Envergure Moyenne des Joueurs NBA : Taille, Évolution et Exigences

La taille joue un rôle essentiel dans le basket-ball, et la NBA, en tant que ligue de haut niveau, a toujours attiré des joueurs aux dimensions impressionnantes. On ne vous apprend rien : pour être performant au basket, c'est mieux d'être grand. Et très très grand ça fonctionne aussi ?

Dimensions d'un terrain de basketball

Évolution de la Taille Moyenne en NBA

La taille moyenne des joueurs NBA a évolué au fil des décennies, reflétant les changements de stratégie et de style de jeu.

Plusieurs éléments expliquent ces variations. Ensuite, le recrutement et le développement mettent désormais l’accent sur la technique, la rapidité et la capacité à tirer de loin, en complément de la taille. Alors que la NBA reste une ligue où la taille est un avantage, l’accent est désormais mis sur la polyvalence, l’agilité et les compétences techniques.

Victor Wembanyama : Un Phénomène Atypique

Dire que Victor Wembanyama passionne et intrigue est un doux euphémisme. Par son talent unique sur les lattes et son charisme, Wemby fascine. Mais c'est aussi lié à ses dimensions hors-normes. Et la moindre information sur son physique atypique fait ainsi jaser.

Sa taille est son premier argument : 2 mètres 21. À 8 ans, le "petit" Wembanyama mesurait déjà 1m70 (!!), et 1,91m à 11 ans. Le Français sait déjà qu'il regardera l'écrasante majorité de ses adversaires... de haut.

Il faut toutefois souligner que la NBA a déjà connu des "monstres" de grandeur de l'ordre de Victor Wembanyama. 2,43m, du bout de la main gauche à celui de la main droite... Finissons par les pieds. Sa pointure de chaussures ? 55.

Selon les chiffres révélés par les San Antonio Spurs, Victor Wembanyama aurait pris pas moins de 11 kilos en un an pour arriver maintenant à 106,6 kilos sur la balance. Le géant de 2,24 m est bien sûr encore loin de Rudy Gobert (117 kilos), Nikola Jokic (129 kilos) ou encore Joel Embiid (annoncé à 127 kilos la saison passée) même si ce dernier est revenu plus affiné de son été dans l'espoir de moins se blesser. Il n'empêche, Wemby ne cesse de travailler pour gagner en muscles, histoire d'être encore plus performant sur les parquets NBA.

Le sujet tient à cœur à l'ancien joueur des Mets 92 de Boulogne-Levallois, bien conscient qu'il doit être capable de résister au mieux à l'impact physique des autres joueurs NBA pour dominer encore plus. "Mon poids, c'est un processus naturel, a reconnu cette semaine le rookie de la dernière saison NBA. Il est important de travailler d'une façon saine pour le corps, de respecter l'identité du corps. Je mets l'accent sur la force profonde, pas forcément sur la masse, qui vient naturellement, c'est le résultat d'un bon travail cet été. Ma puissance augmente chaque année depuis toujours. Je veux continuer."

Si tout est évidemment pris en compte par le staff des Spurs qui ne veut prendre aucun risque avec son "Alien", cette prise de poids peut cependant intriguer. A 20 ans, est-ce "normal" pour Victor Wembanyama de prendre autant de kilos en un an ? "Je ne suis pas étonné, nous répond Alexandre Kossmann, préparateur physique de l’équipe professionnelle des Mets depuis 2014, où Wemby a évolué avant de filer en NBA. Il faut prendre en compte, l'âge qui est hyper important. C'est plus dur de prendre de la masse quand on n'a pas fini sa croissance. Or, je pense qu'aujourd'hui, il a dû l'achever".

Les moyens colossaux présents en NBA changent également la donne. Ils permettent de le faire de manière intelligente et contrôlée. "Quand il était en France, Wemby ne prenait pas facilement comme toujours avec ce type de profil très grand, longiligne. (…) Mais les franchises mettent tellement de choses en place autour de la performance, de la récupération, de la nutrition… mais aussi de la prise de masse pour les joueurs qui en ont besoin. Tout cela favorise une évolution physique", note encore Alexandre Kossmann.

