Les Étoiles du Rugby Féminin : Qui sont les plus connues ?

Le rugby féminin brille par son dynamisme, son talent et son engagement. Raffut rend hommage aux joueuses, aux équipes et aux acteurs qui contribuent à son rayonnement. Les Étoiles du Rugby Féminin ne sont pas seulement une remise de prix ; elles sont un symbole de l’évolution d’un sport qui rassemble et inspire.

Une Première Édition Mémorable

Le 16 décembre, Bordeaux a accueilli la toute première édition des Étoiles du Rugby Féminin, un événement unique en son genre qui a récompensé les actrices et acteurs majeurs du rugby féminin en France. Lundi soir, la première édition des Étoiles du Rugby Féminin s’est tenue dans une ambiance exceptionnelle, marquant un véritable tournant pour la reconnaissance du sport féminin. La soirée a tenu ses promesses : valoriser le rugby féminin sous toutes ses formes et offrir à celles qui le portent la reconnaissance qu’elles méritent.

Organisé par Raffut et la Fédération Française de Rugby, cet événement unique en son genre vise à récompenser les talents du rugby féminin, de l’élite aux bénévoles en passant par les arbitres, staffs et les initiatives de responsabilité sociale. Lors de cette cérémonie, nous célébrerons des catégories variées, qui reflètent la diversité et l’engagement de la communauté du rugby féminin.

Les Lauréates et Lauréats de la Première Édition

  • Léa Gallet remporte le titre d'Étoile Joueuse Élite 1, illuminant la saison du Stade Villeneuvois Lille Métropole.
  • Iris Renaudin décroche le prestigieux titre d'Étoile Joueuse Élite 2, évoluant sous les couleurs du Stade Rochelais.
  • Ingrid Amigorena s’impose en remportant le titre d'Étoile Joueuse Fédérale, propulsant l'AS Bayonnais au sommet.
  • Hawa Tounkara décroche le titre d'Étoile Montante, se hissant avec éclat au sommet des espoirs du rugby féminin, avec des performances remarquées cette saison avec son club de l'AC Bobigny 93 Rugby.
  • Le Stade Bordelais est sacré Étoile Staff, une distinction honorant son rôle clé dans l'encadrement technique.
  • Aurélie Groizeleau remporte le prix d'Étoile Arbitre, une récompense qui salue son excellence et son impartialité sur le terrain.
  • Séverine Druart s’illustre en décrochant l'Étoile Bénévolat, récompensant un engagement inestimable pour le rugby féminin.
  • Gabrielle Vernier s’illustre en décrochant le titre d'Étoile Internationale à XV, bravant les terrains du monde entier avec la France.
  • L'Olympique de Grande Synthe est récompensé par le titre d'Étoile Club Engagé, distingué pour ses initiatives exceptionnelles en faveur du rugby féminin.

Parmi les temps forts, le discours poignant de Olga Surkova, lauréate de l’Étoile d’Honneur Raffut. Arbitre ukrainienne ayant dû fuir son pays, elle a partagé, avec une émotion palpable, sa fierté d’exercer en France et d’être mise à l’honneur. Cette cérémonie a permis de récompenser des joueuses, arbitres, bénévoles et collectifs engagés dans la promotion du rugby féminin.

Ce succès n’aurait pas été possible sans le soutien de nos partenaires : CEVA, FULL ACE, EPSA, EDEN AUTO, ENGIE, TENEO, UNIKALO, SUD RADIO, REMATCH, CANAL+, GILBERT et ABATILLES.

Cette première édition des Étoiles du Rugby Féminin s’inscrit dans la continuité de la mission portée par le média Raffut : mettre en lumière tous les rugby, sans exception. Une première édition réussie, qui en appelle bien d’autres !

Lénaïg Corson : Une Figure Inspirante

Ce n’est pas parce que Lénaïg Corson, 36 ans, ne traverse plus les terrains qu’elle est facile à intercepter. Retraitée depuis l’été 2023 après 14 ans de pratique jusqu’au XV de France (35 sélections) et à l’équipe de France à 7, l’ancienne deuxième ligne bretonne mène une vie à mille à l’heure. Elle gère la RugbyGirl Académie qu’elle a créée il y a deux ans pour promouvoir la pratique du rugby auprès des jeunes filles, anime des conférences, et est aussi consultante radio.

