PSG triomphe en Ligue des Champions : Un 31 mai historique

La quête a été longue, ardue, parfois démotivante, mais la délivrance est à la hauteur de l'attente. Cinquante-cinq ans après sa création, le PSG a remporté la première Ligue des champions de son histoire, la deuxième du football français (après l'OM en 1993), ce samedi, en dominant l'Inter Milan (5-0) au terme d'une finale maîtrisée et survolée par un certain Désiré Doué, titulaire surprise.

Un architecte au coeur du projet, sacré pour la deuxième fois de sa carrière (après 2015 avec le Barça), et qui apporte donc ce trophée européen tant attendu au PSG, quatorze ans après le début de la quête de QSI. Une ultime marche à la hauteur d'une campagne à élimination directe rondement menée, après les cahots connus en phase de ligue par l'équipe construite pierre par pierre par Luis Enrique.

Le 31 mai 2025, l’Allianz Arena de Munich accueillera la finale tant attendue de la Ligue des champions entre le Paris Saint-Germain (PSG) et l’Inter Milan. Ce samedi 31 mai 2025, le Paris Saint-Germain a remporté sa première C1 en atomisant l’Inter Milan 5 à 0 à Munich, en Allemagne. Le PSG a remporté sa première Ligue des champions ce samedi 31 mai 2025.

Trente-deux ans après l’Olympique de Marseille, la France tient un deuxième lauréat de la Ligue des champions. Marquinhos soulève la coupe aux grandes oreilles, après la victoire (5-0) du PSG contre l'Inter Milan, le 31 mai 2025 à Munich (Allemagne). Les joueurs du Paris Saint-Germain ont enfin remporté leur première Ligue des champions, samedi 31 mai, en humiliant l'Inter Milan (5-0) en finale à Munich.

Supérieur dans tous les compartiments du jeu, le club de la capitale remporte la première Ligue des champions de son histoire avec la manière (et un écart jusque-là jamais vu). Au terme d'un match d'une impressionnante justesse, le Paris Saint-Germain a étrillé l'Inter Milan (5-0), samedi 31 mai, à Munich.

De quoi expier et enterrer profondément toutes les désillusions vécues depuis l'arrivée des investisseurs qataris en 2011 de la meilleure des manières. Ce succès, qui permet aux coéquipiers de Marquinhos de réaliser un retentissant quadruplé cette saison (ils ont aussi remporté le Trophée des champions, la Ligue 1 et la Coupe de France), couronne le développement accéléré du PSG depuis son rachat en 2011 par le Qatar via le fonds Qatar Sports Investments (QSI).

Les nouveaux propriétaires avaient clamé à leur arrivée leur volonté de gagner la Ligue des champions et auront finalement mis 14 ans avant d'y parvenir après notamment un premier échec en finale en 2020 contre le Bayern Munich (1-0).

Au passage, Paris devient la deuxième équipe française à soulever la coupe aux grandes oreilles, après l'OM en 1993. À jamais les premiers, oui, mais désormais plus les derniers.

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Le Match : Une Domination Parisienne

Déterminés à « dominer le match » selon les mots de Luis Enrique, les Parisiens ont d'entrée exercé un pressing haut. Dès le coup d’envoi, le PSG a donné le ton. Un long ballon dans le camp intériste, pour ne plus en sortir, ou presque, de la première mi-temps.

D'emblée, Paris a été dangereux. Par Vitinha, d'abord, qui a frappé un coup franc excentré à droite dans la surface, avant de centrer à nouveau sans trouver preneur (7e). Ce furent les premiers avertissements avant l'ouverture du score d'Achraf Hakimi (1-0, 12e), premier buteur en finale européenne pour un club français depuis 29 ans.

Le Marocain a été à la conclusion d'une action collective parfaitement initiée par Vitinha, qui a trouvé Désiré Doué sur la gauche de la surface. Le Français n'avait plus qu'à servir sur sa droite Hakimi, seul face au but. Doué a doublé la mise d'une reprise de volée déviée par Federico Dimarco (2-0, 20e).

L'ancien Rennais a conclu une contre-attaque née d'un ballon sauvé du corner par Willian Pacho devant Nicolo Barella, puis relayé par Kvitcha Kvaratskhelia jusqu'à Ousmane Dembélé, qui a changé de côté et parfaitement trouvé Doué sur la droite. En souffrance dans le dernier quart d'heure de la première période, les Parisiens ont retenu leur souffle quand la tête de Marcus Thuram sur un corner a frôlé le poteau droit de Gianluigi Donnarumma (37e).

Et si Paris a raté plusieurs balles de 3-0, notamment par Dembélé juste avant la pause (44e), l'Inter Milan n'a jamais paru en mesure de briser un verrou parisien devenu étonnamment solide. Sur un coup franc lointain des Nerazzurri, Donnarumma a été percuté de plein fouet par Marquinhos.

