La Fédération Française de Volley-Ball (FFVB) accorde une importance significative au développement du volley-ball féminin. Voici un aperçu de son fonctionnement et de ses initiatives.

Une Fédération Paritaire
La FFVB se distingue comme la fédération de sports collectifs indoor la plus féminisée, avec près de 50% de licenciées. Cette parité s'explique par l'attrait de la discipline pour les groupes d'amies et par son absence de contact physique, la rendant moins "rugueuse" que d'autres sports.
Bien que la nomination de femmes à des postes de responsabilité reste rare dans le sport français, la FFVB se montre attentive à l'équité de traitement dans les projets liés au sport de haut niveau féminin. Le changement peut venir de l’évolution des compétences attendues d’un DTN, qui doivent aujourd’hui être des managers de projets et d’équipe.
Depuis quelques années le Ministère essaie de mener une politique volontariste pour féminiser les postes à responsabilités dans le sport. Il y a un retard du fait que, déjà au départ, quand on regarde le nombre de professeurs de sport, même si je ne connais pas les proportions, il y a beaucoup moins de femmes que d’hommes.
Structuration du Secteur Féminin
La Fédération avait un certain retard en termes de structuration du secteur féminin. Une politique très forte a été engagée depuis trois-quatre ans avec Emile Rousseaux à la tête de ce projet. L'objectif est d'avoir l'équipe la plus compétitive possible aux Jeux Olympiques de 2024. Pour cela il était aussi primordial de faire en sorte que les filles de l’équipe de France s’emparent aussi de ce projet.
Il y a donc eu toute une période pendant laquelle il a fallu un peu reconquérir les joueuses en leur démontrant la qualité du projet pour qu’elles se sentent davantage concernées et s’y investissent, ce qui est aujourd’hui le cas.
Formation et Compétition
Le fait que l’équipe de l’IFVB (France Avenir 2024) joue dans le championnat de Ligue A professionnel contribue largement à la qualité de la formation des filles. A côté de ça, on a de plus en plus de joueuses qui évoluent à l’étranger : elles n’étaient que trois en 2016, elles sont aujourd’hui quatorze, c’est une progression très significative.
Ça veut d’abord dire que les filles sont prêtes à s’engager, y compris dans leur vie personnelle, ensuite, c’est une reconnaissance pour elles : si elles sont recrutées à l’étranger, c’est qu’on a besoin de leurs compétences en termes de volley-ball. Ces éléments concrets nous permettent de penser que le projet commence à porter ses fruits.
Le cap suivant, c’est d’obtenir des résultats sur la scène internationale. Nous avons réussi en 2019 à nous qualifier au Championnat d’Europe, le prochain objectif est non seulement de se qualifier (le tournoi pour l'EuroVolley 2021 aura lieu en mai), mais aussi de performer. J’aimerais aussi voir les filles accéder cette année au Final Four de la Ligue Européenne, je pense qu’elles en sont capables, elles ont maintenant une bonne expérience internationale.
C’est un marqueur fort du projet et c’est aussi un engagement que nous avions vis-à-vis des clubs professionnels qui ont accepté de voir cette équipe de l’IFVB jouer en Ligue A, preuve de leur envie de voir l’équipe de France s’améliorer : l’objectif était de former les filles dans les meilleures conditions possibles pour que, à leur sortie de l’IFVB, elles soient opérationnelles pour les clubs pros.
De leur côté, les clubs jouent le jeu en leur permettant de signer directement leur premier contrat pro. Je trouve que c’est un projet gagnant-gagnant pour les deux institutions et c'est un projet unique : dans aucune autre discipline, il n’existe une telle collaboration entre la Fédération et la Ligue professionnelle.
C’est un vrai travail de fond que nous avons engagé et que nous partageons avec les pôles Espoir, les centres régionaux d'entraînement et les ligues régionales, travail qui porte sur la formation des entraîneurs mais aussi sur la politique d’accès au haut niveau conduite dans les ligues, sur la détection des hauts potentiels.