Lénaïg Corson a été super contente d'être marraine de cette deuxième édition des Étoiles du rugby féminin ! Elle était déjà présente pour la première édition où elle avait remis un prix. Elle trouvait que c’était quelque chose d’assez innovant puisque jusque-là, il n’y a jamais eu d’événement pour les femmes dans le rugby. Elle s'était dit : « waouh, une soirée dédiée aux filles du rugby pour leur remettre des prix, c’est dingue ! ».

Quand elle a commencé le rugby, il y avait zéro prix pour les femmes ! Par exemple, elle crois que c’est en 2014 que World Rugby a commencé à faire son équipe type de la Coupe du monde. On n’a jamais valorisé les joueuses plus que ça alors si on lui avait dit, dix ans plus tard, qu'elle serait marraine d’une soirée du rugby féminin, elle n’y aurait jamais cru.

Elle est toujours sur le terrain, donc en première ligne pour connaître les difficultés que rencontrent les joueuses de rugby. Au niveau de l’académie, il n’y a pas que les stages. On nous appelle aussi pour de la promotion dans les ligues, les clubs. Et au-delà de rendre visible ce rugby féminin, on intervient sur du management, de la formation d’entraîneurs et sur la technicité sur le terrain.

Avant, le rugby féminin tout le monde s’en foutait, ce n’est plus le cas. Le but est donc d’aider toutes ces filles à être épanouies et à oser. Même si je pense qu’aujourd’hui, on n’ose pas encore assez. Elle essaye d’être moteur dans ce sens. Dans ce rugby féminin qui ne cesse d’évoluer, le dernier changement trouves-tu le plus notable est que les choses ne sont pas encore assez structurées dans les clubs et auprès des joueuses.

Donc quand la Fédération nous a annoncé un nouveau partenaire pour un naming avec Axa et que les clubs seront encouragés à respecter un cahier des charges pour être aidés financièrement, ce sont des actes forts. De toute façon, il faut de l’argent. On dit souvent qu’on ne veut pas faire les mêmes erreurs que chez les garçons, mais il ne faut pas trop se freiner non plus.

Avec le Canada en 2014, ils nous avaient privées d’une finale de Coupe du monde (sourire) ! Je suis très contente que ça soit lui.

Caroline Drouin : L'Étoile Montante

Son nom ne vous peut-être rien, et pourtant : Caroline Drouin, 22 ans, vient d’être élue meilleure joueuse du Top 8 féminin. Un trophée personnel qui vient récompenser une saison collective aboutie. Numéro 10 d’un XV de France troisième du Mondial 2017, la Bretonne vient d’enchaîner avec un Grand Chelem dans le 6 Nations, un titre de vice-championne du monde de rugby à 7 à San Francisco, et une victoire sur les Black Ferns à Grenoble.

De Grenoble à Dubaï, il n'y a qu'un pas. Car on peut battre les championnes du monde en titre dans un match de rugby à XV... et partir disputer le premier tournoi des Women's Sevens Series, à l'autre bout du monde, dès la semaine suivante. Un emploi du temps complètement fou devenu le quotidien de Caroline Drouin, n°10 des Bleues. "Ça reste une chance de pouvoir faire les deux dans la saison," confie-t-elle. "Forcément, c'est plus compliqué de passer du XV au 7 que l'inverse, l’intensité n'est pas du tout la même (Rires) !

Vice-championnes du monde à 7, les Bleues ont tout pour aller chercher une médaille olympique à Tokyo, et effacer la décevante 6ème place de Rio. Cette saison, les quatre premières places à l'issue des World Series sont d'ailleurs qualificatives pour les JO. Les ambitions tricolores sont légitimes. Et tout est fait pour tendre vers ce fameux objectif. "On s’entraîne principalement à Marcoussis, mais ça nous arrive aussi de faire des stages dans différents endroits plus chauds.