Lancé en profondeur par Nuno Mendes, Kvitcha Kvaratskhelia inscrit le quatrième but du PSG face à l'Inter Milan. Mis en danger par séquences dans le second acte, ces Parisiens ultra-précis et habités par leur mission ont encore corsé l'addition après l'heure de jeu.

Là encore sur un contre éclair initié par Vitinha puis bonifié par Dembélé, Doué a placé Paris à l'abri avec son doublé (3-0, 63e). Avant que l'Inter, muselée de bout et bout et apparue émoussée physiquement dès l'heure de jeu ne coule un peu plus sur le but de Kvaratskhelia, avec les mêmes acteurs à sa construction (4-0, 73e).

Même le titi Senny Mayulu, tout juste apparu sur la pelouse, a pu participer à la fête sur un service parfait d'un autre entrant, Barcola (5-0, 86e). Ce scénario à sens unique n'a pas empêché les joueurs de Luis Enrique de tacler, se battre et courir comme des dératés jusqu'au coup de sifflet final. La recette qui les a portés au sommet de l'Europe se devait d'être appliquée jusqu'au bout.

L’équipe de Simone Inzaghi a exclusivement compté sur ses rares corners pour se montrer dangereuse et Gianluigi Donnarumma a repoussé sa première frappe cadrée à la 75e minute de jeu. Le match était déjà plié depuis belle lurette, par Doué, encore lui (63e), puis Khvicha Kvaratskhelia (73e). Senny Mayulu, lui, (86e), a transformé la leçon en humiliation. Une gifle pour l’histoire.

Pour réaliser cette performance et cet exploit, le PSG a mis les petits plats dans les grands. Il s’est tout de suite mis sur les rails d’une soirée parfaite. Son équipe a passé son temps à courir après.

Khvicha Kvaratskhelia a fait trembler les filets pour la quatrième fois après une course dans le dos de la défense et un face-à-face bien négocié (73e). Entré en jeu pour les dix dernières minutes, le titi parisien Senny Mayulu, tout juste 19 ans, s’en est chargé d’une frappe rageuse devant la tribune parisienne, incandescente pour la cinquième fois de la soirée (87e).

Au terme d'un match d'une impressionnante justesse, le Paris Saint-Germain a étrillé l'Inter Milan (5-0), samedi 31 mai, à Munich. Dans le sillage de leur jeune pépite, devenu le premier joueur de l'histoire à être impliqué sur 3 buts (2 buts, 1 passe décisive) en finale de C1, les Parisiens n'ont jamais douté, étouffant des Transalpins dépassés de la première à la dernière minute.

Ils n'ont d'ailleurs pas tardé à faire exploser la défense adverse, grâce à des buts d'Achraf Hakimi (12ᵉ) et de Désiré Doué (20ᵉ) au terme de superbes actions collectives. C'est d'ailleurs la première fois qu'une équipe marque à deux reprises lors des 20 premières minutes à ce stade de la compétition.

La démonstration s'est poursuivie au retour des vestiaires, prenant même rapidement une allure de correction. Désiré Doué, encore lui (63ᵉ), Khvicha Kvaratskhelia (73ᵉ) puis le jeune Senny Mayulu (86ᵉ), entré en jeu quelques minutes plus tôt, ont corsé l'addition, permettant aux milliers de supporters parisiens présents à Munich d'exulter.

En écrasant l'Inter Milan, le Paris Saint-Germain a remporté sa première Ligue des champions ce samedi 31 mai 2025 à Munich. Le PSG a conquis, ce samedi 31 mai 2025, la première Ligue des champions de son histoire en roulant sur l'Inter Milan en finale (5-0). Un score record à ce stade de la compétition.

Inoubliable et dans l'histoire à plus d'un titre. Le PSG a remporté ce samedi 31 mai 2025, à Munich, sa première Ligue des champions après un match totalement dingue contre l'Inter Milan. S'il semblait équilibré sur le papier, le match a tourné à la démonstration parisienne à sens unique.

5-0. C'est tout simplement le plus gros écart dans l'histoire de la Ligue des champions. Du jamais vu.

Désiré Doué : L'homme du match

Alors que tout le monde s'attendait plutôt à voir Bradley Barcola démarrer la rencontre, porté par un vent plus favorable ces dernières semaines, Luis Enrique a encore réservé une surprise dans son onze de départ. Une décision aux conséquences exquises, tant Doué a été un acteur central dans le succès du PSG.

Choix fort de l'entraîneur espagnol, qui l'a donc préféré à l'ancien Lyonnais, Doué a donné totale satisfaction jusqu'à sa sortie, à la 65e minute de jeu. Auteur d'un doublé magnifique et d'une passe décisive pleine d'altruisme, Désiré Doué a fait basculer le destin du PSG à la force de son talent irradiant.

