Jan Urban nommé entraîneur de l'équipe de Pologne de football

Le 16 juillet 2025, une nouvelle ère commence pour l'équipe de Pologne de football avec la nomination de Jan Urban au poste d'entraîneur. Le Polonais de 63 ans succède à Michal Probierz, qui avait démissionné en juin après une dispute avec Robert Lewandowski concernant son éviction du poste de capitaine. L'ancien international polonais Jan Urban devrait être choisi.

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Contexte de la Nomination

Après des semaines d'imbroglio autour de la décision de Robert Lewandowski de quitter la sélection nationale, ce qui avait entraîné la démission du sélectionneur Michal Probierz, le nom du successeur de ce dernier devrait être annoncé officiellement cette semaine. Selon Tomasz Wlodarczyk, journaliste polonais, la fédération aurait choisi Jan Urban et devrait le présenter lors d'une conférence de presse mercredi ou jeudi.

En conflit depuis quelques mois avec sa sélection, et plus précisément avec l’ancien entraîneur Michal Probierz, Robert Lewandowski va effectuer son retour, lors de cette trêve internationale. Un changement de sélectionneur a été, en effet, depuis acté, avec l’arrivée de Jan Urban. En juin, la star de Barça avait refusé de faire partie de la sélection nationale suite à un conflit avec le coach précédent, Michal Probierz, qui l’avait privé du brassard de capitaine.

« Les joueurs ont déjà été informés à ce sujet. Je leur en ai parlé, je tenais à ce qu’ils soient les premiers à connaître ma décision. Elle est définitive et je considère que le sujet du brassard de capitaine est clos. Il n’y aura plus de commentaires là-dessus », a ajouté M.

Jan Urban a été adjoint du sélectionneur national Leo Beenhakker en 2007. Après la démission de Michal Probierz en juin, la Pologne va officialiser l'arrivée d'un nouveau sélectionneur.

Parcours de Jan Urban

Urban (63 ans) a notamment entraîné le Legia Varsovie, avec lequel il a remporté le Championnat polonais (2013) et la Coupe de Pologne (2008, 2013), mais aussi le Lech Poznan et plus récemment le Gornik Zabrze. L'ancien international polonais (57 sélections) avait déjà été adjoint en sélection (2007-2008) au côté de Leo Beenhakker.

Les deux premiers matches de Jan Urban à la tête de la Pologne seront pour le compte des qualifications à la Coupe du monde : contre les Pays-Bas (4 septembre) et la Finlande (7 septembre).

Histoire de l'équipe de Pologne de football

L'équipe de Pologne de football (en polonais : Reprezentacja Polski w piłce nożnej) est l'équipe nationale qui représente la Pologne dans les compétitions internationales masculines de football, sous l'égide de la fédération polonaise de football (PZPN). Après la fondation de la fédération polonaise de football le 20 décembre 1919, l'équipe nationale dispute la première rencontre de son histoire en 1921 face à la Hongrie.

Les années 1970 marquent l’apogée du football polonais. Deux troisièmes places en Coupe du monde en 1974 et 1982 ainsi que deux médailles olympiques, une en or aux Jeux olympiques de 1972, l'autre d'argent aux Jeux olympiques de 1976 sont les plus grandes performances de l'équipe. Les années 2000 sont une période du renouveau de la Pologne, la sélection se qualifiant deux fois consécutivement en phase finale de Coupe du monde, en 2002 puis en 2006. De 1956 à 2009, les Polonais disputent la plupart de leurs rencontres importantes à domicile au Stadion Śląski de Chorzów. Depuis 2012, ils évoluent principalement au stade national de Varsovie, d'une capacité de 58 145 places, situé à Varsovie.

Jan Urban, footballeur international de 1985 à 1991, est le sélectionneur de l'équipe depuis le 16 juillet 2025.

La fédération de Pologne de football (Polski Zwiazek Pilki Noznej) est fondée le 20 décembre 1919 à Varsovie. Elle organise la première édition du championnat national dès 1921, avec seulement cinq formations.

Le 18 décembre 1921, l’Équipe de Pologne (Reprezentacja Polski w piłce nożnej) joue son premier match, contre la Hongrie à l’extérieur à Budapest, où elle s'incline sur le score de 1 but à 0[5]. Les Polonais disputent leur premier match à domicile face à cette même sélection hongroise qui s'impose sur le score de 3 but à 0[6]. La Pologne remporte son premier match officiel 2-1 contre la Suède à Stockholm le 28 mai 1922[7].

