Créée en 1895 par l’Abbé Nicolas, la Nicolaïte de Chaillot est l’association culturelle et sportive de la Paroisse Saint-Pierre de Chaillot. Cette association loi 1901 est ouverte à tous et est fortement implantée dans le tissu urbain du 16ᵉ arrondissement de Paris.

Église Saint-Pierre de Chaillot
Une Association pour les Jeunes
La Nicolaïte de Chaillot compte aujourd’hui plus de 2000 adhérents, comprenant des enfants, des adolescents et des adultes.
La Nicolaïte entend ainsi créer entre tous ses membres, des liens d’amitié et de solidarité selon les principes chrétiens, en communion avec l’église catholique. Elle souhaite favoriser la créativité, le sens des responsabilités et le développement des enfants.
La Nicolaïte est un lieu privilégié de rencontres entre chrétiens et non chrétiens, de découvertes et d’échanges les uns envers les autres.
Activités Proposées
- Activités sportives : Cours d’éveil corporel, danse street jazz, gymnastiques rythmique et artistique, judo.
- Le patronage (6-10 ans) est un accueil de loisirs chrétien ouvert à tous, offrant un espace accueillant et stimulant pour les enfants après l’école et le mercredi.
- Le patro’ados (11-15 ans) propose des soirées animées tous les quinze jours environ, les vendredis de 18h30 à 21h00.
Du lundi au vendredi soir, les enfants sont accueillis autour d’un goûter convivial, suivi d’une aide aux devoirs et de diverses activités telles que jeux de société, dessin, ping-pong, et jeux dans le jardin intérieur. Le mercredi, des activités variées et des sorties culturelles sont proposées.
chaillot puc
L'École Saint-Pierre de Chaillot
L'école Saint Pierre de Chaillot est une école diocésaine, sous contrat d’association, de caractère familial qui dispense un enseignement de qualité et un suivi personnalisé de chaque enfant. Huit classes de la Maternelle au Primaire au cœur du quartier des Champs-Elysées.
L'école Saint-Pierre de Chaillot, du XIXème siècle à nos jours, prend ses racines au début du 19è siècle de l’action dévouée de la congrégation des Filles de la Sagesse. Celles-ci, installées depuis 1811 sur le Faubourg de Chaillot, furent tour à tour infirmières, institutrices, secouristes et maraudeuses, venant en aide aux malades, aux pauvres et aux blessés, tout en éduquant les enfants qui se présentaient à elles.
Construction et Évolution
Au fil des installations puis des expulsions décidées par les autorités civiles successives, la construction du bâtiment d’une école enfin stable fut décidée vers 1874 à l’initiative du curé de Chaillot de l’époque, l’abbé Charles, et financée par une souscription des paroissiens. L’achat du terrain au 10 rue Christophe Colomb, le 13 juillet 1875, fut approuvé par l’autorité royale, et le 8 décembre 1876, la première pierre fut posée, pendant une chute de neige !
Le 19 octobre 1876 la maison était déjà ouverte, avec une double activité d’enseignement et d’œuvres caritatives, sous la protection de Sainte Geneviève (420~502). Ce fut son premier nom, qui du reste apparaît toujours en façade. Sainte patronne de Paris, qu’elle protégea par sa détermination en réussissant à éviter le siège de Paris par Attila, Geneviève inspira Sainte Clotilde et Clovis pendant l’hérésie arienne.
La maison des sœurs échappa à la fermeture administrative après les lois de 1901 et 1904, mais les sœurs durent fermer les classes en septembre 1913. Expulsées en juillet 1914, elles y reviennent quelques mois plus tard, dès le début de la Grande Guerre.
Le Foyer de Chaillot-Galliera
Le Foyer de Chaillot-Galliera accueille un foyer de jeunes filles, situé dans le 8e arrondissement à Paris. Le Foyer de Chaillot-Galliera est une œuvre de l’Eglise catholique à Paris, né de l’initiative de la paroisse Saint Pierre de Chaillot et constitué sous forme d’une association régie par la loi de 1901.