Cependant, le risque de blessure trotte forcément dans l'esprit quand un joueur de plus de 2m20 se renforce autant. "Il faut que ton squelette soit capable de supporter le poids de ton corps, et ta masse musculaire pour pouvoir ne pas se blesser. Il faut trouver le bon rapport entre le bon poids pour être performant sur le terrain et en même temps ne pas être gêné", remarque encore l'ancien préparateur des Mets92, qui cite Zion Williamson comme contre-exemple.

Concerné par le sujet depuis des années, Victor Wembanyama, qui s'était attaché les services d'un préparateur physique personnel avant la draft 2023, ne se contente cependant pas de soulever de la fonte. L'idée avec lui n'est pas vraiment de gagner en volume. Mais de travailler la "force profonde" comme il l'explique souvent. "Victor a besoin de prendre du poids, mais il faut que ça soit contrôlé. Avec lui, l'important, c'est vraiment la capacité à résister aux contacts. Le poids ne fait pas tout, même si ça aide. Il faut être capable d'être bien ancré au sol, d'avoir des bons appuis, de baisser son centre de gravité et donc d'avoir aussi un bon gainage pour pouvoir résister aux chocs. Il y a des joueurs qui ne sont pas très lourds et qui résistent bien parce qu'ils ont une bonne technique, parce qu'ils ont des bons appuis", souligne Alexandre Kossmann.

Si ce dernier estime que Victor Wembanyama peut prendre encore 10 kilos dans les années à venir, il n'est pas inquiet sur l'impact de l'évolution morphologique de la star française du ballon orange sur son jeu : "Il faut trouver le bon rapport entre masse et vitesse car aujourd'hui, la qualité principale de la NBA, c'est quand même la vitesse. Et c'est pour ça que Wemby a réussi à être performant assez vite : il possède une vitesse de déplacement pour sa taille qui est au-dessus de la moyenne. Mais à sa taille, il n'y aura pas de soucis et de risque de le gêner dans son jeu. Au contraire, ça va l'aider". L'aider à tenir le choc face aux rocs de la NBA.

L'Importance de l'Envergure

L’envergure, comme le prouvent les statistiques de la NBA, compte plus que la taille pour déterminer la capacité à contrer le tir de l’adversaire. Elle fait des deux hommes, et notamment de Gobert, plus athlétique et plus rapide, des vigiles du panier. Leurs bras tendus veulent dire : « Désolé, ça ne va pas être possible. »

Le rapport entre l’envergure et la taille chez l’être humain est situé, selon les études, entre 1,01 et 1,03. Celui des joueurs de NBA est de 1,063, indique la passionnante enquête Le Gène du sport (Talent Sport, 2014), du journaliste américain David Epstein, soit plus qu’il n’en faut pour constituer un symptôme du syndrome de Marfan, une maladie génétique. Humain moyen : 1,01. Joueur NBA : 1,06.

C’est au draft combine, avant que les équipes de NBA ne sélectionnent les aspirants, que les masques tombent. Lorsque Rudy Gobert s’est présenté à la draft 2013, douze des cent premiers joueurs revendiquaient 7 pieds (2,13 m) ou plus. Mais le Français était le seul à dépasser cette barre pieds nus : 7 pieds et 0,5 pouce. Certains s’étaient ­offert 5 centimètres grâce à ce qui ­devait ressembler à des platform shoes ­d’adolescentes… « Cinq centimètres, à cette taille-là, c’est énorme », confirme le Français de 23 ans, également recordman parmi les joueurs en activité pour la taille bras tendus (2,92 m).

« Rudy Gobert est un talent spécial parce qu’il allie hauteur, grande envergure et capacités athlétiques. Il y a très peu d’humains comme lui dans le monde ».

C’est un cliché de dire que la taille ne s’apprend pas, mais c’est pourtant vrai. Les entraîneurs de basket n’attendent plus qu’un géant prenne sa licence : ils le sollicitent.

