La famille Tuilagi est synonyme d'excellence, de constance et d'inspiration dans le monde passionnant du rugby. Cette famille, originaire de l’humble village de Fatausi-Fogapoa, situé au cœur de l’archipel des Samoa, a produit et produit encore une lignée de rugbymen qui ont autant fasciné le monde du rugby que terrorisé leurs malheureux adversaires. Pour comprendre Henry Tuilagi et ses frères et sœurs, il faut remonter à l’origine polynésienne-samoane qui irrigue toute la fratrie.
Dans les îles du Pacifique, le rugby n’est pas seulement un sport: c’est une culture, un rite, une langue commune pour se dépasser et représenter la famille sur les palmarès internationaux.

Des Racines Samoanes Solides
En ce qui concerne l’incroyable fratrie, il ne s’agit pas d’une mécanique de précision mais plutôt d’imposantes pièces, de rocs dont l’origine se trouve aux Samoa. Un archipel du Pacifique où les hommes, tous robustes, semblent avoir pris vie de la fusion des volcans éruptant au beau milieu d’un décor luxuriant et paradisiaque. C’est sur cette terre que les 6 enfants de Leo Vavai et Aliitasi (les parents) ont tous vu le jour. Tous prédestinés à accomplir de grandes choses, bien appuyés par un nom, une éducation et une génétique hors du commun.
Pour ce qui est du nom, Tuilagi, il signifie « puissance » en langue samoane. En ce qui concerne l’éducation, la culture du sport insufflée dès le plus jeune âge et une alimentation à base de poulet, taro, igname et banane ont forgé la croissance de ces physiques surnaturels. Enfin, la génétique est un leg évident d’un père qui fut champion poids lourds de boxe anglaise aux Samoa, et même un temps sparring du légendaire Mohamed Ali, avant de devenir avocat.
La Première Génération : Se Forger un Nom
Fereti est l’ainé, viennent ensuite Henry, Alesana, Anitele’a, Vavae et enfin Manu. Surnommé « Freddie », le plus âgé des Tuilagi est aussi un pionnier qui a d’abord débuté par le rugby à XIII. Dans les années 90 il troque les averses de la mousson de son île natale pour la pluie du nord de l’Angleterre. Halifax et Saint-Helens l’accueillent puis il passe au XV en 1994 avec la sélection samoane avant de jouer pour les Leicester Tigers, les Blues de Cardiff et Castres.
Dans la foulée c’est Henry qui se fait un prénom. Avant d’être le père d’Henry junior et de Posolo (international français et deuxième ligne de l’USAP), il fut aussi un joueur de renom. Un redoutable troisième ligne capé à 10 reprises, notamment vainqueur du Brennus 2009 sous les couleurs de l’USAP. Dans un style tout aussi rude et percutant Alesana brille outre-Manche. Avec les Tigers de Leicester il pose sa griffe sur le championnat d’Angleterre qu’il remportera 3 fois, devenant un demi-dieu vénéré dans les Midlands.
D’ailleurs, Anitele’a, Vavae et Manu marcheront sur ses traces en portant tous la célèbre tunique verte et rouge. Le benjamin, et dernier débarqué en Angleterre surpassant son ainé. Manu au fil d’une carrière riche de 60 sélections avec le XV de la Rose, deux Tournois des Six Nations inscrits au palmarès, une finale de Coupe du Monde jouée atteint même la consécration en participant à la tournée des Lions Britanniques en 2013.

