Étienne Mocquais, un nom qui résonne de plus en plus dans le monde du handball. Des terrains de Proligue aux parquets européens, son parcours est une histoire de passion, de détermination et de succès.
Vous ne le connaissez pas encore, mais ce n'est qu'une question de temps. A 20 ans, Etienne Mocquais est l'un des grands espoirs du handball tricolore. Champion du monde en 2015 et d'Europe en 2014 avec les moins de 21 ans, il est arrivé cet été à Pontault, en Proligue, de Créteil (Starligue, ex-D 1), sous forme de prêt.
Dans le handball seine-et-marnais, il y a d'abord Pontault, puis Torcy. C'est là que le petit Etienne a découvert son sport, il y a dix ans : « Je faisais de l'athlé et du tennis, et puis, un jour, Lory Grignou (qui joue toujours dans le club torcéen en N 2), mon voisin, m'a proposé d'essayer. J'ai accroché directement. »
Gros bosseur et très à l'aise (« Pour moi, le hand, c'est naturel et pas compliqué »), l'ailier gauche pontellois enchaîne les sélections départementales et régionales.
« J'ai connu de grandes choses avec Torcy, mais c'était tout de suite différent avec Créteil. Les objectifs étaient bien déterminés. J'y suis arrivé pour gagner ma place avec les pros. Il y avait de la concurrence mais c'était eux ou moi. Il y a deux ans, sous l'ère Benjamin Pavoni, il entre en jeu avec la D 1 à... Cesson-Rennes : « J'étais un peu stressé avant, c'est normal, dans ce cas-là on ne pense qu'à bien faire. J'ai joué vingt-cinq minutes et marqué mon premier but chez les grands. »
L'équipe de France lui apporte un palmarès hors norme pour son âge, mais la saison suivante est plus compliquée et Etienne Mocquais n'a presque plus de temps de jeu, jusqu'au prêt de cet été.
Le coup parfait pour prendre de l'expérience : « Pontault n'est pas un club bouche-trou dans ma carrière. Je suis très concerné par le projet. Ici, c'est comme si j'étais chez moi. Ambitieux, il veut participer à la gloire du hand français : « Je suis obligé de penser à l'équipe de France, même si c'est difficile de se l'avouer. Je ne veux pas, je ne peux pas disparaître. »
Auteur d'une excellente saison 2016-17 sous les couleurs de Pontault Combault en Proligue, Etienne Mocquais était de retour cette saison à l'US Créteil pour aider son club formateur à remonter en Starligue.
Malheureusement, l'ailier gauche de 21 ans va être tenu éloigné des parquets pendant de long mois suite à sa blessure contractée à Nancy lors de la deuxième journée de Proligue. Le buteur cristolien souffre d'une rupture du ligament croisé antérieur du genou gauche, et sera absent du collectif val-de-marnais pendant au moins six mois.
Créteil, Tremblay et maintenant le Sporting CP, la carrière d’Étienne Mocquais a pris un virage pour le moins inattendu à l'aube de la saison 2022-2023. Non conservé par l'actuel leader de Proligue, le natif de Lagny-sur-Marne a saisi la main tendue par le club portugais. Un alignement des planètes qui s'est avéré être une belle opportunité pour l'ailier gauche : "J'avais envie de voir autre chose tout simplement. J'ai toujours joué en France, mais j'avais aussi cette envie de jouer la Coupe d'Europe. Dès que ça s'est proposé, j'y ai réfléchi bien sûr, mais je me suis dit que ça serait une bonne expérience".
Immédiatement mis dans le bain par ses coéquipiers, tout est allé très vite après, lui qui s'est fondu dans le décor en tour de main : "Mon adaptation s'est super bien passée, les gars m'ont très bien accueilli, j'ai été vite et bien intégré. Pareil pour les supporters, ça s'est très bien passé. Ce sont des gens fidèles et passionnés, bien que le Sporting soit sur différents sports (football, cyclisme, basket-ball, athlétisme...).
Forcément, en arrivant dans un nouveau club, on se frotte aux cadres déjà en place et on attend de se faire la sienne. Une concurrence et une situation qui peuvent être dure à gérer, notamment quand on veut s'imposer, mais pas pour le Français : "Ça se passe très bien, que ce soit avec Josep (Folques, parti à Istres) ou cette année avec Orri (Porkelsson). Il n'y a pas d'ego, c'est un bon état d'esprit où la concurrence est saine, puisque tout est mis à plat en début de saison.
Ils sont peu nombreux, les joueurs français à évoluer dans des championnats étrangers. Alors comment expliquer ce manque d'exil et surtout, existe-t-il une raison en particulier ? Pour celui qui est le représentant de cette faible minorité, c'est un choix avant tout personnel : "Je pense que c'est une décision qui est propre à chacun. Je comprends totalement l'aspect familial, que le confort et le cocon, ça peut être dur à quitter. C'est le problème inhérent des joueurs qui partent à l'étranger : tu es loin de tout, de ta famille, c'est plus d'inconvénients, plus difficile d'y avoir accès. Après, c'est un choix personnel. Moi, je n'y vois pas de points négatifs et puis une langue étrangère, ça s'apprend.