Les équipes payent une force de dissuasion, parfois même l’illusion d’une dissuasion. Weis résume : « Tu es payé pour l’image que tu dégages : celle d’une muraille. »

Envergure des bras de LeBron James

Systèmes de Détection des TGG

La fédération française a commencé, dans les années 1990, à mettre en place la détection des TGG. « Elle se fait dès les minimes [13-14 ans], explique Ruddy Nelhomme, entraîneur adjoint de l’équipe de France. On suit les grands gabarits, on les cherche, pour les emmener dans les structures de formation. Il nous arrive aussi d’aller chercher dans d’autres sports. Certains ne vont pas au bout du projet, certains sont blessés [ces gabarits sont plus sujets aux blessures des genoux]… Il y a de la perdition. »

Combien de TGG sont encore, en France, dans l’angle mort des structures de détection ? Sans doute très peu.

Les entraîneurs ont salué sa grande motricité, sa mentalité d'équipe avant tout et son développement constant démontré par son record sur trois ans à Saint Joseph.

Alors que pendant longtemps, les scouts se sont concentrés sur la taille des joueurs, la détente ou encore les qualités de vitesse, aujourd'hui l'envergure fait partie des critères les plus importants au moment de recruter un jeune joueur.

Désormais mesurée pour tous les tests qui amènent à la grand-messe annuelle de la draft, l'envergure est devenue un critère très important pour les scouts NBA.

Quelques Joueurs et Leurs Envergures

Dans leur émission du mercredi 19 novembre, la joyeuse bande de chroniqueurs des Starters a tenté de constituer un cinq des “plus longs bras” de la NBA en réponse à une question d'un internaute.

Première remarque, on l'oublie souvent, mais Tyreke Evans est arrivé dans la ligue en jouant meneur de jeu ! Désormais replacé en poste 3 “très au large” chez les Pélicans, l'ancien rookie de l'année en 2010 pouvait effectivement faire peur à ses homologues avec une envergure hors-normes sur le poste.

Sur les postes extérieurs, on a certes le plaisir de voir Nicolas Batum honoré d'une distinction mais en fait, notre Batman national est devancé par pas mal d'autres ailiers au niveau de l'envergure. En effet, Al-Farouq Aminu, Rudy Gay et Trevor Ariza le devancent dans ce classement très spécifique.

Sous les panneaux, Anthony Davis et Rudy Gobert impressionnent mais c'est le coéquipier de l'un et le compatriote de l'autre qui est en fait le tenant du titre actuellement: Alexis Ajinça. L'immense échalas des Pélicans a la plus grande envergure du circuit mais il a pourtant été oublié du débat.

Au niveau des meneurs, on a fait dans le classique en proposant à la fois Jerry West et Gary Payton (plus Rod Strickland) dans la droite lignée des meneurs de grande taille.

A l'aile et à l'arrière, le premier nom fut évidemment celui de Scottie Pippen. Le lieutenant de Sa Majesté a été le premier prototype d'ailier aux bras immenses. Formidable intercepteur et dunkeur, Da Pip a fait un très bon usage de son envergure d'albatros et il a surtout ouvert la voie pour les Prince, McGrady ou autres Josh Howard de la ligue.

Ce n'est évidemment pas une surprise de retrouver les plus grands joueurs de l'histoire (Bol, Chamberlain ou Muresan) trôner tout en haut du podium des plus impressionnantes mensurations. Mais ce qui étonne davantage, c'est qu'un Yao Ming ou un Shawn Bradley (ou un Dikembe Mutombo - qui en est à 228,6 cm) n'y fassent pas figure. Inversement, la présence de Kevin McHale peut elle aussi surprendre pour un ailier fort.

Joan Beringer : Un Espoir à Suivre

Joan Beringer est un prospect aux mensurations qui font baver d’envie. Un monstre physique qui fait parler sa longueur et sa remarquable agilité pour sa taille. Il en faudra bien plus pour être viable en NBA, mais le matériau de départ est de grand luxe.

