L'histoire des Dallas Mavericks : De leurs débuts à la gloire en NBA

Les Dallas Mavericks, une franchise de la National Basketball Association (NBA) basée à Dallas, au Texas, ont une histoire riche et variée, marquée par des hauts et des bas, des moments de gloire et des périodes de reconstruction. Fondée en 1980, l'équipe a connu des décennies de compétition, atteignant les sommets du basketball professionnel avec un championnat NBA en 2011.

Les débuts : 1980-1990

C’est lors de la saison 1980-81 que les Mavericks débarquent en NBA, fondés par Don Carter et Norm Sonju. L'aventure des Mavericks en NBA commence lors de la saison 1980-81, grâce à Don Carter et Norm Sonju. Cependant, les premières saisons sont difficiles, comme c'est souvent le cas pour les franchises en expansion. Il faut attendre 1984 pour que les Mavericks goûtent aux playoffs NBA pour la première fois, dans le sillage de leur premier Big Three - même si le terme est fort - composé de Derek Harper, Mark Aguirre et Rolando Blackman. Cette période est marquée par l'émergence d'un premier "Big Three", composé de Derek Harper, Mark Aguirre et Rolando Blackman, qui propulse l'équipe vers de nouveaux sommets. En ajoutant quelques bons joueurs lors des Drafts suivantes, les Dallas Mavericks enchaînent les Playoffs, sans pour autant devenir des candidats sérieux au titre.

Les années de transition : 1990-2000

Exit donc les premières stars des Mavericks, on tente un renouveau par la Draft. Les années 1990 sont une période de transition pour les Mavericks. L'équipe cherche à se renouveler en misant sur de jeunes talents issus de la Draft, tels que Jim Jackson (1992), Jamal Mashburn (1993) et Jason Kidd (1994). Mais la mayonnaise ne prend pas, les trois mecs ne s’entendent pas et il faut donc recommencer le processus de reconstruction. Malheureusement, cette tentative ne porte pas ses fruits, car les trois joueurs ne parviennent pas à s'entendre et à former une équipe cohérente. La première pierre est posée en 1996 quand Jason Kidd et deux mars sont envoyés aux Phoenix Suns contre Michael Finley, Sam Cassell et les restes d’A.C. Green.

Dirk Nowitzki réagit aux moments forts de sa carrière🔥👀

L'ère Nowitzki : 2000-2019

Le destin des Dallas Mavericks bascule lors de l’été 1998. Tout d’abord, les Mavs mettent la main sur Steve Nash dans un trade avec les Suns. Puis le soir de la Draft, ils envoient leur pick à Milwaukee contre Dirk Nowitzki. L'arrivée de Dirk Nowitzki en 1998 marque un tournant majeur dans l'histoire de la franchise. La machine est en marche, et après deux saisons d’adaptation, le trio Steve Nash - Michael Finley - Dirk Nowitzki tourne à plein régime dans l’attaque débridée de Don Nelson. Ce joueur européen exceptionnel, associé à Steve Nash et Michael Finley, forme un trio offensif redoutable sous la direction de Don Nelson. Mais en coulisse aussi, des changements font basculer les Dallas Mavericks quand en 2000, Mark Cuban rachète la franchise pour 265 millions de dollars. En 2000, Mark Cuban rachète la franchise pour 265 millions de dollars. Fan autant que propriétaire de la franchise, Cuban s’implique à 200% chez les Mavericks, quitte à dépasser les limites auprès des arbitres lors des matchs. Et cette stratégie paie.

Malgré le départ de Steve Nash en 2004 et le remplacement de Don Nelson par Avery Johnson sur le banc en 2005, les Mavericks disputent en 2006 leurs premières Finales NBA. Durant la finale NBA 2006 contre le Heat, Dallas mène 2-0, mais finit par s’incliner 4-2 après des épisodes controversés - notamment un appel litigieux de temps-mort dans un moment clé - ce revers nourrit encore aujourd’hui des “et si”. Pire que cette défaite, c’est l’élimination au premier tour des Playoffs la saison suivante face aux Warriors alors qu’ils avaient le meilleur bilan de la NBA qui fait mal aux Dallas Mavericks. Ce revers fait d’eux les premiers à se faire sortir au meilleur des sept matchs au premier tour en ayant le statut de numéro 1. En 2008, c’est encore une sortie de route au premier tour des Playoffs de la part des Dallas Mavericks qui soulève des questions ? Est-ce qu’une équipe centrée sur l’Allemand peut viser le titre NBA ? Mark Cuban en reste persuadé et c’est sur le banc que les choses bougent, Rick Carlisle remplaçant Avery Johnson. Ça ne se passe pas beaucoup mieux avec une demi-finale de Conférence Ouest (en 2009) puis une autre élimination au premier tour (2010) sur les deux saisons qui suivent.