Les Enfants Perpétuent la Tradition
Un héritage peut prendre plusieurs formes. Il peut être spirituel ou physique, un conseil de vie ou bien un bel objet teinté de souvenirs. Dans le cas des Tuilagi il s’agit d’un code génétique différent du commun des mortels dont la composition confère des super-pouvoirs. Ainsi, la nouvelle génération n’échappe pas à la règle à commencer par les deux fils de Fereti. Brian, né en 1994, formé aux Saracens puis passé par Dax et l’Italie avant un retour en D2 anglaise au London Scottish. Frederick, 28 ans, lancé à Leicester et actuellement flanker à Bedford.
Enfin, les « petits » derniers que sont Henry Junior et Posolo Tuilagi. Fils de Henry, tous deux ont été formés à Perpignan arborant fièrement les couleurs catalanes à l’instar de leur père. Henry au poste de centre, qui a notamment fait un crochet par le 7 à l’In Extenso Supersevens avant de rejoindre Périgueux, son club actuel, en Nationale.
Le plus jeune, Posolo, né en 2004, est désormais bien connu des amateurs de rugby. 1m92 pour 145 kg à tout juste 21 ans qui ont été propulsés sous la lumière des projecteurs du TOP 14 en 2022. Un titre de champion du monde U20 avec les Bleuets en poche, le deuxième ligne de l’USAP a atteint le plus haut niveau lors du Tournoi des Six Nations 2024.
Posolo Tuilagi : La Nouvelle Star
Posolo Tuilagi est né le 28 juillet 2004 aux Samoa, un État insulaire du Pacifique sud à la solide tradition rugbystique. Il est lui-même issu d’une célèbre famille de rugbymans. C’est d’autant plus vrai pour les Tuilagi, dont les qualités athlétiques et le talent se transmettent génération après génération, par-delà même les continents et les océans.
Son père Henry Tuilagi, troisième ligne au gabarit également imposant, a été international samoan et a fait carrière en Europe (Parme, Leicester et Perpignan). Ce trois-quarts centre a été rappelé en février dans le groupe anglais pour préparer le match contre l’Écosse, sans finalement être retenu pour la rencontre.
Posolo Tuilagi est arrivé enfant à Perpignan, dans le sillage de son père Henry qui a joué pour le club catalan de 2007 à 2015. Il a signé sa première licence en 2010 à l’USA Perpignan, y a fait toute sa formation et y joue toujours.
Lui qui a d’abord été pilier a fait ses débuts professionnels comme deuxième ligne avec l’Usap lors de la saison 2022-2023 et est devenu un titulaire indiscutable à son poste.
Avant de découvrir les Bleus de Fabien Galthié, Posolo Tuilagi a fait des ravages avec les Bleuets, l’équipe de France des moins de 20 ans. Surnommé « Moto », il a disputé le Tournoi des six nations et la Coupe du monde de sa catégorie d’âge en 2023.
Après avoir raté le début du Mondial organisé au Japon pour un problème de visa, le colosse a été un des grands artisans du titre remporté par les jeunes Français. Il a notamment inscrit deux essais lors du choc face aux Baby Blacks néo-zélandais.
Appelé par Fabien Galthié, il a impressionné tout le monde pendant la préparation. Champion du monde U20 l'été dernier, Posolo Tuilagi a explosé aux yeux du grand public lorsqu'il a remporté le Mondial U20 et qu'il a écrasé à lui tout seul les baby All Blacks.
Posolo Tuilagi│1 Action, 3 Courses, 4 Défenseurs Battus, 2 Passe Après Contact
Membres Notables de la Famille Tuilagi
Voici quelques membres notables de la famille Tuilagi :
- Fereti « Freddie » Tuilagi : Le premier de cordée, ayant débuté par le rugby à XIII avant de passer à XV et de défendre les couleurs des Samoa.
- Alesana Tuilagi : Surnommé « Alex », un ailier samoan comparé à Jonah Lomu pour ses charges destructrices.
- Anitele’a Tuilagi : Réputé pour son explosivité et la rudesse de ses plaquages.
- Sanele Vavae Tuilagi : Le plus Audois des Samoans, ayant joué à Narbonne et Carcassonne.
- Manu Tuilagi : Le dernier de la fratrie, mais le premier à défendre les couleurs d’une autre nation, en l'occurrence l'Angleterre.
- Brian Tuilagi : Ayant joué pour l’US Dax et ayant grandi en Angleterre.
- Frederick Tuilagi : Le « petit » de Freddie, ayant joué pour Leicester et évoluant en France.
- Henry Jr Tuilagi : Jouant au poste de centre, comme son oncle Manu.

La Dynastie Continue
La famille Tuilagi rime avec rugby. Désormais, c’est Posolo qui s’y colle. Dans cette famille Tuilagi, l’arbre généalogique s’étend aussi avec le surpuissant centre de Sale, Manu, qui dispute la Coupe du monde avec le XV de la Rose. L’histoire de Henry Tuilagi Frères et Sœurs rappelle que la réussite sportive ne se borne pas à des exploits individuels, mais se nourrit d’un réseau familial solide, d’un esprit d’équipe inébranlable et d’un apprentissage continu transmis de génération en génération.