L'Histoire des Phoenix Suns en Finales NBA: Entre Gloire et Désillusion

Les Phoenix Suns, franchise de l'Arizona, ont marqué l'histoire de la NBA par leurs performances et les joueurs emblématiques qui ont porté leurs couleurs. Cependant, le titre de champion NBA leur échappe toujours. Défaites en Finales NBA, ils ont manqué une opportunité unique de remporter la ligue nord-américaine.

Chris Paul, un joueur clé dans l'histoire récente des Suns.

Trois Finales, Trois Défaites Cruelles

Les trois finales perdues dans l'histoire de la franchise de l'Arizona l'ont été sur le même score de 4-2. Un score maudit.

  • 1976: Face aux Boston Celtics, avec Dick Van Arsdale.
  • 1993: Contre les Chicago Bulls de Michael Jordan, malgré la présence de Charles Barkley.
  • 2021: Face aux Milwaukee Bucks, avec Chris Paul et Devin Booker.

Phoenix est entré dans l'histoire en devenant la franchise non titrée à avoir le plus perdu à ce stade de la compétition.

Finale NBA 1993 : Bulls vs Suns, un Classique Inoubliable

Bien avant Chris Paul, en 1993, c’est une autre recrue phare qui avait transformé la franchise des Phoenix Suns : Charles Barkley !

À l’époque, le “Baby TGV” commence à en avoir marre de courir après ce fameux titre. Fini les éliminations précoces, les engueulades avec les propriétaires et les entraîneurs. Le courant ne passait plus. Sa priorité absolue était de rejoindre une grande équipe de l’Ouest pour retrouver son pote Michael Jordan en Finales NBA. Finalement, à une semaine des Jeux olympiques de Barcelone, Philly consent à l’envoyer aux Suns.

D’abord, il y a la saison régulière avec 62 victoires (record de franchise) et un titre de MVP ! Ensuite, il y a les playoffs avec le statut de tête de série numéro 1. Mais… les Suns ont perdu de leur éclat avec les deux défaites à domicile face aux Lakers pour lancer la campagne de playoffs 1993, puis une victoire arrachée dans une 7e manche face aux Sonics.

Cette finale marque les retrouvailles entre Charles Barkley et Michael Jordan, amis dans la vie et médaillés d’or avec la “Dream Team”. Par deux fois, “Chuck” s’était fait botter les fesses à l’époque où il évoluait chez les Sixers (4-1 en 1990 et 91). Les Bulls sont largement favoris, et les observateurs semblent avoir vu juste. Chicago mène de 14 points après le premier quart-temps (34-20). L’écart grimpe à +20 dans le deuxième. Un avantage conservé assez tranquillement grâce aux 27 pions de Scottie Pippen et aux 14 de Michael Jordan dans le seul quatrième quart-temps. Victoire des hommes de Phil Jackson 100-92.

Le collectif des Bulls tourne à plein régime. B.J. Armstrong étouffe complètement le meneur des Suns Kevin Johnson. Les doubles champions en titre paraissent tout simplement intouchables. Nous sommes toujours à Phoenix. Les pronos se vérifient. Charles Barkley a beau marquer autant que le n°23 des Bulls (42 points) et le dominer aux rebonds (13 prises contre 12), les champions en titre assoient leur supériorité avec un deuxième succès 111-108. Scottie Pippen est parfait dans son rôle de lieutenant avec un triple-double (15 pts, 12 rbds, 12 pds), son troisième en playoffs, et un contre sur une tentative de tir à 3 points de Danny Ainge à 26 secondes de la fin. Horace Grant bat son record en playoffs (24 unités). Kevin Johnson pointe toujours aux abonnés absents (4 pts).

Phoenix avait encore sa chance en début de quatrième quart-temps (91-89)… « Notre expérience a fait la différence », constate « Sa Majesté ». « Nous sommes au fond du trou », rumine Charles Barkley. « On est dans le bon Etat pour ça. On file droit dans le Grand Canyon. Direction Chicago pour la suite des hostilités. La suite et la fin, tant elles paraissent devoir être courtes. Phoenix est la première équipe de l’histoire à perdre les deux premiers matches d’une Finale NBA à domicile.

