Équipe Féminine de Handball : Composition et Préparations pour les Jeux Olympiques de Paris

L'équipe de France féminine de handball se prépare intensivement pour les Jeux Olympiques de Paris, avec l'ambition de décrocher le titre olympique, le seul qui manque à leur impressionnant palmarès après les sacres mondiaux (2003, 2017) et européen (2018). Médaillées d'argent aux Jeux olympiques de Rio en 2016, les handballeuses françaises figurent parmi les favorites pour l'or olympique à Tokyo avec la Norvège, la Russie et les Pays-Bas. Elles sont montées sur cinq des six derniers podiums internationaux (dont la 2e place de l'Euro 2020 en décembre).

Après leur triomphe au Mondial le mois dernier, les Bleues ont désormais les yeux rivés sur ces Jeux à domicile (25 juillet-11 août, à Paris puis à Villeneuve-d'Ascq pour les phases finales). Mais pour Olivier Krumbholz, comme pour son homologue chez les hommes Guillaume Gille, la première épreuve aura lieu le 5 juillet, date de la publication des listes.

Pour les JO, en effet, les groupes sont bien plus réduits que lors d'un Mondial ou d'un Euro , avec quinze joueurs ou joueuses contre dix-huit ou vingt, dont quatorze (au lieu de seize) pourront figurer sur chaque feuille de match. Les choix seront encore plus douloureux car, comme le dit Krumbholz, « ce sera la compétition du siècle ».

L'équipe de France féminine se retrouve dès ce mercredi à Capbreton pour le début de la préparation olympique, sans les Messines ni Estelle Nze Minko qui rejoindront le groupe ce week-end. Les Bleues sont déjà de retour au boulot. Ce mercredi, les championnes olympiques et du monde en titre se retrouveront à Capbreton (Landes) pour le début de la préparation des JO de Paris (25 juillet-10 août). Le groupe ne sera cependant pas présent dans son intégralité.

Cinq des vingt et une joueuses ont bénéficié de quelques jours de repos supplémentaires car elles ont fait des heures sup' au Final Four de la Ligue des champions il y a dix jours, alors que leurs camarades étaient déjà en vacances. Les Messines Hatadou Sako, Chloé Valentini, Sarah Bouktit et Lucie Granier, ainsi que la capitaine Estelle Nze Minko, nouvelle championne d'Europe avec Györ, ne rejoindront l'équipe que ce week-end.

Les Bleues, favorites pour l'or, vont charbonner à Capbreton jusqu'au 2 juillet, avec un gros bloc de travail physique. Elles se rendront ensuite à Pau pour deux prestigieux matches amicaux contre leur principale rivale, la Norvège, les 4 et 6 juillet.

Dans l'intervalle, le sélectionneur Olivier Krumbholz devra déterminer sa liste finale de 14 joueuses plus 3 remplaçantes. Le choix qui s'annonce cornélien dans un groupe extrêmement concurrentiel, notamment au poste de gardienne de but avec les championnes du monde 2023 Laura Glauser et Hatadou Sako, la revenante Cléopatre Darleux et la prometteuse Floriane André.

Après un dernier galop d'essai le 13 juillet contre l'Angola à Cesson-Sévigné (Ille-et-Vilaine), les Bleues entreront en lice dans le tournoi olympique dès le 25 juillet, la veille de la cérémonie d'ouverture, contre la Hongrie à l'Arena Paris Sud 6.

L'équipe de France féminine de handball, dirigée par le sélectionneur Sébastien Gardillou, vise large pour le rassemblement d'octobre, en appelant 24 joueuses pour disputer les qualifications à l'Euro 2026. Et trois joueuses pourraient connaître leur première sélection : Maureen Gayet, ailière droite de Dijon, Enola Borg, arrière gauche évoluant à Brest (et soeur jumelle de Lylou) ainsi que Fatou Karamoko, qui a effectué le stage de la semaine dernière sans jouer.

Il a notamment appelé quatre gardiennes, dont Camille Depuiset, qui fait son retour en sélection, en plus de Floriane André, Laura Glauser et Hatadou Sako. Trois arrières droites (Lylou Borg, Emma Jacques, et Marie-Hélène Sajka) et quatre pivots (Sarah Bouktit, Pauletta Foppa, Oriane Ondono et Lilou Pintat) complètent la liste.