Sous contrat à 7 avec la Fédération, Drouin et les autres internationales font des Bleues leur priorité. "La saison est assez chargée. On peut jouer en club à partir du moment où il n'y a pas d'échéances en club.

Caroline Drouin a commencé le rugby à l'âge de 6 ans, à l'école de rugby du club d’Auray. Ses frères jouaient dans ce même club, donc elle a passé ses samedis après-midi sur le bord du terrain. Et naturellement, elle a commencé à jouer dès qu'elle a pu. Au collège, elle décide pourtant de passer... au handball. "J'ai commencé en UNSS. J'ai tout de suite accroché avec ce sport, il y a beaucoup de points similaires avec le rugby.

Le Stade Rennais, un des symboles de la réussite bretonne dans le monde de l'Ovalie : son ascension, celle d'Arthur Coville capitaine des Bleuets champions du monde, Vannes en Pro D2, le REC promu en Fédérale 1… C’est quoi le secret ? "Le savoir-faire breton tout simplement (Rires) ! Plus sérieusement, il y a surtout de bons clubs formateurs, bien structurés." Et des équipes universitaires performantes : en 2017, Drouin était sacrée championne de France avec Rennes 2. Le coup d'envoi d'une belle carrière ?

"Il y a eu de belles choses depuis... Je ne m'attendais pas à ce que ça aille aussi vite, alors je profite, et je savoure chaque moment. J'ai de la chance d’avoir déjà pu vivre tout ça !" Lucide, elle ne délaisse pas les études, puisqu'elle suit actuellement une formation en BTS - Services et prestations des secteurs sanitaires et sociales. "Même à 22 ans, on pense à l'après-carrière.

Cyrielle Banet, Pauline Bourdon, Gaëlle Hermet, Romane Ménager... À y regarder d'un peu plus près, c'est tout le potentiel d'une génération dorée qui saute aux yeux. Comment expliquer le niveau de ces joueuses de 23 moins et moins ? Drouin a sa petite idée sur la question. "Cette nouvelle génération a commencé le rugby plus tôt, et souvent avec les garçons dans les écoles de rugby. On arrive donc en cadettes et séniors avec un bagage technique plus important. Contrairement à avant, où beaucoup de filles commençaient le rugby à 18 ans, à la fac.

Elle, a eu les honneurs de remporter le trophée de meilleur joueuse du Top 8. On a toute conscience que le rugby féminin prend de l’ampleur. On est plus médiatisées, sollicitées, et on sent surtout la ferveur des gens sur les réseaux sociaux avec les nombreux messages qu'on peut recevoir. Que manque-t-il aux Bleues pour s'installer sur le toit du monde ?

"Il faut travailler encore davantage, réussir à passer un cap supplémentaire en battant lesnations qui restent encore devant nous au classement." Titulaire à Toulon, puis Grenoble, Drouin a inscrit l'un des essais français lors du test-match victorieux. Les essais de la victoire historique de France Féminines face aux Black Ferns [Résumé Vidéo] Un succès historique.

"Sur le premier match, c’était une découverte : personne ne les avait encore jouées à XV, on se basait sur des vidéos de leurs matchs. À la fin de la première rencontre, il y a eu beaucoup de frustration, car on savait qu'il ne nous avait pas manqué grand-chose pour les battre. Forcément, sur le second test, on est arrivées avec la conviction qu'on pouvait aller chercher cette victoire."

Caroline Drouin, l'étoile montante du rugby féminin français, incarne la passion, le talent et la détermination. Son parcours exceptionnel, marqué par des succès en XV et à 7, témoigne de l'évolution du rugby féminin et de l'émergence d'une nouvelle génération de joueuses talentueuses.

Étoiles du Rugby Féminin 2025 avec Ceva Santé Animale – La cérémonie de remise des prix !

Les Étoiles du Rugby Féminin continuent d'inspirer et de célébrer les talents qui font la richesse de ce sport en France. Cette première édition a posé les jalons d'une reconnaissance accrue et d'un avenir prometteur pour le rugby féminin.

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