Depuis 2014, l’Entente Territoire Charente Handball (ETeC HB), un club indépendant, œuvre activement sur le territoire des communes de Chasseneuil/Bonnieure et La Rochefoucauld. Ce club offre un environnement exceptionnel pour s'amuser et se perfectionner au handball.

Un site exceptionnel pour la pratique du handball
Le domaine du Chambon, situé sur la commune d’Eymouthiers à 40km d’Angoulême (16) et géré par un établissement public, offre un cadre unique. Implanté dans un site naturel et patrimonial remarquable de 90 hectares, l’établissement développe depuis plus de 50 ans des prestations autour de la découverte de l’environnement par la pratique d’activités de pleine nature tant sportives que de loisirs.
Position de l'ETeC HB dans le championnat
Les planètes se sont alignées samedi soir pour Grand Poitiers. Pendant que les Poitevins l’emportaient sur l’ETEC (32-31), les Girondins s’inclinaient à Rodez (32-29) et Libourne à Tardets (31-22). Une conjonction de résultats entre gros bras permettant aux joueurs de Christian Latulippe de prendre les commandes en s’emparant du fauteuil de leader.
Cela fait assurément plaisir au tiers du championnat mais il faut aussi rester mesuré, car dans cette poule d’une grosse densité, deux points seulement séparent le premier du quatrième et tout peut aller très vite.
C’est assurément ce que se dit l’ETEC, battu d’un petit but au Bois d’Amour lors d’un duel entre costauds d’une grande intensité. Revenu bredouille de ses quatre déplacements, le club charentais visait bien plus haut en début de saison et n’a pour autant pas encore abdiqué.
« On savait que l’ETEC était une grosse équipe et que ce serait compliqué. Nos voisins sont les favoris de la poule, il leur manque un petit quelque chose mais ils vont retrouver de l’ardeur et ils peuvent battre tout le monde », soulignait à juste titre Christian Latulippe.
Une vision partagée par son homologue adverse. « On a eu des rencontres à l’extérieur chez les Girondins, Poitiers, Rodez et Tardets, tous en haut de tableau. Je pense que la deuxième partie de saison, où on les recevra, nous permettra d’inverser les choses », prévenait déjà Baptiste Faucher.
Pour aller au bout il faudra être costauds. Très costauds. Mais petit à petit, Grand Poitiers prend de l’étoffe dans son jeu et de la confiance dans les têtes malgré un calendrier infernal puisqu’avec la coupe de France, les coéquipiers de Léo Godineau ont déjà disputé douze rencontres en autant de semaines.
« La fatigue peut arriver vite mais cela nous permet également d’avoir du rythme dans le jeu, on ne lâche pas. On a un effectif qui est assez complet, on fait ce qu’il faut aux entraînements et dans la récupération, soulignait Ibrahima Sall, dont l’expérience du haut niveau s’est une nouvelle fois avérée précieuse samedi. L’enchaînement de victoires est très bon pour la confiance car même lorsque l’on joue mal, on arrive quand même à s’en sortir. C’est un gage de qualité de jeu et cela veut dire que l’on peut toujours progresser. »
Jusqu’où ira cette équipe ? Le plus loin possible espèrent ses dirigeants se démenant pour sortir Poitiers de l’anonymat sur la carte du handball. Le potentiel est là, avec un style de jeu rapide séduisant les gradins d’un Bois d’Amour de plus en plus rempli.
« Le plus important était de défendre fort et de monter les balles vite car il s’agit de nos points forts, analysait Ibrahima Sall. À cause de cela nous avons eu pas mal de pertes de balles ou de tirs précipités, mais c’est notre jeu. On est là pour faire plaisir au public, on met de l’intensité et de l’énergie. » À tous les niveaux. Et cela paye.
Mais rien n’est acquis, deux gros rendez-vous sont programmés avec un déplacement à Libourne avant la réception des Girondins de Bordeaux.
Historique et évolution du club
L’Entente Territoire Charente Handball (ETeC HB) trouve son origine dans des constats simples : le handball, sport couvert de gloire dans notre pays par les résultats de nos équipes de France, a de tout temps, eu du mal à être présent de façon significative au niveau national dans notre région charentaise.
Après 5 ans d’existence, le TEC devient en juin 2014, le Territoire Charente Handball. En Juin 2017, le TeC et l’Entente Chasseneuil/La Rochefoucauld, sur un territoire géographique quasi identique, fusionnent pour ne faire qu’un, sous le nom d’Entente Territoire Charente Handball (ETeC HB).
Le club compte également une pré-nationale féminine, des -18 filles et garçons portant les couleurs du club au niveau national.
Les défis et perspectives de l'ETeC HB
Du côté charentais, l’eau n’a pas encore totalement coulé sous les ponts et la défaite face à l’Union samedi dernier à domicile est encore en travers de la gorge.
Selon Thomas Magnain, l’entraîneur de l’Etec, son équipe a peut-être été rattrapée par une forme de pression : « J’ai eu le sentiment que, les résultats positifs s’accumulant, cette équipe s’est un peu sentie obligée de résultat. Dans ce cas, on joue beaucoup moins libéré et on panique quand cela va bien. Quand cette équipe perd son insouciance, elle perd son identité. On est à la croisée des chemins, soit on garde l’humilité, le travail et l’insouciance, soit on s’expose à ce que le fantôme revienne. »
Pour que ce match reste un accident et non un moment bascule dans la saison, l’Etec doit livrer une belle prestation dans le Béarn, face à une équipe qui sera au moins aussi revancharde. Battus 24-30 à domicile contre Balma, les Béarnais ont besoin de points pour assurer leur maintien, alors qu’ils occupent la 9e place, avec deux points d’avance sur la zone rouge.
Une équipe qui peut compter sur une arme identifiée, en la personne de Clément Capdevielle-Saban, deuxième meilleur buteur du championnat avec 97 buts. Encore huit, malgré la défaite, la semaine passée.
Une donnée que Thomas Magnain veut oublier : « Nous avons tendance à trop nous focaliser sur l’adversaire, staff compris. Il faut se focaliser sur notre propre jeu et nos points forts et faibles à travailler. Je n’ai pas besoin de faire un plan d’action sur ce joueur et on se tromperait en pensant qu’il est le seul danger », prévient le technicien.
« C’est une équipe que l’on connaît bien », reprend Thomas Magnain, qui espère une réaction dans le combat, l’envie et plaisir : « Si on manque d’engagement, eux n’en manqueront pas. À nous de bien réagir. Mais on ne doit pas avoir la pression. Je n’ai jamais rien annoncé en termes de montée, de place. On fait du sport pour se régaler avant tout. Je suis sur le banc pour voir des gens épanouis et non des gens prostrés et dans la crainte. J’ai envie qu’ils profitent du moment ».
Profiter en espérant quelques retours. Absents contre l’Union, Achille Kpodar et Hugo Madier sont espérés ce week-end.

tags: #etec #handball #classement