C'est la rencontre que tout bon supporter de rugby à XIII attend avec impatience. Et on les comprend. Carcassonne, le champion en titre, retrouve Albi pour un remake de la finale de la saison passée.
Comme la saison écoulée, Albi et Carcassonne se sont retrouvés pour l’attribution du titre de champion de France. L’affiche > Depuis 2019, les finales mettent aux prises le premier et le deuxième de la phase qualificative. L’édition 2025 n’a pas échappé à cette règle. Albi, le premier de la phase de classement va en découdre face à Carcassonne, le premier dauphin. Une finale qui est le copier-coller de la précédente.
Un an après, il n’est pas illogique de voir à nouveau, à ce stade de l’épreuve, les deux finalistes 2024. Tous deux ont brillamment tiré leur épingle du jeu lors de la phase qualificative. Au stade des demi-finales, Albi a dominé Limoux (26-8) alors que Carcassonne a été contraint de puiser dans ses réserves pour venir à bout de Villeneuve-sur-Lot (11-6).
Une finale qui aura un doux parfum de revanche et de rachat puisque le leader albigeois est sur une série de trois défaites consécutives en finale (Coupe de France 2023 face à Carcassonne 36-12, championnat 2024 face Carcassonne 8-6, Coupe 2025 face à St-Estève-XIII catalan 26-18).
Fort de sa première place au classement, de deux victoires lors de la phase qualificative (18-8, 58-18) ainsi qu’en demi-finale de la Coupe de France (34-30) face à son adversaire de la finale, Albi est le favori de cette édition 2025. De plus, l’effectif a été conforté par les arrivés de joueurs confirmés tels que l’ex-Dragon Mickaël Goudemand, l’Avignonnais Maxime Rostang, le Stéphanois Corentin Le Cam, le Saint-Gaudinois Hnaloan Budden.
Depuis 2019, Carcassonne est présent en finale. À ce stade de l’épreuve, les Audois ont toujours eu le statut de favori. Cette année, ils sont outsider, ce que revendique le manager Frédéric Camel. "Nous avons eu une saison très difficile, compliquée par de nombreuses blessures et notamment de joueurs cadres. Rarement, nous avons aligné notre équipe type. On a puisé auprès de nos jeunes qui ont donné satisfactions et bien relevé le défi. Je considère que c’est une belle performance d’être en finale avec un groupe considérablement rajeuni. Nous ne sommes pas favoris, n’avons pas la moindre pression, mais nous ferons tout pour conserver notre titre."
Comme la saison dernière, il aura fallu attendre les toutes dernières minutes pour voir un vainqueur se dessiner dans cette finale. Le rendez-vous le plus attendu de la saison avait lieu sur la pelouse du Parc des Sports et de l’Amitié de Narbonne. Comme en 2024, Carcassonne retrouvait Albi pour une finale de Super XIII au sommet entre les deux premières équipes du classement.
Le premier quart d’heure de cette finale est à la hauteur de l’enjeu. 15 premières minutes de haute voltige entre deux formations qui ne lésinent pas sur l’intensité et la puissance. Toutefois, c’est Carcassonne qui ouvre le score. Albi se perd dans de l’indiscipline et permet aux Canaris de rapidement revenir dans leur camp.
Entre le 5ème et le 6ème tenu, une passe laser de Clément Herrero envoie son seconde ligne Edenn Rogers-Smith en dame (18′), 10-0. Mais Albi se remet finalement la tête à l’endroit quelques instants avant la fin de la première période. La mi-temps approche à grand pas et c’est le moment choisi pour les hommes de Joris Canton pour se relancer dans cette finale.
Servi à hauteur, Hnaloan Budden arrive lancé comme un frelon et fait voler la défense de Carcassonne en éclat (35′). Et comme en première mi-temps, ce sont les Carcassonnais qui marquent les premiers dans ce second acte. À son tour, Carcassonne se perd également dans l’indiscipline. Bastien Canet, habitué des biscottes jaunes, laisse ses coéquipiers en infériorité numérique pendant 10 minutes pour un plaquage à retardement sur Maxime Rostang (54′).
On entre dans le money-time et Albi pousse de toutes ses forces pour prendre les commandes de cette finale. Sur une charge tout en puissance, Clément Tailhades enfonce finalement la défense des Canaris (77′) et fait chavirer le Parc des Sports de Narbonne et les Albigeois prennent l’avantage, 16-20. Il ne reste que quelques secondes à jouer et Albi donne le coup de grâce.
