L'équipe de France féminine de rugby, surnommée les « Affamées », représente le pendant féminin du XV de France. Sous la direction de Thomas Darracq depuis mai 2022, cette sélection tricolore compte régulièrement dans ses rangs plusieurs joueuses de l'Ouest, notamment Caroline Drouin et Jessy Trémoulière. La joueuse emblématique de ce XV de France est Laure Sansus.

Actualités Récentes
Les derniers résultats de l'équipe de France féminine témoignent de leur engagement et de leur compétitivité :
- 27 septembre 2025: Nouvelle-Zélande - France (42 - 26)
- 20 septembre 2025: France - Angleterre (17 - 35)
- 14 septembre 2025: France - Irlande (18 - 13)
- 7 septembre 2025: France - Afrique du Sud (57 - 10)
- 31 août 2025: France - Brésil (84 - 5)
- 23 août 2025: France - Italie (24 - 0)
Parmi les événements récents, on note :
- 26 mars 2023: Tournoi des 6 Nations : Italie - France : 12-22
- 12 novembre 2022: Coupe du monde (match 3e place). France - Canada : 36-0
- 5 novembre 2022: Coupe du monde 1/2 finale. France - Nouvelle Zélande : 24-25
- 29 octobre 2022: Coupe du monde 1/4 de finale. France - Italie : 39-32
Prochains Matchs
Les prochains rendez-vous du XV de France féminin sont les suivants :
- 29 avril 2023: Tournoi des 6 Nations. Angleterre - France, à 14 h
- 23 avril 2023: Tournoi des 6 Nations. France - Pays de Galles, à 16 h 15 à Grenoble
- 16 avril 2023: Tournoi des 6 Nations. France - Ecosse, à 16 h 15 à Vannes
- 1er avril 2023: Tournoi des 6 Nations. Irlande - France, à 16 h 15
Composition de l'Équipe
Trois semaines avant l'entrée en lice du XV de France féminin à la Coupe du monde, face à l'Italie le 23 août à Exeter, on connaît les 32 Bleues sélectionnées par Gaëlle Mignot et David Ortiz. Les co-sélectionneurs avaient lancé la préparation avec 38 joueuses le 23 juin. Elles sont donc six à avoir quitté le groupe : la talonneuse Laure Touyé, la pilier Clara Joyeux, la troisième ligne Émeline Gros, la demie de mêlée Océane Bordes, l'arrière Lili Dezou et l'ailière Mélissande Llorens Vignières. Il faut rajouter à ces départs celui de la pilier gauche Ambre Mwayembe, victime d'une fracture à la malléole de la jambe droite cette semaine et contrainte de déclarer forfait pour la Coupe du monde. Pour la remplacer, le staff a fait appel à la jeune Bordelaise Makarita Baleinadogo (23 ans, 0 sélection). Elle ne sera pas trop dépaysée puisque onze autres joueuses du Stade Bordelais, champion de France, sont dans une liste sans grande surprise.
Voici la composition de l'équipe de France féminine pour le quart de finale contre l'Irlande :
- 1. Brosseau (Bordeaux)
- 2. Guérin (Bordeaux)
- 3. Bernadou (Montpellier)
- 4. M. Feleu (cocap.) (Grenoble)
- 5. Fall Raclot (Bordeaux)
- 6. Berthoumieu (Blagnac)
- 7. Champon (Grenoble)
- 8. Escudero (Toulouse)
- 9. Bourdon-Sansus (Toulouse)
- 10. Queyroi (Toulouse)
- 11. Arbey (Toulouse)
- 12. Vernier (Blagnac)
- 13. Ménager (cocap.) (Montpellier)
- 14. Grisez (Bordeaux)
- 15. Bourgeois (Bordeaux)
Le groupe des 32 pour la Coupe du monde féminine :
- Talonneuses (3): Manon Bigot (Blagnac), Agathe Gérin (née Sochat, Bordeaux), Élisa Riffonneau (Grenoble).
- Piliers (5): Makarita Baleinadogo (Bordeaux), Rose Bernadou (Montpellier), Yllana Brosseau (Romagnat), Annaëlle Deshaye (Bordeaux), Assia Khalfaoui (Romagnat).
