Bien que moins médiatisées que dans d'autres sports, les bagarres peuvent survenir dans le volley-ball, impliquant parfois des joueurs, des entraîneurs ou des supporters. Ces incidents peuvent avoir des conséquences graves, allant des sanctions sportives à la détérioration de l'image du sport.
Causes des Bagarres
Plusieurs facteurs peuvent contribuer à l'émergence de bagarres dans le volley-ball :
- Tension compétitive: La pression de la compétition, en particulier lors de matchs importants, peut exacerber les tensions entre les joueurs et les équipes.
- Frustration et colère: Les erreurs, les décisions arbitrales contestables ou le sentiment d'injustice peuvent engendrer de la frustration et de la colère, conduisant à des comportements agressifs.
- Provocation: Les provocations verbales ou physiques de la part des adversaires ou des supporters peuvent déclencher des réactions violentes.
- Manque de contrôle: Le manque de maîtrise de soi et de gestion des émotions peut conduire à des actes impulsifs et regrettables.

Conséquences des Bagarres
Les bagarres dans le volley-ball peuvent entraîner diverses conséquences négatives :
- Sanctions sportives: Les joueurs, entraîneurs ou équipes impliqués dans des bagarres peuvent être sanctionnés par des amendes, des suspensions ou des disqualifications.
- Blessures: Les bagarres peuvent causer des blessures physiques aux participants, allant des contusions aux fractures.
- Détérioration de l'image du sport: Les incidents de violence ternissent l'image du volley-ball et peuvent dissuader les spectateurs, les sponsors et les jeunes de s'engager dans ce sport.
- Conséquences juridiques: Dans certains cas, les bagarres peuvent entraîner des poursuites judiciaires pour coups et blessures.
Supportérisme et Violence
En France, deux sports possèdent un supportérisme actif et organisé : le football et le basket-ball. L’apparition des supporters Ultras n’est pas une étape neutre dans le paysage sportif français. Elle correspond à la professionnalisation de ces sports, à la nécessité de remplir et d’animer les stades et les salles à la multiplication des rencontres internationales et aux modèles que les supportérismes anglais et italiens, au football, grecs au basket-ball, ont fournis.
Si le football a incidemment, parfois volontairement, suscité l’apparition des supporters Ultras, il s’agit d’une réelle politique dans le cas des clubs de basket-ball. Les supporters Ultras, quel que soit le club ou le sport qu’ils soutiennent, s’identifient très fortement à leur ville et à leur région, plus encore qu’à l’équipe elle-même. Ce n’est pas seulement l’équipe qui gagne ou qui perd, ce sont les valeurs régionales qui sont mises en exergue par les résultats acquis dans les divers championnats.
Comparaison des modèles de supportérisme
L’analyse des discours sur la genèse des passions permet de distinguer quatre modèles de supportérisme :
- convivial : le basket-ball,
- technico-convivial : le rugby,
- spectacle et famille : le volley-ball,
- passionnel : le football.

Le modèle convivial du basket-ball
À l’image des directives et des valeurs prônées par les clubs de supporters du basket-ball et de l’UNCSB, nous avons un modèle qui associe la recherche du plaisir, la convivialité entre ses membres mais également la convivialité avec les supporters adverses. À la question « Quelles relations entretenez-vous avec les supporters adverses ? », les supporters de l’Élan Béarnais répondent très bonnes et très amicales :
Très bonnes, avec Cholet on fait la fête, avec Paris on s’amuse, avec Villeurbane c’était très bien. On fait la fête après le match, ou on se retrouve, ou on discute même avant le match, ils viennent nous voir et puis après pendant le match on est supporter, on est supporter, je le vois comme cela [...] le but c’est de supporter une équipe et de partager un même plaisir, une même passion, le basket et d’en parler et de faire la fête ensemble parce qu’on a la même passion. On fait la fête ensemble, on se retrouve ensemble. (PO. JY, p. 1).
La quasi-totalité des entretiens du basket-ball à Pau-Orthez fait apparaître une unicité en matière de valorisation des rapports avec les adversaires. Phénomène de groupe ? Directive des dirigeants avant les entretiens ? Exagération ? Rien de tout cela puisque la grille d’entretien n’était pas connue de manière préalable ; de surcroît la réception par les Orthéziens des quelques supporters dijonnais lors de notre enquête par questionnaire est venue confirmer ces propos de convivialité. Il s’agit bien de valeurs prônées par les dirigeants et les membres de chaque groupe au plus haut niveau de pratique de ce sport. Valeurs totalement absentes du football professionnel où les supporters sont séparés, parqués, et reconduits après les matches directement hors de la ville et des stades.
Le hasard dans la venue au supportérisme caractérise de surcroît fortement ce modèle. Il ne s’agit pas d’une transmission patriarcale et initiatique mais des circonstances qui ont conduit un jour ces supporters à assister à un spectacle plaisant, motivant et convivial dont la qualité et l’ambiance les a incités à faire perdurer l’expérience.
Enfin, si ces supporters viennent pour gagner - mais, qui viendrait d’ailleurs à une compétition pour perdre, que l’on soit joueur ou simplement spectateur, la victoire est toujours envisagée quelle que soit la difficulté d’obtention, de manière privilégiée à la défaite - mais, s’il y a désir de gagner ce n’est cependant pas à n’importe quel prix. La victoire doit être acquise avec une certaine éthique, en privilégiant même le beau jeu au résultat.
Pour organisé qu’il soit cette forme de supportérisme est vraisemblablement un prétexte ; il y est souligné moins souvent que dans le cas du football l’attachement profond au club, ou à l’équipe. On fait pression sur l’équipe adverse et sur l’arbitre pour voir son équipe gagner, mais, l’important une fois le match terminé est de recevoir les autres. Il y a ici une convivialité attachée à l’âge : je reçois chez moi et je suis reçu en retour.