L'Équipe du Liberia de Football: Une Histoire de Passion et de Persévérance

L'histoire de l'équipe du Liberia de football est intimement liée à celle de son pays, marquée par des moments de gloire, des défis constants et l'émergence d'une icône : George Weah. Ce dernier, un enfant des quartiers pauvres de Monrovia, est devenu l'un des plus grands joueurs de football de tous les temps, incarnant l'espoir et la fierté pour tout un peuple.

Dans l'histoire du football africain, peu de joueurs peuvent se targuer d'être devenus, de leur vivant, des légendes mondialement reconnues. George Weah naît en 1966 à Monrovia, dans un quartier pauvre. Il grandit dans des conditions précaires, élevé par sa grand-mère. Mais il a le feu sacré dans les pieds. Il joue avec des ballons en chiffon, court pieds nus sur le bitume brûlant. Détecté dans les clubs locaux, il rejoint le Tonnerre Yaoundé au Cameroun, où il explose aux yeux des recruteurs.

En 1988, Wenger le fait venir à l’AS Monaco. Il découvre un joueur athlétique, rapide, imprévisible, capable de gestes venus d’ailleurs. Il rejoint ensuite le Paris Saint-Germain en 1992. En 1995, il signe au Milan AC. Là-bas, il devient un monstre : technique, physique, altruiste. C’est un séisme. Il ne vient ni du Brésil, ni d’Argentine, ni d’Europe. Il vient du Libéria, un pays ravagé par la guerre. Le monde découvre l’Afrique du foot.

George Weah, une légende du football libérien.

George Weah: Un Roi sur le Terrain et en Dehors

L’histoire de George Weah est unique : c’est celle d’un gamin des quais de Monrovia, la capitale d’un Liberia appauvri et instable, un gamin devenu l’un des meilleurs joueurs de la planète. A son apogée, en 1995, il régnait sans partage, footballeur africain, européen et mondial de l’année : c’était le premier homme à s’être vu décerner ces trois couronnes, et pour l’instant c’est le seul. Mais le plus étonnant, chez Weah, c’est que le génie sur le terrain et la générosité en dehors du terrain sont présents chez lui en proportions égales.

Il paie lui-même les salaires des joueurs nationaux. Il leur paie aussi les voyages pour jouer à l’étranger, il les équipe et propose même en cas de victoire des primes qui représentent pour l’instant des dizaines de milliers de dollars. Il est l’ambassadeur le plus connu du Liberia. Là-bas, on l’appelle le Roi George. On l’adore tant qu’on voudrait même qu’un jour il devienne président. C’est la cause qui l’a guidé dès qu’il a mis le pied en Europe, jeune recrue de 22 ans invité à l’AS Monaco. Dès le premier jour, Weah a fait impression. Ses nouveaux équipiers se demandaient ce que ce type en bou

Il n’était pas qu’un buteur. Il jouait pour l’équipe, avec un style fluide, créatif, imprévisible. Le paradoxe George Weah ? Il n’a jamais disputé aucune Coupe du Monde. Le Libéria, déchiré par la guerre civile, n’a jamais réussi à se qualifier. Sur le plan individuel, il reste admiré mais parfois incompris. Certains lui reprochent un manque de régularité ou de palmarès européen plus large. Après des passages au Chelsea FC, Manchester City et Marseille, il prend sa retraite en 2003. Il entre en politique, échoue une première fois… puis est élu président du Libéria en 2017. Une trajectoire irréelle. Du bidonville de Monrovia à la tête de l’État.

George Weah, de star du football à Président du Liberia.

Weah, Président du Liberia: Un Espoir pour la Jeunesse

Élu président le 26 décembre 2017, George Weah avait ainsi succédé à Ellen Johnson Sirleaf après douze ans d'une présidence marquée par le retour de la paix (à la suite de quatorze ans de guerre civile, de 1989 à 2003), mais aussi par la propagation de la corruption. Ce jour-là, sous une chaleur suffocante, le président Weah avait, entre autres missions divines, juré d'en finir avec ce fléau, de redistribuer l'argent aux plus pauvres, et de souffler dans le dos de la jeunesse. Un an après son élection, le premier bilan de son action semble encourageant, même si la tâche reste abyssale.

«Je pense qu'il est important d'investir dans la jeune génération. C'est important, parce qu'ils sont le pilier et la composante la plus importante de notre pays. Ils sont nos futures élites.» Cette déclaration (*) du président George Weah s'adresse à la jeunesse pauvre et désenchantée, qui, après l'avoir porté au pouvoir, l'attend sacrément au tournant. Voilà pourquoi dès cet automne, «Mister George» a initié son «Pro-Poor agenda», un programme politique à destination des jeunes et des pauvres, concernant tous les secteurs d'activité : éducation, business ou agriculture. L'idée générale de ce projet phare, promis dès son investiture, est de favoriser l'emploi de cette population très ciblée, en privilégiant notamment le petit entreprenariat.