Contre toute attente, ce modèle s’avère finalement payant en 2011. Aidé par Tyson Chandler comme point d’ancrage de la défense, Shawn Marion sur l’aile ou le vieillissant Jason Kidd et les bouillants Jason Terry et J.J. Barea en sortie de banc, Dirk Nowitzki réalise une campagne de Playoffs d’un niveau offensif rarement atteint. Des prestations de haut vol qui permettent aux Dallas Mavericks de s’offrir une revanche face au Miami Heat lors des Finales NBA 2011. Cette fois, ce n’est plus Shaq et Wade qui mènent la franchise floridienne comme en 2006, mais le médiatique Big Three LeBron James - Dwyane Wade - Chris Bosh. Deux équipes, deux styles différents. Et ce coup-ci, ce sont les Dallas Mavericks qui s’imposent quatre manches à deux, effaçant ainsi le souvenir douloureux de 2006.

Malheureusement, ce titre est un one shot. L’effectif vieillissant n’est pas capable de remettre le couvert et petit à petit les cadres quittent les Mavericks. Le niveau de Dirk Nowitzki décline aussi - normal, il n’est plus tout jeune - et il va falloir tourner la page. Son impact sur l’équipe est moindre et il prend finalement sa retraite à plus de 40 piges au terme de la saison 2018-19. Ce qui lui laisse tout de même l’occasion de côtoyer son successeur comme boss de l’équipe.

L'ère Dončić : 2019-présent

En effet, lors de la Draft 2018, les Dallas Mavericks envoient leur pick (Trae Young) ainsi qu’un autre futur choix aux Hawks d’Atlanta pour récupérer Luka Doncic. Considéré rapidement à son tour comme l’un des meilleurs joueurs en NBA, il remporte le titre de Rookie de l’année (Rookie of the Year) en 2019 et devient All-Star en 2020. Mais comme Dirk Nowitzki avant lui, Luka Doncic doit composer avec un effectif pas toujours à la hauteur. On tente bien le coup Kristaps Porzingis en janvier 2019, mais la greffe ne prend pas, entre les blessures du Letton et le peu de complémentarité développée par les deux joueurs en match. C’est ensuite au tour de Kyrie Irving - arrivé peu avant la trade deadline (limite des transferts en NBA) de 2023 - de venir donner un coup de main à Luka Doncic. Une arrivée qui s’apparente d’abord à un échec puisque les blessures des uns et des autres font que les Dallas Mavericks n’accrochent même pas les Playoffs en 2023.

Mais les Mavs portés par leur backcourt de magiciens Luka Doncic - Kyrie Irving retrouvent de l’ambition. Le groupe de Jason Kidd - coach des Mavericks depuis la saison 2021-22 - termine à la cinquième place de la Conférence Ouest en 2024. En Playoffs, le prodige slovène régale (28,9 points, 9,5 rebonds et 8,1 passes) et porte les Mavericks jusqu’aux Finales NBA face aux Boston Celtics. Le tout avec une raquette dont les rotations principales se nomment Dereck Lively II (un rookie), P.J. Washington et Daniel Gafford. On se dit alors que les Mavericks disposent d’un beau noyau. Qu’ils ont trouvé la recette pour entourer correctement leur star Luka Doncic. Que les 19 200 spectateurs de l’American Airlines Center, la salle des Dallas Mavericks, vont pouvoir vibrer sur les prochaines saisons. Revivre les heures de gloire connues à l’époque de Dirk Nowitzki.

