Les défis et changements d'entraîneurs au CF Montréal: Qualifications et perspectives

Le monde du soccer professionnel est en constante évolution, et le CF Montréal ne fait pas exception. Récemment, le club a connu des changements significatifs au niveau de son encadrement technique, soulevant des questions sur les qualifications des entraîneurs et les défis auxquels ils sont confrontés. Cet article explore les récents changements d'entraîneurs au CF Montréal, les raisons derrière ces décisions, et les qualifications essentielles pour diriger une équipe de soccer professionnelle.

Derrière chaque joueur - Épisode 1: Les fauves

Départ de Hernan Losada: Un bilan mitigé

Hernan Losada n’est plus l’entraîneur du CF Montréal. Déjà, lors du bilan de saison, on sentait les tensions. Les déclarations aux médias tant d’Olivier Renard que de Gabriel Gervais qui se disaient mécontent de l’attitude de l’équipe à Columbus illustraient que le tapis glissait sous les pieds de l’entraîneur. Renard avait clairement dit que la décision serait prise une fois que la saison serait évaluée de fond en comble, notamment avec les décideurs, mais aussi à la suite de discussions avec les joueurs et l’encadrement technique.

Encore une fois comme lors du bilan, le responsable sportif du club a insisté sur le fait que la non-qualification pour la phase finale de la saison n’était pas la raison principale ayant mené à ce choix… et que même si qualification il y avait eu, il aurait été déçu. Le match à Columbus, “révélateur de la situation”, est revenu dans ses arguments : “On n’a pas tout donné pour pouvoir nous qualifier nous-mêmes” sans dépendre des autres résultats. Ce n’est pas non plus le mécontentement affiché par certains joueurs lors du bilan de fin de saison.

On a eu droit à un peu plus quand il s’est fait demander si l’embauche de l’Argentin, avec le recul, était une erreur : “On peut parler d’erreur, même si c’est mot trop difficile à entendre, je ne veux pas mettre toute la responsabilité sur Hernan. Trop de détails importants manquent pour être presque sûr qu’on aura ce qu’on veut la saison prochaine. Ajoutons quand même que les résultats semblent néanmoins avoir joué. Pas le classement final, mais le début de saison difficile et, surtout, ceux de la fin de la saison régulière.

Les déclarations suivantes de Renard nous le laissent penser : “Le 3/21 de début de saison est de notre faute : la préparation a été ratée et on a eu beaucoup d’absents importants. Tout ça c’est parce qu’on a mal géré la préparation et ça a fait partie des discussions avec Hernan car il sait ce qu’il s’est passé. Aux yeux du public, sa première tâche est de désormais trouver le successeur de Losada.

Recherche d'un successeur

Pour le moment, on n’en est qu’aux prémices. Certains, d’ailleurs, y travaillent déjà. Pourrait-on voir, comme avec Wilfried Nancy, une promotion à l’interne ? “Certaines personnes citées sont bien où elles sont et n’ont peut-être pas forcément envie d’être entraîneur principal”, a-t-il insisté, sans pour autant fermer de porte.

Le court passage de Laurent Courtois

Laurent Courtois était à la tête du CF Montréal depuis plus d'un an. Le CF Montréal a décidé de virer, ce lundi, l'entraîneur français Laurent Courtois, dernier de Conférence Est en MLS avec un seul point en cinq journées. C'est la fin de l'aventure pour Laurent Courtois au CF Montréal. Le technicien français a été remercié par le club canadien ce lundi après un nouveau revers, face à Nashville (0-3). Nommé à la tête de l'équipe québécoise en janvier 2024, l'ancien joueur formé à l'OL a payé le mauvais début de saison de sa franchise.

Huitième de Conférence Est la saison dernière, le CF Montréal a le pire bilan de la Figue depuis le début de l'exercice 2025 avec un seul point en cinq journées et un mois sans marquer le moindre but. En attendant de trouver un nouveau coach, c'est l'adjoint de Courtois, Marco Donadel, qui assurera l'intérim. Il fera ses débuts sur le banc dans la nuit de samedi à dimanche, face au Chicago Fire. Dans un communiqué, le club a également précisé qu'il n'y aurait aucun changement dans le staff.

Wilfried Nancy: Un modèle de réussite

À la fin de sa carrière de joueur, marquée notamment par une expérience en deuxième division à Toulon, Wilfried Nancy a fait ses bagages. Direction le Québec, où le Havrais a façonné sa philosophie d’entraîneur à l’académie de l’Impact Montréal, puis comme adjoint de Rémi Garde et Thierry Henry. Wilfried Nancy avait fait le tour de ce qu’il y avait à voir en France.

