le seul mot-symbole « Buffalo Bills » bleu a été ajouté au-dessus du blason principal de l’époque. La seconde grimait un joueur portant la tenue de l’équipe et courant à côté d’un buffle rouge en train de charger.

Au cours des deux premières saisons, les uniformes étaient basés sur ceux des Lions de Detroit de l’époque, avec comme couleurs d’origine le bleu Honolulu, l’argent et le blanc. Les casques argentés sans rayures n’avaient pas de logo, ils affichaient simplement les numéros des joueurs de chaque côté.

En 1962, le bison rouge a été désigné comme logo et a pris place sur un casque blanc avec une bande rouge centrale. Cette même année, les couleurs de l’équipe ont également changé pour un schéma plus patriotique avec du rouge, blanc et bleu. Un haut blanc était employé sur la route.

Nouvelle modification en 1964, lorsque les bandes d’épaule ont été remplacées par un motif de rayures distinctif. Celui-ci était composé de quatre bandes blanches, deux intérieures plus épaisses et deux extérieures plus fines, toutes bordées d’un liseré rouge. Ce bas bleu est resté en place jusqu’en 1986.

Ils portaient sporadiquement du blanc à la maison dans les années 1980, mais ont cessé de le faire avant leur période Super Bowls. Au niveau du casque, la grille de protection a été bleue de 1974 à 1986 avant de passer au blanc.

La coque de protection est devenue rouge en 1984, principalement pour aider le quarterback Joe Ferguson à distinguer ses coéquipiers lors des affrontements intra-division. « Tous ceux que nous avons joués portaient des casques blancs à l’époque.

En 2002, sous la direction du directeur général Tom Donahoe, les uniformes des Bills ont subi des changements radicaux. La tenue blanche comportait un empiècement bleu foncé aux épaules et des numéros bleu royal. Le casque est resté rouge avec une large bande centrale comprenant du bleu marine, nickel, bleu royal, blanc, ainsi qu’une grille blanche, toujours avec le même logo accolé sur le côté.

Depuis 2005, l’équipe des Bills a ressorti l’uniforme rétro des années 60 : haut bleu et casque avec l’ancien emblème assorti. Lorsqu’ils ne le portaient pas, ils utilisaient généralement des combinaisons entièrement blanches sur la route et bleue à domicile.

Pour la saison 2011, un nouvel uniforme a été dévoilé. Une version actualisée du design de 1975-83 qui comprenait un retour aux casques blancs, et du bleu royal comme teinte principale. Le 6 novembre contre les Jets, ils ont porté du blanc à la maison pour la première fois depuis 1986. Depuis, ils continuent de le faire une fois par an, soit avec leur uniforme traditionnel, soit avec l’ensemble rétro.

Le 12 novembre 2015, Bills et Jets sont devenus les deux premières équipes à participer à l’initiative Color Rush, Buffalo portant une combinaison entièrement rouge pour la première fois dans l’histoire de l’équipe.

Désormais les Bills ont six combinaisons différentes d’uniformes à porter sur le terrain mais elles comportent toutes le casque blanc orné des deux bandes bleues encadrant une bande rouge.

William « Billy » the Buffalo : La Mascotte

William « Billy » the Buffalo a été drafté en tant que mascotte de l’équipe des Buffalo Bills en 2000 à Orchard Park, New York. Il est la mascotte officielle des Buffalo Bills.

Billy Buffalo a subi un lifting en 2018, avec un accueil mitigé de la part des fans lors du « relooking » de la mascotte. « Billy parcourait les grandes plaines et lorsque la plupart des buffles se sont dirigés vers l’ouest… il s’est dirigé vers l’est jusqu’à Buffalo, New York.

Il se sentait attiré par la ville… il ne pouvait pas l’expliquer… mais c’était comme s’il entendait un écho « crier » dans le vent. Finalement, il s’est installé dans une banlieue à l’extérieur de Buffalo appelée Orchard Park, dans l’État de New York, domicile des Buffalo Bills.

Il n’avait jamais assisté à un match de football, mais dès qu’il entendit le tonnerre de la foule dans le stade… cela lui rappela sa maison et le troupeau tonitruant qu’il avait quitté.