Mickael Goudemand perce plein champ, retrouve Rostang qui est arrêté in extremis. Le jeu rebondit sur la gauche et Tony Gigot envoie Corentin Le Cam en terre promise (79′). La corne retentit au Parc des Sports et de l’Amitié de Narbonne.
Albi bat Carcassonne 26-16 (10-10). Arbitre : M. Pour Albi : 5 E Rostang (32), Budden (35), Pedrero (60), C. Tailhades (77), Le Cam (79) ; 3 T Gigot (35, 77, 79). Pour Carcassonne : 3 E Rogers-Smith (18), Escaré (61), Franck (65) ; 2 T Herrero (18), Albert (65).
Albi - Rostang; Pedrero, C. Tailhades, Budden, Franco; (o) Wall, (m) Gigot; Goudemand; Le Cam, Dupuy; Shea, Liauzun, Bernard (cap). Sont entrés en jeu : Puech, Goffin, L. Carcassonne - Escaré; Escamilla (cap), Bouregba, Franck, Gambaro ; (o) Herrero, (m) Albert ; Canet ; Serelevu, Rogers-Smith ; Boyer, Lopez-Buttignol, Diakhate.
Au terme d’un final de tous les diables, les Tarnais ont pris le meilleur sur un Carcassonne entêté. Il y avait dans l’air de cette finale du championnat de France de Super XIII, comme un parfum de revanche. Un an après avoir chuté face à Carcassonne XIII au même stade de la compétition (8-6), Albi Rugby League a renversé l’histoire. Et décroché un titre majuscule… après celui de 1977, sur la pelouse du Parc des Sports et de l’Amitié.
Pourtant, tout avait commencé comme un mauvais remake côté tarnais. Après vingt minutes de jeu, Carcassonne menait déjà 10 à 0, fort de deux essais bien construits de Gambaro et Roger-Smith et d’un début de match maîtrisé. On se disait alors que l’expérience des Canaris, champions en titre et bêtes noires d’Albi en finale, allait encore parler. Mais les hommes de Joris Canton avaient d’autres plans en tête.
D’abord bousculés, les Tigers ont sorti les crocs, et trouvé peu à peu leurrythme. Un premier essai avant la pause signé Rostang a réveillé la meute, puis un autre de Budden,laissant entrevoir ce que la seconde période allait confirmer : Albi ne voulait pas repartir bredouille de Narbonne, une deuxième fois en deux mois. Car on n’oublie pas uneCoupe de France ratée, en mars dernier, face à Saint-Estève XIII Catalan.
Au retour des vestiaires, Carcassonne reprenait les devants grâce à un essai de renard de Morgan Escaré. Pas pour longtemps. Trois essais, une intensité folle, une défense de fer et une volonté de tous les instants récompenseront des orange et noir, qui avaient décidé que ça allait se passer comme ça, et pas autrement ! Par Perdrero en bout de ligne, puis Tailhades en force et enfin, Le Cam dernier servi. Rideau !
Cinq essais au total pour Albi. Score final : 26-16. Plus que le score, c’est la manière qui impressionne. Celle d’un collectif qui a mûri, appris de ses défaites, et su puiser dans ses frustrations récentes pour bâtir ce succès. Ce titre vient récompenser une saison de tous les efforts. Leaders de la phase régulière, dominateurs sur la durée, les Tigers n’ont jamais lâché leur ambition, même après la désillusion de la Coupe.
Ils l'ont fait ! Après trois finales nationales perdues, la dernière en date contre ce même adversaire en finale du championnat 2024, Albi Rugby League est devenu champion de France ce dimanche sur la pelouse du Parc des sports et de l'amitié de Narbonne en venant à bout de Carcassonne (26-16) sous les vivats de plusieurs centaines de supporters albigeois qui avaient fait le déplacement : six bus avaient été affrétés.
Les orange et noir ont fait la différence en seconde mi-temps après avoir dû remonter un handicap de 10 points pour revenir à la pause sur un score de parité (10-10). Ils auraient pu prendre un coup de massue lorsque suite à un nouvel arbitrage vidéo, l'essai était accordé à Escarre (16-10). Mais Pedrero avec un essai en coin non transformé relançait le match (61e) et après un énième arbitrage vidéo, l'essai en force de Clément Tailhades était accordé et transformé !