Les premières Coupes du Monde

Durant cette période, les hommes de Józef Kałuża participent aux éliminatoires de la Coupe du monde 1934, joués quelques semaines seulement avant le début du tournoi. Absents de l'édition inaugurale, où les équipes étaient invitées, les Polonais sont éliminés par la Tchécoslovaquie, les deux sélections devaient se rencontrer en matchs aller-retour pour désigner l'équipe qualifiée pour la Coupe du monde 1934. Le match aller est remporté par la Tchécoslovaquie à Varsovie[9]. En raison d'un différend à propos de la frontière entre la Pologne et la Tchécoslovaquie, le gouvernement polonais n'autorisa pas son équipe nationale à quitter le territoire.

Les éliminatoires pour la Coupe du monde 1938 se résument pour la Pologne à une rencontre en matchs aller-retour face à la Yougoslavie dans un groupe de deux. Lors du match aller joué le 10 octobre 1937 à Varsovie, les Polonais s'imposent (4-0)[15], notamment grâce au doublé de Leonard Piątek dans les premières minutes. Le match retour est disputé à Belgrade, la Yougoslavie s'impose (1-0)[16] mais ce sont les Polonais qui se qualifient grâce au large succès du match aller. Les coéquipiers de Władysław Szczepaniak affrontent en huitièmes de finale du mondial français le Brésil lors d'une rencontre qui demeure un des matchs les plus prolifiques de l'histoire du tournoi. Menée 3-1 à la mi-temps, la Pologne revient au score en seconde mi-temps et accroche un score de parité à la fin du temps réglementaire (4-4).

Le 27 août 1939, la Pologne reçoit la Hongrie, soit cinq jours avant l'invasion de la Pologne, et s’impose (4-2)[20]. Ce match est donc l'ultime représentation de la sélection polonaise avant la Seconde Guerre mondiale. Pendant six années, le football est mis de côté. Après l’intervention soviétique de 1945, le sport reprend ses droits.

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la Pologne se retrouve dans la zone d'influence de l'URSS. En 1947, son équipe de football est reprise en main par Henryk Reyman pour les trois premières rencontres. Le 11 juin 1947, les Polonais se déplacent à Oslo pour disputer face à la Norvège sa première rencontre depuis près de huit ans et s'inclinent (3-1)[21]. Les Polonais remportent leur premier succès d'après-guerre le 17 septembre 1947 face à la Finlande (4-1) à Helsinki[22].

En 1952, les Polonais participent aux Jeux olympiques d'Helsinki. Au tour préliminaire, la sélection olympique polonaise dispose de la France sur la marque de deux buts à un[24]. Six jours plus tard, la Pologne rencontre à Turku le Danemark en huitième de finale et s'incline (2-0)[25].

La Pologne s'inscrit à la Coupe du monde 1954, mais elle déclare forfait avant son premier match de phase préliminaire, laissant son adversaire, le grandissime favori de l'épreuve, la Hongrie se qualifier sans jouer. Les Polonais sont en revanche bien présents lors des qualifications à la Coupe du monde 1958. Placée dans un groupe de trois équipes en compagnie de l'URSS et de la Finlande, ils terminent en tête à égalité de points avec les Soviétiques et un match d'appui sur terrain neutre, joué à Leipzig, est nécessaire pour départager les deux formations. Les Polonais s'inclinent (2-0) et sont éliminés.

La Pologne est l'un des dix-sept inscrits à la première Coupe d'Europe de football des nations 1960. En 1960, la Pologne participe aux Jeux olympiques de Rome. Lors de cette édition, les seize participants sont répartis au premier tour dans quatre groupes de quatre et seuls les vainqueurs de groupe accèdent aux demi-finales. La Pologne lance idéalement sa compétition en s'imposant (6-1)[26] face à la Tunisie notamment grâce à l'excellente prestation de son attaquant Ernest Pohl auteur d'un quintuplé. Lors de la seconde journée, la Pologne pense tenir le match nul contre les Danois avant de céder dans les dernières minutes (2-1)[27].

L'année suivante, la Pologne participe aux qualifications de la Coupe du monde 1962, et échoue une nouvelle fois. Elle est en effet éliminée par la Yougoslavie : défaite (2-1) à l'aller à Belgrade, et match nul (1-1) au retour.

Le 4 septembre 1963 à Szczecin, la Pologne enregistre contre la Norvège sa plus large victoire depuis 1921, avec un score de 9 buts à 0[29], un record qui tiendra plus de 45 ans, jusqu'au 1er avril 2009. Par la suite, les Polonais disputent la Coupe d'Europe des nations 1964.

Au cours des années 1964 et 1965, les Polonais participent aux qualifications de la Coupe du monde 1966. Ils se classent 3e de leur groupe éliminatoire derrière l'Italie et l'Écosse. Lors des éliminatoires du Championnat d'Europe de football 1968, la Pologne termine de nouveau 3e de son groupe préliminaire. À la suite de cette nouvelle élimination la Pologne change de sélectionneur et nomme Ryszard Koncewicz.

