L'histoire du football féminin en Angleterre: Des débuts à la domination

Le football féminin anglais a connu un essor considérable ces dernières années, marquant une évolution significative dans le paysage sportif du pays.

Foot féminin : pour une fois, copions les Anglais !

Au sommet de cette ascension, Chelsea Women s’impose comme l’équipe à battre.

Une histoire mouvementée

L’histoire du football féminin au Royaume-Uni (Angleterre et Pays de Galles) est marquée par des avancées frustrantes, puis des reculs.

Le premier exemple connu de jeu d’équipe impliquant un ballon, qui était fabriqué à partir d’un rocher, s’est produit dans les anciennes cultures mésoaméricaines il y a plus de 3.000 ans. Les Aztèques l’appelaient ‟Tchatali”. Lors de certaines occasions rituelles, le ballon symbolisait le soleil et le capitaine de l’équipe perdante était sacrifié aux dieux (!). Une caractéristique unique du jeu de balle mésoaméricain était une balle rebondissante en caoutchouc - aucune autre culture ancienne n’avait accès au caoutchouc. On ne sait donc pas si les humains, hommes et femmes, jouaient ensemble au Tchatali.

Avance rapide jusqu’au milieu du XIXe siècle, lorsque le football (ou ‟soccer”, comme on l’appelle dans certaines régions du monde), sous sa forme actuelle, est apparu en Angleterre.

Une tentative de créer des règles appropriées pour le jeu a été faite lors d’une réunion à Cambridge en 1848, mais aucune décision finale concernant toutes les questions relatives aux règles n’a alors été prise.

Un autre événement important dans l’histoire du football s’est produit le 26 octobre 1863, lorsque la ‟Football Association” (la ‟FA”) a été créée, dans la Taverne des Francs-maçons de ‟Great Queen Street”, à Londres, en Angleterre. Il s’agit de la plus ancienne association de football au monde et elle est chargée de superviser tous les aspects du jeu amateur et professionnel sur son territoire.

En effet, la FA est l’instance dirigeante du football associatif (plus communément appelé football ou ‟soccer”) en Angleterre et dans les dépendances de la Couronne que sont Jersey, Guernesey et l’île de Man.

La FA est désormais membre à la fois de l’ ‟Union of European Football Associations” (Union des associations européennes de football) (‟UEFA”) - qui est l’un des six organes continentaux de gouvernance du football associatif - et de la Fédération Internationale de Football Association (‟FIFA”), qui est l’instance dirigeante internationale du football associatif.

Dès 1895, un match de football représentatif entre les équipes féminines du Nord et du Sud a été enregistré à Londres, au Royaume-Uni.

L'interdiction de 1921 et ses conséquences

En 1921, le football féminin était devenu de plus en plus populaire grâce aux matchs caritatifs joués par les équipes féminines pendant, et après, la première guerre mondiale. Dans une décision qui a été largement considérée comme causée par la jalousie de l’intérêt du public pour les matchs féminins - qui dépassait souvent celui des meilleures équipes masculines - en 1921, la FA a interdit à toutes les équipes féminines de jouer sur des terrains affiliés à la FA.

La raison invoquée pour une telle interdiction était que la FA pensait que le football n’était ‟pas adapté aux femmes” (sic) et qu’elle nuisait au corps des femmes. Les femmes ont continué à jouer au football entre les deux guerres mondiales, mais il n’existait pas de structure de ligue et peu d’installations dédiées aux femmes.

La renaissance du football féminin

La décision d’exclure les femmes du football n’a été annulée qu’en 1969 lorsque, après l’intérêt accru pour le football provoqué par le triomphe de l’Angleterre à la Coupe du Monde 1966, la ‟Women’s Football Association” (‟WFA”) a été fondée pour rétablir le football féminin. La WFA était un organisme indépendant et ne faisait pas partie de la FA. Il a en effet fallu une ordonnance de l’UEFA pour obliger la FA à lever ses restrictions sur les droits de jeu des équipes féminines.

