Équipe de France de Handball : L'épopée des "Bronzés" aux Jeux Olympiques de 1992

L'équipe de France de handball masculin, une formation qui a marqué l'histoire du sport français, a connu plusieurs surnoms au fil des années, reflétant les différentes périodes de son histoire :

  • 1992 - 1995 : Les Bronzés
  • 1995 - 2001 : Les Barjots
  • 2001 - 2006 : Les Costauds
  • Depuis 2008 : Les Experts

Ces surnoms témoignent des évolutions de l'équipe et de ses succès marquants. Cet article se penche sur l'équipe de France de handball qui a participé aux Jeux Olympiques de Barcelone en 1992, surnommée "Les Bronzés".

Equipe de France Handball - Jeux Olympiques 1992 Barcelone (Espagne)

Les Bronzés (1992-1995)

"Les Bronzés" est le surnom de l'équipe de France de handball qui a participé aux Jeux Olympiques de Barcelone en 1992. Ils ont donné à la France sa première médaille dans une compétition internationale de handball.

Durant cette période, la France a remporté :

  • 1992 : médaille de bronze à Barcelone (Jeux Olympiques)
  • 1993 : vice-champions du monde

Les Bronzés médaillés aux Jeux Olympiques de Barcelone en 1992 sont :

Philippe Médard, Pascal Mahé, Philippe Debureau, Denis Lathoud, Denis Tristant, Gaël Monthurel, Éric Quintin, Jean-Luc Thiébaut, Philippe Gardent, Thierry Perreux, Laurent Munier, Frédéric Perez, Jackson Richardson, Stéphane Stoecklin, Frédéric Volle, Alain Portes.

En 1985, après la relégation en Mondial C, un nouveau sélectionneur est placé à la tête de l’équipe nationale : Daniel Costantini. Petit à petit, le sorcier Costantini a modelé un effectif qui est un savant mélange entre deux générations.

La nouvelle vague est elle incarnée par les Frédéric Volle, Denis Lathoud, Laurent Munier ou encore Éric Quintin, natifs des années 1966-67. On les considère alors comme la génération dorée, censée propulser le hand français dans une autre dimension.

Le 27 juillet 1992, les Espagnols, grands favoris pour le titre, entament leurs Jeux contre les petits "Francés". Une apparente formalité. Sauf que quelque chose a changé dans les têtes des hommes du capitaine Philippe Gardent.

Le ton est donné, les Bleus explosent physiquement les Ibères et remportent le match 18 à 16 et lancent idéalement leur tournoi. Deux jours plus tard, ils concèdent une défaite d’un petit but à l’Équipe unifiée, sélection des joueurs d’une URSS fraîchement démantelée.

En demi-finale, l’équipe de France affronte la Suède, grande référence handballistique de la décennie. Les Français se pointent sur le terrain avec des tignasses blondes peroxydées. Contre Per Carlén et ses potes, cela ne suffira pas.

Mais ce qu’on retiendra c’est que, menés 14 à 20, les Français vont revenir à un but des Suédois dans les dernières minutes, avant de s’incliner finalement 22 à 25.

Face à l'Islande, dans le match pour la troisième place, les Bleus vont disposer assez facilement de l’autre surprise du tournoi sur le score de 24-20. La médaille de bronze vient concrétiser un rêve et des ambitions qui ne feront que grandir d’année en année.

L’hiver suivant, les “Bronzés” décrochent une belle médaille d’argent au Mondial en Suède, avant de changer de costume et de prendre le nom de “Barjots”.

Voici un tableau récapitulatif des principaux résultats de l'équipe de France de handball dans les compétitions internationales :

Compétition Année Résultat
Jeux Olympiques 1992 Médaille de Bronze
Championnat du Monde 1993 Médaille d'Argent
Championnat du Monde 1995 Médaille d'Or
Jeux Olympiques 2008 Médaille d'Or
Championnat du Monde 2009 Médaille d'Or

Les Barjots (1995-2001)

« Les Barjots » est le surnom de l'équipe de France de handball qui a remporté le championnat du monde 1995 en Islande, emmenée notamment par Denis Lathoud, Jackson Richardson et Frédéric Volle.

Ce nom correspond à la période 1995-2001 et est attribué à l'équipe de France et aux joueurs qui l'ont composée. Durant cette période, La France a remporté :

  • 1995 : champions du monde
  • 1996 : 4e aux JO d'Atlanta

Le championnat du monde 1995 est l'aboutissement d'un travail difficile de plus de 50 ans avec le premier titre de champion du monde obtenu en Islande.