Sans doute trop sûrs d’eux, les Bulls mordent la poussière à l’issue d’une partie exceptionnelle. Il faut trois prolongations pour désigner le vainqueur. Les deux équipes ont tour à tour leur chance. Les Suns sont les plus prompts à la saisir. Victoire 129-121. « Avec ses prolongations, le Game 3 a été le plus grand match de l’histoire du basket. Je me fous de savoir qui a gagné ou perdu. On a tout donné. C’est ce que les gens attendent, non ? », s’emballe « Sir Charles ». « On a tout donné et les Bulls peuvent en dire autant. Michael Jordan a rapporté 44 pions mais il n’a converti que 19 tirs sur 43. Pippen n’a guère fait mieux (26 pts à 12/35). Touché au coude droit dans le Game 2 et contraint de prendre des anti-inflammatoires avant la rencontre, Charles Barkley rend une belle copie (24 pts, 19 rbds). Dan Majerle (28 pts) plante six paniers primés sur les neuf de son équipe, record égalé dans une Finale NBA. Sans le réveil de Kevin Johnson (25 pts, 9 pds), tout ceci n’aurait servi à rien.

Michael Jordan et Charles Barkley lors des Finales NBA 1993.

Pour l’anecdote, le coach des Suns, Paul Westphal, avait déjà participé à un match des Finales décidé en triple prolongation : joueur à Phoenix, il avait perdu 126-128 le Game 5 des Finales 1976 contre Boston. La franchise de l’Arizona devient ainsi la première équipe de l’histoire à avoir disputé deux matches des Finales avec une triple prolongation.

Vexée, « Sa Majesté » prend les choses en main. L’addition est salée : 55 points (21/37, 13/18 aux lancers). Mais les Suns seront restés dans la course jusqu’au bout grâce au quatrième triple-double de Charles Barkley en playoffs (32 pts, 12 rbds, 10 pds). Mené 104-106 dans la dernière minute, Phoenix a l’occasion d’égaliser. Kevin Johnson laisse échapper la balle, récupérée par B.J. Armstrong. « Je considère que c’est l’un de mes meilleurs matches », commente le héros du soir. « À chaque grand rendez-vous, j’essaie d’évoluer à mon meilleur niveau. Quand nous avions besoin d’un gros panier, j’ai marqué un gros panier. C’est mon rôle dans cette équipe, quel que soit le prix à payer. J’avais décidé de prendre les choses en main.

A 3-1, l’affaire semble pliée. Tout Chicago se prépare à célébrer le « threepeat ». Non sans une certaine appréhension. Les émeutes qui avaient suivi le deuxième titre sont encore dans toutes les mémoires. Vedettes de cette cinquième manche : « Sir Charles » (24 pts), Kevin Johnson (25) et le rookie Richard Dumas (25). Les 41 pions de Michael Jordan et les 22 de Scottie Pippen ne suffisent pas. Phoenix verrouille le rebond (45-35). « Dieu veut que nous soyons champions du monde. La série repart dans l’Arizona. 3-2 pour les Bulls.

Si Phoenix l’emporte, le duel décisif aura également lieu à l’America West Arena. « Si nous sommes les meilleurs, nous devons le prouver et nous imposer deux fois à domicile », clame Paul Westphal avec lucidité. « Si nous n’en sommes pas capables, nous ne méritons pas d’être champions NBA. Pour chasser le doute, les Bulls prennent les devants. Leur adresse à 3-points est remarquable (10/14 sur l’ensemble du match, record NBA). Les Suns ne sont pas dans un grand soir mais l’écart n’est que de -5 à la mi-temps (56-51). Armstrong, Pippen et Jordan évoluent à leur niveau. C’est Horace Grant, totalement inefficace en attaque (1 pt dans cette manche, comme dans le Game 5), qui met son équipe dans le rouge. Phoenix accuse huit longueurs de retard à l’entrée du dernier quart-temps après avoir été flashé à -11 dans le deuxième et -10 dans le troisième.

Le public, qui semblait chloroformé en première mi-temps, sort de sa léthargie et devient totalement bouillant. Avec le soutien d’une foule en transe, la franchise de l’Arizona grignote son retard. Les Bulls menaient encore 87-79. Ils ont maintenant l’air au bout du rouleau. À une minute de la fin, 98-94 pour Charles Barkley et sa bande. Balle aux Suns pour ne rien arranger. « Sir Charles » fixe la défense et offre un shoot à Frank Johnson. Si c’est dedans, c’est fini. Mais c’est raté. Rebond de Jordan. Coast to coast, lay-up. 98-96, 38.1 secondes à jouer. « MJ » a inscrit les 9 points de son équipe dans ce quart-temps. Sur l’attaque suivante, c’est Dan Majerle qui la joue petit bras derrière l’arc. Airball, expiration des 24 secondes. Quatorze secondes et un dixième à jouer, balle à Chicago.