Billy est présenté comme étant toujours le premier sur le terrain d’entraînement, saluant tous ceux qu’il rencontre.

Les Années de Disette et les Tentatives de Reconstruction

Au début des années 2000, les Bills signent leur dernière apparition en playoffs lors du « Music City Miracle« , une défaite 22 à 16 contre les Tennessee Titans à 16 secondes de la fin du match.

Un jeu controversé en raison de la passe pratiquée par Frank Wychek à Kevin Dyson sur la phase de Kick-Return, dont l’exécution laisse à penser qu’il s’agirait d’une passe en avant, chose interdite dans cette situation. Une sanction dont les Bills peinent à se défaire, puisqu’ils n’ont jusqu’à aujourd’hui jamais réintégré les playoffs, principalement en raison de la domination des New England Patriots sur la division.

Drew Bledsoe, qui s’est fait ravir la place de titulaire par un certain Tom Brady du côté de Foxborough, offre à Buffalo une saison neutre en 2002 tandis Lawyer Milloy (ex-Patriot également) dynamise la défense des Bills en 2003.

Il faut néanmoins attendre 2004 et l’arrivée de Mike Mularkey aux commandes pour que l’équipe obtienne son unique bilan positif de la décennie (9-7). Une série d’échecs à la Draft, parmi lesquels J.P Losman et Trent Edwards ou le running-back Marshaw Lynch, tandis que des joueurs discrets comme Ryan Fitzpatrick ou Fred Jackson font leur trou au fil des années, jusqu’à redonner espoir au public en 2011 avec un départ tonitruant de 5 victoires pour une défaite.

La Période Récente et l'Ère Josh Allen

Avec un bilan de 9 victoires, 7 défaites en 2017, les Bills ont enfin retrouvé le chemin des playoffs sous la direction de Sean McDermott. Une aventure qui s’est achevée rapidement avec une défaite 10-3 à Jacksonville en wild card.

Cette même année, ils ont investi dans un nouveau quarterback, en sélectionnant Josh Allen à la draft. Véritable double-menace, il a eu besoin d’une année d’adaptation, avant de glaner 10 victoires et ramener Buffalo en wild card l’an dernier. C’était la première fois en 20 ans qu’ils atteignaient la marque des 10 victoires en saison régulière. Malheureusement pour eux, il faudra encore patienter pour une victoire en janvier.

Les Buffalo Bills, qui n'ont jamais remporté le Super Bowl et ont de nouveau connu une sévère désillusion en play-offs ce week-end à Denver, ont à leur tour remercié leur entraîneur Sean McDermott ce lundi.

McDermott, qui était à la tête des Bills depuis 2017, est devenu le huitième entraîneur de NFL à quitter son poste depuis la fin de saison régulière en début de mois, soit en démissionnant soit en étant licencié. Un total impressionnant: ce sont donc un quart des 32 équipes de la ligue qui changent d'entraîneur.

Buffalo a subi une défaite frustrante sur le terrain des Denver Broncos, 33-30 après prolongation. L'équipe du Colorado avait terminé en tête de sa conférence en saison régulière, où Buffalo n'avait pris que la 6ᵉ place avec 12 victoires et 5 défaites.

Sean McDermott a conduit les Bills en play-offs ces sept dernières saisons. Ils ont aussi remporté leur division cinq fois d'affilée de 2020 à 2024, mais leurs succès en saison régulière ne se sont jamais concrétisés dans les phases finales.

Pour vous faire patienter jusqu’à la prochaine saison, TDActu vous propose de (re)découvrir l’histoire de chaque franchise sous toutes les coutures.

Josh Allen, le quarterback vedette des Buffalo Bills, incarne l'espoir d'un futur couronné de succès.

Les Buffalo Bills et le Super Bowl

Super Bowl : Aucune victoires en 4 participations (1991, 1992, 1993, 1994).

Les Buffalo Bills sont entrés dans l'histoire du football américain de deux façons. Premier record : le club est le seul à avoir été sacré champion de sa conférence* quatre fois de suite. Les Bills ont en effet remporté le championnat AFC de 1990 à 1993.