Albi passait en tête (20-16) à trois minutes et tuait le match dans la foulée sur une percussion de Le Cam !
77. Comme la minute à laquelle Clément Tailhades a décidé de se tordre, avec une force que seule cette noble quête d’un sacre peut offrir. Parce qu’il en avait des Audois sur le dos, mais il a trouvé les ressources pour se retourner sur la ligne, forcer l’arbitre à appeler la vidéo, et provoquer des hurlements de joie chez les milliers de supporters des Orange et Noir massés dans les tribunes du Parc des Sports et de l’Amitié. De même que chez ses coéquipiers.
Simplement parce que le centre venait de marquer les points faisant défaut à l’ARL afin de reprendre la main dans cette finale (20-16, 77). Si Tony Gigot donnait un peu plus d’air en convertissant, en coin, la transformation, c’est surtout Corentin Le Cam qui mettait les Carcassonnais en hypoxie, et les Tarnais en transe (26-16, 79). Mais pour autant délicate.
Et c’est aussi ce qu’il y a de beau dans cette conquête du titre de champion de France. Puisque, en toute honnêteté, on a cru pendant un temps les Tigers bons pour revenir l’année prochaine, et s’incliner une quatrième fois si près du but. Car les Canaris avaient les dents longues. En défense, où ils ont proposé une robuste opposition, et en attaque.
Les Orange et Noir, nantis de plus nombreuses occasions de scorer que leurs homologues, n’ont bénéficié d’aucun cadeau. Et sont allés se la chercher, pour écrire trivialement. Allant au bout de leurs limites physiques - plusieurs d’entre eux sont passés par des soins, idem à Carca d’ailleurs -, dont le rebond de Ben Shea sur Edenn Rogers-Smith symbolisait un juste témoin de l’intensité des débats (62).
Mais dans cette fébrilité se nichait une force. Celle pour revenir dans la partie grâce à une réalisation de Maxime Rostang, dans tous les bons coups ce dimanche (6-10, 32), et de Hnaloan Budden (10-10, 36). Celle aussi pour reprendre du poil de la bête dans l’affrontement physique, plutôt à l’avantage des Audois lors de la première demi-heure.
Et surtout celle pour signer une seconde période de caractère, en réglant les problèmes de discipline - malgré le carton jaune de Tristan Dupuy (69) -, en ne se laissant pas abattre en dépit de quelques coups du sort - ce jeu au pied de Le Cam, à une poignée de mètres de la ligne audoise, alors que le compteur de tenus était reparti à zéro (68).
Ce caractère, l’ARL se l’est forgé au cours de ses précédents rendez-vous manqués.
Ce dimanche, les hommes de Tristan Dupuy ont l’occasion de marquer l’histoire face à un adversaire qu’ils ont vaincu à deux reprises en phase de classement (20-14 et 32-30). Des Carcassonnais qui ont pour bête noire, Albi en finale. À trois reprises, les Audois ont échoué face aux Tarnais.
Dimanche à Narbonne, Albi va disputer la septième finale de son histoire. À cinq reprises (1938, 1956, 1958, 1962, 1977), les Albigeois ont été sacrés. Le Tarn treiziste attendait cet évènement depuis 47 ans. La dernière fois c’était le 22 mai 1977 au Stadium d’Albi. Cette année - là, le Racing-Club albigeois venait à bout de Carcassonne (19-10) devant une foule de plus de 18 000 spectateurs. Et depuis ce fut la traversée du désert.
Il y a certes eu la finale de Coupe de France perdue en 2008 face à Limoux (17-14) et plus près de nous celle de l’an dernier également infructueuse face à Carcassonne (36-12).
Vous savez ce que représente près d’un demi-siècle d’attente ? Une allégresse folle, un moment de communion, des milliers de sourires, des embrassades. Voilà ce que cela représente. Et ce moment de grâce, Albi Rugby League a enfin pu y goûter ce dimanche à Narbonne, en disposant de Carcassonne en finale du Super XIII (26-16).
Néanmoins, attention tout de même à ne pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Surtout lorsque l’ours en question se pare de jaune et de noir avant de rentrer, déchainé, sur la pelouse du Parc des Sports et de l’amitié de Narbonne.