Si dans les faits, passer de la Proligue aux parquets de Coupe d'Europe peut s'apparenter à une montagne à gravir, la réalité en est tout autre. Que ce soit physiquement ou mentalement, les efforts demandés n'ont pas été si exigeants. En revanche, l'ailier gauche a relevé une petite différence entre les deux championnats : "Ce qui change, c'est le nombre de matchs. La saison est plus longue, on joue tous les deux-trois jours. On le sent bien à Noël et en fin de saison".
Ce qui change dans le jeu entre le handball portugais et français, c'est dans la "dimension physique qui est moindre", avec un jeu "plus proche de la culture espagnole". La grosse différence entre les deux pays vient plutôt du côté des instances qui régissent le championnat : "Ici, ce n'est pas professionnel (tout comme le championnat espagnol). Tu as trois clubs qui dominent le championnat (Porto, Benfica et le Sporting), mais tu n'as pas tant de joueurs pros, ce sont beaucoup d'amateurs ou de semi-pros, bien que cela ne leur enlève aucunes qualités. D'ailleurs, beaucoup d'entre eux partent en France ou ailleurs. C'est un bon championnat, mais qui est différent et avec moins de moyens. Après les conditions sont très bonnes, notamment dans mon club. Comme on est entourés par les clubs de foot, on a de bonnes infrastructures donc ça nous aide aussi".
Pour sa première saison avec le club de Lisbonne, Étienne aura connu une première déconvenue en Coupe d'Europe, avec cette élimination en quarts de finale, par Montpellier. Une défaite à un petit but sur le total des deux matchs qui aura fait mal aux Portugais : "La marche était peut-être trop haute. Ça a forcément été un échec, tu ne prépares jamais un match dans l'objectif de le perdre, d'autant qu'on s'incline d'un but.
La motivation retrouvée, le Sporting s'est jeté dans cette Coupe d'Europe version 23/24. Pour le moment invaincus en championnat, les coéquipiers d’Étienne ne peuvent pas en dire autant en European League. Avec deux défaites en phases de groupes, la prudence est de mise, surtout avant d'affronter le Füsche Berlin : "On prend les matchs les uns après les autres, d'autant plus qu'on n'est pas imbattables. Là, on se retrouve avec le Dinamo Bucarest et le Füsche Berlin, c'est des équipes qui ont un niveau Ligue des Champions.
Lui qui côtoie plusieurs internationaux Portugais (les frères Martim et Kiko Costa, Pedro Portela ou encore Salvador Salvador), il est aux premières loges pour attester de l'évolution du handball portugais. Auteur d'un excellent Euro, le Portugal a surpris plus d'une nation et certainement plus d'un spectateur, mais pas l'ailier gauche : "C'est un handball qui évolue beaucoup. Quand je jouais à Tremblay, j'étais avec Pedro (Portela) donc je le voyais déjà un peu. Et puis quand je suis arrivé ici, je vois comment ça travaille, notamment les gros clubs. Le championnat évolue, les jeunes arrivent vite et fort, ils évoluent rapidement à haut niveau, tu en as plusieurs qui jouent la Coupe depuis 2/3 ans déjà donc c'est bon signe pour le futur de leur nation.
Des jeunes qui montent vite, des cadres expérimentés qui encadrent et partagent leur savoir-faire, voilà la clé de la réussite récente du handball portugais. On a pu le constater sur le dernier Euro, avec une moyenne d'âge à 24 ans, le Portugal était l'une des plus jeunes nations de la compétition. Faire confiance aux jeunes, est-ce un modèle à adopter aussi en France ? "C'est différent. En France, tu as beaucoup de joueurs. Tu peux faire monter des jeunes, mais derrière ceux qui sont déjà en place ne sont pas si vieux que ça et force est de constater que ça leur a bien réussi. Ici les jeunes qui sont forts, on les repère vite puisqu'ils sont au-dessus de la moyenne.
Sa décision de quitter l'Hexagone pour rejoindre le Portugal aura été un choix plus que payant pour le joueur de 27 ans. Après un sacre mondial en 2015 avec les U19, Étienne décroche deux titres en une saison et côtoie dorénavant des internationaux, foule les plus grands parquets européens. Mais s'était-il déjà imaginé que tout ceci lui arriverait un jour ? "Sans prétention aucune, oui. Je sais que je me suis toujours entrainé pour aller plus haut, pour décrocher des contrats, c'est ce que j'ai toujours voulu faire de ma vie et je me suis conditionné pour.
À quelques heures d'affronter le géant Allemand, tout semble aller au mieux pour l'ailier gauche, lui qui aura connu de nombreux pépins physiques en France, avec près de 22 mois de rééducation, à cause de deux ruptures des ligaments des genoux.
