Le volley-ball est aujourd’hui un sport pratiqué par des millions de personnes à travers le monde. C'est un sport vieux de 127 ans qui a mis du temps à se faire remarquer… Alors que les volleyeuses du Cannet Voléro viennent tout juste de remporter la Coupe de France, ÀBLOCK! revient sur l’histoire de la « mintonette » au féminin.

Match de volley-ball.
Une Création Américaine pour Répondre à un Besoin Sportif
C’est en 1895, à Holyoke dans l’État du Massachusetts, aux États-Unis, que le volley-ball voit le jour. En 1895, dans la ville de Holyoke, dans le Massachusetts, le professeur William G. Morgan a cherché à créer un sport qui combine convivialité, stratégie et faible intensité physique. L’inventeur du jeu, William G. Morgan, un directeur d’éducation physique à la Young Men’s Christian Association (YMCA), cherchait à créer une activité sportive intérieure moins intense que le basket-ball, qui avait été inventé seulement quatre ans auparavant par son ami James Naismith.
À l’époque, le basket-ball, inventé seulement quatre ans plus tôt, connaissait un succès grandissant. Cependant, Morgan voulait une alternative plus accessible pour les personnes moins athlétiques ou âgées. Selon le site Detente Verticale, ce nouveau jeu se jouait à l’origine sur un terrain plus petit avec un filet légèrement surélevé.
L’Évolution du Nom et des Règles du Volleyball
Initialement nommé mintonette, ce sport a rapidement été rebaptisé « volley-ball » par Alfred Halstead, un autre éducateur passionné, pour refléter l’objectif principal du jeu : faire « voler » la balle par-dessus le filet. Très vite, le jeu gagne en popularité et, en 1896, lors d’une démonstration au Springfield College, Alfred Halstead propose de renommer le sport « volley-ball » en raison de la nature de l’action du jeu, à savoir le « volley » du ballon par-dessus le filet.
Les règles initiales subissent plusieurs modifications pour rendre le jeu plus dynamique et structuré. La simplicité et l’accessibilité du volley-ball en ont rapidement fait un jeu populaire dans les communautés sportives de l’époque.
Le Volley-Ball, de Holyoke au Reste du Monde
Après sa création, le volley-ball s’est propagé bien au-delà des frontières américaines. Le volley-ball traverse rapidement les frontières américaines. Dès 1913, il est présenté aux Jeux de l’Extrême-Orient à Manille, aux Philippines. En 1900, il atteint le Canada, puis l’Europe grâce aux soldats américains pendant la Première Guerre mondiale. Après la Première Guerre mondiale, des soldats américains contribuent à la diffusion du sport en Europe et en Asie.
Le tournant majeur survient en 1947 avec la création de la Fédération Internationale de Volleyball (FIVB). L’internationalisation du volleyball montre à quel point ce sport a su s’adapter aux cultures tout en restant fidèle à ses origines. Le volley-ball fait son entrée aux Jeux Olympiques en 1964 à Tokyo, tant pour les hommes que pour les femmes. Depuis lors, le sport n’a cessé de croître en popularité et en sophistication.
Le volley-ball ne cesse d’évoluer avec des variantes comme le beach-volley, qui devient sport olympique en 1996 à Atlanta, et le volley-ball assis, introduit aux Jeux Paralympiques en 1980.
Qui a inventé le volley-ball ? (EP. 648) - 1 jour, 1 question
Le Modèle Européen du Sport
L’idée qu’il existe un modèle européen du sport transcendant les disparités d’organisation observées dans les différents pays a été développée dans un document de réflexion publié par la Commission européenne en 1998. Il s’agit d’abord du constat que les différents sports sont organisés selon une structure pyramidale, dont la base est formée des multiples associations sportives ou clubs enracinés localement.
Le club de base, tout d’abord, est le lieu privilégié de l’initiation des jeunes et de la pratique sportive amateur du plus grand nombre, grâce à un encadrement bénévole omniprésent, qui peut s’exprimer selon des modalités variables suivant les traditions culturelles de chaque pays. On peut en effet distinguer un bénévolat de type latin et un volontariat de type nordique. Au-dessus des clubs, se trouve un échelon associatif départemental ou régional - correspondant généralement au découpage administratif du pays -, dont l’objet est d’organiser les championnats régionaux, de coordonner la discipline et de la représenter auprès des autorités publiques à ce niveau.
Viennent ensuite les fédérations nationales, qui fédèrent les échelons régionaux et les clubs, et qui sont elles-mêmes affiliées à une fédération internationale. A ce titre, elles sont chargées de l’organisation et de la promotion de leur discipline sur le territoire d’un pays, ainsi que de sa représentation au plan national et international. Elles mettent en place les championnats nationaux, à l’issue desquels sont délivrés les titres officiels, et exercent un rôle de régulation, en disposant du pouvoir d’infliger à leurs membres affiliés, le cas échéant, des sanctions disciplinaires.
Ces fédérations sont dans une situation de monopole, qui découle du fait qu’il n’existe qu’une organisation par pays chargée de représenter et de gérer une discipline sportive donnée. Le sommet de la pyramide, enfin, est constitué des fédérations sportives internationales, instances suprêmes de direction et de régulation pour chaque sport. Les fédérations sportives européennes peuvent s’intercaler entre les niveaux national et international, mais on observe que leur périmètre d’intervention présente de grandes disparités et que leur action se limite souvent à la mise en place de championnats européens.
