L'histoire du club de football de Beşiktaş

Le Beşiktaş Jimnastik Kulübü, plus connu sous le nom de Beşiktaş, est un club de sport basé à Istanbul, en Turquie. Fondé en 1903, il est l'un des clubs les plus anciens et les plus prestigieux du pays. Initialement un simple club de gymnastique, il s'est transformé au fil des ans en un club omnisports avec une forte présence dans le football. Explorons ensemble l'histoire fascinante de ce club emblématique.

Le football est arrivé dans l'Empire ottoman à la fin du 19ème siècle. Il était pratiqué notamment par des Anglais en Thessalonique et également à ?zmir en 1877. Ces joueurs de football étrangers ont ensuite apporté le sport avec eux lors de leur déplacement dans la ville d'Istanbul en 1895. L'Empire ottoman interdisait la pratique du football aux Turcs.

A partir du début des années 1900, les Turcs ont commencé à créer leurs propres clubs pour rivaliser avec les clubs étrangers. C'est de cette manière que sont apparus les trois principales équipes de la ville : Galatasaray, Fenerbahçe et Be?ikta?. Ces clubs, aujourd'hui rivaux, séparent la ville en trois groupes de supporters et chacun possède sa propre histoire.

La première ligue de football est née à Istanbul en 1904, sous le nom de Ligue de football de Constantinople. Elle était essentiellement constituée de joueurs étrangers. Les joueurs turcs étaient toujours interdits de jouer dans des ligues jusqu'en 1908. Les premières équipes de joueurs turcs comme le Galatasaray SK ou le Fenerbahçe SK ont rejoint la ligue plus tard. Elle s'appelait alors la Ligue du vendredi. Plusieurs autres ligues ont été fondées dans la ville d'Istanbul par d'autres clubs, notamment par le Be?ikta?

Entre 1937 et 1950, la Fédération du football turc organisa un championnat appelé le Milli Küme entre les clubs des villes d'Istanbul, d'Ankara et d'?zmir. Mais c'est en 1952 que le football professionnel est vraiment né dans le pays.

Les ligues professionnelles ont également été mises en place dans les villes d'Istanbul, d'Ankara et d'?zmir. Et c'est finalement en 1959 que la première ligue turque officielle s'est tenue pour la première fois, la Milli Lig. Les trois principaux clubs d'Istanbul y ont participé. La finale opposa les clubs de Galatasaray et de Fenerbahçe et fut remportée par ce dernier.

La ligue est désormais nommée la Süper Lig et comporte 18 équipes provenant de toute la Turquie.

Les débuts du club

Le Bereket Gymnastics Club a été fondé le 3 mars 1903, mais la section football a été créée en août 1911. En 1909, il a été renommé Beşiktaş Osmanlı Jimnastik Kulübü, et deux ans plus tard, la section football a été créée. Avec le déclenchement de la Première Guerre mondiale après les guerres des Balkans, les activités sportives du club se sont effectivement arrêtées car de nombreux athlètes sont partis pour servir en première ligne.

En 1919, avec d'autres clubs, ils postulèrent pour intégrer la Ligue du vendredi. Cette position leur fut finalement refusée. Ils fondèrent alors avec les autres clubs dans la même situation la Ligue d'entraînement de l'Union turque. C'est finalement en 1924 que le Be?ikta? entra dans la Ligue de football d'Istanbul avec Galatasaray, Fenerbahçe et d'autres équipes d'Istanbul.

Beşiktaş est devenu le premier champion de la ligue de la saison 1923-24 mais n'a pas été en mesure de récidiver. En 1921, la dernière saison de cette ligue particulière, ils l'ont de nouveau remportée.

Beşiktaş a remporté son 2e titre de la Ligue d'Istanbul lors de la saison 1933-1934, ainsi que son premier championnat de football turc la même année, battant Altay en finale. En 1937, la Ligue nationale turque a été formée.