Centres de formation: Les centres de formation des clubs sportifs professionnels sont soumis à un régime d’agrément du ministre chargé des sports. L’agrément est délivré sur proposition de la fédération délégataire concernée après avis de la Commission nationale du sport de haut niveau. Ce dispositif d’agrément est destiné à garantir aux jeunes sportifs des conditions sérieuses et adaptées d’enseignement scolaire général ou professionnel, de formation sportive, de suivi médical, d’hébergement et de restauration.
L’arrêté du 15 mai 2001 a fixé les conditions de délivrance et de retrait de l’agrément, et prévu que les centres de formation sollicitant un tel agrément devaient respecter un cahier des charges établi par chaque fédération sportive concernée. Par ailleurs, l’article 211-5 impose la conclusion d’une convention entre le jeune sportif bénéficiant d’une formation dispensée par un centre de formation agréé et l’association ou la société sportive dont relève ledit centre.
Le décret n° 2001-183 du 6 septembre 2001 a déterminé les stipulations obligatoires que devaient comprendre les conventions-types élaborées par chaque fédération sportive concernée, et a, notamment, fixé un âge minimum de seize ans pour l’accès aux centres de formation de Volley-ball.
Beach-Volley
C’est effectivement un projet que nous avons lancé conjointement à celui sur le volley indoor féminin. Là aussi, nous sommes dans une logique de traitement totalement égal filles/garçons, nous avons pour cela recruté un entraîneur de haut niveau brésilien, Lissandro Carvalho, qui a comme mission de conduire la politique de la haute performance, mais aussi de contribuer à la structuration du beach-volley en France.
Nous avons cette année ouvert notre premier pôle Espoir à Montpellier, j’espère qu’il ne sera pas le seul, car l’idée est de vraiment développer une filière à part entière avec comme objectif de former des jeunes beacheuses et beacheurs pour qu’ils intègrent par la suite le pôle France à Toulouse.
Pôle France qui réunit les meilleurs jeunes et les équipes seniors et va bénéficier au mois d’avril d’une nouvelle structure couverte dédiée, développée avec la région Occitanie et le CREPS de Toulouse.
Avoir deux équipes de beach, puisque nous aurons une paire qualifiée automatiquement en tant que pays-hôte, et la possibilité d’en avoir une deuxième, à condition qu'elle se qualifie sportivement.
Elles se sont beaucoup investies dans le projet, elles ont énormément augmenté leurs capacités d’entraînement en termes de volume et de niveau d’exigence, c’est vraiment significatif. On peut souligner qu’elles ont réussi à la fois à se qualifier et à performer sur le dernier championnat d’Europe en prenant la neuvième place.
Depuis l’arrivée du coronavirus, on navigue à vue, on n’a pas encore de calendrier officiel de la FIVB sur le World Tour. Donc aujourd’hui, à très court terme, nos équipes de France vont partir en stage à Tenerife, parce qu’elles ont besoin de jouer en extérieur et d’échanger avec des équipes étrangères.

Où est passée l'équipe de France de Volley après Paris 2024 ?!
Volley-ball et Handicap
Oui, le volley féminin se pratique également avec un handicap. Eric Tanguy a souhaité prendre en charge la délégation des 2 disciplines volley assis et volley sourd (précédemment à la FFHandisport).
Tableau des Compétitions
Voici un tableau présentant quelques compétitions de volley-ball féminin en France :
| Compétition | Date | Match | Lieu |
|---|---|---|---|
| SAFORELLE POWER 6 | 22/11 | Racing Club de CANNES - BEZIERS Volley | PALAIS DES VICTOIRES |
| SAFORELLE POWER 6 | 22/11 | EVREUX Volley-Ball - BORDEAUX MERIGNAC Volley | GYMNASE CANADA |
| SAFORELLE POWER 6 | 22/11 | LEVALLOIS PARIS SC - FRANCE AVENIR | PALAIS SPORTS MARCEL CERDAN |
| SAFORELLE POWER 6 | 22/11 | VC MARCQ-EN-BAROEUL LILLE METROPOLE - SAINT DIE DES VOSGES VB | SAINT EXUPERY |