Ainsi, en 1972, la FA - avec le fort ‟encouragement” de l’UEFA - a levé l’interdiction faite aux femmes de jouer sur les terrains des ligues de football en Angleterre. Ce n’est qu’en 1983 que la WFA a pu s’affilier à la FA en tant que ‟county association” (association de comté).

La WFA a fait de réels progrès dans les nouvelles compétitions internationales et a même emmené une équipe anglaise à la finale du Championnat d’Europe en 1984. La WFA a développé le football féminin tout au long des années 70, 80 et au début des années 90. Cependant, elle n’a pas pu développer le jeu au niveau local, en raison d’un financement limité.

L'intégration à la FA et le développement moderne

Ce n’est qu’en 1993 que la FA a créé le ‟Women’s Football Committee” (Comité du football féminin) pour diriger le football féminin en Angleterre. La ‟Women’s Football Conference” (Conférence du football féminin), comme on l’appelle désormais, a une représentation au Conseil de la FA équivalente à celle d’une Association de Football de Comté.

La FA a donc assumé la gouvernance du football féminin en 1993. La saison 1993/94 a vu la Coupe WFA placée sous le contrôle de la FA - 137 équipes s’y sont inscrites. Un an plus tard, la ligue nationale et la coupe de la ligue de la WFA étaient également gérées par la FA. Cela a vu la naissance de la ‟Women’s Premier League” (Premier League féminine).

Le passage sous l’aile de la FA en 1993 a apporté un avantage tangible au football féminin. Cela a permis aux clubs féminins de tirer pleinement parti des opportunités de développement offertes par la FA. Cela a incité les clubs à améliorer leurs normes et à obtenir le statut de ‟Charter Standard” de la FA, ce qui signifie qu’un club a atteint un niveau de qualité et qui démontre au public, aux membres du club et aux parents des joueurs, que le club est bien organisé.

La FA a contribué à promouvoir le football féminin auprès du grand public. Et cela a permis de nouer des liens avec des clubs professionnels masculins.

En 1993, il n’y avait que 80 équipes féminines, pas de joueuses professionnelles, pas de développement du football et peu de financements. Cependant, depuis 1993, le jeu a progressé et s’est développé dans tout le pays et l’équipe senior féminine d’Angleterre a participé au plus haut niveau.

La FIFA a introduit la Coupe du Monde Féminine en 1991 et, alors que le football féminin commençait à se développer à l’échelle mondiale, la décennie a culminé avec la finale, aux États-Unis, en 1999, qui a réuni des stades à guichets fermés et une foule de 90.000 personnes pour la finale.

Au cours des vingt dernières années, des ligues et des compétitions ont été créées dans tout le pays pour former une pyramide florissante du football féminin. En 2002, il était devenu le premier sport d’équipe féminin en Angleterre.

En 2005, l’Angleterre a accueilli l’EURO féminin de l’UEFA. Les records d’affluence et d’audience TV ont été battus. L’Angleterre a battu la Finlande 2-1 devant une foule alors record européenne de 29.092 personnes au ‟City of Manchester Stadium”.

Surtout, le vivier de talents s’élargissait - il y avait désormais des équipes d’Angleterre de différentes tranches d’âge et l’équipe senior - les Lionnes - commençait à montrer ses talents sur la scène mondiale. Les années 2000 se sont terminées avec la victoire de l’équipe senior en Coupe de Chypre, qui était son premier trophée international, et, plus tard dans la même année, en atteignant la finale de l’EURO féminin de l’UEFA 2009, bien qu’elle ait perdu contre l’Allemagne, qui était alors la force dominante. Les moins de 19 ans féminins ont cependant remporté leur Championnat de l’UEFA en Biélorussie en 2009.

La Women's Super League (WSL)

En 2011, à la suite de la réforme du football interclubs, la ‟FA Women’s Super League” (‟WSL”) a été créée, initialement, comme une compétition estivale à huit équipes. Cela a remplacé la division nationale de la ‟FA Women’s Premier League” en tant que plus haut niveau de football féminin en Angleterre et a fonctionné sur cette base jusqu’en 2017, date à laquelle elle est finalement devenue le jeu entièrement professionnel en deux divisions (c’est-à-dire WSL et ‟Women’s Championship” (Championnat féminin)) que nous connaissons aujourd’hui.