Beşiktaş a remporté un record de cinq championnats consécutifs de la Ligue d'Istanbul entre 1939 et 1943, puis à nouveau en 1945 et 1946.

Les couleurs du club sont le noir et le blanc depuis l'adoption du logo en 1906. De nombreuses personnes croient que les couleurs du club étaient au départ le rouge et le blanc puis que l'équipe adopta le noir pour porter le deuil des victimes de la guerre des Balkans. Mais il a été prouvé récemment que le rouge n'avait jamais été porté par l'équipe.

Le blason du club stambouliote est bien particulier. En effet, en plus des symboles traditionnels - l’inscription BJK, les cinq rayures verticales blanc et noir, l’année de fondation du club (1903) et les deux étoiles noires -, le Besiktas porte sur son blason un drapeau truc. Celui-ci remonte en effet à un match particulier, disputé par l’équipe nationale turque, auquel seuls les joueurs du BJK ont participé. C’est d’ailleurs comme ça que les supporters du club se voient : comme des représentants du pays du croissant et de l’étoile.

Les joueurs de l'équipe sont surnommés les « aigles noirs » par leurs supporters. Ce surnom est apparu lors d'un match le 19 janvier 1941 contre Süleymaniye, lorsqu'un supporter lança un cri de support aux "aigles noirs". Ce cri fut alors repris par tous les supporters du stade.

L'ère professionnelle

Le professionnalisme dans le football en Turquie est entré en vigueur en 1952. En 1959, la Millî Lig a été formée, la première ligue de football professionnelle du pays. Beşiktaş a remporté son premier titre en 1960.

En 1966 et 1967, le club a remporté deux titres de championnat consécutifs. Beşiktaş a connu ses meilleurs résultats en Süper Lig avec trois championnats consécutifs sous la direction de Gordon Milne au début des années 1990 (1989-1990, 1990-1991, 1991-1992). Le club a remporté le titre de Süper Lig en 2002-03, l'année du centenaire de son existence.

Plus tard, Beşiktaş a remporté la ligue à trois reprises en 2015-16, 2016-17 et 2020-21.

Pour plusieurs raisons, le Besiktas peut être considéré comme un club majeur de Turquie. Mais l’aspect le plus saisissant est le palmarès du club. En effet, les aigles noirs détiennent 9 coupes de Turquie et 14 titres de champions. Titré pour la première fois en 1920, le club n’avait cependant plus goûté à la victoire finale en championnat depuis 2009, jusqu’au sacre de l’an passé. Cependant, une coupe est venue garnir le palmarès des aigles noirs en 2011. De plus, le club de l’ancienne capitale est bien parti pour décrocher son 15ème titre de champion cette saison.

Sur le plan européen, le Besiktas n’a jamais fait mieux qu’un quart-de-finale de coupe de l’UEFA, et un autre quelques années avant de Ligue des Champions, en 2003.

UEFA Champions League | Besiktas JK v Borussia Dortmund | Highlights

L'impact culturel et social

Le club est l'un des plus importants de la Süper Lig. Il a remporté 13 fois le championnat turc, ce qui fait de Be?ikta? l’équipe Aigle Noir (en Turc : Kara Kartal).

Istanbul. Sur les rives du Bosphore, à quelques centaines de mètres au nord de la célèbre place Taksim, se dresse un monument d’une autre époque, le Fi-yapi Inönü Stadion, communément appelé « Inönü ». C’est là que se rendent des dizaines de milliers de fans afin de soutenir la cause de leur vie, le Besiktas Jimnastik Kulübü. Un stade vétuste, mais qu’ils n’échangeraient pour rien au monde. Certes, le club noir et blanc est moins titré que les autres gros bonnets que sont Galatasaray et Fenerbahçe, mais il pèse quand même lourd. On parle là du plus vieux club de l’ancienne Constantinople (fondé en 1903). On parle également du seul club de la ville à avoir le drapeau turc à l’intérieur de son écusson. Un cadeau de la Fédération turque après que l’équipe de Besiktas eut remplacé la sélection pour un match contre la Grèce, dans les années 50.