Les résultats suivent lors des qualifications à la Coupe du monde 1970 mais sont insuffisants : si les Polonais parviennent à devancer les Pays-Bas dont l'équipe commence à monter en puissance, ils doivent laisser la première place qualificative du groupe à la Bulgarie pour un seul point.

L'ère Kazimierz Górski

Au début de 1971, Kazimierz Górski devient sélectionneur de la Pologne, il reprend en main la sélection au cours des Éliminatoires du Championnat d'Europe de football 1972. Bien parti dans la course à la qualification, l'équipe de Górski concède à domicile sa première défaite (1-3) contre à la RFA grande favorite du groupe. Les Polonais arrivent ensuite à prendre un point sur le terrain de la Mannschaft au retour mais les Allemands étaient déjà qualifiés. La Pologne perd le dernier match du groupe contre la Turquie à Izmir, résultat sans conséquence, les Polonais étant assurés de la deuxième place, malheureusement non qualificative[30].

La Pologne se qualifie par ailleurs pour les Jeux Olympiques de Munich 1972. En Allemagne les Polonais font forte impression. Au premier tour ils écrasent la Colombie (5-1)[32] puis le Ghana (4-0)[33], et lors de la dernière journée du groupe, la Pologne vient à bout de la RDA, autre pays communiste qui aligne les meilleurs joueurs du pays, sur le score de (2-1)[34]. Au second tour, la Pologne perd un point d'entrée contre le Danemark (1-1)[35], mais lors de la deuxième journée elle se ressaisit contre l'URSS, autre candidat à la médaille d'or. Menée par les soviétiques, les Polonais renversent la situation dans le dernier quart d'heure pour remporter ce match décisif (2-1)[36]. Il ne reste plus à la Pologne qu'à assurer sa place en finale par un nouveau large succès (5-0) face au Maroc[37]. En finale, les Polonais sont opposés à la Hongrie double tenante du titre. Menée au score par un but de Béla Várady, la Pologne renverse à nouveau le cours du match grâce à un doublé de Kazimierz Deyna et s'offre son premier titre olympique[38],[39].

Entre mars et octobre 1973, la Pologne dispute les éliminatoires de la Coupe du monde 1974 dans un groupe de trois avec l'Angleterre, grande favorite, et le Pays de Galles. Malgré une défaite initiale à Cardiff, les Polonais se relancent grâce à deux succès à domicile, dont un probant face à l'Angleterre (2-0)[41]. Le dernier match du groupe entre l'Angleterre et la Pologne à Wembley est décisif : les Anglais doivent s'imposer, tandis que les Polonais peuvent se contenter d'un nul[42]. La rencontre est disputée, la Pologne ouvre le score en contre avant l'heure de jeu. Si l'Angleterre parvient à égaliser quelques minutes plus tard, les Polonais tiennent jusqu'au bout le point du match nul qui les qualifie. Ce match est considéré comme un des plus grands exploits de l'histoire du football polonais[31],[42]. Les Anglais ont buté sur un Jan Tomaszewski impérial devant sa cage[43],[42] et cet échec est ressenti comme une véritable tragédie en Angleterre[31],[44],[45],[42].

En 1974, l'équipe de Pologne se rend sans complexes chez son voisin allemand, pour disputer la Coupe du monde. Les Polonais entament la compétition par un succès (3-2)[f 1] face à l'Argentine, puis les coéquipiers de Kazimierz Deyna infligent une correction à Haïti (7-0)[f 2]. Lors de la dernière journée du premier tour les Polonais, déjà qualifiés, se paient le luxe de battre l'Italie (2-1)[f 3] qui est éliminée de justesse. La Pologne est la seule équipe à avoir fait le plein de points au premier tour et est l'une des deux révélations de ce mondial avec les Pays-Bas[31]. Au deuxième tour, les Polonais continuent leur marche en avant en battant la Suède (1-0)[f 4] puis la Yougoslavie (2-1)[f 5]. Seule équipe à avoir remporté ses cinq matchs, la Pologne se présente lors de la dernière journée le 3 juillet face à la RFA. Le match décisif du groupe entre les deux candidats pour la finale se présente comme une véritable demi-finale, à la nuance près que les Allemands peuvent se contenter d'un match nul en raison d'une meilleure différence de buts. L'orage perturbe l'organisation et retarde le début de la rencontre. Les Polonais, dans l'obligation de gagner, poussent et jouent leur va-tout sur un terrain gorgé d'eau, se créant quelques occasions. Soutenus par 59 000 supporters, les Allemands tiennent cependant le choc et Gerd Müller marque le seul but de la rencontre à un quart d'heure du coup de sifflet final, mettant ainsi fin aux espoirs polonais d'un premier sacre mondial[f 6]. Trois jours plus tard, la Pologne signe sa sixième victoire dans le tournoi et obtient une troisième place méritée, en battant le Brésil de Jairzinho et de Rivelino à l'Olympiastadion de Munich par la plus petite des marges (1-0) grâce au but de Grzegorz Lato[46],[47].

