Montpellier remporte le Trophée des Champions face au PSG

Montpellier a récidivé en phase officielle après sa victoire face à Nantes une semaine plus tôt en match de préparation : une victoire maîtrisée face au PSG (29-23) en Trophée des Champions. Montpellier gagne ainsi le premier titre de la saison, le quatrième de l'histoire du club, le dernier remontant à 2018. Un début de saison en fanfare pour le MHB !

Déjà dominés par Nantes l'an passé au Trophée des champions, les Parisiens l'ont de nouveau été par Montpellier (29-23) dans l'antre comble de l'Arena du Futuroscope (Poitiers). Les Héraultais, vainqueurs de la Coupe la saison passée, étaient, à l'inverse des Rouge et Bleu, déjà bien rodés collectivement.

Le Trophée des champions est une supercoupe opposant des clubs masculin de handball en France. Elle a été créée le 14 mars 2010 par la Ligue nationale de handball, l'instance du handball professionnel français. À compter de 2019, une nouvelle formule est mise en place : une seule rencontre oppose le champion de France et le vainqueur de la Coupe de la Ligue ou, à défaut, le deuxième du championnat. En conséquence de la pandémie de Covid-19, l'édition 2020 est annulée du fait de la reprise tardive du Championnat.

Déroulement du match

Le début de match est à l'avantage du PSG (3-1, 4e). Sur le parquet de l'Arena du Futuroscope, Casado, Simonet et Porte mènent la barque offensivement. Les ailes sont occupées par Balaguer et Plantin. Arthur Lenne au poste de pivot face à son ancien partenaire Karl Konan. Srna remplace Simonet pour les séquences défensives. Balaguer ne se rate pas avec deux buts contre son ancienne équipe et Lenne réussit à trouver la faille entre les mains de Green (5-4, 9e).

Prandi se blesse à la main et est contraint de sortir (13e). Dans le bloc central, Syprzak est le Parisien le plus dangereux avec trois buts sur les six premiers. À l'exclusion de Lenne (15e), c'est Moraes qui entre en jeu. Montpellier reprend la main tout en changeant certains titulaires : Thurin et Villeminot remplacent Porte et Simonet. Srna se régale sur la base arrière avec deux buts d'affilée : 11-9 (20e). Le temps fort est là. Casado et Moraes portent le score à +4. Le PSG pose un temps-mort.

Mais c'est sans compter sur un MHB conquérant qui s'appuie sur une bonne défense compact. Prat entre au poste d'ailier gauche pour la seconde période. Son premier but arrive vite (18-14, 32e). De l'autre côté, Richert succède à Balaguer et lui aussi s'illustre. La défense est présente. Luka Karabatic écope d'une troisième exclusion et reçoit un carton rouge (35e).

Le score se stabilise à + 5. Prandi rencontre les mains de Bolzinger et Srna en profite : 21-15 (38e). Richert reçoit un coup sans forcément de sanction (39e). Dans les tribunes, on entend les supporters de Montpellier qui ont fait le déplacement. Le MHB contrôle la partie. Défensivement, le bloc bouge bien autour de Moraes, Srna et Thurin. Le PSG a inscrit seulement 19 buts en 50 minutes. Moraes reçoit lui aussi un carton rouge pour un coup de coude malencontreux (50e). La maîtrise est totale à l'image de cette roucoulette magnifique (27-22, 57e). Desbonnet s'invite à la fête avec un arrêt sur jet de sept mètres sur... Karlsson et sur Yahia à quelques secondes de la fin.

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Joueurs clés et statistiques

Balaguer et Srna finissent meilleurs buteurs montpelliérains avec quatre buts. À l'exemple du vétéran espagnol David Balaguer (5 buts), un ex-Parisien d'ailleurs, ou de l'arrière-gauche croate Zvonimir Srna (6 buts), en provenance du RK Zagreb, qui ont guidé la machine montpelliéraine avec beaucoup d'agressivité (67 % de réussite au tir).

Tandis que Bolzinger est le MVP de la rencontre avec 13 arrêts soit plus de 37% de réussite. Dans les buts, Bolzinger est à six arrêts dont un jet de sept mètres. Paris a été dépassé, sur tous les axes, impuissant défensivement, notamment face au dernier immense rempart qu'a été le gardien du MHB Charles Bolzinger (13 arrêts).

Le PSG, qui compte 5 Trophées des champions à son palmarès (2014, 2015, 2016, 2019, 2023), a montré l'attitude inverse : sans implication ni inspiration, les protégés de Stefan Masden - le successeur danois de Raul Gonzales - ont perdu moult ballons dont ont su profiter leurs adversaires du soir.

Elohim Prandi s'est blessé à la main pendant la finale. Et comme si la défaite ne suffisait pas aux Parisiens, les joueurs de la capitale ont eu une grosse frayeur avec la sortie temporaire de l'international français Elohim Prandi dès la 12e minute, blessé au pouce après un duel face à Zvonimir Srna. L'impact ne semblait pas trop grave, si bien que l'arrière-gauche, une fois strappé sur le banc par le staff médical du PSG, est revenu en piste quelques minutes après le retour des vestiaires. Mais dans la morosité du jeu parisien, Prandi n'a pas surnagé, inscrivant seulement 2 buts (sur 7 tirs tentés) dont un en cage vide.

Eux aussi, pourtant, ont largement vu leur groupe chamboulé lors de la pause estivale (dix départs et six arrivées) mais les nouveaux venus, expérimentés pour la plupart, sont déjà bien intégrés. Sans une marge colossale - six points d'avance au mieux -, Montpellier a mené sans discontinuité dès la 5e minute de jeu, malgré un court passage à vide à l'entrée des dix dernières minutes, marqué par la sortie sur carton rouge du pivot brésilien Rogerio Moraes, pour un coup de coude dans le visage de Mathieu Grébille.

Sans doute les champions de France en titre n'aborderont-ils pas la première journée de Liqui Moly Starligue, dimanche (16 heures) face à Saint-Raphaël, avec sérénité.

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