L’équipe de Norvège de football, surnommée Landslaget, représente une nation en quête de renouveau après des décennies difficiles.
Absente des phases finales depuis l’Euro 2000 et le Mondial 1998, la Norvège traverse une longue traversée du désert. Cette sélection dispute les qualifications européennes pour la Coupe du Monde 2026 avec l’espoir de mettre fin à cette disette historique.
La sélection scandinave a sensiblement progressé au cours des dernières années, elle a ainsi fini première de son groupe de qualification. Avec Haaland comme leader offensif et Martin Ødegaard au milieu, la Norvège possède enfin les armes pour rivaliser avec les meilleures nations européennes.
Les qualifications représentent une opportunité historique pour Landslaget de retrouver la scène internationale et redonner le sourire au football norvégien après 26 ans d’absence. Suivez toute l’actualité de l’Équipe de Norvège avec Quelle Heure Quelle Chaîne.
BUTS LOINTAINS de plus en plus FOUS
Un Style de Jeu Débattu
L'équipe de Norvège est-elle vraiment pénible ou simplement mal-aimée? Cette question mérite d'être posée, puisque de nombreux observateurs accusent le football norvégien d'être le plus pénible d'Europe : rudimentaire et physique, il consiste à imposer à l'adversaire un calvaire de 90 minutes au terme duquel ce dernier devra avoir perdu toute envie de jouer, et si possible encaissé un but sur un coup de boutoir quelconque.
Mais c'est aussi le cas du footballeur danois. Il est blond et rouge.
Souvenirs de la Coupe du Monde
Un souvenir de la coupe du monde : la Norvège était accusée d'avoir honteusement volé la victoire à sa majesté le Brésil, sur un penalty consécutif à une simulation de Flo, attestée par toutes les caméras et dénoncée à grands cris par les médias… jusqu'à ce que les images d'une ultime caméra placée dans les tribunes ne démontre la validité de la sanction.
Ce petit épisode, qui avait mis en évidence le fétichisme qui entourait la sélection brésilienne à ce moment, suffit à susciter de la sympathie pour cette équipe, totalement exempte de frime, aussi solidaire que l'équipage d'un drakkar et pas si vilaine que ça (surtout si on aime les grands blonds costauds). Avec Solkjaer et Flo devant une joyeuse bande de vaillants Vikings, les Norvégiens peuvent espérer.
La Norvège va disputer le 4e Mondial de son histoire, après 1938, 1994 et 1998. Elle a atteint les 8es de finale à deux reprises.
Note: si nous appelons l'attaquant vedette Flo, ce n'est pas parce que nous serions intimes avec ce Florian, mais parce que Flo est son nom, et Tor-André son prénom. On pourrait traduire Tor-André par Zeus-Maurice, si on voulait.
Qualification pour la Coupe du Monde 2026
Son jeu repose sur une nouvelle génération talentueuse menée par Erling Haaland, l’un des meilleurs attaquants mondiaux. Les joueurs norvégiens évoluent dans les plus grands championnats européens. Les rencontres sont diffusées sur les chaînes sportives françaises.

Erling Haaland, attaquant de la Norvège
La Norvège a, comme attendu, définitivement validé sa qualification pour la Coupe du monde en obtenant une victoire de prestige en Italie (4-1), dimanche à San Siro. Vingt-six ans après l'Euro 2000, sa dernière grande compétition, la malédiction est brisée et la génération d'Erling Haaland s'est octroyé le droit de se mêler à la grand-messe mondiale.
L'espoir d'une folle remontée a germé en tout début de match, lorsque le jeune attaquant Pio Esposito a marqué son 3e but en 5 capes sur un centre de Federico Dimarco, son coéquipier à l'Inter Milan (1-0, 11e). La Nazionale a, comme il le fallait, emballé le début de la partie.
Mais elle partait de beaucoup trop loin et n'avait pas les armes pour combler le déficit de 9 buts nécessaire pour se qualifier.
Surtout face à cette Norvège, certes dépassée en début de match, mais capable de montrer bien plus de maîtrise sur la partie. Déjà victorieuse dans les grandes largeurs à l'aller (3-0), elle a dominé de la tête et des épaules la seconde période, après s'être montrée inoffensive dans le premier acte.
