L'équipe de France féminine de volley-ball a connu plusieurs changements d'entraîneurs au fil des années, chacun apportant sa propre vision et contribuant à l'évolution de l'équipe. Cet article revient sur les figures marquantes qui ont façonné l'histoire de cette équipe.

Fabrice Vial : Une Décennie au Service du Plus Haut Niveau
Fabrice Vial n'est plus le sélectionneur de l'Équipe de France Féminine de Volley. C’est par un communiqué de la FFVB que la nouvelle a été officialisée. Il prend de nouvelles fonctions au sein de la Fédération.
« Après près de 10 ans passés au contact du plus haut niveau, Fabrice Vial a choisi de transmettre l’importante expérience qu’il a su capitaliser. Entraîneur passionné et talentueux, considérablement investi au sein de la filière féminine, il a accepté de relever un nouveau défi. Fabrice aura désormais pour mission d’affiner les liens entre les structures fédérales et les clubs investis dans la poursuite de l’excelle sportive. Cette synergie est à n’en pas douter la condition sine qua non pour accompagner la réussite à venir de l’équipe de France. »
Il emmène les Bleues à la phase finale de la Ligue Européenne en 2009 et en quarts de finale du dernier Championnat d’Europe, perdus face aux médaillées de Bronze de la compétition (la Belgique).
« Fabrice a souhaité s’inscrire dans la continuité du projet fédéral, cette évolution dans sa carrière est donc tout à fait logique.
Cesar Hernandez Gonzalez : Un Nouveau Chapitre
Rompu aux grandes compétitions internationales comme au Championnat français, l'Espagnol Cesar Hernandez Gonzalez, 47 ans, a été nommé sélectionneur de l'équipe de France féminine par la Fédération française, au terme d'un processus de recrutement piloté par Marc Francastel, directeur de la performance. L'expérience a parlé.
L'entraîneur des Neptunes de Nantes, qu'il a menées en finale de Challenge Cup (C3), du Championnat et au titre en Coupe de France la saison passée, a été choisi dans une short-list de six noms, parmi lesquels des techniciens français, pour un contrat de deux ans, renouvelable deux autres années.
« L'idée est de faire un point après le Championnat d'Europe 2026, une étape importante de l'olympiade », explique Axelle Guiguet, la directrice technique nationale, qui poursuivra sa mission aux côtés du président Eric Tanguy, seul candidat à sa succession lors de l'élection prévue le 17 décembre.
Après le refus de l'ancien capitaine des Bleus et entraîneur d'expérience Stéphane Antiga, sollicité en priorité, la Fédération s'est finalement tournée vers le sélectionneur espagnol, qui avait emmené les Sud-Coréennes en Ligue des nations et aux Jeux Olympiques (4es en 2021 à Tokyo) en tant qu'adjoint (2019-2021), puis entraîneur principal (2022-2023), et dirigé le Vakifbank Istanbul de 2019 à 2023 (vainqueur de la Ligue des champions en 2022 et 2023).
« Ce n'est pas que les entraîneurs français ne sont pas bons, c'était juste lui le meilleur, poursuit Guiguet, qui a fixé l'objectif d'une qualification pour les Jeux Olympiques de Los Angeles, en 2028. Et il connaît les joueuses françaises, il en a entraîné certaines à Nantes (Amandine Giardino et Halimatou Bah cette saison, Amélie Rotar et Giardino la saison dernière), et rencontre France Avenir (l'équipe du centre national de formation, engagée en Championnat). Il a également vu le travail engagé depuis 2017. »
« Je ne serai pas juste l'entraîneur, je compte bien m'investir dans un projet plus vaste, avec notamment une connexion avec les équipes de France jeunes pour développer de nouvelles joueuses, mais également avec les entraîneurs de clubs qui travaillent bien, pour continuer à faire grandir le volley-ball français, a déclaré Hernandez via le communiqué de la FFvolley. Je sais d'où vient l'équipe de France, elle a beaucoup progressé ces huit dernières années. »
En attendant de composer son staff, qui devrait accentuer le suivi médical des joueuses, Cesar Hernandez dirigera les Bleues dès cet été pour leur deuxième saison en Ligue des nations (à partir du 2 juin 2025), avec l'objectif de s'y maintenir, puis au Championnat du monde en Thaïlande (22 août-7 septembre), le premier depuis 1974 pour l'équipe de France, en visant un quart de finale.
Voici un tableau récapitulatif des objectifs de Cesar Hernandez :
| Compétition | Objectif |
|---|---|
| Ligue des Nations | Maintien |
| Championnat du Monde en Thaïlande | Quart de Finale |
| Jeux Olympiques de Los Angeles 2028 | Qualification |
Émile Rousseaux : L'Ère des Premières Historiques
La fin des JO marque la fin de l’aventure avec le sélectionneur belge de l’équipe de France féminine. Changement de sélectionneur chez les Bleues.
À la tête des Bleues depuis 2018 dans le cadre du projet « Génération 2024 », et auteur d’un travail « remarquable » précise la DTN, Émile Rousseaux n’a pas été reconduit à son poste. Une décision prise pour permettre de « donner une nouvelle dynamique au projet dans la perspective de la prochaine olympiade », explique la FFVB dans le même communiqué.