Pour les demi-centres, pas de surprises, puisque le sélectionneur compte sur Léna Grandveau, Tamara Horacek et Grace Zaadi-Deuna, qui honorera son deuxième capitanat sur ce rassemblement, en l'absence d'Estelle Nze Minko, enceinte.

Nina Dury et Suzanne Wajoka assureront le poste d'ailière gauche, tandis qu'Alicia Toublanc et Lucie Granier complètent le poste d'ailière droite. Du côté des arrières gauches, quatre joueuses sont appelées : Enola Borg, Orlane Kanor, Clarisse Mairot et Méline Nocandy, tandis que Djazz Chambertin est toujours blessée.

Fatou Karamoko est également rappelée. En plus de Nze Minko, Laura Flippes et Chloé Valentini, qui sont également absentes pour maternité.

Les Bleues doivent affronter le Kosovo, le 15 octobre (20h45) au Parnasse de Nîmes, antre de l'USAM en Liqui Moly Starligue. Quatre jours plus tard, elles joueront contre la Finlande à Vantaa (19 octobre à 15 heures). Après ce rassemblement d'octobre, les Bleues joueront contre l'Angola (21 novembre) et le Japon (23 novembre) à Dunkerque dans le cadre du tournoi de France, en guise de répétition générale avant le Championnat du monde prévu en Allemagne et aux Pays-Bas (26 novembre-14 décembre).

Au 1er tour, les coéquipières de Coralie Lassource, promue dans le rôle de capitaine, affronteront la Hongrie (25 juillet), puis enchaîneront avec l'Espagne (27 juillet), la Suède (29 juillet), la Russie (31 juillet) et le Brésil (2 août). Elles devront prendre l'une des quatre premières places pour se qualifier pour les quarts de finale.

Composition de l'équipe

Olivier Krumbholz a communiqué ce lundi 8 juillet l’identité des 14 joueuses françaises retenues pour participer au tournoi de handball des Jeux olympiques de Paris, où les Bleues défendront leur statut de tenantes du titre.

La liste des 14 femmes titulaires :

  • Gardiennes: Laura Glauser, Hatadou Sako
  • Ailières gauches: Coralie Lassource, Chloé Valentini
  • Arrières gauches: Orlane Kanor, Estelle Nze Minko (cap)
  • Demies centres: Tamara Horacek, Méline Nocandy
  • Pivots: Sarah Bouktit, Pauletta Foppa
  • Arrières droites: Laura Flippes, Léna Grandveau
  • Ailières droites: Lucie Granier, Alicia Toublanc

Remplaçantes :

  • Cléopâtre Darleux
  • Grâce Zaadi Deuna
  • Oriane Ondono

La gardienne Cléopâtre Darleux a été écartée au profit d’Hatadou Sako et Laura Glauser. Cléopâtre Darleux ne va pas participer aux Jeux olympiques. Olivier Krumbholz savait qu’il y avait des choix forts à faire.

Le sélectionneur de l’équipe de France féminine de handball a communiqué ce lundi 8 juillet la liste des 14 joueuses retenues pour participer au tournoi olympique à Paris. Darleux sera remplaçante, tout comme Oriane Ondono (Neptunes de Nantes) et Grâce Zaadi (CSM Bucarest).

Le groupe pour la préparation :

  • Gardiennes (4) : Glauser, Sako, André, Darleux.
  • Ailières gauches (2) : Valentini, C. Lassource.
  • Arrières gauches (2) : Nze Minko (cap.), O. Kanor.
  • Demi-centres (3) : Horacek, Zaadi, Nocandy.
  • Arrières droites (4) : Flippes, Grandveau, D. Lassource, Sercien-Ugolin.
  • Ailières droites (3) : Toublanc, Granier, Coatanea.
  • Pivots (3) : Foppa, Bouktit, Ondono.

