Le Football : Histoire, Évolution et Impact Culturel

Le football, sport universellement apprécié, est bien plus qu'un simple jeu. Le 29 avril, la finale de la Coupe de France de football oppose Toulouse à Nantes, le vainqueur de 2022, un événement suivi par des millions de personnes. Cet article explore l'histoire fascinante de ce sport, son évolution à travers les siècles et son rôle dans la construction des identités nationales.

Origines et Évolution du Football

Le mot « football » est la contraction de deux mots anglais : foot (le pied) et ball (le ballon). Mais, ce sont les Anglais qui ont inventé ce jeu ? Déjà, dans l’Antiquité, les Grecs, les Romains et, avant eux, les Chinois jouaient au ballon. L’ancêtre du foot pourrait être la soule : un jeu de ballon qui se jouait des deux côtés de la Manche au Moyen Âge.

Du Moyen Âge au XIXe siècle, ce football primitif était très populaire, surtout en Angleterre. Mais le nombre de joueurs variait d’un village à l’autre, le jeu était violent, et tous les coups étaient permis, y compris dans les tibias ! Cependant, il générait beaucoup de violence, des bagarres, des vitres cassées et il était régulièrement interdit par les autorités.

C’est finalement grâce aux clubs des collèges britanniques que tout change. En 1848, les règles du collège de Cambridge posent les bases du football moderne. Le match qui oppose Londres à Sheffield en 1866 marque un tournant : la taille et le poids du ballon ainsi que la durée de 90 minutes font l’objet d’un accord.

C’est un sport collectif apparu au milieu du XIXe siècle. En premier lieu, le football est, comme son nom l’indique, un sport de… pieds (ne pas se fier à Maradona et sa « main de Dieu », ou encore plus récemment, à Thierry Henry). Les dits pieds doivent taper dans un ballon rond. C’est un sport d’équipe (malgré ce qu'on peut voir parfois sur le gazon).

Deux équipes de 11 joueurs s’affrontent sur un terrain (100m de longueur sur 60m de largeur). Mettre le ballon rond dans les cages adverses, farouchement surveillées (ou pas) par le gardien/goal est le but du jeu. Un match de foot dure 90 minutes. La mi-temps (à la 45ème minute) permet aux 22 joueurs, aux arbitres et aux spectateurs de se reposer. Le vainqueur du match est l’équipe qui a marqué le plus de buts durant la partie.

Le football : des origines au sport mondial

Règles et Glossaire de Base

Pour bien comprendre le football, il est essentiel de connaître quelques termes clés et règles de base :

  • Arbitre : Homme de l’ombre du match (il est vêtu de noir), l’arbitre veille au bon déroulement de celui-ci, gesticulant et courant aux 4 coins du terrain, à la recherche d’infractions à punir, à l’aide de ses fidèles compagnons : le sifflet, le carton jaune et le carton rouge.
  • Joueurs :
    • Attaquant : Dont le seul but est de passer au travers de la défense adverse afin de jeter un boulet de canon au fond des lignes de la forteresse ennemie.
    • Milieu de terrain : Le tacticien de la bande, celui qui réfléchit par où faire passer la balle.
    • Défenseur : Sur qui repose la lourde tâche de protéger son camp, en essayant de cacher du mieux possible les coups qu’il assène aux attaquants de l’équipe adverse afin que l’arbitre ne le remarque pas.
  • Goal/Gardien : Celui qui est toujours un peu à part dans la bande. Il attend, la plupart du temps, mais attention, il ne doit pas s’endormir pour autant. Il veille à ce que rien (le ballon) ne rentre dans ses cages. À noter que le goal est le seul joueur autorisé à prendre le ballon avec les mains (Thierry Henry ne pourra malheureusement pas vous confirmer l’authenticité de cette information).
  • Remplaçants : Joueurs assis sur un banc sur le côté du terrain, qui attendent, en mâchant un chewing-gum, que l’un de leurs coéquipiers soit fatigué ou se blesse.
  • Supporters : Plusieurs milliers de brailleurs, toujours prompts à assassiner l’arbitre (cf. 1° définition), censés soutenir leur équipe favorite via des moyens divers et variés tels que drapeaux, chants partisans, ou encore des vuvuzelas. Se maquillent souvent aux couleurs de leur équipe favorite et essaient de déstabiliser par tous les moyens l’équipe adverse.