Pastorale des Jeunes Pros
Pour les jeunes pros (20/35 ans) du 16e et du 8e arrondissement. Des moments spi mais aussi de convivialité, soirées de louange, adoration, témoignages, journées de télétravail hebdomadaires, témoignages d’un intervenant ou d’un prêtre. Apéros ou barbecues pour se connaître et passer de bons moments ensemble !
L'Église Saint-Pierre de Chaillot : un aperçu historique
L‘origine de l’église Saint-Pierre de Chaillot est étroitement associé à celle du village dont elle était la paroisse. On trouve dans l’histoire du Diocèse de Paris de l’Abbé Lebeuf d’intéressants renseignements sur ses origines lointaines…
Sur la côte allant de Chaillot jusqu’à Boulogne, surmontée par la forêt de Rouvret (ou Rouvray), existait au VIIe siècle un village nommé Nimio. Saint-Bertram, évêque du Mans, poitevin de naissance, y avait une villa (villa de Nimione, sita in territorio Parisiaco). Il légua ce domaine avec les vignes qui en étaient voisines et ce qu’il avait réuni lorsqu’il était encore laïc, tant par acquisitions que par donations du roi Clotaire II déclarant par testament, qu’il voulait que ce village, dit Nimio, nommé depuis Nijon, appartienne entièrement après sa mort au Diocèse de Paris. Il précise que les vignes étaient situées dans un lieu où il y avait quelques petites sources et qui étaient pour cela nommées Fontanitum.
Deux Villages furent ainsi formés de l’ancien territoire de Nimio. La modeste église de Chaillot fut rebâtie au XVIIe siècle puis en 1740, renforcée en 1786. Au Milieu du XVIIIe siècle, le village consistait essentiellement en une rue: «la grande rue de Chaillot« , le long de laquelle étaient groupées des maisons prolongées par de grands jardins.
L’abbé Lebeuf la qualifiait de “bâtiment tout neuf » à la réserve du sanctuaire terminé en demi-cercle sur la pente de la montagne, où était placé le cimetière. Ce sanctuaire était plus ancien, de même qu’une tour “solidement bâtie « . Il datait en fait du XVe ou du XVIe siècle; les nervures des voûtes, culs-de-lampes et piles extérieures avec leurs pinacles et autres motifs étaient de style flamboyant. “Deux ailes encadrant la nef ne se rejoignaient pas derrière le grand autel « . Telle est la description succincte de l’église du village dont la construction avait certainement remplacée celle de l’église romane dont ne subsiste que la mention.
Au début du règne de Louis XIV, le dessinateur de jardins et de parcs Le Nôtre traça les Champs-Elysées et implanta la place de l’étoile. Paris fut agrandi et en 1659, une partie de Chaillot lui fut incorporé sous le nom de Faubourg de la Conférence.
Le Dictionnaire Universel de toutes les paroisses du Royaume de 1726 mentionne pour Chaillot 538 habitants. Vers le milieu de cette longue rue s’élevait l’église paroissiale placée sous le titre de Saint-Pierre.
En 1859 Paris s’agrandit. Le Faubourg de la Conférence qui se situait dans le 1° arrondissement fut réparti entre le 8° et le 16°arrondissement. Les travaux d’urbanisme du Second Empire amenèrent de nouvelles transformations et, pour percer l’Avenue de l’Empereur (actuellement Avenue Georges-Mendel), on aplanit la Butte de Chaillot. Une peinture de 1867 rappelle ces travaux qui précédèrent la construction du Palais du Trocadéro.

Travaux du Second Empire à Chaillot
L’église de l’ancien village, après la disparition du cimetière situé à son chevet, s’était trouvée englobée dans un quartier dont les voies nouvelles suivaient un tracé sans aucun rapport avec l’ancien plan. Par suite du développement du quartier, l’église paroissiale était donc devenue insuffisante.