Second record : celui du nombre de défaites consécutives au Super Bowl, la grande finale du championnat. C'est simple, les Buffalo Bills ne sont parvenus à obtenir leur ticket pour le Super Bowl que quatre fois (1991 à 1994) dans toute l'histoire du club. Et à chaque fois, ils ont perdu.

Cette série noire a débuté par une terrible désillusion, les Bills n'ayant perdu que d'un seul point (19-20) face aux New York Giants en 1991. Après avoir encaissé un terrible 7-0 dans le troisième quart-temps, les Bills s'étaient repris en dominant les débats lors de la dernière période. Cette réaction d'orgueil n'avait pourtant pas suffit.

* La Ligue de football américaine (NFL) est divisée en deux championnats, l'AFC et NFC. Les vainqueurs de chaque conférence s'affrontent le jour du Super Bowl.

AnnéeAdversaireRésultat
1991 (Super Bowl XXV)New York GiantsDéfaite 19-20
1992 (Super Bowl XXVI)Washington RedskinsDéfaite 24-37
1993 (Super Bowl XXVII)Dallas CowboysDéfaite 17-52
1994 (Super Bowl XXVIII)Dallas CowboysDéfaite 13-30

Seule équipe à avoir atteint quatre fois de suite le Super Bowl, les Buffalo Bills sont aussi une des équipes qui n’ont jamais remporté l’ultime match. L’équipe a pourtant compté dans ses rangs certains des plus grands talents de la ligue avec O.J. Simpson ou Jim Kelly.

Les Bills naissent en 1959 au sein de l’AFC - American Football League - des mains de Ralph C. Wilson Jr., qui détient alors une partie des droits des Detroit Lions. Le nom de « Buffalo Bills » est hérité d’une précédente équipe ayant évolué en AAFC - All-America Football Conference - et absorbée par les Cleveland Browns en 1950.

Lou Saban, à ne pas confondre avec l'entraineur des Crimson Tide d'Alabama, Nick Saban, est le seul entraîneur à avoir mené les Bills à un sacre national.

Malgré le bon positionnement de l’équipe lors de la Draft, le succès n’est pas immédiat et les Bills livrent 2 saisons au bilan négatif sous la coupe de Buster Ramsey, rapidement licencié au profit de Lou Saban.

Au sein d’une ligue au caractère résolument offensif, les Bills se distinguent par la solidité de leur défense, enregistrant 50 Sacks en une saison (record de franchise toujours actif, bien qu’il ait été établi sur 14 matchs, contre 16 aujourd’hui) et n’autorisant que 913 Yards en 300 portés (soit une moyenne 3 Yards).

Le renforcement en attaque débute en 1962 avec le recrutement de Jack Kemp, que vous connaissez peut-être mieux pour avoir fait partie intégrante du gouvernement de George W. Bush de 1989 à 1993. Les Bills obtiennent 7 victoires pour 6 défaites et un nul en 1963, puis 12 victoires et 2 défaites en 1964, une fiche qui les mène à 2 sacres consécutifs contre les San Diego Chargers, défaits lors de l’AFC Championship par 20 à 7 en 1964 puis 23 à 0 en 1965.

Une suprématie qui tourne court en 1966 avec une victoire des Kansas City Chiefs en finale nationale, par 31 à 7 sur une défense des Bills incapable de s’adapter au système de jeu d’Hank Stram.

Le bilan catastrophique de 1968 coïncide avec la fusion des ligues majeures (AFL/NFL) et permet aux Bills d’obtenir le premier choix global lors de la Draft de 1969, utilisé pour la sélection du running-back O.J Simpson.

Il faut alors attendre 1972 et le retour de Lou Saban pour que les Bills offrent des signes de vie, notamment en la personne de leur coureur, qui cumule 1 251 Yards en 292 portés et une moyenne de 4,2 Yards/porté. Ce n’est néanmoins que la saison suivante que l’équipe renoue avec le succès, obtenant un bilan de 9 victoires pour 5 défaites.

O.J Simpson n’est pas le seul joueur de talent de l’équipe et son succès - comme celui du quarterback Joe Ferguson - est en grande partie dû à la qualité de la ligne offensive des Bills. Composé de Reggie McKenzie, Dave Foley, Mike Montler, Joe DeLameilleure et Donnie Green, « l’Electric Company » est le fil conducteur du renouveau de l’équipe, qui alimente en continu « The Juice » - alias O.J Simpson - et se qualifie en Wild-Card en 1974 puis en AFC Divisional en 1975.