Voir Carcassonne en finale de Super XIII est presque devenu habituel tant l’équipe de Fred Camel domine le championnat depuis quelques années. Ce dimanche, les Canaris participeront à leur 6ème finale consécutive. Toutefois, même si Carcassonne a participé à chaque finale de championnat de France depuis 2019, toutes n’ont pas souri aux Canaris.
Défaits par Saint-Estève XIII Catalan (32-24) et Lézignan (16-12) en 2019 et 2021, les Jaune et Noir se reprennent face à Limoux en 2022 (20-16) avant que les Grizzlies se vengent l’année suivante, en 2023 (34-24).
En quête du titre suprême depuis plusieurs saisons, Albi a l'occasion d'enfin toucher au planchot ce dimanche face à Carcassonne. Cette saison, Tarnais et Audois se sont affrontés trois fois. Trois rencontres et trois résultats favorables aux pensionnaires de Mazicou, privant notamment Carcassonne d’une finale de Coupe de France.
Ajouté à la pression et à l’enjeu de cette finale, Fred Camel et Teddy Saddaoui doivent composer sans de nombreux cadres de leur équipe. Bastien Escamilla et Vincent Albert, blessés de longue date, seront dans les tribunes pour soutenir les leurs.
Si nous ne connaissons pas encore le résultat, une seule chose est certaine.
Albi - Carcassonne
1956 > Albi 13-5 Carcassonne ;
1958 > Albi 8-6 Carcassonne ;
1977 > Albi 19-10 Carcassonne ;
2024 > Carcassonne 8-6 Albi
Les groupes > Albi : Rostang, Pedrero, C. et L. Tailhades, Franco, Salies, Wall, Gigot, Goudemand, Le Cam, Budden, Shea, Liauzun, Bernard (cap.), Courrèges, Puech, Goffin. Carcassonne : Escaré, Arnaud, Escamilla, Bouregba, Rigaud, Herrero, Albert, Scimone, Canet, Rogers-Smith, Diakhaté, Lopez-Buttignol, Boyer, Dauliac, Drodrolagi, Malfaz, Albéro, Serelevu, Gambaro. Arbitre : M.
| Année | Vainqueur | Score | Perdant |
|---|---|---|---|
| 1956 | Albi | 13-5 | Carcassonne |
| 1958 | Albi | 8-6 | Carcassonne |
| 1977 | Albi | 19-10 | Carcassonne |
| 2024 | Carcassonne | 8-6 | Albi |
1938 > Albi 8 - Villeneuve-sur-Lot 5. Quatre ans après la création de la Ligue treiziste, Albi dispute sa première finale face à la référence de l’époque, Villeneuve-sur-Lot. Le match se dispute au stade Suzon de Bordeaux, le 15 mai 1938. Bordeaux est la capitale du Treize, toutes les décisions se prennent dans la cité girondine. Pour leur première finale, les Albigeois ne sont pas favoris. À la pause, les deux formations se séparent sur un score de parité (3-3). En seconde période, le Toulousain et ailier, Henry Jeansous offre la faveur du tableau d’affichage à sa formation (6-5).
1956 > Albi 13 - Carcassonne 5. La décennie 50 c’est l’âge d’or du jeu à XIII en France. En cette année 1956, Le RCA est une équipe phare de la discipline. Première de la phase de classement, elle est favorite sur la pelouse du stadium de Toulouse. Un joueur tire le RCA vers le haut, l’arrière ariégeois, André Rives (dont le fils fut président de Saint-Gaudens).
1958 > Albi 8 Carcassonne 6. Deux ans après c’est la finale idéale entre Albigeois et Carcassonnais respectivement premiers et deuxièmes de la phase de classement. Elle se limite à un duel de buteurs entre le Carcassonnais André Marty et l’arrière albigeois, André Rives.
1962 > Albi 14 - Villeneuve-sur-Lot 7. Premier de la phase de classement, Albi est une nouvelle fois favori sur la pelouse du stadium de Toulouse. L’adversaire a créé une double surprise lors de la phase éliminatoire face à Roanne et le XIII catalan. Sur l’herbe toulousaine, les Lot et Garonnais sont émoussés.
1977 > Albi 19 - Carcassonne 10. Le RCA a été l’équipe de la phase éliminatoire. Passée par les barrages, elle crée une belle surprise en éliminant en demi-finale, le XIII catalan (11-9) à Carcassonne grâce à un essai du deuxième-ligne, Michel Moussard. Une rencontre diffusée sur Antenne 2 en direct. La finale se joue au Stadium d’Albi, car celui de Toulouse est impraticable. Carcassonne vainqueur de la Coupe de France rêve d’un doublé.