Plusieurs emplacements avaient été envisagés. En 1865, Viollet le Duc établit les plans pour une nouvelle église qui ne vit pas le jour à cause de la guerre de 1870. Elle fut néanmoins agrandie en 1884 par la réalisation d’une chapelle adossée à l’église et ouvrant sur l’avenue Marceau; la chapelle de la Sainte Vierge fut inaugurée le 25 décembre 1886. Par la suite, le mur mitoyen entre l’ancienne église et cette chapelle fut abattu pour agrandir l’espace pouvant accueillir des fidèles lors de grandes cérémonies. L’urgence d’une grande église se fit moins pressante.
En 1907, Le chanoine Auguste Sicard succéda comme curé à Mgr. Ledein. Les études pour une nouvelle église recommencèrent. La seule solution restant possible était de bâtir une nouvelle église à l’emplacement de l’ancienne.
En 1920, le Cardinal Dubois, nommé archevêque de Paris, soutint le projet comme le fera son successeur, le Cardinal Verdier. La séparation de l’église et de l’état ne facilitait pas les choses et rien ne put se concrétiser avant la fin de la première guerre mondiale. La décision fut enfin prise en 1927; on adopta le parti de construire la nouvelle église à l’emplacement de l’ancienne, en acquérant les terrains contigus.
“- Tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, l’édifice doit avoir un caractère de grandeur, de simplicité et de noblesse, digne d’un monument religieux destiné à l’un des plus beaux quartiers de Paris. É.
Cinq architectes soumirent des projets, trois furent retenus et présentés aux paroissiens. Celui d’Emile Bois architecte de la Ville de Paris ( 1875-1960 ) emporta le concours en 1927. Les plans furent définitivement arrêtés le 12 mai 1929 et les travaux commencèrent en 1932 et s’achèvent en 1938.
La nouvelle église est construite sur l’emplacement de la précédente, agrandi de terrain acquis spécialement, entre la rue de Chaillot et l’avenue Marceau. Suivant la tendance de l’époque vers un retour à l’église primitive, et pour occuper au mieux l’espace disponible, l’architecte Emile Bois dessine une église en forme de croix grecque, de style romano-byzantin, dominée par cinq coupoles et un clocher.
L‘architecte, suivant la tradition byzantine, a prévu en équipe avec les artistes et, Mgr Paquier et Mgr Gaston, curés successifs de Chaillot, l’ornementation de l’église. Ainsi architecture et décoration forment un tout qui donne au visiteur, selon l’intention d’Emile Bois, une impression de grandeur, de simplicité et de recueillement.
Le thème décoratif choisi est la vie de saint Pierre, sur le tympan de la façade, et à l’intérieur la vie spirituelle de l’église, expliquée par les fresques de Nicolas Untersteller, celles de Pierre Ducos de La Haille au plafond et dans la crypte, la statuaire de Henry Bouchard et les chapiteaux de Pierre Séguin, illuminés par les vitraux des frères Mauméjean.
C‘est d’une superficie de 2.750 mètres carrés que les architectes pouvaient disposer pour établir les plans de la nouvelle église. L’archevêché fournit les fonds nécessaires pour l’achat des terrains complémentaires. Un comité de l’Œuvre est constitué. C’est essentiellement grâce à l’action persévérante de Mgr Gaston, Curé de Saint-Pierre, qu’est due cette réalisation d’une importance exceptionnelle qui fut menée à bien dans un délai rapide.

Construction de l'église Saint-Pierre de Chaillot
A la fin de 1927, le projet établi par l’architecte Bois est adopté et la première pierre posée sous la présidence de Mgr Dubois. Les travaux ne commencèrent effectivement qu’en 1932. Ils devaient nécessairement être réalisés en deux étapes afin d’assurer la continuité de la vie paroissiale. En 1937, la seconde étape de la construction est assez avancée pour que puisse être entreprise la décoration de la croisée. Cette œuvre considérable est confiée à Maître Untersteller qui réalise la fresque dont le décor en camaïeux brun et or est d’une grande force par la stylisation des figures. Les verrières ont été conçues et réalisées par les frères Mauméjan.
