L'essor du Volley-Ball Universitaire Féminin aux États-Unis: Focus sur l'Équipe de Volley-Ball de l'Université du Wisconsin

Le volleyball aux États-Unis connaît une popularité grandissante, attirant chaque année de nombreux athlètes du monde entier. Les universités américaines offrent un cadre exceptionnel pour allier sport et études, grâce à des infrastructures de haut niveau, un encadrement professionnel et un championnat ultra-compétitif.

Avec la possibilité d’obtenir des bourses sportives et académiques, les joueurs et joueuses peuvent évoluer dans des divisions prestigieuses comme la NCAA, la NAIA ou les Junior Colleges, tout en préparant leur avenir.

L'Expérience Unique du Volley-Ball Universitaire

Étudier et jouer au volley aux États-Unis est très différent de la France. Tout d’abord, sur le campus, tout est centralisé: les cours, le logement, le sport, la restauration… C’est extrêmement pratique!

Le sport occupe une place importante dans la vie universitaire. En tant que sportif, on est vraiment valorisé, et les infrastructures sont impressionnantes. Tout est vraiment plus grand ici.

L’organisation des cours est également différente. Les examens sont principalement sous forme de QCM, ce qui est souvent plus simple que le système français.

Le volley ici est assez différent du volley européen, que ce soit en termes de système de jeu ou de certaines règles (comme les changements illimités et le fait que le ballon puisse toucher le plafond).

Les semaines sont rythmées par les entraînements, les séances de musculation et les séances de kiné. Nous avons deux heures d’entraînement par jour, quatre heures de muscu par semaine, et pour ma part, je vois le kiné 3 à 4 fois par semaine pour être physiquement prêt pour le début de la saison.

Ici, tout est grand : les maisons, les voitures, c’est comme dans les films américains. On voit le américain partout. Les cours sont plutôt intéressants, même si au début, c’était difficile de rester concentré pendant trois heures.

Les Américains sont très accueillants et adorent les étrangers, surtout les Français! Tout est en version XL aux Etats-Unis: voitures, campus, bâtiments.

Sur l’équipe ? Le travail est sérieux, avec des séances vidéo fréquentes, des entraînements de 3 heures tous les jours, de la musculation, une bonne équipe.

Il y aura peut-être un temps d'adaptation en arrivant, ce qui peut rendre les premières semaines un peu compliquées, mais on s'y fait rapidement. Les filles sont très gentilles et toujours prêtes à aider.

Un des avantages du volley, c'est qu'il permet de beaucoup voyager. En ce qui concerne le volley, l'équipe est très compétitive cette année et projette de belles ambitions.

Popularité Croissante et Records d'Affluence

Le volley universitaire féminin aux États-Unis connaît une popularité grandissante, avec des records d’affluence historiques en 2024. Des équipes comme Nebraska, Wisconsin et Texas ont attiré des milliers de spectateurs, créant une ambiance électrique dans les salles et confirmant l’engouement pour ce sport.

Ces chiffres impressionnants rivalisent désormais avec d’autres sports universitaires majeurs, soulignant l’attractivité du volley-ball féminin. Cet essor témoigne de l’importance croissante du volley universitaire dans le paysage sportif américain.

Record Mondial d'Affluence Battu

Un événement marquant a été le record du monde d'affluence battu pour un événement sportif féminin lors d'un match de volley qui a réuni 92.003 personnes! Ils étaient 𝟗𝟐.𝟎𝟎𝟑 𝐟𝐚𝐧𝐬 dans le Memorial Stadium de l’Université du Nebraska, aux Etats-Unis, pour encourager les Huskers, qui défiaient l’équipe d’Omaha.

Le précédent record 𝐭𝐨𝐮𝐬 𝐬𝐩𝐨𝐫𝐭𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐟𝐨𝐧𝐝𝐮𝐬 avait réuni 91.648 personnes le 22 avril 2022, qui avaient alors assisté à la demi-finale aller de la Ligue des champions féminine de football entre Barcelone et Wolfsburg au Camp Nou, en Catalogne - Espagne.

Le précédent record 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐮𝐧 𝐞́𝐯𝐞́𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐟𝐞́𝐦𝐢𝐧𝐢𝐧 𝐚𝐮𝐱 𝐄𝐭𝐚𝐭𝐬-𝐔𝐧𝐢𝐬 remontait au 10 juillet 1999, où 90.185 personnes avaient assisté à la finale de la Coupe du monde féminine de football ⚽ entre les Etats-Unis et la Chine au Rose Bowl de Pasadena, en Californie - USA.

Le précédent record établi 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐮𝐧 𝐦𝐚𝐭𝐜𝐡 𝐝𝐞 𝐯𝐨𝐥𝐥𝐞𝐲 𝐟𝐞́𝐦𝐢𝐧𝐢𝐧 🏐 s’élevait à 18.755 personnes, à Columbus en 2021, lors d’un match entre le Wisconsin et le Nebraska, dans l'Ohio - USA.

L'Émergence de la League One Volleyball (LOVB)

Ce qu'il faut savoir sur la League One Volleyball (LOVB) à l'approche de sa deuxième saison | E! ...