Durant le temps mort, Phil Jackson demande à ses joueurs : « Est-ce que vous voulez le tenter ? Vous voulez tenter le 3-points ? La suite ? Comme dans un rêve. Jordan, qui subit une prise à deux, donne à Pippen. Scottie drive et trouve Grant à l’intérieur, sous la menace du pivot des Suns, Mark West. En pleine crise de confiance, Horace ressort pour John Paxson au large. Inspiration géniale. Danny Ainge a délaissé Paxson pour aller presser Grant et ne peut que constater les dégâts. La main de Paxson ne tremble pas. Le ballon part de si loin qu’il est déjà entré dans l’histoire avant d’avoir transpercé le filet. Panier primé, le 10e des Bulls dans ce match (record). Shoot de légende. Les points de John Paxson furent les seuls d’un Bull autre que Michael Jordan durant tout ce quatrième quart-temps…

Plus tard, le sniper affirma que rien de tout cela n’était prévu. « Il n’y avait personne autour de moi. J’ai eu un bon feeling quand la balle a quitté mes mains… J’ai juste réceptionné le cuir et j’ai shooté, comme je l’ai fait toute ma vie. Je joue au basket depuis l’âge de 8 ans. Des tirs comme celui-là, j’en avais pris des centaines de milliers dans l’allée de ma maison. C’était une action naturelle pour moi.

« Je n’aurais pas pu imaginer final plus dramatique », commenta Phil Jackson. « Durant toutes mes années passées en NBA, je n’avais jamais vu un match des Finales s’achever de cette façon. Personne ne pourra priver les doubles champions sortants du « threepeat » annoncé. Horace Grant inflige un contre à Kevin Johnson sur la dernière possession des Suns. Game over.

Les Minneapolis Lakers avaient réalisé l’impossible exploit entre 1952 et 54. Les Celtics avaient monopolisé le titre pendant huit ans (1959-66). Le Chicago de Michael Jordan laissera lui aussi son empreinte dans le livre des records. « Avec l’adversité que nous avons rencontrée sur le terrain et en dehors toute cette saison, ce troisième titre est le plus grand de ma carrière. Ce fut le plus difficile. Il était une fois les Chicago Bulls, la plus grande équipe du monde, et Michael Jordan, le plus grand joueur de tous les temps. Quarante-et-un points de moyenne en Finales NBA, c’est un record. Quarante pions quatre fois de suite en Finales NBA, qui dit mieux ? Personne ! Personne n’avait réussi ça plus de deux fois. Seuls Jerry West et Rick Barry avaient collé 30 points dans chaque rendez-vous d’une finale.

Deux jours plus tard, dans le Grand Park de Chicago envahi par 250 000 fans pour la célébration officielle du titre, le héros annonce au micro : « Notre destin est sûrement de gagner un quatrième titre l’année prochaine ! Michael Jordan sait-il déjà qu’il n’en sera rien ? Lui seul peut répondre. Le terme « threepeat » avait été inventé par Pat Riley à l’époque où Lakers avaient la possibilité de réaliser la passe de trois. Une femme d’affaires s’est déjà réservé le « four on the floor ». Un fabricant de T-shirts a pensé à « Four ever ».

Cette série restera comme l’une des plus belles Finales de l’histoire. Personne ne pouvait renverser « Sa Majesté ». Pour preuve, 21,8 millions de ménages ont regardé le dernier match. Sur l’ensemble de la finale, la part d’audience a été de 17.8%. Record battu. Le précédent était détenu par la Finale 1987 Lakers - Celtics.

Le Parcours vers les Finales NBA 1993

Les Suns de Phoenix ont décroché en 1993 leur ticket pour les Finales NBA en gagnant le match 7 de la finale de conférence Ouest. Après 1976, la franchise de l’Arizona se hissait pour la deuxième fois de son histoire en finale NBA. Le 5 juin 1993, elle a scintillé sur son parquet de l’America West Arena en obtenant son deuxième titre de la Conférence Ouest grâce à une quatrième victoire contre l’équipe du duo Shawn Kemp-Gary Payton : 123-110.