Alors que l’équipe de France féminine était absente des grands rendez-vous internationaux depuis des années, Émile Rousseaux lui a permis de revenir sur le devant de la scène. « Il restera l’homme des grandes premières pour l’équipe de France féminine avec notamment les victoires en Golden League 2022 et Challenger Cup 2023 mais également des grandes premières historiques qu’ont été les premières participations en Volleyball Nations League 2024 et bien sûr les Jeux olympiques de Paris 2024 », précise le communiqué.
« Le travail accompli par Émile est remarquable, applaudit Axelle Guiguet. Il a hissé l’équipe de France à un niveau jamais atteint précédemment. L’impulsion qu’il a donnée au projet a été déterminante. Nous devons maintenant écrire la suite, et structurer un nouveau projet, avec de nouveaux objectifs ambitieux. L’équipe de France a bien grandi, et doit poursuivre son développement dans les années à venir, riche de l’empreinte laissée par Émile. »
En six ans, les Bleues sont passées de la 56e place mondiale à la19e place (en 2024).
« Malgré le scepticisme, les difficultés et diverses inerties, nous avons réussi à conduire notre équipe jusqu’à la porte des quinze meilleures équipes du monde, apprécie Émile Rousseaux. Je tiens à exprimer ma gratitude à toutes les personnes qui ont investi leur confiance, leur énergie et leurs compétences dans cette équipe de France senior. Je remercie particulièrement Éric Tanguy et Axelle Guiguet pour la confiance qu’ils m’ont toujours témoignée et pour les moyens mis à la disposition du projet féminin. »
« Après six années exaltantes, il est temps pour moi de prendre du recul et de me consacrer à d’autres objectifs personnels. En plein accord avec la fédération, je pense qu’il est désormais temps d’insuffler une nouvelle dynamique. Bon vent au volley français, et plus particulièrement au volley féminin.
Andrea Giani : La Prolongation d'un Succès
Volley Legends: Andrea Giani
La Fédération française de volley a annoncé qu’Andrea Giani, l’entraîneur italien des Bleus, était prolongé jusqu’aux JO de Los Angeles en 2028. Un mois après avoir décroché la médaille d’or dans le tournoi masculin aux Jeux de Paris - réalisant un doublé rarissime dans l’histoire de la discipline après le titre obtenu aux JO de Tokyo -.

« Au regard de la dynamique engagée et des défis à relever pour cette prochaine olympiade (Championnats du monde 2025 et 2027, Championnat d’Europe 2026 et Jeux olympiques de Los Angeles 2028), la Fédération est heureuse de renouveler sa confiance au sélectionneur des Bleus », indique l’instance dans un communiqué.
« Je suis très heureux de le savoir à nos côtés pour les prochaines années », apprécie Éric Tanguy, président de la Fédération.
Arrivé à la tête des Bleus en 2022, Giani a conquis deux titres en Volleyball Nations League (2022 et 2024) et le titre olympique aux JO de Paris 2024 avec la bande d’Earvin Ngapeth.
« La réussite de notre équipe de France est exceptionnelle, savoure Axelle Guiguet, la Directrice technique nationale (DTN) dans le communiqué. La pression était importante, le challenge du doublé immense, les attentes du public étaient énormes. Les joueurs ont été au rendez-vous et Andrea a tenu la barre de manière magistrale. Sa reconduction à la tête de l’équipe de France était une évidence. »
« Je suis très heureux et honoré de pouvoir continuer à être l’entraîneur de cette fantastique équipe et je remercie notre président Éric Tanguy pour sa confiance ! », confie de son côté Andrea Giani.
Giani avait exposé sa méthodologie avant de sélectionner les 30 joueurs qui prépareront la Ligue des nations et l'Euro. Interrogé en mars dernier par RMC Sport, le coach de l’équipe de France de volley, Andrea Giani, avait exposé sa méthodologie avant de sélectionner les 30 joueurs qui prépareront la Ligue des nations et l'Euro.
« Nous aurons un groupe de 30 élargi avec des A' , avait révélé "mister" Giani. Nous avons décidé de jouer la première partie de la VNL au Japon (6-11 juin) avec beaucoup de jeunes joueurs. Nous avons besoin de donner du temps de récupération à des volleyeurs qui jouent tout le temps entre les championnats et les coupes d’Europe. On leur donnera donc un temps de repos puis ils travailleront physiquement pour, dans un troisième temps, intégrer le groupe France tout au long de la VNL. Donc après le Japon, certains joueurs d’expérience nous rejoindrons à Orléans (20-25 juin) pour finir leur travail physique mais ils ne participeront pas obligatoirement au tournoi. Enfin, à Los Angeles (4-9 juillet), le groupe sera au complet avant, peut-être la phase finale en Pologne (19-25 juillet). Mais si la VNL est une compétition importante, avec les meilleures équipes du monde, notre objectif principal, notre but numéro 1 sera l’Euro en septembre. »
L’équipe de France est ainsi en ordre de marche pour défendre son titre olympique aux JO de Paris 2024. "Le plan est prêt, avait signifié Giani à RMC Sport. Mais penser dès aujourd’hui aux Jeux non, c’est trop loin. Il y a tellement de matchs à jouer d’ici là. On veut être dans le top 3 des équipes mondiales.
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