Au départ de Houston, au Texas, il faut rouler une quarantaine de minutes en direction du sud-ouest pour arriver jusqu'au Fort Bend County Epicenter, salle flambant neuve de 8 600 places située dans la ville de Rosenberg. En ce vendredi soir de mi-mars, seules 500 à 600 personnes ont fait le déplacement pour ce match de volley féminin entre les équipes de Houston et d'Austin.

D'autres ont préféré un t-shirt blanc avec l'inscription en lettres noires capitales : « VOLLEYBALL IS THE NEXT MAJOR LEAGUE » (« LE VOLLEYBALL EST LE PROCHAIN CHAMPIONNAT DE SPORT MAJEUR »).

Tel est le slogan de la League One Volleyball (LOVB), toute nouvelle ligue professionnelle de volley féminin aux États-Unis, qui bouclera sa première saison ce week-end par une phase finale organisée à Louisville dans le Kentucky.

Un Championnat national composé pour l'instant de six équipes entre Houston, Austin, Atlanta (Géorgie), Omaha (Nebraska), Madison (Wisconsin) et Salt Lake City (Utah).

« Le volley est en pleine explosion en ce moment, à l'image du sport féminin en général, explique Rosie Spaulding, la patronne de la LOVB (prononcez « LOVE »). Il y a plus de 38 millions de participants aux États-Unis. C'est le sport qui a la plus grosse croissance au lycée, et qui bat tous les records d'audience TV à l'université. Le volley est prêt à passer au niveau professionnel. »

Salaires Alléchants et Niveau de Jeu Élevé

La LOVB a été fondée en 2020 avec l'objectif prioritaire de mettre la main sur le maximum de clubs de jeunes aux États-Unis. De quoi à la fois former des joueuses pour le Championnat professionnel et développer son image dans tout le pays.

Ce projet ambitieux a convaincu de nombreux investisseurs du monde du sport, à l'image de l'ancienne joueuse de tennis Billie Jean King et du basketteur Kevin Durant, qui ont aidé la start-up à lever près de 50 millions de dollars entre 2022 et 2023 (44 millions d'euros).

L'année passée, la LOVB a encaissé un nouveau chèque de 100 millions (89 millions d'euros) pour lancer son premier Championnat professionnel, qui a débuté en janvier dernier.

« C'est une belle expérience. Il y a beaucoup de très bonnes joueuses ici, et financièrement, c'est plus intéressant que le Championnat français » raconte Christina Bauer, au bord du terrain à la fin de son match avec Houston.

L'ancienne capitaine de l'équipe de France (37 ans), jeune retraitée internationale depuis les Jeux de Paris, a rejoint la LOVB avec un double projet en tête. « Je leur ai proposé de faire mon stage de fin d'études en marketing (ndlr : elle a repris ses études à l'EDHEC, une grande école de commerce française). Ils m'ont répondu favorablement en me proposant également de jouer une dernière saison ».

Comme Christina Bauer, beaucoup de joueuses passées par les meilleurs championnats mondiaux ont décidé de rejoindre la LOVB. C'est notamment le cas de plusieurs athlètes américaines comme Jordan Thompson, 27 ans, passée par les ligues turques et italiennes.

« Nos conversations avec elles remontent à 2020. On les a écoutées sur ce qu'elles attendaient en termes d'infrastructures, de rémunération, de calendrier sportif et même d'uniformes », expose Rosie Spaulding.

La LOVB propose à chaque joueuse un salaire minimum fixé à 60 000 dollars par saison (environ 53 000 euros), en plus d'autres avantages comme une couverture santé.

« Les grands clubs en Italie et en Turquie proposent de meilleurs salaires. Mais ça reste plus intéressant que d'autres championnats européens de moyenne catégorie. Au niveau sportif, on est sur un haut de tableau italien. Le niveau technique et physique est plus élevé qu'en France », ajoute Christina Bauer.

Christina Bauer, ici avec l'équipe de France, a joué la compétition avec Houston. (G. Le Goff/L'Équipe)

Compétition et Avenir de la LOVB

La LOVB est une ligue fermée qui est propriétaire des six clubs engagés dans le Championnat. Elle vise un développement progressif en accueillant « entre 2 et 4 nouveaux clubs en 2027 grâce à des investisseurs extérieurs » détaille Rosie Spaulding.

Si cette nouvelle ligue américaine a les reins solides, portée également par des partenariats avec l'équipementier Adidas et le réseau ESPN pour la diffusion des matches, elle va devoir faire son trou face à une concurrence féroce aux États-Unis.

L'Athletes Unlimited Pro Volleyball a été le premier Championnat féminin professionnel à s'imposer en 2021, suivi par la Pro Volleyball Federation en 2024 (PVF). Ils seront rejoints en 2026 par un quatrième protagoniste, la Major League Volleyball (MLV).

« Comme on dit, une marée qui monte soulève tous les bateaux en même temps », illustre Rosie Spaulding, qui estime que cette émulation sera bonne pour le volley. « Et je suis convaincue par le produit qu'on propose. On a cette ambition de devenir la NBA du volley féminin ».

Christina Bauer, elle, devrait jouer ses tout derniers matches professionnels ce week-end avec Houston. Avant de tirer un trait sur une carrière longue de 24 ans.

« Il est temps de passer peut-être de l'autre côté, en travaillant dans l'organisation du volley.

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