Malheureusement la saison 2024-25 se déroule bizarrement. Les Dallas Mavericks tardent à trouver leur rythme de croisière. Alors que son retour semble se préciser début février à l’approche de la trade deadline, c’est un choc qui secoue Dallas, le Texas, la NBA, le monde du basket. Le General Manager des Mavericks, Nico Harrison, envoie Luka Doncic ainsi que deux mouchoirs usés aux Los Angeles Lakers contre Anthony Davis et un Twix. Pourquoi ? Parce que ce brave Nico Harrison pense que Luka Doncic est un plot en défense. Qu’il a du mal à rester en forme - Luka traîne régulièrement quelques kilos en trop. Qu’un joueur du style d’Anthony Davis, plus défensif, est une meilleure arme pour aller chercher un titre. Le dégoût touche toute la fanbase des Mavericks qui réclame la tête de Nico Harrison.

C’est désormais autour du duo Kyrie Irving - Anthony Davis qu’il faut construire pour les Dallas Mavericks. Pas dégueulasse non plus, mais loin des espoirs des années précédentes. De l’espoir, les fans des Mavericks en touchent une bonne dose lors de la loterie pour la Draft. Alors qu’ils n’avaient que 1,8% de chances de récupérer le premier choix de la Draft 2025, le hasard - ou un arrangement côté NBA pour les complotistes - leur donne le droit d’être les premiers à faire leur sélection fin juin. L’année où un potentiel talent générationnel nommé Cooper Flagg se présente. Le choix est vite fait, Flagg débarque à Dallas pour épauler Kyrie Irving, Anthony Davis et Klay Thompson.

L'intersaison et les changements de l'équipe

C’est l’un des gros coups de l’intersaison. Dallas a réussi à attirer un des deux « Splash Brothers » de Golden State, Klay Thompson, cinq fois All-Star en plus d'une décennie passée avec Stephen Curry. Sa dernière saison sous les ordres de Steve Kerr a été frustrante et il a même connu le banc de touche pour la première fois de sa carrière. Très attendu pour ses débuts en NBA, l’intérieur Dereck Lively II (20 ans, 2,16 m) a réalisé une saison pleine dans le Texas. Il est monté en puissance au fil des mois avant d’exploser en play-offs. Le jeune homme a pourtant dû faire face à l’adversité en perdant sa mère en avril, décédée d’un cancer à 53 ans. « Elle m’a transmis sa force, et je dois continuer à porter ça en moi », déclarait le rookie en mai. Sa présence défensive et son importance sur pick and roll en attaque en font désormais un titulaire potentiel à Dallas.

La saison 2024-2025 et l'avenir

Malheureusement la saison 2024-2025 se déroule bizarrement. Les Dallas Mavericks tardent à trouver leur rythme de croisière. Alors que son retour semble se préciser début février à l’approche de la trade deadline, c’est un choc qui secoue Dallas, le Texas, la NBA, le monde du basket. Le General Manager des Mavericks, Nico Harrison, envoie Luka Doncic ainsi que deux mouchoirs usés aux Los Angeles Lakers contre Anthony Davis et un Twix. Pourquoi ? Parce que ce brave Nico Harrison pense que Luka Doncic est un plot en défense. Qu’il a du mal à rester en forme - Luka traîne régulièrement quelques kilos en trop. Qu’un joueur du style d’Anthony Davis, plus défensif, est une meilleure arme pour aller chercher un titre. Le dégoût touche toute la fanbase des Mavericks qui réclame la tête de Nico Harrison.

C’est désormais autour du duo Kyrie Irving - Anthony Davis qu’il faut construire pour les Dallas Mavericks. Pas dégueulasse non plus, mais loin des espoirs des années précédentes. De l’espoir, les fans des Mavericks en touchent une bonne dose lors de la loterie pour la Draft. Alors qu’ils n’avaient que 1,8% de chances de récupérer le premier choix de la Draft 2025, le hasard - ou un arrangement côté NBA pour les complotistes - leur donne le droit d’être les premiers à faire leur sélection fin juin. L’année où un potentiel talent générationnel nommé Cooper Flagg se présente. Le choix est vite fait, Flagg débarque à Dallas pour épauler Kyrie Irving, Anthony Davis et Klay Thompson.