Le 18 mai 1938, l’église fut inaugurée par le Cardinal Verdier qui avait suivi avec un grand intérêt la réalisation de ce » Chantier du Cardinal « . Mgr Roncalli , Nonce Apostolique, résida plusieurs années à Chaillot. Le 11 juin 1946, le futur Jean XXIII sacra Mgr Pacini Evêque de Germia dans la nouvelle église.
Le projet d’Émile Bois pour l’église de Saint-Pierre de Chaillot fut retenu à la suite d’un concours en 1926. Les travaux commencèrent en juillet 1931. En 1935, faute de crédits, ne sont réalisées que la façade de l’avenue, l’église basse et la première des cinq coupoles. Pourtant, en moins de trois ans, Mgr Jean Gaston menait alors les travaux à leur terme. L’inauguration présidée par le Cardinal Verdier, eut lieu finalement le 18 mai 1938.
L‘église Saint-Pierre de Chaillot, dont la façade principale se trouve sur l’avenue Marceau, est en fait composée de trois parties. La première est une tour de soixante deux mètres quarante de hauteur qui domine l’ensemble. La tour relie les deux églises au clocher. Sa façade sur l’avenue poursuit celle de l’église : on ne lit aucun décrochement et la pierre de Saint-Maximin est la même. Plus loin, le porche s’ouvre dans un fronton en saillie sur le nu du mur: trois arcs en plein cintre portés par deux énormes colonnes marquent l’entrée de l’église.
La grande décoration du tympan est l’œuvre du sculpteur Henry Bouchard: il y raconte la vie de Saint Pierre. L‘église basse est construite sur un plan en forme de croix grecque. De lourds piliers soutiennent une voûte formée de deux plans inclinés de béton, tels les versants d’une toiture, à l’exception de la partie centrale horizontale. Un autel y est dédié aux morts de la Grande Guerre.
L‘église haute reprend, à une autre échelle, puisque la surface en est de mille neuf cent soixante mètres carrés, le plan en croix grecque. Autour de la coupole de quarante six mètres de hauteur, quatre coupoles plus petites sont élevées à vingt-cinq mètres. Toutes sont établies sur des plans octogonaux.
Le sculpteur Henry Bouchard, comme en écho aux sculptures du tympan, a enrichi de bas-reliefs le retable, la chaire (aujourd’hui démontée), les ambons et le Chemin de Croix, et de hautes statues dorées, les autels de la Vierge et du Sacré-Cœur. C’est un ensemble faisant appel à de nombreuses références architecturales et religieuses.
L’extérieur présente l’aspect fortifié et presque militaire des couvents du Moyen Age, traduisant plutôt une curieuse inspiration romane et byzantine à la fois.
Autres entités et activités
- L’EMP Ecole de Chaillot est un établissement privé à financement public de type médico-social, géré par une association, qui accueille des enfants présentant des retards globaux de développement ne permettant pas leur intégration dans un cursus scolaire normal.
- Etre servant d’autel c’est être déjà apôtres de Jésus ! Quand vous participez à la Liturgie en exerçant votre service de l’autel, vous offrez à tous un témoignage. Servants d’autel les garçons qui ont fait leur 1ère communion peuvent servir la messe. Ils doivent s’y préparer avec un grand clerc.
- L’Eglise catholique accompagne votre enfant tout au long de sa scolarité. Pendant son parcours catéchétique, votre enfant sera invité à recevoir les sacrements de Réconciliation et de l’Eucharistie. Les enfants non baptisés sont accueillis au catéchisme. Avec l’accord de leur famille et s’ils le désirent, peuvent être préparés au baptême.