Sanctions :

  • Cartons jaune : Sanctionne les fautes un peu grave mais pas trop. Attention, tout de même. 2 cartons jaunes = 1 carton rouge = exclusion.
  • Carton rouge : Symbole de la cruauté du jeu : le rouge = l’exclusion. Le joueur quitte le terrain (après avoir insulté ou tout au moins lancé un regard plus qu’assassin à l’arbitre), et ne sera pas remplacé. L’équipe se retrouvera donc à 10 joueurs.
  • Penalty : Si un défenseur commet une faute dans cette surface, l’arbitre se verra dans l’obligation de punir le ou les coupable(s). Carton jaune ou rouge selon la gravité de la faute, et surtout penalty pour l’équipe lésée. Ce qui signifie qu’un joueur va se placer au point de pénalty et se retrouvera seul face au gardien de but.

Fautes à reconnaître :

  • La main : Certains la qualifient d’involontaire, d’autres de « main de Dieu »… En tout cas, c’est une faute, que l’arbitre sanctionnera par un carton jaune pour le joueur ayant commis la faute, et donnera une compensation, sous forme de coup franc, à l’équipe adverse. (sauf si nous nous trouvons dans la surface de réparation, auquel cas, se référer au pénalty).
  • Le Tacle : Action consistant à se jeter dans les pieds de l’adversaire, sous prétexte de vouloir récupérer le ballon.

Le Football et l'Invention des Traditions Nationales

Le football a progressivement fabriqué des mythes et des légendes qui ont apporté leur part de rêve dans tous les pays du monde, dans toutes les classes sociales et toutes générations confondues. Il est ainsi le sport le plus commenté non seulement par les journalistes mais également, au quotidien, par les personnes « ordinaires ».

Avec l’extrême médiatisation des compétitions internationales, le football occupe depuis longtemps une place de choix dans les phénomènes d’expression des fiertés nationales, au point que les liens étroits tissés entre football et nation paraissent aller de soi. Pourtant, la définition de l’identité nationale, pas plus que l’incarnation de cette dernière dans une sélection des onze meilleurs joueurs d’un pays, ne procède aucunement d’une évidence naturelle. Désignant à la fois un sentiment d’appartenance et la conscience de faire partie d’un ensemble national, celle-ci est une construction qui s’inscrit dans le temps.

Le premier exemple de création d’une identité nationale se situe en Angleterre au XVIIIe siècle, lorsque la vie politique se stabilise et que la société britannique entre de plain-pied dans l’ère de la modernité libérale. C’est un siècle plus tard qu’apparut puis triompha le football, produit de la société industrielle et de l’essor des nations britanniques.

L’expansion du football sur une échelle planétaire dans la première moitié du XXe siècle, puis le développement parallèle de compétitions internationales modifièrent les enjeux, les logiques d’acculturation n’opérant plus seulement au sein des sociétés, mais également entre elles. L’investissement et la coloration particulière, par les États-nations en voie de constitution, d’un jeu diffusé mondialement comme le football, nécessitent d’éclaircir les processus historiques qui y président, sur le plan des représentations et des pratiques, et de saisir les ressorts du prestige qui en résulte.

Exemples d'Appropriation Nationale du Football

Dès les années 1860 s’amorça en Grande-Bretagne la descente du football vers les masses. Il joua dès lors un rôle décisif dans la construction de l’identité ouvrière en nourrissant un imaginaire collectif qui lui était propre. Dans l’entre-deux-guerres se paracheva « l’invention d’une tradition » : les palmarès des clubs sont là pour témoigner de leurs exploits qu’on se remémore et qu’enrichissent les joutes hebdomadaires. Le football devint aussi un sport populaire au sens où cette catégorie fut politiquement construite, entre autres, grâce à lui.