Super XIII - Finale. Depuis 2019, Carcassonne a disputé toutes les finales de Super XIII (Elite 1), celle de 2020 ayant été annulée pour cause de Covid. Et sur ces cinq finales, les Canaris en ont reporté deux.
En proie à des problèmes financiers, la légendaire ASC XIII a disparu au profit de Carcassonne XIII qui débute la saison sans trop savoir de quoi sera faite la suite. Cette finale, disputée sous un soleil de plomb, constitue la revanche des Catalans contre les Audois qui s’étaient imposés (22-6) en Coupe de France, à Brutus, quelques semaines auparavant.
Les joueurs de Patrick Albérola survolent la première période et inscrivent quatre essais par Anderson, V. Albert, L. Franco et A. Escamilla, dont trois sont transformés par A. Albérola. Le score est de 22 à 4 en leur faveur au repos. Ils s’écroulent après la pause, sans parvenir à inscrire le moindre point, et s’inclinent 24-32 au terme d’une belle remontada catalane, bien orchestrée par le jeune Arthur Mourgue.
Pour leur deuxième finale consécutive, les Carcassonnais retrouvent leurs voisins des Corbières, qui possèdent une équipe constellée de stars. Dix ans après, le FCL d’Aurélien Cologni décroche le planchot au terme d’une finale musclée entre les frères ennemis. Les deux équipes se neutralisent en première période. Deux réalisations d’A. Albérola et G. Gambaro, auxquelles s’ajoute la botte de C. Herrero, répondent aux essais de V. Ferret, C. Stacul et B. Tort, pour un score nul au repos (12-12). Les Canaris ont leurs chances en fin de match mais deux pénalités de T.
Après deux échecs consécutifs, il ne saurait y en avoir un troisième ! D’autant que cette fois-ci, c’est le voisin limouxin qui est au rendez-vous de ce derby chaud bouillant. Après avoir encaissé un essai d’emblée par Y. Belmaaziz, les hommes de Fred Camel prennent les choses en mains et imposent leur suprématie. Ils virent en tête à la mi-temps (12-8) grâce à des réalisations de M. Serulevu et A. Escamilla, puis doublent la mise par D. Francis et C. Soubeyras.
Ce dimanche de mai, ce sont les jaune et noir qui se présentent en position de favoris sous le chaud soleil narbonnais. Totalement méconnaissables, ils livrent leur pire prestation de la saison et subissent la loi d’un ensemble limouxin en état de grâce. Si, à la mi-temps, le coup peut sembler encore jouable (6-14), la suite n’est qu’un long chemin de croix. Ce ne sont pas les trois essais de B. Canet, M. Serulevu et E.-W.
Pour la première fois depuis 2021, la finale n’est pas 100 % audoise. Les poulains de Fred Camel et Teddy Sadaoui sont opposés à d’ambitieux Albigeois qui ont terminé en seconde position au classement, derrière eux. On assiste à une rencontre cadenassée durant laquelle les deux énormes défenses étouffent toutes les tentatives d’attaque. Après l’essai de Dupuy, autour de l’heure de jeu, les Tarnais pensent tenir enfin ce titre qui semble leur tendre les bras. Ils sont encore devant au score à trois petites minutes du terme de la rencontre (6-4).
C’est le moment que choisit Lucas Albert pour déposer un coup de pied millimétré sur lequel A. Escamilla, son capitaine, s’envole pour rabattre le ballon vers M. Serulevu. Le Fidjien s’affale dans l’en-but adverse et fait basculer cet étouffant bras de fer en faveur de son équipe. Dans une partie stressante ce dimanche 25 mai en finale du Super XIII, les Albigeois ont été libérés de l’étreinte audoise en fin de match grâce à deux essais.
ALBI : Rostang ; Franco, Budden, C. Tailhades, Pedrero, (o) Wall, (m) Gigot ; Goudemand ; Le Cam, Dupuy ; Bernard (Cap), Liauzun, Shea. Exclu. CARCASSONNE : M. Escaré ; A. Escamilla, Franck, Bouregba, Gambaro (o) Herrero, (m) Albert ; Diakhaté ; Boyer (cap), Lopez-Buttignol ; Canet, Serulevu, Rogers-Smith. Exclu.