« Les fans du Besiktas s’identifient beaucoup aux Ottomans. Pour eux, ce qui compte, ce sont les intérêts de la Turquie. Ils n’ont que faire des querelles entre Galatasaray et Fenerbahçe. Bien sûr, il y a une rivalité, mais ça ne va pas jusqu’à la haine, comme c’est le cas entre les deux autres clubs » , résume Metin Gülmen, rédacteur en chef de gazetefutbol.de, le portail référence du football turc en langue allemande. L’intérêt national prime sur l’intérêt local. En ce sens, Besiktas est peut-être le club qui représente le plus la Turquie.

Ce « détachement » de la ville d’Istanbul explique sûrement pourquoi le Besiktas a mis du temps avant de remporter le premier de ses treize titres de champion, en 1957. « Le club a toujours regardé les affaires sportives du pays de loin. Et cette distance est tout à fait respectée. A sa décharge, Besiktas a pas mal de lignes en moins sur son palmarès par rapport au Galata et à Fener » , Gülmen toujours.

Les Kara Kartallar (les Aigles Noirs, surnom de l’équipe, ndlr) savent faire les choses bien. Lors de la saison 02/03, ils ont survolé la Süper Lig, la remportant sans concéder la moindre défaite. Comme quoi, on peut être vêtu de noir et de blanc, et en faire voir de toutes les couleurs à ses adversaires.

Si le Besiktas ne compte pas d’ennemis en ville, il en a un bien énervé à une centaine de kilomètres au sud : Bursaspor. Le club au stade en forme de crocodile ne s’est toujours pas remis de l’affront subi lors de la saison 03/04. Alors qu’ils luttent pour ne pas descendre, les joueurs de Bursa s’inclinent lors de leur dernier match. Pendant ce temps, Besiktas est accusé d’avoir levé le pied pour laisser gagner Rizespor, autre candidat à la relégation. Les supporters ont juré de se venger quand ils reviendraient. Et ils n’ont pas menti. Dans la rue, c’était le bordel, il y avait la police partout, des coups de couteau dans tous les sens. Les affrontements entre partisans des deux équipes sont tellement violents qu’il y a quatre ans, un gosse s’est fait égorger » , se rappelle Gülmen. L’affaire a suscité tellement d’émotion en Turquie que les supporters de Besiktas ont été catalogués (à tort) comme étant de grands fauteurs de troubles. Du coup, quand ça devient très violent, on dit que c’est « à la manière de Besiktas » . Pourtant, les supporters ne sont pas plus attirés par les débordements qu’ailleurs.

Des supporters qui ont autre chose à faire, comme les ultras de Çarsi, qui est l’un des plus gros groupes d’ultras du pays, si ce n’est le plus gros. Des supporters qui pèsent d’ailleurs très lourd au sein du club. « Les fans n’ont certes pas de représentant direct au sein du comité directeur, mais ils influencent beaucoup les décisions des dirigeants. S’ils se prononcent contre quelqu’un, les dirigeants font attention à ce qu’ils disent. De même, s’ils se prononcent en faveur d’une personne. Cette saison par exemple, le coach Carlos Carvahal était tout le temps sous pression. Tout le monde, sauf Çarsi, n’arrêtait pas de le remettre en question. A partir du moment où l’on a su que Tayfur, ancien joueur du club et ancien coach avant son incarcération (à cause des multiples histoires de corruption qui font rage en Turquie en ce moment, ndlr), allait être libéré, Çarsi s’est réveillé, et a milité pour son retour. Tayfur voulait se reposer après son séjour en prison, mais il s’est retrouvé à nouveau sur le banc » , selon Gülmen.