Après avoir réalisé un triple-double ahurissant au match 5 (43 points, 15 rebonds et 10 passes), Sir Charles a baissé de régime au match 6 avec un « petit double-double » (13 points, 11 rebonds). Mais dans ce match 7, il a littéralement dégoûter la défense des Sonics en signant cette fois-ci un double-double colossal. En 46 minutes de jeu « Chuck » colle 44 points et 24 rebonds dont 10 offensifs avec une adresse formidable : 12/20 aux tirs dont un à 3-point, et 19/22 aux lancers-francs. Pas du tout léthargique tout au long de ce match, dans le quatrième quart-temps, le MVP de la saison 1992-1993 réussit à marquer 15 points et prendre 12 rebonds.

En face, à Seattle, Gary Payton s’est montré discret (9 points, 2 rebonds et 3 passes). Les ailiers Shawn Kemp et Sam Perkins ont montré de bonnes choses : 18 points, 8 points pour le dunkeur fou et 19 points, 3 rebonds pour l’ancien Laker. Au scoring, c’est l’étonnant Eddie Johnson, 33 ans, en sortie de banc, qui a permis à Seattle d’avoir des espoirs de succès.

Au terme de cette qualification, Charles Barkley régla ses comptes envers ceux qui critiquaient son équipe : « Les gens ont descendu notre équipe toute l’année : fans, journaux, médias. ‘Nous ne sommes pas assez dur, pas assez grands, nous ne pouvons pas battre les équipes de l’Est’. Seattle va gagner l’Ouest, Houston va gagner l’Ouest. Vous pouvez nous appeler comme vous voulez. Mais vous devez nous appeler les champions de la Conférence Ouest. « C’est juste vraiment ridicule la façon dont vous pouvez toujours vous défendre. On a passé la saison régulière entière, en ayant eu le meilleur bilan dans la ligue (62-20). Jusqu’ici, nous avons obtenu le dernier rire. Peu importe ce qui arrive en finale, nous obtiendrons toujours le dernier rire parce que nous en sommes arrivés là ».

2021: Une Nouvelle Défaite en Finale

Lorsque Devin Booker, Chris Paul et consorts menaient 2-0 à l'entame de cette finale, les Suns n'avaient jamais été aussi proches de remporter un titre NBA dans toute leur histoire en dépit d'un effectif moins sexy sur le papier que les grandes générations citées précédemment.

Mais un Giannis Antetokounmpo monstrueux et les siens en ont désiré autrement, réalisant par la suite un sans faute et donc une "remontada" extraordinaire (4-2) pour offrir à Milwaukee un second titre NBA, 50 ans après le premier.

Chicago Bulls Introduction 1993 NBA Finals Game 4 vs Phoenix Suns.

L'Ère Steve Nash et le Run and Gun

Une autre époque mémorable pour les Suns est celle menée par Steve Nash et Amar'e Stoudemire. Bien que cette génération exceptionnelle n'ait atteint que la finale de la conférence Ouest, elle a marqué les esprits par son style de jeu spectaculaire et offensif.

Avec un roster composé du duo Nash-Stoud entouré de Marion et de jeunes talents (Joe Johnson, Leandro Barbosa, Quentin Richardson) et coaché par D’Antoni, les Suns proposent un spectacle rarement vu depuis le showtime des Lakers de Magic. Tout pour l’attaque, la défense on oublie (même si le Stoud distribuait de belles crèpes à l’occasion). Run and Gun à outrance grâce à un jeu en transition de folie, mais aussi pick’n roll dévastateurs de Nash et Stoudemire, tout y passe pour faire rêver les fans.

Grâce à son meneur, il devient inarrêtable, en attestent ses 795 passages sur la ligne des lancers sur l’exercice. La saison 2004-2005 s’achève sur un magnifique bilan de 62 victoires, soit 33 de plus que l’année précédente. Une telle ascension n’avait jamais été vue en NBA auparavant.

Saison Bilan Points de moyenne
2004-2005 62 victoires 110,4

Les Suns 1975/76 : Parmi les Finalistes les Plus Improbables

Les Suns 1975/76 sont parmi les finalistes NBA les plus improbables de l’histoire. Mais la formation de John MacLeod va faire mieux qu’affronter les Celtics, elle va les bousculer. Si bien qu’après quatre rencontres, très physiques avec beaucoup de fautes, les deux équipes sont à égalité (2-2).

Pourtant, le début de rencontre laissait penser à un match sans suspense. On part en prolongation (95 partout), qui n’arrive pas à départager les deux équipes (101-101). En fin de prolongation, Paul Silas prend le rebond après la tentative de shoot de la gagne des Suns. Il demande un temps-mort. Problème : les Celtics n’en ont plus. Théoriquement, l’arbitre doit siffler une faute technique.