Ce tableau se complète avec l’ajout du Comité international olympique, qui est représenté dans chaque pays par un comité national olympique (CNO), dont le rôle peut varier, selon les cas, de simple vecteur de l’olympisme jusqu’à celui de confédération nationale pour l’ensemble des disciplines sportives. Les CNO de l’Europe continentale sont rassemblés au sein de l’association des comités olympiques européens (COE).
La structure pyramidale ainsi formée fonctionne selon un double principe de hiérarchie, entre un sommet et une base en interaction, et de participation, avec l’adhésion volontaire des membres à des règles d’organisation et la possibilité d’élire des représentants aux instances dirigeantes.
Ce système se justifie avant tout par la nécessité d’organiser des compétitions à tous les niveaux, reposant sur le principe de la promotion possible des compétiteurs - athlètes ou équipes - au niveau supérieur, par qualifications successives ou, à l’inverse, de leur relégation au niveau inférieur en cas d’insuccès. Ce type de fonctionnement constitue une caractéristique essentielle, qui permet de distinguer les compétitions ouvertes des championnats fermés, tels qu’ils peuvent exister ailleurs, notamment aux États-Unis.
La compétition sportive donne ainsi aux pratiquants et aux spectateurs la possibilité de partager des enjeux et de s'identifier à un groupe. Les équipes représentent la commune, la région ou le pays dont elles sont issues, et leurs exploits comme leurs défaites contribuent à développer le sentiment, encore très présent en Europe, d’appartenance à une collectivité. Le sport de compétition tel qu’il est organisé permet donc l’expression canalisée de la passion identitaire, tout en contribuant à la diversité culturelle qui caractérise le continent européen, avec néanmoins des risques récurrents de dérive vers le nationalisme agressif, l’intolérance, voire le racisme.
À partir des années quatre-vingt, le modèle traditionnel d’organisation du sport en Europe a connu des changements majeurs, qui ont entraîné l’annexion progressive de sa composante de haut niveau à des intérêts commerciaux et sa redéfinition autour du sport-spectacle. La première étape de cette évolution a été franchie avec la décision historique, prise par le CIO, d’abolir la distinction entre sport amateur et sport professionnel, et d’autoriser le parrainage des Jeux par de grandes sociétés commerciales, qui sont devenues d’indispensables « partenaires ». L’étape suivante a été déterminée par le bouleversement du paysage audiovisuel, avec les mutations technologiques dans la diffusion d’images et la suppression du monopole accordé aux télévisions publiques dans les pays d’Europe occidentale.
Il en est résulté une âpre lutte pour l’acquisition des droits de retransmission des principales compétitions et une augmentation vertigineuse de leurs montants, dont ont bénéficié les organisations sportives. Les fédérations, qui ont traditionnellement une fonction de régulation, sont ainsi également devenues des négociateurs de droits de télévision, lesquels constituent désormais la principale source de financement du sport professionnel. Comme l’indiquait opportunément le document de consultation élaboré par la Commission européenne, « la question qui se pose est de savoir si les fédérations peuvent être à la fois des organes de régulation et des entités commerciales ».
La dynamique commerciale a en effet pris un tel essor que les équipes et les ligues professionnelles sont tentées de s’affranchir de la tutelle de ces fédérations, lesquelles paraissent écartelées entre l’encadrement classique du sport amateur et la gestion d’un sport professionnel qui affirme son indépendance. Ces évolutions rapides et incontrôlées risquent de faire décliner le modèle sportif associatif, déjà affaibli par l’effritement du bénévolat observé dans la plupart des pays européens.

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Tableau des Étapes Marquantes dans l’Histoire du Volley-Ball
Voici un aperçu des étapes clés qui ont jalonné l'histoire du volley-ball :
| Année | Événement |
|---|---|
| 1895 | Création du volley-ball (mintonette) par William G. Morgan |
| 1896 | Le sport est renommé "volley-ball" |
| 1900 | Introduction du volley-ball au Canada |
| 1913 | Présentation aux Jeux de l’Extrême-Orient à Manille |
| 1917 | Réduction du nombre de points par set (de 21 à 15) |
| 1947 | Création de la Fédération Internationale de Volleyball (FIVB) |
| 1949 | Premier championnat du monde masculin |
| 1952 | Premier championnat du monde féminin |
| 1964 | Introduction du volley-ball aux Jeux Olympiques de Tokyo |
| 1980 | Introduction du volley-ball assis aux Jeux Paralympiques |
| 1996 | Le beach-volley devient sport olympique à Atlanta |
| 1999 | Création du rôle spécifique du libéro |
Réponses aux Questions les Plus Courantes sur les Origines du Volley-Ball
Qui est William G. Morgan?
William G. Morgan était un professeur américain d’éducation physique. William G. Morgan était un professeur américain d’éducation physique. L’inventeur du jeu, William G. Morgan, un directeur d’éducation physique à la Young Men’s Christian Association (YMCA), cherchait à créer une activité sportive intérieure moins intense que le basket-ball, qui avait été inventé seulement quatre ans auparavant par son ami James Naismith.
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