Les fondateurs et premiers dirigeants des clubs de football en Europe et en Amérique du Sud étaient des courtiers, des agents d’assurance, des techniciens, des étudiants anglais mais aussi suisses et danois, autant de promoteurs et d’agents de la seconde révolution industrielle qui, au cours de leurs pérégrinations professionnelles, apportaient leur culture sportive britannique.

Par exemple, en Argentine, le football, pratique distinctive des élites bourgeoises anglophiles après son introduction dans les années 1860, était investi de préoccupations nationalistes. Le projet de bâtir une nation forte en forgeant une histoire patriotique et en s’appuyant sur une « race » régénérée trouva sa traduction dans un style de jeu viril (la grinta), propre aux autochtones « créoles » de Buenos Aires et que l’on voulait supérieur au modèle anglais. L’Uruguay reproduisit un même dispositif d’appropriation nationale et populaire mais par le biais des premières compétitions internationales. Pour ce petit pays objet des convoitises de ses deux voisins, les victoires aux Jeux olympiques de 1924 et 1928 sonnèrent comme une reconnaissance de son existence dans le concert des nations. L’engouement des Uruguayens pour leur équipe nationale culmina à l’occasion des victoires contre l’Argentine et le Brésil lors des finales de la Coupe du monde, pour la première en 1930, justement organisée par l’Uruguay, et celle de 1950.

La passion collective des Italiens pour le football met en lumière les modes d’appropriation et d’inscription dans les rapports sociaux de la culture sportive. Le jeu évoquait les idées du progrès, de la modernité et de la démocratie et devenait la pierre de touche pour faire la part entre passéistes et innovateurs, conservateurs et modernistes. Il fut récupéré par le régime fasciste auquel les victoires aux Jeux olympiques de 1936 et aux Coupes du monde de 1934 et 1938 fournirent des arguments de propagande tant intérieure que sur la scène internationale. Le spectacle footballistique, qui connaissait un développement considérable, représenta lui aussi un facteur d’unification nationale en créant les conditions d’un discours social commun.

Standards Sportifs et Résistances Culturelles

Beaucoup de sociétés ont utilisé d’autres sports pour cimenter le sentiment national. En Irlande, par exemple, la Gaelic Athletic Federation, dominée par l’Église catholique, codifia et institutionnalisa le football gaélique qui devint très populaire dans les comtés ruraux de l’île à la fin du XIXe siècle. La fonction identitaire assignée au football gaélique présentait certes un risque d’isolement sportif, mais ce fut un risque assumé.

À la fin du XIXe siècle, le football n’avait pas non plus réussi à pénétrer l’espace sportif des États-Unis en raison du succès de pratiques éminemment américaines, malgré les origines anglaises, le base-ball et le football américain. Dans un contexte d’opposition culturelle, les sports d’outre-Atlantique naquirent en se distinguant de leurs ancêtres anglais, devenant des marqueurs de l’identité de la jeune Nation. Si le soccer, nom qui marque l’étrangeté du jeu, connut un début d’expansion durant l’entre-deux-guerres, c’était le fait de la dernière grande vague d’immigration (italienne notamment), non encore assimilée.

Dans le reste de l’Empire, le sport fut un vecteur efficace de transmission des standards britanniques. Il constitua une ressource pour asseoir la domination sur les élites autochtones en Inde, en Afrique ou dans les Antilles anglaises. Néanmoins le sport représenta pour les Indiens « colonisés » le moyen d’affirmer une indépendance à l’égard de la puissance extérieure par la recherche de l’affrontement dans le domaine le plus intime de l’ingérant.

En Algérie par exemple, avant la Seconde Guerre mondiale...

Coupes du Monde
Pays Années de Victoire
Allemagne 1954, 1974, 1990
Angleterre 1966

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