Avec trois points d’avance (109-106) et 19 secondes à jouer, et comme la ligne à 3-pts n’existait pas encore, les Celtics semblaient avoir plié l’affaire dans la seconde prolongation. Mais Dick Van Arsdale, dans un premier temps, réduit la marque, puis Paul Westphal intercepte la balle. Curtis Perry prend un tir à mi-distance, le manque mais prend son rebond sur John Havlicek et inscrit sa seconde tentative. En quelques instants, les Suns sont passés devant (109-110).

Balle pour John Havlicek qui dribble et marque à mi-distance, avec la planche. Victoire des Celtics 111-110 ! Sauf que… “J’ai mis dedans et on pensait avoir gagné le match”, se souvient celui qui était surnommé “Hondo”. En effet, l’action de John Havlicek n’avait pas épuisé le chronomètre.

Le match bascule dans le chaos, avec des fans sur le parquet, la table de marque renversée et l’arbitre Richie Powers qui est même agressé par des spectateurs. La décision est formelle : Phoenix aura la dernière possession. Car Paul Westphal a une idée. En l’état, les Suns sont en difficulté, ils n’ont qu’une seconde à jouer et plus de temps-mort. Ils doivent donc remonter l’intégralité du terrain pour s’offrir un bon tir, c’est donc mission impossible ou presque.

Le meneur/arrière, ancien de Boston d’ailleurs, demande donc à son coach de prendre un temps-mort. Logiquement, cette fois-ci, les arbitres sanctionnent l’équipe de l’Arizona d’une faute technique. Résultat : les Suns sont menés 111-109. Pourquoi donc avoir fait ce choix ? Pour gagner des précieux mètres puisque maintenant la remise en jeu s’effectuera au milieu de terrain, et plus sous leur cercle. Phoenix ne peut certes plus gagner la partie, seulement égaliser, mais la probabilité de marquer est désormais plus forte qu’avant.

La tactique mise en place par Paul Westphal porte ses fruits. Gar Heard marque un des tirs les plus incroyables de l’histoire de la NBA, avec une courbe interminable, sur la tête de Don Nelson. L’improbable a pris place dans cette folle soirée de juin dans le Massachusetts. 47 ans après, ce match est toujours considéré par certains comme le plus grand de l’histoire de la NBA, d’ailleurs surnommé “The Greatest Game Ever Played”.

Chris Paul : L'Artisan de la Qualification en 2021

Chris Paul a joué un rôle majeur dans la qualification des Suns pour la finale NBA. Les Phoenix Suns se sont qualifiés mercredi pour leur 3e finale NBA en allant battre chez eux les Los Angeles Clippers 130 à 103, dans le match N.6 des finales de conférence Ouest. Phoenix peut remercier Chris Paul qui, avec 41 points et 67% de réussite au tir, a fait figure d’artilleur en chef à Los Angeles.

Dans ce qui est sans doute le plus individuel des sports collectifs, celui où un joueur peut battre à lui seul les cinq d'en face, le meneur a inscrit plus de points (20) que toute l'équipe des Clippers (19) lors du dernier quart-temps. Il a bouclé le match avec 41 points (7/8 à trois points), 8 passes, 3 interceptions et 0 perte de balle. Du jamais vu pour un joueur de son âge depuis Karl Malone.

Paul leur a rendu hommage ainsi qu'au plus célèbre d'entre eux, Billy Crystal. « Puisque ce n'est pas nous, je suis content que ce soit lui. C'est doux-amer que ça arrive dans cette salle, où il a été si bon pour nous pendant si longtemps », a confié l'acteur à ESPN.

Une Décennie de Disette et un Renouveau Inattendu

Les Suns ont réussi là où beaucoup de franchises échouent. Ils ont réussi à changer leur culture en un temps record, et ce après des années de galère. On parle quand même d’une franchise qui restait sur une décennie entière sans Playoffs. Une décennie, c’est long, très long, surtout pour des Cactus historiquement habitués aux joutes du printemps. Phoenix voulait absolument mettre fin à cette série noire et a réalisé les mouvements nécessaires pour retrouver la lumière.

Dans une saison 2020-21 clairement pas comme les autres, les Suns ont vu une ouverture et les planètes ont fini par s’aligner pour permettre une magnifique ascension vers les sommets de la Conférence Ouest.

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