Etienne Mocquais n’a pas attendu la victoire du H face au PSG en coupe de France pour croire dans les chances des partenaires de Valero Rivera. Ils ne sont pas nombreux à avoir fait tomber les Füchse Berlin, actuel leader de Bundesliga, cette saison. Et encore moins à l’avoir fait deux fois. Pourtant, avec son club portugais du Sporting Lisbonne, l’ailier gauche français Etienne Mocquais fait partie de cette petite caste de privilégiés. Que ce soit à l’extérieur ou à domicile (32-31, 32-28), les verts et blancs lisboétes ont réussi à faire tomber le tenant du titre de l’European League. C’était en phase de poule, lors du tour principal.
Et pourtant, on n’avait pas préparé le match différemment d’un autre. Pourtant, les deux fois, Lasse Andersson, l’arrière gauche danois de Berlin, a eu un impact relativement limité sur le jeu de son équipe. Mathias Gidsel, la pépite gauchère, avait été contenu à six buts au match retour. Mais on n’avait pas fait de plan anti-Gidsel. On avait des joueurs forts sur le duel pour défendre sur les postes 2, donc on avait réussi à les embêter pas mal continue Mocquais.
Le point faible de cette équipe berlinoise pourrait bien se nicher dans la presque quasi-absence de rotations, notamment sur la base arrière. Les deux fois, Lisbonne a réussi à faire la différence dans les dix dernières minutes, après avoir poussé les Renards dans leurs retranchements. Ils sont humains et quand tu joues une heure tous les trois jours, y’a un moment où c’est compliqué.
Avant Lisbonne, les derniers à avoir été s’imposer à la Max-Schmelling Halle n’étaient autres que les joueurs du HBC Nantes, au printemps 2022. Dans une salle très grande, mais pas forcément très impressionnante, la mission pour le H, selon Etienne Mocquais, sera simple : Il ne faut pas les laisser trouver leur rythme. Si tu les regardes jouer, c’est compliqué de les sortir de leurs systèmes.
Ce n’est pas le nom le plus prestigieux de la planète handball que le HBC Nantes va affronter en quarts de finale de la Ligue des Champions, ce mercredi 23 avril à la H Arena, date du match aller. Le Sporting Lisbonne symbolise en revanche parfaitement ce handball portugais en train de grimper dans la hiérarchie à l’image de sa quatrième place au Mondial.
C’est un long serpent urbain qui entoure la ville et vous dépose au pied de l’Estádio José Alvalade, le fief de la frange verte de Lisbonne. Il est le jardin des supporters du Sporting. Déjà abonné ? Arrivé l'année précédente au Sporting CP, celui qui évoluait encore à Tremblay il y a quelques saisons, foule désormais les parquets européens et s'apprête à affronter l'une des meilleures équipes d'Europe, le Füsche Berlin.
Deux Français sont devenus champions à l'étranger ce samedi : Cédric Sorhaindo (Besiktas) en Turquie et Étienne Mocquais (Sporting CP) au Portugal.
Un autre Français est devenu champion à l'étranger ce samedi : l'ailier gauche Étienne Mocquais, au Portugal avec le Sporting CP, qu'il a rejoint à l'été 2022 en provenance de Tremblay. Son équipe a décroché la timbale avec panache en dominant le quintuple tenant du titre, le FC Porto, lors de la dernière journée (35-33). Le Sporting, qui n'avait plus été champion depuis 2018, obtient la 22e couronne de son histoire et retrouvera enfin la Ligue des champions la saison prochaine.
Après avoir déjà remporté la Supercoupe du Portugal en décembre, Mocquais et les « Leoes » (Lions) de la capitale viseront le triplé le week-end prochain au Final Four de la Coupe du Portugal, qu'ils avaient déjà remportée la saison passée.
Au Portugal, l'ancien ailier gauche de Tremblay Étienne Mocquais a vécu une saison assez folle avec le Sporting CP, qui a brisé la suprématie du FC Porto dans la version handball de la bataille des grands clubs omnisports du pays : la Supercoupe, le Championnat et dimanche la Coupe en dominant Porto (34-30) sont revenus au club de Lisbonne (34-30). Un petit exploit.
3 Dika Mem, Timothey N'Guessan et Melvyn Richardson (Barcelone, Espagne), Julien Meyer (Schaffhausen, Suisse) et Etienne Mocquais (Sporting CP, Portugal), ont tous réussi un triplé cette saison.
2023-2024 aura été un exercice particulièrement faste. Certes, les Français exilés choisissent souvent des clubs ambitieux, engagés en Coupe d'Europe (C1 ou C2) et qui vont batailler pour les trophées nationaux. Mais les titres ne sont pas garantis, même pour les clubs les plus dominateurs.
Les Nantais sont à Berlin où ils préparent leur quart de finale aller de l’EHF European League qu’ils vont disputer ce mardi 23 avril (20h45) face aux Füchse du meilleur joueur de la planète, le Danois Mathias Gidsel.
Etienne Mocquais n’a pas attendu la victoire du H face au PSG en coupe de France pour croire dans les chances des partenaires de Valero Rivera.

Les Étapes Clés de sa Carrière
- Découverte du handball à Torcy
- Sélections départementales et régionales
- Arrivée à Créteil et débuts en Starligue
- Expérience à Pontault en Proligue
- Transfert au Sporting CP et succès au Portugal