C'est donc en encourageant les jeunes défavorisés à apprendre puis à créer leur petite entreprise que George Weah tente de renvoyer l'ascenseur à ceux qui l'ont élu. «Le véritable problème est la pauvreté, poursuit Maurice Mahounon, également enseignant en sciences politiques. Entre les séquelles de la guerre civile et de l'épidémie d'Ebola (2013-2016), la corruption, et l'inflation très forte qu'il essaie de maîtriser, George Weah a énormément de choses à faire. Mais ce qu'il a déjà fait en onze mois prouve qu'il maîtrise parfaitement les différents problèmes des Libériens qui l'ont porté à la tête du pays, surtout les jeunes. Le président est un enfant du ghetto donc il sait très bien ce qui s'y passe...»

Au-delà de son coup de pouce à la jeunesse, l'ancien Parisien et Monégasque, conscient qu'il ne pourra rien faire seul, a, dès son investiture, multiplié les voyages en Afrique et en Europe pour séduire et attirer les bailleurs de fonds étrangers. «Aujourd'hui, George Weah veut mettre l'accent sur le privé, décrypte Mahounon. Il souhaite qu'il y ait des start-up partout au Liberia. Pour ça, il a pratiquement ouvert le pays aux investisseurs étrangers. Il est allé en Côte d'Ivoire, au Ghana, au Maroc, au Sénégal, au Burkina Faso ou encore en France, partout où il a des entrées dans les milieux d'affaires. À chaque fois, on lui a fait beaucoup de promesses dont la concrétisation tarde, mais il met tout en oeuvre pour que ça se fasse.»

Avec, au passage, l'abrogation historique de la loi sur le droit de la terre, permettant aux locaux comme aux ressortissants étrangers ou à des ONG d'être propriétaires fonciers (la quasi-totalité des terres appartenait jusque-là à l'État et à l'élite «américano-libérienne» qui dominait le pays depuis sa création en 1847). «C'est une façon efficace d'encourager les étrangers à investir dans le pays, poursuit Mahounon. C'est une grande ouverture pour le Liberia.»

Toujours reconnaissant envers sa vie d'avant, Weah n'en oublie pas pour autant ses propres «soldats». Le 18 novembre, après la victoire des Lone Stars sur les Warriors du Zimbabwe (1-0) lors des qualifications pour la Coupe d'Afrique des nations 2019, l'ancien Parisien a annoncé que son gouvernement allait bientôt salarier les joueurs de l'équipe nationale (deuxième du groupe G), afin de les encourager à gagner leur match retour contre la RD Congo (le 22 mars 2019, 1-1 à l'aller le 9 septembre). Et à cinquante-deux ans, histoire de montrer l'exemple, le président ne manque aucune occasion d'enfiler lui-même les crampons. Le 11 septembre, il a joué soixante-dix-neuf minutes lors d'un match officiel contre le Nigeria (1-2) organisé en son honneur.

George Weah remet la plus haute distinction du Liberia à Arsène Wenger.

Les Entraîneurs de l'Équipe Nationale du Liberia

L’historique du staff liste tous les managers, présidents, directeurs athlétiques, etc. (ainsi que leur période) qui ont travaillé pour le club sélectionné. Sous « concernant le staff », vous pouvez sélectionner un poste spécifique dans le menu déroulant.

Voici une liste des entraîneurs de l'équipe nationale du Liberia avec leurs périodes respectives :

EntraîneurDébutFin
Thomas Kojo22 mai 197221 oct. 2024
Mario Marinică13 déc. 196420 févr. 2024
Ansumana Keita30 juin 19601 févr. 2023
Peter Butler27 août 196622 août 2019
James Debbah14 déc. 19691 janv. 2015
Thomas Kojo22 mai 19721 nov. 2013
Frank Nagbe11 mai 195829 déc. 2012
Kaetu Smith3 juil. 19509 mai 2012
Thomas Kojo22 mai 197218 févr. 2012
Roberto Landi20 févr. 195617 juil. 2011
Roberto Landi20 févr. 195618 mars 2011
Bertalan Bicskei17 sept. 19448 juin 2010
Mark Hateley7 nov. 196117 juil. 2010
Antoine Hey19 sept. 19701 mars 2008
Frank Nagbe11 mai 195812 juil. 2004
Joseph Sayon16 nov. 20049 févr. 2004
Kadala Kromah15 déc. 19606 août 2002
Philippe Redon-13 oct. 2001
Kadala Kromah15 déc. 19601 janv. 1999
Gildo Rodriguez30 nov. 19391 juil. 1986
José Paulo Rubim26 juil. 19461 juil. 1986
Bert Trautmann22 oct. 19231 juil. 1986

Malheureusement, son équipe nationale est loin de jouer les premiers rôles même dans sa sous-région. Pour ne rien arranger, la guerre civile qui déchire le Liberia réduira ses chances de briller en compétition internationale. Malgré deux participations honorables de son pays à la CAN en 1996 et 2002, il n’aura eu qu’une carrière internationale très modeste.

George Weah : la légende du football officiellement président du Liberia

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