La Fédération Italienne de Volley-Ball (Fipav) joue un rôle central dans l'organisation et la promotion du volley-ball en Italie. Cet article explore les récentes décisions de la fédération, les performances de l'équipe nationale, et met en lumière des figures emblématiques comme Paola Egonu.
Arrêt des Championnats Nationaux en Italie
La Fédération italienne (Fipav) a prononcé l'arrêt définitif de tous les Championnats nationaux dans la péninsule, y compris la prestigieuse Série A1 (SuperLega), suspendue depuis le 9 mars en raison de la crise sanitaire.
« La Fipav a pris cette décision à la suite du récent décret du Premier ministre et des ordonnances du gouvernement et des régions, qui n'annoncent pas de date précise concernant la possibilité de reprendre les activités sportives dans des conditions de sécurité totale », précise le communiqué de l'instance italienne. Celle-ci ajoute qu'aucun titre de champion ne sera décerné et qu'aucune montée et descente ne seront prononcées.
Les neuf joueurs français engagés dans des équipes de la Botte, parmi lesquels Jenia Grebennikov (Trentino), Jean Patry (Latina) ou Stephen Boyer (Vérone), ont donc terminé leur saison.
Cette décision a mis fin à la saison de nombreux joueurs, y compris les neuf joueurs français évoluant dans la SuperLega.
Le volley Italien et la stratégie offensive par Silvano PRANDI
Performance de l'Équipe Nationale Italienne
Dans un choc attendu entre les deux premières nations au classement mondial, l'Italie n'a laissé aucune chance à la Pologne dominée 25-21, 25-22, 25-23. Pourtant, les coéquipiers de Wilfredo Leon (14 pts) ont mené dans chaque début de manche, comptant même cinq points d'avance dans le troisième set (14-9).
Sûrs de leurs forces, notamment d'une qualité de service impressionnante (7 aces), les tenants du titre continuent leur sans-faute dans cette phase finale, où ils n'ont pas perdu un seul set. Ils n'ont jamais semblé inquiets. Ce sera dès dimanche contre la Bulgarie, victorieuse face à la République tchèque plus tôt dans la journée 25-20, 23-25, 25-21, 25-22.
A seulement 21 ans, le meilleur marqueur du tournoi Aleksandar Nikolov a une nouvelle fois porté son équipe avec 31 points. La Bulgarie pourrait décrocher son premier titre mondial, son meilleur résultat restant une deuxième place en 1970, dans un mondial à domicile.
La finale se jouera dimanche à Pasay City.

Équipe Nationale Italienne de Volley-Ball
Paola Egonu : Une Figure Emblématique
Depuis qu’elle a fait irruption dans le paysage sportif italien, elle ne laisse personne indifférent. De l’autre côté des Alpes, Paola Egonu est une figure de la scène publique. Tout ce que la Péninsule compte de racistes et de réactionnaires adore détester cette femme de 25 ans, noire - elle est fille d’immigrés nigérians - et « sexuellement fluide » (autrement dit à l’orientation sexuelle évolutive).
Certains lui reprochent un caractère trop orageux, d’autres d’instrumentaliser la lutte contre les discriminations afin d’asseoir sa notoriété. Par-delà les conflits publics, dans les médias et devant les tribunaux, elle est cependant, avant toute chose, une prodige du volley-ball. Et l’une des stars du tournoi olympique à Paris, que les Italiennes ont commencé de la meilleure manière, dimanche 28 juillet, en battant la Républicaine dominicaine (3 sets à 1). Jeudi 1er août, elles affronteront les Pays-Bas.
Née dans la province de Padoue (Nord-Est), Paola Egonu intègre à 13 ans Club Italia, une pouponnière pour futurs champions située à Milan, et vit son adolescence dans ce cadre très protégé. « C’était un véritable petit joyau. Elle a été cajolée tout au long de sa formation », raconte la journaliste spécialiste de volley-ball Eleonora Cozzari, vice-directrice de la publication Pallavolo SuperVolley.
A 25 ans, la prodige d’origine nigériane, réputée pour sa puissance, cristallise les attaques d’une partie de la droite transalpine, qui lui reproche son manque d’« italianité ». Ce qui ne l’empêche pas d’avoir trouvé un espace dans la vie publique.

Paola Egonu
Autres Initiatives et Compétitions
Il n’y avait aucun doute qu’elles seraient sélectionnées. Habituées à la première marche du podium des championnats de France depuis sept ans, les féminines du club de volley-ball des Catalans sont arrivées dimanche à Cervia, en Italie, où elles doivent participer aux Jeux sportifs mondiaux avec la Fédération sportive et gymnique du travail. Une compétition internationale qui accueille près d’une cinquantaine de délégations, issues de pays répartis sur quatre continents. Au total, plus de 2 500 athlètes seront de la partie, dont 200 Français.
Concernant le volley, six équipes féminines seront en compétition. C’est une première pour les Marseillaises, « une équipe de copines, anciennes joueuses de haut niveau, qui souhaitaient se retrouver dans une compétition ou l’on pouvait à la fois faire du sport et s’amuser », explique Marion Castelli, présidente du club et joueuse. Pour autant, pas question d’y aller à la rigolade. « Quand on est sur le terrain, on ne cherche qu’une seule chose, c’est gagner. On prendra les matches les uns après les autres pour aller le plus loin possible », annonce la championne sans se hasarder à faire un pronostic. « La particularité, justifie-t-elle, c’est que l’on ne connaît pas du tout le niveau des autres nations. »
Championnes de France en titre, les filles restent toutefois confiantes avant le tirage au sort des poules, ce mardi soir.
Intégration des Équipes Françaises dans les Ligues Italiennes
"Cela faisait plusieurs mois que nous étudions le projet. En effet, suite au vote de l'année dernière lors de l'AG de la ligue, en prénationale, nous savions qu'il était possible que 5 voire 6 équipes seraient condamnées à la descente" nous raconte le secrétaire général Eric VEXENAT. "Pour deux équipes qui voulaient faire monter leur régionale, on s'est retrouvé dans cette situation délicate.
Face à cette situation, les pourparlers se sont engagés avec la fédération italienne de volley. "Un ami de notre président, un certain Silvio Berlusco...quelque chose nous a lancé l'idée et nous avons tout de suite adhéré. Nous verrons donc la N3 directement intégrée à la SERIE C italienne, et les prénationale à la SERIE D. Malgré tout, pour nos jeunes, cela sera difficile car nos minimes par exemple seront opposés à des filles d'1m80 et des garçons d'1m90..."
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