La WSL prend place aux côtés de la saison professionnelle masculine traditionnelle, avec un intérêt médiatique, un nombre de spectateurs et des revenus des sponsors ayant établi une solide plateforme commerciale. Les trois meilleures équipes de chaque saison se qualifient pour la Ligue des champions féminine de l’UEFA.

La WSL a accru la visibilité du football de club féminin à travers le monde, attirant des joueuses vedettes de l’étranger et des partenaires de diffusion en Australie, au Canada, en République dominicaine, au Mexique, en Allemagne, en Italie, en Scandinavie, en Nouvelle-Zélande et aux États-Unis. Au-dessous des deux divisions professionnelles, la pyramide du jeu - la Ligue nationale féminine - a continué à se développer.

Cela signifie désormais qu’il existe des voies reconnues vers le football professionnel féminin, les clubs eux-mêmes gérant des structures d’Académie.

Développements majeurs des dix dernières années

Les dix dernières années ont été marquées par des développements majeurs pour les femmes et les filles qui jouent au football.

En 2014, ‟England Women” ont disputé leur premier match au nouveau stade de Wembley, attirant une foule alors record de 45.619 personnes pour leur match contre l’Allemagne. L’équipe senior était désormais un concurrent sérieux sur la scène européenne et mondiale.

Elles ont remporté le bronze lors de la Coupe du Monde Féminine de la FIFA 2015 au Canada, ont atteint les demi-finales de l’EURO féminin de l’UEFA 2017 et ont atteint à nouveau le même stade lors de la Coupe du Monde Féminine de la FIFA deux ans plus tard en France 2019. Leur défaite en demi-finale contre les États-Unis ont attiré un nombre record de 11,7 millions de téléspectateurs sur BBC One. Plus tôt dans la même année, ils ont remporté la ‟SheBelieves Cup” pour la première fois.

Ce succès a vu une foule toujours plus nombreuse lors des matches de l’Angleterre, avec 77.786 supporters à Wembley pour voir l’équipe senior affronter l’Allemagne en novembre 2019.

Double participation, double fanbase et succès constant sur la scène mondiale. Tels étaient les trois objectifs du ‟Gameplan for Growth”, la première stratégie formelle de la FA pour le football féminin en Angleterre, dévoilée en mars 2017.

Selon la FA, les trois buts ont été marqués, avec désormais 1 million de filles (âgées de 5 à 15 ans) et 1,9 million de femmes (16+ ans) qui jouent au football en Angleterre. De nombreux programmes de participation de la FA amènent des filles de différents groupes d’âge au football et le nombre de fans continue de croître.

En octobre 2021, le Royaume-Uni, et l’Angleterre en particulier, ont accepté de relocaliser 35 jeunes footballeuses afghanes et leurs familles, après qu’ils aient dû fuir l’Afghanistan, à cause des talibans, puis le Pakistan.

Faisant suite à la première stratégie triennale mentionnée ci-dessus, une nouvelle stratégie - ‟Inspiring Positive Change” (Inspirer un changement positif - a été lancée en octobre 2020. Parmi ses huit objectifs, un se démarque: donner à chaque fille scolarisée le même accès au football que les garçons, qu’ils soient dans les écoles ou dans les clubs.

Une victoire à domicile à Wembley lors de l’EURO féminin de l’UEFA 2022 devant 87.192 spectateurs a fermement ancré le football féminin dans l’esprit national.

La couverture médiatique et l’intérêt général pour le football féminin n’ont jamais été aussi élevés.

La Coupe du Monde Féminine de la FIFA 2023 s’est déroulée jusqu’au 20 août 2023 en Australie et en Nouvelle-Zélande, l’Espagne et l’Angleterre se qualifiant pour la finale, et l’Espagne remportant finalement la Coupe du monde. ‟Football Australia” a salué le succès de la Coupe du Monde Féminine de la FIFA et les ventes de billets ont dépassé 1,7 million.