- Deuxième-ligne (4): Madoussou Fall Raclot (Bordeaux), Manae Feleu (Grenoble), Hina Ikahehegi (Bordeaux), Taïna Maka (Grenoble).
- Troisième-ligne (7): Axelle Berthoumieu (Bordeaux), Léa Champon (Grenoble), Khoudedia Cissokho (Bordeaux), Charlotte Escudero (Toulouse), Téani Feleu (Grenoble), Marie Morland (Lyon), Séraphine Okemba (Lyon).
- Demies de mêlée (2): Pauline Bourdon Sansus (Toulouse), Alexandra Chambon (Romagnat).
- Demies d'ouverture (3): Carla Arbez (Bordeaux), Lina Queyroi (Toulouse), Lina Tuy (Romagnat).
- Centres (4): Nassira Konde (Bordeaux), Marine Ménager (Montpellier), Carla Neisen (Blagnac), Gabrielle Vernier (Blagnac).
- Ailières/Arrières (4): Kelly Arbey (Toulouse), Émilie Boulard (Blagnac), Morgane Bourgeois (Bordeaux), Joanna Grisez (Bordeaux).
Dynamique de Groupe
Dans le groupe des 32, seize joueuses vivent leur première Coupe du monde, tandis que les autres ont déjà participé à des tournois mondiaux. Annaëlle Deshaye, la plus expérimentée, va disputer son troisième tournoi mondial.
Le staff voit dans cet équilibre un atout : « c'est un équilibre intéressant, peut-être une force d'avoir une moitié plus insouciante et une moitié plus expérimentée, estime le co-entraîneur David Ortiz. C'est un groupe où il n'y a pas de fossé de générations. »
Marine Ménager souligne également les différences générationnelles : « Même si j'ai peu d'années de plus qu'elles, on est des générations différentes. Elles sont beaucoup plus prêtes aux gros événements pour la majorité. Elles ont commencé avec des gros tournois en U18. Elles sont davantage sur les rails, davantage formatées. Ce sont des filles qui sont déjà prêtes mentalement à préparer des gros rendez-vous. »
Romane Ménager ajoute : « Elles (les plus jeunes) montrent moins leurs émotions. On les titille pour qu'elles lâchent ce qu'elles ressentent. C'est en cela que ce groupe est extraordinaire. On échange, on partage, on n'a pas honte entre nous ». « Nous, quand on est énervée, on est très énervée. Quand on est joyeuse, on est très joyeuse, sourit Marine Ménager. Elles montrent moins leurs émotions. On les titille pour qu'elles lâchent ce qu'elles ressentent. C'est en cela que ce groupe est extraordinaire. On échange, on partage, on n'a pas honte entre nous ».
Lors du match contre l'Italie, neuf joueuses disputeront leur premier match de Coupe du monde : Morgane Bourgeois, Kelly Arbey, Carla Arbez, Léa Champon, Teani Feleu, Manon Bigot, Axelle Berthoumieu, Séraphine Okemba et Lina Tuy.
La Grande Histoire du Rugby au Féminin
Assia Khalfaoui, présente en Nouvelle-Zélande, partage son expérience : « Sur une deuxième Coupe du monde, tu es davantage actrice que spectatrice. Pour une première, tu t'appuies sur les plus âgées, les plus expérimentées dont je fais partie maintenant. On se reconnaît dans les plus jeunes et en même temps on aborde les choses avec plus de sérieux. Plus on grandit, plus on devient perfectionniste. Avant quand je voyais des petits oublis sur des combinaisons, sur des touches, je me disais ça peut arriver, c'est la fatigue, aujourd'hui mon rôle c'est de ne pas laisser passer et de les aider s'il y a des questions ».
Manae Feleu conseille aux nouvelles joueuses : « le plus important à leur dire, c'est de vivre chaque moment à fond. Quand tu participes à une coupe du monde, tu ne sais pas s'il y en aura une autre. Donc vivez chaque moment off, chaque moment de vie commune, chaque moment sur le terrain, vivez tout à 100 % pour n'avoir aucun regret. »