Dans les deux cas, la course des Bills est arrêté par le succès des Pittsburgh Steelers, qui seront par ailleurs sacrés en 1974. Lou Saban déçoit et est limogé en 1976 au profit de Jim Ringo, qui le sera à son tour en 1978 pour l’arrivée de Chuck Knox, qui offre aux fans de Buffalo leur premier sacre en AFC East et - malgré une défaite en AFC Divisional Round aux mains des San Diego Chargers en 1980 - permet aux Bills d’obtenir la première victoire en Playoff de leur histoire en 1981, contre les New-York Jets.

Sous sa direction, les Bills exploitent l’effondrement économique de l’USFL pour faire jouer leur droit sur Jim Kelly et recruter le centre Kent Hull et le linebacker Ray Bentley, qui forment bientôt l’ossature d’une équipe ultra-compétitive. Fort de la présence du rookie running-back Thurman Thomas, les Bills retrouvent le chemin des Playoff’s en 1988 avec un bilan de 12 victoires pour 4 défaites au sommet de l’AFC East. Ils y signent néanmoins une nouvelle défaite, face aux Cincinnati Bengals.

A compter des années ’90, les Bills adoptent un système de no-huddle et clôturent la saison avec 13 victoires pour 3 défaites. Après avoir piétiné la défense des Miami Dolphins (34-44) puis des Los Angeles Raiders (51 à 3), l’équipe se qualifie pour le Super Bowl XXV. 14ème choix global de la Draft de 1983, Jim Kelly a apporté 4 titres AFC à la ville de Buffalo (de 1990 à 1994). En 4 saisons, les Bills participent à 4 Super Bowl. Seul bémol, jamais ils ne parviendront à mettre la main sur le trophée Vince Lombardi.

Malgré le statut de joueur offensif de l’année et de MvP de Thurman Jones, les Bills sont incapables de prendre l’ascendant sur les Washington Redskins lors du Super XXVI et s’inclinent sur un score de 37 à 24, l’équipe de la capitale ayant mené par 17 à 00 dès la mi-temps. Incapables de saisir leur chance, les Bills affrontent le déclin de leur force dès 1994, un déclin qui culmine avec le départ de Marv Lévy en 1996, au lendemain d’une saison à 6 victoires pour 10 défaites.

Wade Philips prend les rênes et s’attache les services du quarterback Doug Flutie, qui ne tarde à prendre la relève du titulaire Rob Johnson pour conduire son équipe à un bilan de 10 victoires pour 6 défaites.

Pour retracer les origines du terme « Bills », il faut remonter à une dizaine d’années avant que l’équipe ne commence à jouer, aux anciens Buffalo Bisons de la All-American Football Conference. Deux autres équipes de la ville utilisant déjà le nom « Bisons », l’équipe a organisé un concours au cours du premier semestre 1947, pour rebaptiser la formation du propriétaire James Breuil.

Plus de 4500 personnes se sont manifestées et « Bills » a devancé des propositions comme Bullets, Nickels ou encore Blue Devils. Il a fourni deux explications pour cela. « Bills » était tout d’abord un hommage à William « Buffalo Bill » Cody, un artiste du XIXe siècle devenu célèbre pour ses spectacles itinérants dans le Far West et son travail de chasseur.

Cody a reçu le surnom de « Buffalo Bill » alors qu’il était entrepreneur pour fournir de la viande de bison aux employés des chemins de fer. On estime qu’il a tué 4280 bisons en 18 mois de travail sur la route.

Comme le propriétaire travaillait pour la Frontier Oil Company, le vainqueur a proposé que l’équipe soit soutenue par cette entreprise car elle « ouvrait une nouvelle frontière dans le sport à l’Ouest de New York ».

Désormais les Bills ont six combinaisons différentes d’uniformes à porter sur le terrain mais elles comportent toutes le casque blanc orné des deux bandes bleues encadrant une bande rouge.

Comment les Bills ont-ils pu perdre QUATRE Super Bowls consécutifs ?

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