Au sortir d’une dernière saison chez les amateurs, le Toulonnais a fait le choix de l’exil, au détriment d’une vie plus anonyme dans le sud de la France. L’ancien défenseur, passé par le Sporting en deuxième division, a fait son sac. Direction le Québec, avec cette soif de découvrir autre chose qui le titillait et à laquelle il n’a pu résister. C’était en 2005. « Le voyage, c’est l’histoire de ma vie car c’était déjà le cas quand j’étais petit à cause du travail de mon papa, dessine-t-il. Quand on a une vision, il faut être capable de faire preuve de courage. C’est la meilleure des vertus, celle que j’enseigne à mes enfants.

Dix-huit ans plus tard, il n’est plus tout à fait le même. Les mots lui viennent d’abord en anglais lorsqu’il raconte cette « story ». Cette histoire, la sienne, qui l’a vu devenir l’un des entraîneurs les plus prestigieux du continent nord-américain. Car Wilfried Nancy pêle-mêle, c’est deux premières saisons brillantes à Montréal avant son départ à Columbus, deux nominations parmi les trois techniciens de la saison en MLS sur les deux derniers exercices.

« C’est une cerise, une grosse cerise sur le gâteau, sourit le natif du Havre (46 ans). Je suis très content de l’évolution de l’équipe. Je dirais que c’est mérité parce qu’il y a eu de bonnes choses de faites dans la progression des joueurs, à la fois sur le terrain et en tant que personnes. C’est beau, c’est bien pour la ville. » Wilfried Nancy l’a vu naître et grandir, cet engouement dans cette métropole de 900 000 habitants dans l’Ohio, désormais bercée au rythme des résultats de son équipe de « soccer », puisque c’est comme ça qu’on dit là-bas.

Un parcours exemplaire

Dans le même temps, l’ancien Toulonnais prenait du galon. À Montréal, dans un premier temps, où il a d’abord travaillé au sein de l’académie. « C’était quelqu’un de méticuleux, de réfléchi, qui cherchait constamment de nouvelles formations pour grandir en tant qu’entraîneur, se souvient son ami Nima Azadeh, qui l’a côtoyé au Québec. Il voulait profiter de ce qu’il considérait comme un laboratoire.

Que l’intéressé détaille : « Quand j’étais joueur, j’étais défenseur central. J’étais bon techniquement, tactiquement, mais je n’étais pas rapide. J’avais besoin des autres joueurs. C’est être capable de diffuser une idée commune pour que tous les joueurs soient capables de réaliser une action ensemble en même temps. Avec le ballon ? Trouver un temps d’avance en manipulant l’opposition. C’est aussi attaquer la balle quand on défend. C’est une façon de maximiser nos chances de marquer des buts. C’est comme ça que l’on donne des émotions aux fans. Parce qu’on ne fait pas un métier pour sauver des vies mais pour écrire une histoire. Quand on vient voir mon équipe jouer, il y a une histoire justement.

Wilfried Nancy, qui a passé son tout premier diplôme d’entraîneur à l’âge de 21 ans, intègre le staff de Mauro Biello en 2016. Il conservera son poste au départ du Canadien lorsque Rémi Garde puis Thierry Henry débarquent sur le banc de Montréal. L’ancien entraîneur de l’OL retrace le fil de leur rencontre : « Je ne le connaissais pas du tout mais on m’avait conseillé de le rencontrer quand je suis arrivé. Humainement, on a très vite accroché. C’est quelqu’un de remarquable, de très humaniste. Les jeunes l’aimaient beaucoup. Je ne suis pas du tout surpris de son parcours. C’est quelqu’un de travailleur, qui n’a jamais cherché la lumière.

Les qualifications essentielles pour un entraîneur de soccer

Plusieurs facteurs contribuent au succès d'un entraîneur de soccer. Voici quelques qualifications essentielles :

  • Expérience de jeu: Avoir joué à un niveau professionnel peut offrir une compréhension approfondie du jeu.
  • Diplômes d'entraîneur: Les certifications reconnues par les fédérations de soccer sont cruciales.
  • Compétences en communication: La capacité de communiquer efficacement avec les joueurs, le personnel et la direction est essentielle.
  • Connaissances tactiques: Une compréhension approfondie des stratégies et tactiques de soccer est nécessaire.
  • Gestion humaine: La capacité de motiver, de gérer les conflits et de créer un environnement positif est primordiale.