Le surnom de « Barjots » est dû à l'état d'esprit général des joueurs qui abordaient les compétitions dans des conditions toujours particulières, perdant face à des équipes abordables pour ensuite enchaîner des matches nettement meilleurs face à de grosses équipes.

Les joueurs avaient aussi l'habitude de fêter des titres ou des médailles avec des coupes de cheveux très particulières à une époque où cela n'était pas courant. D'autres pratiques telles que le bizutage pour les nouveaux étaient fréquentes.

Daniel Costantini ne s'arrête pas là puisqu'en 2001, devant son public, l'équipe de France décroche une deuxième couronne mondiale obtenue lors d'une finale mémorable pour le handball français avec un public surchauffé et un suspens hors du commun face à la Suède.

Les Costauds (2001-2008)

Après le départ en retraite d'une grosse partie de la génération des Barjots ainsi que du sélectionneur de l'époque Daniel Costantini, l'équipe de France doit se renouveler.

C'est l'heure de l'arrivée du nouveau sélectionneur Claude Onesta et de la génération des « costauds » aussi talentueuse que celle de leurs prédécesseurs comme en témoignent, par exemple, celui que beaucoup considèrent comme l'actuel meilleur gardien du monde Thierry Omeyer ou Nikola Karabatic autant considéré comme le meilleur joueur du monde avec le croate Ivano Balić.

Les Championnats du monde suivants sont aussi très réussis avec deux médailles de bronze en 2003 et en 2005. Cette année 2005 est également l'année de la retraite internationale de leur glorieux capitaine Jackson Richardson.

Les Championnats d'Europe 2006 sont la récompense du travail accompli par Claude Onesta avec la première victoire des Bleus dans un championnat d'Europe, d'autant plus qu'à cette occasion de nouveaux jeunes talents ont été lancés comme Luc Abalo.

Les Experts (Depuis 2008)

Le 22 août 2008 à 19h30 à Pékin, l'équipe de France se qualifie pour la finale des Jeux Olympiques en battant la Croatie 25-23 au National Indoor Stadium.

Emmenée par le capitaine Olivier Girault qui prend sa retraite à l'issue de la compétition pour entraîner le Paris Handball, l'équipe de France est désignée favorite du tournoi olympique. Pour ces Jeux, les joueurs se sont donnés comme surnom « Les Experts », en référence à la série télévisée du même nom.

Dans une poule assez relevée l'équipe de France réalise un parcours quasi-parfait avec des victoires contre la Croatie de Balić, championne olympique en titre, durant laquelle Jérôme Fernandez se fracture le troisième métacarpe de la main droite (il sera remplacé numériquement par Cédric Paty pour la suite de la compétition), l'Espagne de Barrufet, championne du monde en 2005, le Brésil et la Chine (pays hôte) et un match nul contre la Pologne vice-championne du monde en titre.

En quart de finale, les Bleus retrouvent au même stade de la compétition l'équipe qui les avait éliminés en 2004, la Russie, mais cette fois-ci, ils s'imposent 27-24.

Ils retrouvent ainsi la Croatie en demi-finale. Dans ce match difficile, bien différent de celui du premier tour (Ivano Balić, blessé lors du premier match, est de retour), la France réussit à repousser les attaques croates grâce à une bonne défense et un Thierry Omeyer des grands jours, auteur de 17 arrêts, mais aussi à une belle première mi-temps de Cédric Burdet, le remplaçant de Jérôme Fernandez au poste d'arrière droit, et à une belle deuxième mi-temps de Daniel Narcisse qui inscrit le 25e et dernier but et de loin le plus beau du match. La France s'impose finalement 25-23, et accède ainsi à sa première finale olympique.

Seize ans après, les Bleus retrouvent l'Islande, qu'ils avaient battue pour le bronze à Barcelone. L'équipe de France de handball devient championne olympique pour la première fois de son histoire en remportant la finale face aux Islandais (28-23). Thierry Omeyer, Daniel Narcisse et Bertrand Gille sont choisis pour faire partie de l'équipe idéale du tournoi. Nikola Karabatic termine meilleur buteur de l'équipe (37 buts), devant Bertrand Gille et Daniel Narcisse (35 chacun).

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