Après la blessure de Kyrie Irving face aux Kings, tout Dallas attendait le diagnostic. La sentence est tombée : le joueur ne reviendra pas de la saison. Victime d’une rupture des ligaments croisés, le meneur de jeu portait l’attaque de l’équipe sur ses épaules. Le All Star rejoint Dereck Lively, Daniel Gafford ou encore Anthony Davis à l’infirmerie. Un enchaînement terrible qui met fin aux ambitions des Mavericks. Prétendante au titre, la franchise a possiblement tout perdu en quelques semaines alors que le futur semblait brillant.

Fondés en 1980, les Dallas Mavericks se sont imposés comme une équipe incontournable de la NBA. Les Mavericks bénéficient d’une organisation rigoureuse, misant sur un encadrement compétent et une vision à long terme. La gestion du budget est un élément central de leur stratégie, notamment en matière de recrutement et de gestion salariale. Chaque saison, les Mavericks cherchent à constituer un effectif capable de rivaliser avec les meilleures équipes du championnat.

Pour la saison NBA 2025‑2026, Dallas devrait viser le haut de tableau de la conférence Ouest, si Kyrie Irving revient à son meilleur niveau aux côtés de AD et de Klay Thompson !

Les joueurs emblématiques

Dirk Nowitzki est incontestablement le nom le plus associé aux Mavericks. Ce joueur européen est devenu une légende NBA, fidèle à Dallas, et porteur d’une incroyable longévité. Sa présence a élevé la franchise, et le titre de 2011 reste son apogée collectif. D’autres figures comme Rolando Blackman, Mark Aguirre et Derek Harper ont contribué à bâtir les fondations de la franchise. Ils représentent les premiers succès, les premières compétitions.

Bien que sa carrière soit encore loin d’être terminée, Luka Dončić s’est déjà établi comme l’une des stars montantes de la NBA. Il est le visage des Dallas Mavericks. Son jeu tout-en-un, sa capacité à marquer, passer et rebondir, ainsi que son sens du spectacle, font de lui un joueur à suivre.

L'American Airlines Center

Les Mavericks disputent leurs rencontres à domicile dans une arène moderne et dynamique, offrant une expérience immersive aux supporters. Les 19 200 spectateurs de l’American Airlines Center, la salle des Dallas Mavericks, vont pouvoir vibrer sur les prochaines saisons. Dereck Lively II, Luka Doncic et Kyrie Irving. Peu d’observateurs les attendaient à ce niveau et pourtant, les Mavericks ont réussi à se hisser jusqu’en finale en juin (défaite 4-1 face à Boston). Leur première moitié de saison avait pourtant été poussive, exposant leur manque de présence sous le panier autour des stars Luka Doncic (25 ans) et Kyrie Irving (32). Les arrivées de Daniel Gafford et PJ Washington en février, couplées à la montée en puissance du rookie Dereck Lively II ont transformé l’équipe, jusqu’à en faire un candidat sérieux au titre. Franchir la dernière marche est l’objectif de Jason Kidd et de ses hommes cette saison. Ils pourront compter sur l’expérience et l'adresse de Klay Thompson (34 ans), titré quatre fois avec Golden State, et sur le profil polyvalent (shooteur à trois points et défenseur) de Naji Marshall. Un doute subsiste, cependant, sur la capacité de Doncic à rester focus dans les matches qui comptent.

Klay Thompson. C’est l’un des gros coups de l’intersaison. Dallas a réussi à attirer un des deux « Splash Brothers » de Golden State, Klay Thompson, cinq fois All-Star en plus d'une décennie passée avec Stephen Curry. Sa dernière saison sous les ordres de Steve Kerr a été frustrante et il a même connu le banc de touche pour la première fois de sa carrière. Si son rendement (17,9 points en 2023-2024) n’est plus le même qu’avant, Thompson reste un shooteur à trois points hors pair (38,7 %), capable de dégainer plus vite que son ombre.

Très attendu pour ses débuts en NBA, l’intérieur Dereck Lively II (20 ans, 2,16 m) a réalisé une saison pleine dans le Texas. Il est monté en puissance au fil des mois avant d’exploser en play-offs. Le jeune homme a pourtant dû faire face à l’adversité en perdant sa mère en avril, décédée d’un cancer à 53 ans. « Elle m’a transmis sa force, et je dois continuer à porter ça en moi », déclarait le rookie en mai. Sa présence défensive et son importance sur pick and roll en attaque en font désormais un titulaire potentiel à Dallas.

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