La liste s'articulera autour du noyau des championnes du monde, mais plusieurs incertitudes demeurent. Sauf coup dur, huit joueuses seront de la partie à Paris et à Lille : la capitaine Estelle Nze Minko, la gardienne Laura Glauser, la fantastique pivot Pauletta Foppa, son binôme en défense centrale Tamara Horacek, l'arrière droite Laura Flippes, l'artilleuse Orlane Kanor, les ailières Chloé Valentini et Alicia Toublanc. Pauletta Foppa est incontournable.

Léna Grandveau, l'héroïne de la finale contre la Norvège (31-28) avec ses quatre buts dans le money-time, a marqué des points dans un rôle atypique d'arrière droite droitière, comme les débutantes Hatadou Sako dans la cage et Sarah Bouktit au pivot. Si elles confirment dans les prochains mois, leur nom devrait figurer sur la liste. Certaines de leurs coéquipières vont devoir convaincre le sélectionneur, même un pilier du groupe comme Grace Zaadi.

Car Krumbholz n'a jamais hésité à écarter des éléments emblématiques, même au dernier moment. La demi-centre, qui revenait tout juste de deux mois d'absence (pied), a couru après sa forme tout au long du Mondial. Elle va devoir monter en puissance dans son club du CSM Bucarest (Roumanie), comme Méline Nocandy, elle aussi à la peine en décembre ; mais leur présence à Paris reste plus que probable.

Coralie Lassource (qui était capitaine à Tokyo) et Lucie Granier, numéros 2 sur les ailes, ne sont pas non plus incontournables, d'autant que l'ailière droite championne olympique Pauline Coatanea revient fort à Brest après sa maternité.

Le défi s'annonce beaucoup plus difficile pour deux stars championnes olympiques à Tokyo : la gardienne Cléopatre Darleux, accablée par une commotion cérébrale, reprend à peine sa rééducation après un an sans jouer et Krumbholz ne semble plus croire en la demi-centre Allison Pineau, plus sélectionnée depuis 2021 et qui ne joue qu'en défense à Ljubljana.

Déborah Lassource, Océane Sercien-Ugolin, Oriane Ondono et Camille Depuiset, qui ont très peu joué au Mondial, apparaissent comme des alternatives en cas de blessure. Parmi les potentielles invitées surprises, on peut mentionner les arrières Djazz Chambertin et Orlane Ahanda, coupées après la préparation, ainsi que les arrières Aïssatou Kouyaté et Audrey Dembélé, qui viennent de reprendre après de graves blessures.

Le principal sujet de réflexion concerne sans doute Béatrice Edwige (35 ans), longtemps patronne incontournable de la défense bleue, non sélectionnée pour le Mondial 2023. Son immense vécu est un atout considérable dans un contexte aussi délicat. Mais en vue d'une liste aussi réduite, elle est handicapée par le fait de jouer très peu en attaque dans son club hongrois de Ferencvaros.

La blessure d'Océane Sercien-Ugolin, victime d'une entorse de la cheville, complique encore un peu plus la tâche des Françaises, amoindries par les blessures de Siraba Dembélé (tendon d'Achille droit) à l'aile gauche, Orlane Kanor (tendon d'Achille gauche) sur la base arrière gauche, et Aïssatou Kouyaté (rutpure du ligament croisé du genou gauche) sur la base arrière droite, au printemps.

Les Bleues intègreront donc le Village olympique avec une seule arrière gauchère, Alexandra Lacrabère. L'ailière droite Laura Flippes sera amenée à glisser sur la base arrière. "Je pense que Laura Flippes peut faire mieux que dépanner, on a vu ses qualités sur le poste d'arrière dimanche", a estimé le sélectionneur Olivier Krumbholz, louant également les qualités défensives de Flippes.

"On va préparer des stratégies avec une droitière à droite", a-t-il ajouté. Avec Györ, Estelle Nze Minko a alterné en fin de saison le côté gauche et le côté droit de la base arrière du club hongrois.

Estelle Nze Minko, capitaine de l'équipe de France féminine de handball (Crédit: Le Parisien)

JO PARIS 2024 - Les Bleues du handball se sortent du piège allemand et se qualifient en demies

Calendrier du tour préliminaire :

  • 25 juillet : France vs Hongrie
  • 28 juillet : France vs Pays-Bas
  • 30 juillet : France vs Brésil
  • 1er août : France vs Angola
  • 3 août : France vs Espagne

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