À la suite de son brillant mondial, la Pologne repart en campagne pour les qualifications de l'Euro 1976 mais se retrouve dans un groupe préliminaire difficile en compagnie des Pays-Bas, vice-champions du monde, et de l'Italie. idéalement lancée par deux succès face à la Finlande, (2-1) à Helsinki puis (3-0) à Poznań, la Pologne partage ensuite les points avec ses deux principaux rivaux : deux matchs nul (0-0) contre Italie et une large victoire (4-1) à domicile suivie d'une large défaite (0-3) à l'extérieur contre Pays-Bas.

À Montréal, la sélection olympique polonaise dispute les Jeux olympiques 1976. À la suite du forfait du Ghana, la Pologne n'a que deux matchs à jouer au premier tour dans un groupe réduit à trois équipes. La Pologne débute timidement le tournoi par un match nul (0-0)[51] face à Cuba. Déjà qualifiés malgré un seul point, les Polonais remportent difficilement leur second match contre l'Iran, (3-2)[52]. En quart de finale, les Polonais ne font en revanche qu'une bouchée de la Corée du Nord (5-0)[53] notamment grâce aux deux doublés de ses attaquants Andrzej Szarmach et Grzegorz Lato. La Pologne écarte le Brésil en demi finale grâce à un nouveau doublé de Szarmach[54]. Elle ne parvient cependant pas à conserver son titre, s'inclinant en finale contre l’Allemagne de l'Est, sur le score de 3 buts à 1[55]. La Pologne se contente de la médaille d'argent[56], sa seconde médaille olympique. Andrzej Szarmach termine meilleur buteur du tournoi olympique avec 6 réalisations[57].

Après Górski

Jacek Gmoch prend la succession de Górski avec comme objectif principal la qualification pour la Coupe du monde 1978. Les Polonais, qui figurent dans le groupe 1 en compagnie de Chypre, du Danemark et du Portugal, réussissent à cette occasion un début de parcours exceptionnel avec 5 victoires consécutives en autant de rencontres.

En 1978, l'équipe de Pologne se rend en Argentine, pour disputer la Coupe du monde. Les Polonais disputent le match d'ouverture du mundial face aux champions du monde en titre ouest-allemands devant 67 579 spectateurs[B 2] et obtiennent le point du nul (0-0)[f 7] Les joueurs de Jacek Gmoch enchaînent deux victoires, face à Tunisie (1-0)[f 8] grâce à une réalisation de Grzegorz Lato avant la mi-temps, et contre le Mexique (3-1)[f 9] et terminent à la première place du groupe. Au second tour, la Pologne joue dans le groupe des « sud-américains». Lors de la première journée les coéquipiers de Zbigniew Boniek s'inclinent contre l'équipe locale, l'Argentine, sur le score de (2-0) à la suite du doublé de Mario Kempes[B 3],[f 10]. La Pologne s'impose ensuite contre le Pérou (1-0)[f 11]. Lors de la troisième journée les chances polonaises d'atteindre la finale sont très minces : la Pologne doit battre la Brésil et espérer ensuite une défaite de l'Argentine contre le Pérou. Les Brésiliens qui, dans leur duel à distance avec l'Argentine pour la place en finale, ont besoin de gagner le plus largement possible, battent les Polonais 3-1[f 12],[B 3],[58].

Ryszard Kulesza succède à Gmoch. La Pologne retrouve, comme lors de l'édition précédente, les Pays-Bas dans son groupe des Éliminatoires du Championnat d'Europe de football 1980 ainsi que la RDA. La lutte est serrée entre ces trois équipes : les Pays-Bas remportent le groupe avec un point de plus que la Pologne, deuxième, et deux de plus que la RDA[59].

Antoni Piechniczek prend la succession de Kulesza en janvier 1981 afin de conduire la Pologne au Mundial espagnol.

En 1982, l'équipe de Pologne dispute en Espagne sa troisième phase finale de Coupe du monde consécutive.

Tableau des Sélectionneurs de l'équipe de Pologne depuis 2000

Nom Période
Jerzy Engel 2000-2002
Zbigniew Boniek 2002
Paweł Janas 2003-2006
Leo Beenhakker 2006-2009
Franciszek Smuda 2009-2012
Waldemar Fornalik 2012-2013
Adam Nawałka 2013-2018
Jerzy Brzęczek 2018-2021
Paulo Sousa 2021-2022
Czesław Michniewicz 2022-2023
Fernando Santos 2023
Michał Probierz 2023-2025
Jan Urban 2025-

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