Gouvernance d'entreprise du football féminin au Royaume-Uni

Comme mentionné ci-dessus, le football féminin en Angleterre est désormais géré par la FA. Examinons donc les 753 pages du ‟FA handbook” (manuel de la FA), afin de clarifier la structure d’entreprise de la FA et la place du football féminin en son sein.

La FA est structurée comme une société privée à responsabilité limitée par actions, appelée ‟Football Association Limited”, constituée le 23 juin 1903. Son siège social est situé au stade de Wembley, à Wembley, à Londres.

En effet, la société anonyme est le format préféré des clubs sportifs exerçant une activité commerciale, cherchant à générer des bénéfices pour les actionnaires et/ou à lever des financements auprès d’investisseurs externes.

Le principal actif commercial de la FA est la propriété des droits sur l’équipe nationale de football d’Angleterre et la ‟FA Challenge Cup”. Les revenus de diffusion restent la source de revenus la plus importante de la FA, les droits de diffusion nationaux et internationaux des matches de l’Angleterre et de la FA Cup étant liés.

En effet, le rapport annuel et les états financiers pour l’exercice clos le 31 juillet 2022 de ‟Football Association Limited” (les ‟Comptes annuels 2022”) indiquent que ‟les revenus de diffusion, de sponsoring et de licences sont un facteur fondamental pour atteindre nos objectifs stratégiques, représentant plus de 80 pour cent de notre chiffre d’affaires; tout risque pesant sur cette source de revenus aura un impact sur les investissements que nous pouvons faire dans le jeu”.

La FA gagne également de l’argent en remportant et en organisant des tournois. Dans ses comptes annuels 2022, ‟Football Association Limited” précise que ‟les résultats de l’année sont également significativement impactés par les différents résultats financiers de la finale de l’Euro de l’UEFA. (La FA) a réalisé un bénéfice de 6,8 millions de livres sterling en terminant deuxième du tournoi masculin, contre une perte de 2,0 millions de livres sterling en remportant le tournoi féminin en raison de prix en argent nettement inférieurs. Au cours des deux exercices, nous avons réalisé 2,7 millions de livres sterling de bénéfices pour l’organisation des deux tournois, bien que cela se reflète dans un bénéfice pour l’exercice 21 et une perte pour l’exercice 22”.

Dans le manuel de la FA, nous trouvons les règlements de la pyramide du football féminin, qui s’appliquent aux clubs et ligues féminins et féminins sanctionnés par la FA et/ou une ‟Association Affiliée” (c’est-à-dire une association qui est soit une ‟association de comté” soit une ‟Other Football Association”, tels que ces termes sont définis dans le manuel de la FA) faisant partie de la pyramide du football féminin.

Les objectifs de la pyramide du football féminin

Les buts et objectifs de la Pyramide du football féminin sont:
  • Offrir aux clubs un niveau de football compétitif adapté à leurs capacités de jeu, à leurs installations de stade/terrain, à leurs moyens économiques et à leur situation.

Chelsea Women: Un exemple de succès

Assister à un match de Chelsea Women, c’est vivre l’intensité d’un football en pleine expansion, porté par des joueuses d’exception et une ferveur croissante. Sous la direction de Roman Abramovich, le club a mis en place des infrastructures de pointe, des budgets conséquents et un plan de développement pensé pour la performance sur le long terme.

Aucune domination ne se construit sans un entraîneur exceptionnel, et Chelsea a trouvé son guide en la personne d’Emma Hayes. Son palmarès parle pour elle : plusieurs titres de WSL, des coupes nationales et des campagnes européennes impressionnantes. En 2024, son départ pour prendre en charge la sélection féminine des États-Unis a marqué la fin d’une ère, mais son héritage reste intact.

Chelsea Women s’est imposé comme une destination privilégiée pour les meilleures joueuses du monde. Contrairement à d’autres clubs qui empilent les individualités sans forcément bâtir une équipe cohérente, Chelsea recrute intelligemment. Sous Hayes, Chelsea a développé une approche tactique moderne et agressive, combinant pressing haut, construction rapide et transitions éclaires.