Un Besiktas qui n’a plus rien à jouer cette saison, hormis assurer sa 3e place en vue d’une qualification pour l’Europe. Mais dans ce dernier match face à Trabzonspor, inutile de dire que ça va gueuler à l’Inönü. C’est d’ailleurs comme ça que les supporters ont battu le record de décibels dans un stade, 132 exactement, lors d’un match face à Liverpool. Il y a de quoi être déstabilisé. Surtout que, dans l’avant-programme, il y a le fameux « Bir Iki Üç » (un, deux, trois) qui donne la chair de poule. Besiktas, pas le club qui a le plus de succès en Turquie, mais un club-frisson, assurément.

Les Entraîneurs

Depuis 1959, le club évolue en première division turque. Aujourd’hui présidé par Fikret Orman, le BJK a connu au cours de son histoire 62 entraîneurs. Actuellement, c’est Senol Günes qui est à la tête de l’encadrement du club. Pour rendre à César ce qui appartient à Clovis, le français Jean Tigana a entraîné le club de 2005 à 2007.

Saison Entraîneur
19 janv. 30 nov. 2024 [Nom de l'entraîneur]
19 janv. 1 juil. 2024 [Nom de l'entraîneur]
30 nov. 13 avr. [Nom de l'entraîneur]
9 janv. 202413 avr. [Nom de l'entraîneur]
21 déc. 20239 janv. [Nom de l'entraîneur]
10 nov. 202321 déc. [Nom de l'entraîneur]
6 oct. 202310 nov. [Nom de l'entraîneur]
28 oct. 20226 oct. [Nom de l'entraîneur]
25 mars 202226 oct. [Nom de l'entraîneur]
13 janv. 9 déc. 2021 [Nom de l'entraîneur]
13 janv. 29 janv. 2020 [Nom de l'entraîneur]
9 déc. 3 juil. 2019 [Nom de l'entraîneur]
29 janv. 1 juil. [Nom de l'entraîneur]
1 juil. 1 juil. [Nom de l'entraîneur]
1 juil. 4 avr. [Nom de l'entraîneur]
2 août 20112 avr. [Nom de l'entraîneur]
1 juil. 9 oct. [Nom de l'entraîneur]
6 juil. 200714 oct. [Nom de l'entraîneur]
1 nov. 28 janv. 2005 [Nom de l'entraîneur]
31 oct. 1 juil. 2004 [Nom de l'entraîneur]
27 janv. 1 juil. [Nom de l'entraîneur]
1 juil. 16 sept. [Nom de l'entraîneur]
24 févr. 1 juil. 1997 [Nom de l'entraîneur]
23 févr. 2 juil. [Nom de l'entraîneur]
7 janv. 1 juil. 1987 [Nom de l'entraîneur]
31 déc. 1 juil. [Nom de l'entraîneur]
1 juil. 19 avr. [Nom de l'entraîneur]
4 nov. 198019 avr. [Nom de l'entraîneur]
1 août 198030 sept. [Nom de l'entraîneur]
20 sept. 5 juil. 1977 [Nom de l'entraîneur]
3 sept. 13 oct. [Nom de l'entraîneur]
21 oct. 19746 oct. [Nom de l'entraîneur]
1 juil. 197315 nov. [Nom de l'entraîneur]
17 juil. 20 juil. [Nom de l'entraîneur]
13 avr. 1 juil. 1969 [Nom de l'entraîneur]
13 avr. 13 juil. [Nom de l'entraîneur]
17 juil. 1 juil. [Nom de l'entraîneur]
1 juil. 3 avr. [Nom de l'entraîneur]
10 juil. 19613 avr. [Nom de l'entraîneur]
1 juil. 13 août 1959 [Nom de l'entraîneur]
20 juil. 28 janv. [Nom de l'entraîneur]
25 déc. 19573 déc. [Nom de l'entraîneur]
1 juil. 1 juil. [Nom de l'entraîneur]
1 juil. [Nom de l'entraîneur]
1 juil. [Nom de l'entraîneur]

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