L'Association de Soccer du Québec (ASQ)

L’ASQ s’adressent aux ligues, aux clubs et aux équipes non affiliés avec la Fédération de Soccer du Québec. L’Association de Soccer du Québec (ASQ) chapeaute les championnats et tournois de la Ligue de Développement Soccer 11 du Québec aussi connu sous le nom de la Ligue DS11. L’A.S.Q. et la LIGUE DS11 et La Ligue de Développement Soccer 11 a été mis en place en se basant sur les principes de formation et de développement sportifs communément appelés la méthodologie JMG.

L’Association des Joueurs de Soccer du Québec, procure un financement et un support pour la Ligue de Développement DS11 et permets à tous les jeunes qui y participent de jouer dans les championnats et tournois de la la Ligue DS11 et de l’A.S.Q.gratuitement. Il a une Expérience de 14 ans comme joueur de Ligue 1 et Ligue 2 en France, ensuite il a été recruteur et responsable de la cellule de recrutement de Auxerre et de Troyes, Il a travaillé pour le syndicat des joueurs (UNECATEF )et le programme DMVE d’accompagnement des entraineurs . Il a joué en NCAA D1, USl, et D3 en France et par la suite il a été entraineur Selection Élite pour Concordia, et pour la Sélection du QUEBEC.

Les défis de Thierry Henry à Montréal

Thierry Henry vient de passer une saison - chamboulée par le Covid - sur le banc du Club de Foot Montréal (ex-Impact) en MLS. Loin de la pression médiatique qui avait accompagné son passage à Monaco. Alors qu'il vient d'annoncer son départ "pour raisons familiales", RMC Sport a interrogé ceux qui l’ont côtoyé là-bas pour évoquer l'apprentissage et l'évolution de coach "Titi" au Québec.

Il n’a rien perdu de son âme de joueur. Quand il fallait s’impliquer dans un exercice avec son groupe du Club de Foot Montréal, nouveau nom de l’Impact (avec un changement d’identité visuelle qui a mis nombre de fans en colère), vous pouviez compter sur Thierry Henry. "Tu vois que le jeu lui manque, témoigne le milieu québécois Samuel Piette. Il participe beaucoup aux entraînements pour ‘sentir’ les choses de l’intérieur. Ce n’est pas quelqu’un qui reste le long de la ligne de touche les bras croisés. Quand on fait de la possession, il va parfois servir de joker si le nombre de joueurs de chaque côté ne correspond pas. La qualité technique est encore là. Sur son seul toucher de balle, tu sens qu’il est très loin d’avoir tout perdu."

Thierry Henry, quarante-trois ans, 441 buts en carrière, est un jeune coach. Mais il n’épouse pas le modèle du manager moderne qui laisse ses adjoints les mains dans le cambouis pour observer de loin. "Dans les bureaux, il délègue beaucoup à ses adjoints, raconte Olivier Renard, directeur sportif belge du club montréalais. Mais sur le terrain, il aime bien montrer lui-même ce qu’il aimerait voir. Il a un corps d’athlète et il pourrait jouer demain. Il n’a pas pris un kilo." Mais sa place est désormais sur le banc.

Avec une saison à huit victoires, treize défaites et deux nuls, le champion du monde 1998 a qualifié Montréal pour les playoffs de la MLS, une première depuis 2016, pour une défaite (2-1) au tour préliminaire contre le New England Revolution. Il a aussi porté l’équipe en quarts de finale de la Ligue des champions de la CONCACAF, sortie par le CD Olimpia avec un match retour… neuf mois après l’aller. Il y a aussi eu le tournoi "MLS is Back", disputé à l’été en Floride et conclu en huitièmes (défaite contre Orlando City) après trois revers en quatre matches.

Situation sanitaire oblige, Montréal a vécu une saison entre la Floride - vingt-six jours dans une bulle - et un exil de près de trois mois dans le stade des New York Red Bulls pour jouer ses matches "à la maison", avec quelques retours au Québec entretemps… pour des quarantaines. "En championnat, ils n’ont joué que quatre matches à domicile, pointe Dave Lévesque, qui suit l’équipe pour Le Journal de Montréal. Dans ces circonstances, il s’en est plutôt bien tiré." "Il a réussi sa première saison, estime Olivier Renard. On pourrait faire mieux et on a eu des moments difficiles. Une épreuve mentale relevée sans se plaindre.