Chelsea sait aussi s’adapter à ses adversaires, en ajustant son plan de jeu selon le contexte. L’essor du football féminin passe aussi par sa popularité et son attractivité commerciale. Sur ce point, Chelsea a pris une longueur d’avance. Le club a su développer une identité forte autour de son équipe féminine, attirant un public fidèle et passionné.

Chelsea a également su convaincre des sponsors prestigieux d’investir massivement dans l’équipe féminine. Si Chelsea domine l’Angleterre, la Ligue des champions reste un défi majeur. Après une finale en 2021 perdue contre Barcelone, le club n’a pas encore réussi à décrocher le Graal européen, contrairement à des clubs comme Lyon.

L'impact des transferts internationaux sur la Women's Super League

‟Une fin inédite dans l’histoire du football féminin”, c’est ainsi que BBC Sport présentait le 10 septembre la clôture de la période des transferts en Angleterre. Ces dernières semaines, les clubs anglais tels qu’Arsenal, Chelsea, Manchester City et Manchester United ont en effet attiré de nombreuses stars internationales féminines du football.

Mais l’arrivée de ces nouvelles recrues n’est pas sans conséquence, tant pour les joueuses de la Women’s Super League, le championnat anglais, que pour la ligue américaine de football [appelé “soccer”]. Outre-Manche, l’arrivée de plusieurs championnes du monde 2019 américaines (Alex Morgan à Tottenham, Sam Mewis et Rose Lavelle à City, Tobin Heath et Christen Press à United) est perçue comme “une aubaine pour le championnat d’Angleterre féminin de football et un mauvais coup pour son rival américain (la NWSL)”, selon le Washington Post.

Les contrats favorisés par la pandémie

Ces départs des équipes américaines sont en partie dus à la pandémie de Covid-19. Longtemps arrêtée, la saison américaine a repris le 5 septembre et se terminera à la mi-octobre, avant d’entamer une longue et incertaine période sans compétition.

Le journaliste du Washington Post souligne néanmoins que les dernières recrues ont signé des contrats courts et pourraient donc revenir aux États-Unis lors de la reprise, “probablement” en avril. Mais les footballeuses pourraient aussi être tentées de rester en Angleterre, encouragées en cela par le niveau des salaires, qui “semblent augmenter dans les plus grands clubs européens”. La chaîne américaine NBC Sports a compris cet intérêt grandissant pour la Women’s Super League.

Moins de temps de jeu pour les jeunes Anglaises

La Fédération anglaise de football a conscience de l’attention portée à son championnat féminin et reconnaît qu’elle représente un défi pour les jeunes joueuses anglaises. Avec l’arrivée de pointures internationales, elles craignent d’obtenir moins de temps de jeu. “Sur les 73 signatures de contrat réalisées par les clubs de la WSL cet été, seulement 23 sont anglaises”, a comptabilisé BBC Sport.

Mercredi 9 septembre, la fédération a décidé de nouveaux “quotas de joueurs locaux” pour la saison prochaine. Sur une équipe de 25, au moins huit joueuses doivent avoir effectué trois ans minimum d’entraînement en Angleterre avant leurs 21 ans. Les places sont désormais très chères pour accéder au championnat anglais, “qui pourrait être le plus fort d’Europe, et peut-être du monde”, a confié au Telegraph Pernille Harder.

En arrivant à Chelsea, la capitaine de la sélection nationale du Danemark est devenue la footballeuse la plus chère de l’histoire.

Tableau récapitulatif : Évolution du football féminin en Angleterre

Période Événements clés Impact
Avant 1921 Premiers matchs, création du British Ladies’ Football Club Engouement initial, mais pratique confidentielle
1921-1969 Interdiction par la FA Frein majeur, disparition de la pratique
1969-1993 Création de la WFA, levée de l'interdiction Renaissance du football féminin
Depuis 1993 Intégration à la FA, création de la WSL Professionnalisation, développement massif
Années 2010 Programme "Game Changer", EURO féminin 2022 Forte médiatisation, succès populaire

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