Haaland, plutôt discret durant une bonne heure, s'est réveillé pour inscrire deux buts du pied gauche, face à un Gianluigi Donnarumma, abandonné par sa défense (78e, 79e). L'ancien portier du PSG avait déjà été dépassé par une frappe très puissante d'Antonio Nusa (1-1, 63e) et a pu constater, comme ses coéquipiers et avec désolation, le nombre de sièges vides dans les dix dernières minutes.
Certains supporters italiens n'étaient donc pas là pour voir Gianluca Mancini se faire enrhumer une dernière fois par Jörgen Strand Larsen, pour parachever le succès norvégien (1-4, 90e+3). Comme un miroir de l'Italie entière, San Siro s'est lassé de cette Nazionale incapable de rivaliser dès lors que le niveau s'élève et qui ne fait plus peur à grand monde.
Certainement pas à cette Norvège, déjà attendue comme l'un des outsiders du Mondial.
Le Rôle de l'Italie et les Barrages
Tout n'est pourtant pas perdu pour la bande à Gennaro Gattuso. Battu pour la première fois depuis sa prise de fonction, l'ancien entraîneur de l'OM aura une nouvelle chance en barrages. Mais si la qualification directe pour le Mondial paraissait de toute façon inaccessible, ce match aurait pu lui servir de base de travail pour ce rendez-vous crucial en mars.
Au contraire, il a surtout pointé les carences de son groupe et renforcé l'inquiétude chez une Italie déjà traumatisée par les échecs contre la Suède en septembre 2017 puis la Macédoine du Nord en mars 2022. Deux possibles adversaires en barrages, avant le tirage au sort prévu le 20 novembre.
Joueurs Emblématiques
John Arne Riise

John Arne Riise
Recordman de sélections avec la Norvège (110 capes), John Arne Riise a brillé par sa patte gauche durant les années 2000. Natif de Molde, le joueur précoce et talentueux débute dans la ville côtière de Aalesund à l'âge de 17 ans.
Découvert par Henri Biancheri lors de sa prospection en Scandinavie, John Arne Riise débarque à l'AS Monaco au cours de la saison 1997-98, en même temps que le milieu suédois Pontus Farnerud. Joueur de couloir, Riise peut aussi bien évoluer latéral que milieu de terrain, où il fait à la fois parler sa puissance et sa mobilité.
Après une demi-saison en CFA, le norvégien intègre le groupe pro en 1998-99, profitant de plusieurs absences pour être aligné à quelques occasions. Si il ne prétend toujours pas à une place de titulaire, il intègre parfaitement la rotation défensif et réalise de bonnes performances lors du titre de champion de France en 2000, aux côtés de David Trezeguet, Marco Simone et Fabien Barthez.
Il complète son armoire à trophées en remportant le Trophée des Champions en ouverture de la nouvelle saison face à Nantes (0-0, 6 tab à 5). Quasi indéboulonnable en 2001, il ne prend pas le temps d’asseoir son nouveau statut que Liverpool mise sur lui pour renforcer sa formation.
Il va alors s’imposer sur les bords de la Mersey comme l'un des éléments incontournables du Liverpool de Gérard Houllier puis de Rafael Benítez, utilisé comme sur le Rocher dans tous le couloir gauche. Un pilier de l'équipe dans l’ombre des autres stars d'Anfield. Rugueux, n’hésitant pas à aller au contact, Riise fait merveille dans les luttes acharnées pour la conquête du ballon dans le championnat anglais. Ses nombreux coups francs et ses frappes mythiques ont également marqués.
Comme ce 18 février 2006 lors d’un match de FA Cup entre Liverpool et Manchester United, lorsque le blondinet Alan Smith sort du mur à la 89ème minute et prendre la frappe du Norvégien en plein dans sa jambe d'appui, suffisant pour réduire sa cheville en bouillie.
À la pause, le club italien mène 3 buts à 0. La suite marquera la mémoire collective. C'est lui qui dépose le centre parfait sur la tête de Steven Gerrard pour le premier but. Puis la frappe lointaine de Vladimir Šmicer. Le penalty de Xabi Alonso... 3-3. En six petites minutes, les Anglais sont revenus dans le match. Pour le gagner, grâce à un Jerzy Dudek impeccable pendant la séance de tirs au but.