Son agilité est d’ailleurs un points fort de son jeu, notamment défensif (car avec ses manques techniques en attaque, c’est par là qu’il se fera d’abord une place en NBA). Il est très bon dans la protection du cercle (notamment au contre), et capable d’être efficace sur les changements d’écran même s’il s’agit d’un petit en duel direct.

La NBA est une marche très, très au-dessus de tout ce qu’il peut actuellement connaître en termes de basket, mais les franchises et les scouts (qui sont à la base de beaucoup de données permettant de réaliser les mock drafts) semblent avoir confiance en cette capacité.

Le prospect est extrêmement brut, ce qui donne à l’équipe qui va l’accueillir la possibilité de lui injecter l’ADN qu’elle souhaite. Avec l’environnement qu’une franchise NBA peut offrir en termes de qualité de travail, les espérances sont ainsi fortes pour ce pivot qui peut à terme devenir une arme redoutable.

Tableau des Perspectives de Taille

Ci-dessous un tableau virtuel des perspectives de taille /sexe /taille finale adulte:

Sexe Taille à 14 ans (cm) Taille Adulte Estimée (cm)
Garçon 170 185-195
Garçon 180 195-205
Fille 160 170-180
Fille 170 180-190

- Accorder davantage de crédits aux sujets tardifs dont les performances athlétiques et techniques sont affectés par le retard de croissance (surtout dans le secteur de la force)

- Se préoccuper davantage des très grands aux performances athlétiques homogènes ( ceux- là ont des dispositions coordinatives potentiellement supérieures aux autres).

Rasheer Fleming : Un Avenir Prometteur

Dans le monde en constante évolution du recrutement de joueurs de basket-ball, les critères de sélection peuvent souvent surprendre, mais certains interrompent tout simplement les conversations. C'est le cas de Rasheer Fleming, l'ailier longiligne de Saint Joseph's, dont l'envergure de 2,35 mètres (près de 2,23 m) a fait de lui l'un des espoirs les plus intrigants du basket-ball universitaire.

Avec ses 2,05 m et son poids compris entre 104 et 110 kg, l'allonge de Rasheer Fleming est incontournable. Ses bras semblent s'étirer sur tout le terrain, lui permettant de modifier les tirs, de perturber les lignes de passe et de compliquer la vie des manieurs de ballon.

Avoir un profil comme celui de Fleming, quel que soit l'effectif, garantit quasiment un impact des deux côtés du terrain. Pour les entraîneurs, c'est une sécurité défensive ; pour ses coéquipiers, une présence fiable dans les tranchées. Et pour les supporters neutres, il est réconfortant de savoir qu'en regardant un talent comme Fleming, surtout en pariant ou en suivant l'action, on mise sur un joueur taillé pour les résultats.

En défense, la valeur de Fleming réside dans sa polyvalence. Son envergure lui permet de contester les tirs bien au-delà de la raquette, et il peut aisément passer aux arrières pour de courts passages sans perdre beaucoup de terrain. Il a réalisé une moyenne de 1,4 interception par match la saison dernière, anticipant souvent les passes et transformant la défense en contre-attaques.

Les recruteurs NBA l'ont remarqué. Le nom de Fleming est apparu lors des séances d'entraînement pré-draft et des simulations de draft, comme un choix potentiel de la loterie tardive au milieu du premier tour. Les équipes sont intriguées par sa rare combinaison de taille, de sens défensif et de progression au tir.

Pourtant, Fleming a encore des points à améliorer. Il n'est pas un créateur de tirs naturel et peut avoir du mal à générer de l'attaque en un contre un. Sa gestion du ballon et ses passes sous pression doivent encore être peaufinées, et il commet parfois des erreurs mentales en défense, comme des aides excessives ou des erreurs de timing en close-out.

Malgré ces inquiétudes, le profil général de Fleming le place résolument parmi les meilleurs espoirs de la NBA. Ses atouts physiques à eux seuls attirent l'attention, mais c'est l'amélioration constante de son tir extérieur et sa polyvalence défensive croissante qui élèvent son niveau de jeu.

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