Passeur décisif pour Hakimi puis auteur de ses 4e et 5e buts en Ligue des champions cette saison, le joueur de 19 ans a impressionné par sa maturité émotionnelle, pour sa première finale d'une telle envergure. La saison se termine en apothéose pour celui qui fêtera ses 20 ans le 3 juin.

Il était en balance avec Bradley Barcola avant la rencontre. Mais là où l’ancien Lyonnais a manqué une énorme occasion quand la finale était déjà pliée, Désiré Doué l’a survolée quand tout était à faire, du haut de ses 19 ans.

Le choix de Luis Enrique de le titulariser, plutôt que Bradley Barcola qui semblait tenir la corde avant la rencontre, s’est avéré payant. Certains coachs auraient montré plus de réticences à aligner un joueur aussi jeune (19 ans) avec un jeu aussi risqué. Mais Désiré Doué n’est pas du genre à fléchir sous la pression ou à nourrir le moindre complexe.

Et comme s’il n’avait pas assez brillé, c’est lui qui a donné le coup de grâce à l’Inter en début de deuxième période. Cette fois, il n’a eu qu’à conclure en une touche, après une passe en profondeur parfaite de Vitinha, lui-même trouvé par une talonnade somptueuse d’Ousmane Dembélé (64e).

De quoi s’offrir une ovation volcanique à sa sortie à presque une demi-heure du coup de sifflet final dans un stade que les supporters parisiens se sont approprié de la première à la dernière minute.

"Aujourd'hui, on a pu écrire l'histoire tout ensemble, l'histoire du PSG, le meilleur club du monde", s'enflamme au micro de M6 Désiré Doué, logiquement nommé homme du match, après le coup de sifflet final.

Statistiques Clés de Désiré Doué

Statistique Valeur
Buts en finale 2
Passe décisive en finale 1
Âge 19 ans
Implication totale sur les buts 3

Le Parcours vers la Victoire

Paris revient de très loin mais Luis Enrique avait tout calculé. Deux ans après son arrivée, l’entraîneur espagnol a fait de cette équipe, complètement transfigurée, une machine étouffante et tellement rodée. Une pionnière dans l’histoire du PSG.

Le club de la capitale a pris son temps, depuis l’arrivée de QSI, pour décrocher le Graal. Mais ce onze, dont la moitié a moins de 25 ans, est arrivé au sommet si vite. Et il a le potentiel pour y rester si longtemps.

Comment ne pas imaginer Doué, João Neves et les autres, continuer de progresser comme ils l'ont fait tout au long de la saison ? Comment fixer des limites à un effectif si talentueux et si bien cadré ? Personnage principal de ce PSG déstarifié, l'Espagnol rentre dans le cercle fermé des entraîneurs ayant remporté la compétition avec deux clubs différents aux côtés de Carlo Ancelotti, José Mourinho ou encore Pep Guardiola.

Paris voulait rêver plus grand. Il va vouloir rêver plus long.

"Faire l'histoire, c'était objectif depuis le début de la saison dernière. J'ai ressenti cette connexion avec les joueurs et les supporteurs, c'était très fort, on a pu le voir toute la saison", réagit Luis Enrique, auprès de Canal+. "C'est le moment de faire une grande fête et de profiter de ce moment", lance-t-il, extatique.

Il y avait eu le 7-3 du Real Madrid contre Francfort (1960), le 4-0 du Bayern contre l’Atlético de Madrid (1974), les 4-0 de l’AC Milan contre le Steaua Bucarest (1989) ou le Barça (1994). Il y aura désormais ce 5-0 du Paris Saint-Germain face à l’Inter, un 31 mai 2025. Le PSG a fait mieux que marquer l’histoire du football français en égalant l’OM samedi. Il a bousculé celle de tout le continent.

Personne n’avait marqué deux fois dans les 20 premières minutes d’une finale. Personne n’avait été sacré en gagnant par cinq buts d’écart. Alors Paris l’a fait, aidé par… le premier joueur à être décisif trois fois dans une finale de C1. Désiré Doué, même pas 20 ans, a fait passer une équipe de 30 ans de moyenne d’âge pour des petits garçons.

Il fallait être complètement fou pour imaginer un tel scénario quand l’ancien Rennais s’adaptait doucement à son nouvel environnement. Quand il n’avait pas droit à une seule minute de jeu, un soir de novembre 2024, alors que son équipe perdait contre le Bayern (1-0) et se retrouvait au bord du gouffre en phase de ligue. C'est ce qui rend, aussi, ce sacre aussi dingue.

Mais il y avait des signes pour ceux qui voulaient les voir, montrant que ce PSG était sur le chemin d’un sacre. En cinq finales, Munich avait toujours sacré un nouveau vainqueur, dont l'OM en 1993, déjà face à un club milanais. Depuis le début de l'année, ce PSG avait aussi appris à se sortir de n'importe quel scénario mal embarqué : contre Manchester City, Liverpool ou encore Aston Villa.

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