Devenu remplaçant à l'arrivée du brésilien Fabio Aurélio, il perd définitivement sa place à cause de son but contre son camp inscrit face à Chelsea en demi-finale aller de la C1 2008. Il plie bagage et multiplie les expériences.
Il rejoint l'AS Roma en 2008, et manque le Scudetto de deux points en 2010. Après trois saisons à Fulham où il côtoie son petit frère Bjørn Helge Riise, le rouquin du Nord s'exile dans la capitale chypriote, où il honore un exercice avec l'APOEL Nicosie, avant de connaître les joies de l’Indian Super League et de raccrocher les crampons dans son pays natal, à Ålesund.
Son après-carrière est moins maitrisé: entre le divorce avec sa femme, son agent qui le ruine et le scandale d’un tabloïd norvégien qui dévoile un nombre incalculable de message de drague envoyés en même temps à plusieurs femmes du showbiz, le malheureux John connait une retraite particulièrement mouvementée.
Mais il a su très vite remonter la pente. Reconverti comme dirigeant, il était devenu directeur sportif du club maltais de Birkirkara FC en janvier 2019. Mais l’aventure a tourné court, puisque Riise a posé sa démission deux mois seulement après son arrivée.
Quelques mois plus tard, le retraîté des terrains surprend encore et se lance dans le poker en créant sa propre équipe professionnel.
Stale Solbakken
Après avoir fait les beaux jours de Ham-Kam et Lillestrøm, il a brièvement évolué en Angleterre à Wimbledon lors de la saison 1997-98. Débarqué au FC Copenhague en 2000-2001, il est victime d'une crise cardiaque en plein match. Il a 33 ans et une légère malformation du cœur depuis la naissance.
Le docteur du club alterne compressions thoraciques et bouche-à-bouche. Mais le corps du joueur ne montre aucun signe de vie. Pas de battements, ni de pouls. L'ambulance arrive. Huit minutes se sont écoulées. Le Norvégien est donné pour mort.
Dans le véhicule des secours, les infirmiers passent aux choses sérieuses: électrochocs. Quatre minutes supplémentaires s'égrènent. Jusqu'au miracle. Stale Solbakken se réveille. Comme si de rien n'était.
Depuis ce moment-là, il n’a plus jamais joué au foot et vit grâce à un pacemaker. Passé directement sur le banc, le Scandinave a emmené le FC Copenhague au sommet du football danois en deux périodes, avec huit titres de champion du Danemark et un quart de finale de Ligue Europa en 2020.
Odd Iversen
Cet avant-centre qui compte 47 sélections a passé l’intégralité de ses carrières de joueur et d’entraîneur chez les "Kanarifuglene". Idolâtré pour son talent, il est aussi adulé pour sa loyauté envers son club, comme en 1973 lorsqu'il a décliné l'offre du grand Ajax Amsterdam triple vainqueur de la C1 à cette époque, qui voulait faire de lui le successeur de Johan Cruyff.
L'autre raison d'avoir refusé les offres de l'étranger venu du Real Madrid et du Bayern Munich reste sa plus grande peur: l'aviophobie. En effet, il était angoissé rien qu'a l'idée de prendre l'avion et voyageait souvent en voiture pour les déplacements en Norvège et dans toute l'Europe.
Premier footballeur à être élu sportif norvégien de l'année, c'était en 1981, il a également sa statut placée devant l'Åråsen Stadion, l'antre du Lillestrøm SK.
Gestionnaires de l'équipe au fil des ans
L’historique du staff liste tous les managers, présidents, directeurs athlétiques, etc. (ainsi que leur période) qui ont travaillé pour le club sélectionné.
| Nom | Début | Fin |
|---|---|---|
| Ståle Solbakken | 27 février 1968 | 7 déc. |
| Leif Gunnar Smerud | 24 janv. 1977 | 16 nov. 2020 |
| Lars Lagerbäck | 16 juil. 1948 | 1 févr. 2017 |
| Per-Mathias Høgmo | 1 déc. 1959 | 27 sept. 2013 |
| Egil Olsen | 22 avr. 1942 | 14 janv. 2009 |