"Il n’a jamais voulu en parler, raconte Olivier Renard. Il a essayé de minimiser le stress familial pour ne pas l’ajouter au stress global d’un entraîneur. Thierry a fait des sacrifices énormes car il veut devenir un bon coach. Sur dix entraîneurs, combien auraient fait la même chose? Au lieu d’avoir tes enfants, tu as trente-deux enfants à gérer dans le même hôtel, avec des frustrations car untel et untel ne jouent pas, et il l’a fait remarquablement."

La situation aurait pu le décourager. Il l’a transformée en formation accélérée. "La saison a été compressée en six mois mais c’est l’équivalent de cinq saisons de coaching, estime Olivier Renard. Quand tu es quatre mois et demi avec les mêmes têtes, au petit-déjeuner, au déjeuner, au dîner, ce n’est pas évident. On avait aussi quatre joueurs dont les femmes étaient enceintes. Il a eu énormément de gestion humaine à faire, plus que de la gestion tactique. C’est l’aspect où il devait peut-être s’améliorer le plus et il l’a fait. Il a beaucoup appris. J’ai vu un homme progresser sur le relationnel avec les joueurs. Il m’a dit que c’était le moment le plus difficile de sa carrière au niveau mental. On a aussi eu beaucoup de blessés, car les blessures viennent aussi du stress projeté sur le corps, mais je ne l’ai jamais vu stressé car il manquait trois-quatre joueurs importants. Et le groupe l’a ressenti aussi."

Les débuts de l'Impact de Montréal

La CSL, championnat du Canada créé en 1987, disparaît en 1992. Montréal, qui y était représenté par le Supra, se retrouve une fois de plus sans équipe de football professionnelle pour défendre ses couleurs. C’est en 1993 que l’Impact de Montréal FC allait disputer son premier match, sous les ordres d’Eddie Firmani, celui-là même qui avait dirigé le Manic de Montréal à l’époque de la NASL au début des années 80.

Le public a bien répondu à l’appel. Si bien que lors du premier match à Montréal, 5380 spectateurs viennent encourager leur nouvelle équipe. Pour la petite histoire, rappelons que l’IMFC avait battu Tampa Bay 4-2 à la plus grande joie des amateurs massés dans les gradins du Centre Claude Robillard. Cette saison fut toutefois difficile. En 1994, après le départ de Firmani, Valerio Gazzola est appelé à prendre la relève comme entraîneur. Troisième à l'issue de la saison régulière, Montréal se qualifie pour la première phase finale de son histoire. Après avoir disposé de Los Angeles en demi-finale, Montréal est l’hôte de la grande finale contre les Colorado Foxes.

Devant 8169 spectateurs, l’IMFC s'impose 1-0 et donne ainsi un premier championnat nord-américain de football à la ville de Montréal. De 1995 à 1997, Montréal a terminé en tête à l'issue de la saison régulière trois fois consécutives, mais n'a jamais rejoué de finale, étant éliminé tour à tour par Atlanta, Rochester et Long Island.

Les années suivantes

Durant l’hiver 1997-1998, Montréal allait disputer la première de 3 saisons de soccer en salle dans la National Professional soccer League (NPSL). L’équipe évoluait au Centre Molson, l'antre des Canadiens de Montréal. Mais le spectacle proposé était très pauvre durant la première année et l'intérêt du public inexistant du début à la fin. En 1998, Paul Kitson succède à Valerio Gazzola comme entraîneur.

Au printemps 1999 intervient un tournant dans l'histoire du club. Le groupe Saputo vend l’équipe à un groupe d’actionnaires locaux dirigé par Joey Saputo, impliqué à titre personnel. Les nouveaux propriétaires décident alors de ne pas disputer la saison estivale 1999, prétextant vouloir mieux se concentrer sur la saison intérieure 1990-2000 qui allait être disputée alors dans la salle omnisports du Centre Claude Robillard.

Tableau des entraîneurs récents du CF Montréal

Entraîneur Période Réalisations notables
Hernan Losada [Période] Non-qualification pour les séries éliminatoires
Laurent Courtois Janvier 2024 - Avril 2025 Pire bilan de la Conférence Est en 2025
Wilfried Nancy [Période] Deux nominations parmi les trois meilleurs techniciens de la saison en MLS
Thierry Henry [Période] Qualification pour les playoffs de la MLS en 2020

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